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Conservation de la diversité

biologique
(Dynamique de la stratégie)

Cas de Madagascar

J.C Rakotoary
1990 : Adoption :
- de la Politique Nationale Environnementale
- de la Charte de l’environnement malagasy ( loi n° 90-033)
- du Plan d’Action Environnementale – ( 3 Programmes environnementaux)
Services hydrologiques
Bassins Versants Montagne d’Ambre
T % Antsiranana
Aires protégées ANGAP : 2
Superficie AP : 23 030 Ha
Superficie Forêt dans AP : 18 164 Ha

Bassins Versants : 13
Superficie : 405 000 Ha
Réseau Hydrographique Foret d’Ambre

Ville d’Antsiranana (150 000 hab.)


Volume d’Eau Potable : 5 265 8433 m3/an
PN Montagne d’Ambre
Port d’Antsiranana
Port Long Courrier Secondaire
Dragage 13 000 m3 tous les 10 ans

Riziculture
Superficie : 73 361 Ha

Domaine Forestier
Superficie : 79 509 Ha
Dynamique de la stratégie de conservation à Madagascar

Approche Dynamique de
Réseau Régionale Régionalisation
National de la ______
des conservation Développement
Aires et du Système
décentralisation des Aires
Protégées
de la GRN Protégées de
Madagascar –
SAPM

1990 1997 2004


Réseau national des aires protégés
Forêt d'A m bre
#

Tsa rata nan a

#
Maro je jy
#

An ka rafa ntsik a

Ba ie de Ba ly

# Zahamena

#
Tsing y de Be ma raha
# Man tad ia

Am bo hitant ely

Kirin dy M it ea #

Ran om afa na

Isalo
#
An drin gitra
#

#
Zom bit s e
Ka la mb atritra
#

#
Midongy du sud
#
Andohahela
Tsim ana mp etso ts a

#
1990 – La stratégie de conservation basée sur le réseau
des Aires Protégées

• Code des Aires Protégées (COAP) comme cadre légal


• Plan de gestion du réseau des Aires Protégées (PlanGRAP) – comme
cadre de développement du réseau
• Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées (ANGAP) –
organe de gestion et de coordination
• Approche PCDI – projet de conservation et de développement intégré
(durant le PE1)
• Programme Aires Protégées et écotourisme – avec un plan de marketing –
pour la valorisation
L’ensemble du réseau des aires protégées
Caractéristiques du réseau
d’aires protégées
46 aires protégées pour 1,7 millions
d’hectares
18 Parcs Nationaux pour 1 239 669
Ha, (y compris les Parcs Marins)
5 Reserves Naturelles Intégrales
pour 159457 Ha
Types de bénéfices
23 Reserves Spéciales pour 375
449Ha
Extension pour 600 000 hectares 8 APs Pour 460 000 Ha à
Fonction Hydrologique et
écotouristique
Hypothèses sur les bénéfices du 18 APs pour 750 000 Ha à
maintien et de l’extension du Fonction Hydrologique
réseau 2 AP pour 248 000 Ha à
Fonction écotouristique
Arrêt de la déforestation 18 AP pour 400 000 Ha à
100 000 touristes par an, 5 % Fonction conservation de la
d’augmentation par an biodiversité
260 000 hectares de périmètres irrigués
dont la productivité est maintenue Pa rc m a rin : 1 17 k m 2 (0 .7% )

1,5 $ par hectare d’aires protégées Pa rc N atio nal : 1 22 79k m 2 (6 9.2% )

Reserve Naturelle Integrale : 1594 Km2 (9.0%)


pour conserver la biodiversité
Ré ser ve Spé ciale : 3 75 4 km 2 (21 .1 % )

Su perfic ie totale pro tégé e : 1 7 74 5 k m2


Su perfic ie protégé e par ra pport à M ad aga sca r : 3%
Ecotourisme – nombre des visiteurs des AP

Année Nb Entrées
1992 5 898
1993 14 962
1994 17 418
1995 36 425
1996 41 934
120 000
1997 50 340
100 000
1998 71 391

80 000 1999 80 760


2000 86 408
60 000

2001 99 780
40 000
2002 21 344
20 000 2003 88 159

0
2004 101102
1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
2005 106 692
1997 – Démarrage de l’approche régionale de
la conservation et de la décentralisation de la
GDRN
 Capitalisation des connaissances
scientifiques


Priorités de conservation de la diversité biologique de
Madagascar
Importance de la
biodivesité
Priorité de conservation
Exemple de l ’éco-région
du littoral est

Des programmes
écorégionaux de
conservation et de
développement seront
essentiels afin de
maximiser la surface
d ’habitat naturel
disponible pour les plantes
et les animaux
 Début de la planification écorégionale
 Structures de
concertation
 Analyse diagnostics
concertées – Approche
spatiale
 Stratégies régionales de
GDRN
 Gestion locale sécurisée
 La décentralisation de la gestion des
ressources à l’oeuvre
 La réconciliation entre les pratiques locales et le cadre
juridico- institutionnel national ( communauté villageoise
comme entité collective gestionnaire des RNR, terroir
comme unité spatiale d’intervention, le « dina » comme
instrument de régulation locale )
 4 domaines d’intervention s’épaulant mutuellement : - le
transfert de gestion – les volets de sécurisation foncière
– la valorisation économique des RNR – l’intensification
et l’aménagement du terroir.
 Un cadre de procédures pour le transfert de gestion, qui
met l’accent sur la négociation entre acteurs
 La prise en compte de plusieurs échelles spatiales et
sociales
 2004
 Développement du Système des Aires
Protégées de Madagascar (SAPM)
 Dynamique de régionalisation
Déclaration Présidentielle à Durban :

 Porter la surface des


aires protégées de 1,7
millions d’hectares à 6
millions d’hectares
dans les cinq ans à
venir

VISION DURBAN
Système d’Aires Protégées de Madagascar -
SAPM
 Un ensemble
représentatif qui
comprend:
 tous les habitats
majeurs du pays
 des habitats assez larges,
capables de soutenir des
populations viables de
flore et de faune
 des habitats bien
connectés, pour
permettre les échanges
génétiques nécessaires à
la stabilité des espèces
Sites prioritaires
Situation pour
AP et Sites le SAPM
Potentiels de conservation

Forêt d'A m bre


#

Tsa rata nan a

#
Maro je jy
#

An ka rafa ntsik a

Ba ie de Ba ly

# Zahamena

#
Tsing y de Be ma raha
# Man tad ia

Am bo hitant ely

Kirin dy M it ea #

Ran om afa na

Isalo
#
An drin gitra
#

. AP protegé
existantes
Zom bit s e
#
Aire
#
Ka la mb atritra SAPM
Priorités dans SAPM
. Forêts
#
Midongy du sud Forêts
#
Andohahela
Tsim ana mp etso ts a

#
Les grands objectifs du SAPM

 Conserver l’ensemble de la
biodiversité unique de Madagascar
(écosystèmes, espèces, variabilité
génétique)
 Conserver le patrimoine culturel
malagasy
 Maintenir les services écologiques
et l’utilisation
durable des ressources naturelles
pour
la réduction de la pauvreté et le
développement
durable
Type de A. Aires Protégées B. Aires Protégées en C. Aires Protégées D. Aires du
Gouvernance Gérées par le Gestion Participative Privées Patrimoine
Gouvernement (Cogestion) Communautaire
Ministèr Ministère Gestion Gestion Gestion Gestion Déclarées …par …par Déclarées Déclarées
e ou déléguée transfron collabora Conjoint et gérées des des et gérées et gérées
national agence par le talière tive e par des organisat organisa par des par des
ou local ou Gouvern (plusieur (comité propriétai ions pas tions à Peuples Communa
Fédéral municipa ement s formes de res en à but but Autochton utés
Catégorie ou le en (p.ex. à d’influen gestion tant lucratif lucratif es Locales
Agence change une ce par pluralist qu’individ (p.ex., (p.ex.,
UICN National ONG) plusieurs e) us ONGs, entrepris
(objectif de e en parties universit es
charge prenante és, etc.) touristiq
gestion) s) ues )

I -- Réserve
naturelle Intégrale/
de nature sauvage
X X oui x x x x x x
II – Parc National de Gouvernance
(protection
écosystèmes
des
et
oui X oui oui x x x x x
buts récréatifs)

III – Monument
Naturel oui oui oui X oui oui oui oui oui x oui
IV – Aire de gestion
des habitats ou
des espèces
oui X oui oui oui oui oui x x
V – Paysage
terrestre ou marin
protégé
x x x X oui oui x x x x oui
VI – AP de
ressources
naturelles gérées
oui oui oui X oui oui x x x x x
Analyse des bénéfices hydrologiques par bassins versants
RS Mangerivola

Bassins Versants Brickaville


Bassins Versants : 3
Superficie : 1 179 342 Ha

Ville de Brickaville
Barrage Hydroelectrique : Andekaleka
PN Mantadia
Au Fil de l’Éau, reservoir 50 000 m3, Puissance : 58 000KW
Ñ Brickaville
Riziculture #
Y #
Y#
Y

RS Analamazaotra
Superficie : 37 414 Ha

Réseau Hydrographique
Aires protégées MNP : 3
Superficie AP : 28 190 Ha
Superficie Forêt dans AP : 19 585 Ha
Domaine Forestier
Superficie : 400 614 Ha

Sites DGF : 4
#
Y #
Y#
Y
Superficie : 117 047 Ha Antanambao Manampotsy
Superficie Forêt : 86 507 Ha

Mosaique de Culture
Superficie : 411 394 Ha
Cadrage du SAPM aux
référentiels de développement
Le Programme national de développement rural –
(PNDR)

 C’est le document référentiel de base à


tous les programmes et projets de
développement rural à Madagascar
 Officialisé par le décret n° 2006-278 du
25Avril 2006.
Le PNDR
DYNAMIQUE DE REGIONALISATION

 mise en place des 22


régions
 rôles des communes
THINK GLOBALLY
PLAN D’ ACTION MADAGASCAR 2012
Une “feuille de route” dynamique pour un avenir prometteur
La planification stratégique
illustrée
ACT LOCALY
 Analysede la gouvernance selon le
cadre d’analyse 4R –
 Cette approche « 4R » :
• pour définir et négocier les rôles des acteurs en
fonction de l’équilibre de leurs Droits (Rigths),
Responsabilités (Responsabilities),
Revenus/Bénéfices (Revenues/Returns) et la
qualité de leurs Relations (Relationships).

 Différencier 4R officiels (selon les textes) / 4R réels sur le


terrain dans la réalité / 4R souhaités des acteurs impliqués –
suivi d’accord pour ce qui doit changer pour y arriver
Critères sociaux

1- Augmentation du niveau de vie


2- Amélioration de l’accès aux ressources
3- Extension du savoir
4- Participation aux droits et au pouvoir

Évolution positive de ces critères


Évolution sociale
Réduction de la pauvreté
 ANALYSE ECONOMIQUE DE LA CONSERVATION
Conservation vs développement économique

Question
La conservation du patrimoine naturel (biodiversité) est-elle un
investissement qui se fait pour ou contre le développement
économique d’un pays pauvre comme Madagascar ?

Idées reçues (y compris dans les milieux scientifiques)


Pertes de revenus des populations riveraines (cueillette, charbon de
bois et agriculture sur brûlis), souvent pauvres
Augmentation du bien être de quelques riches philantrophes et
touristes étrangers, sans effet pour les pauvres.

Réponse rigoureuse
Comparer les flux sur et hors site des bénéfices locaux des usages
alternatifs de la terre sans/avec investissement dans les aires
protégées.

Source – J.C Carret – Banque Mondiale


Méthodologie
(1) Bénéfices locaux de la création ou du maintien d’une aire
protégée
Usage direct (non extractif) : éco-tourisme
Usage indirect : hydrologie (contrôle de l’érosion, régulation des débits)
Non usage : paiements directs pour la conservation de la biodiversité

(2) Bénéfices de la conversion agricole de l’aire protégée


Usage direct (extractif) : agriculture sur brûlis
Usage direct (extractif) : récolte des produits forestiers

(3) Coûts de la gestion des aires protégées


Investissement (amélioration des infrastructures, IEC)
Fonctionnement

Equation à résoudre
Maintien de l’aire protégée économiquement justifiée si :

Valeur actualisée (10 %) des flux (1) pendant 15 ans > Valeur
actualisée (10 %) des flux (2+ 3) pendant 15 ans
Comparaison des coûts et des bénéfices du PE III
Coûts/bénéfices (valeurs actualisées, 15 ans, 10 Montants en millions de $
%)
Coût de l’intervention du PE III 53
Revenus agricoles perdus 27
Revenus forestiers perdus 17
Coût économique du PE III 94
Bénéfices sur site (Eco-tourisme) 57
Bénéfices hors site (hydrologie)
Périmètres irrigués 80
Barrages hydro-électriques +
Ports +
Approvisionnement en eau potable des villes +++
Paiements directs pour la conservation de la 12-25
biodiversité
Bénéfices économiques du PE III 145-162

 Valeur actualisée nette (VAN) du PE III 51-68


Source – J.C Carret – Banque Mondiale
Conclusions de l’analyse économique du PE III

Le PE III est un élément de la stratégie de lutte contre la pauvreté


En stoppant la déforestation et en améliorant la conservation des sols
agricoles des collines adjacentes aux forêts et aux aires protégées, les
investissements du PE III bénéficieront principalement aux paysans
pauvres (875 000 ménages) situés en aval des forêts et des aires
protégées

Le PE III participe à l’objectif de développement rapide et durable


du pays
En évitant une baisse des revenus des 875 000 ménages paysans
travaillant dans 600 000 hectares de périmètres irrigués et sur les collines
des communes périphériques, le PE III brise le cercle vicieux : conversion
agricole des forêts / augmentation de la pauvreté/conversion agricole des
forêts,
Ce changement de trajectoire traduit la volonté d’inscrire le développement
le économique de Madagscar dans une perspective durable

Le financement du PE III est économiquement justifié pour le pays


Financer la conservation des forêts, le maintien des aires protégées et la
conservation des sols agricoles sur les bassins versants de ces forêts et
aires protégées n’est pas un coût pour le pays mais un investissement
rentable.
MISAOTRA
TOMPOKO