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LE DIAGNOSTIC FINANCIER

DES GROUPES

1

 L'analyse financière des comptes
consolidés est difficile pour au moins
deux raisons :

2

 d'une part, la technique des comptes consolidés
modifie quelque peu les méthodologies
classiques d'analyse et de diagnostic financier
qui reposent essentiellement sur celles des
comptes individuels. Les approches dites «
fonctionnelles» issues d'une démarche PCG ou «
financières» orientées dans une optique plutôt
bancaire fournissent des outils intéressants mais
ne sont pas toujours adaptables pour les
comptes consolidés.
3

ces méthodes peuvent conduire à des erreurs car elles imposent bien souvent des retraitements qui n'ont pas lieu d'être avec l'étude des comptes consolidés. 4 . Pire.

les normes IFRS qui fournissent une information destinée en priorité aux investisseurs ont modifié également les indicateurs habituels d'analyse financière que ce soit les principaux ratios financiers. les contenus des postes à analyser ou la communication financière. 5 . d'autre part.

LA MÉTHODOLOGIE D'ANALYSE FINANCIÈRE DES COMPTES CONSOLIDÉS 6 .

Il existe non pas une méthodologie pour faire un diagnostic mais des méthodologies possibles. Les principes méthodologiques  Mener une analyse financière impose d'utiliser une méthodologie. 1. 7 .

2.  la comparaison à d'autres informations fournies.  la comparaison aux normes du secteur. 8 . Les différentes démarches possibles  Plusieurs démarches peuvent être identifiées selon un raisonnement d'experts ou d'analystes débutants:  le calcul de tendances simples.

Les éléments influençant la méthodologie  Trois points doivent être examinés au minimum:  l'environnement et la stratégie.  le modèle de croissance et les perspectives futures. 9 .3.  les états financiers.

Liquidité rs comptabl e Analyse financière Représentation par Trouver les des images symptômes mentales 10 . secteur. . marché.US GAAP Marchés Impact . Méthodologie proposée pour l'analyse financière d'un groupe coté Environnement. produits. Analyse stratégique -Flottant Référenti . etc.Risque el -IFRS financie sur .

Analyse des flux de trésorerie 4.1.la gestion des ressources humaines. 11 .la gestion de l'environnement et le développement durable. . . Analyse des éléments extra financiers .les pratiques de gouvernance et le contrôle interne. Analyse des secteurs d'activités 3. Analyse du périmètre et de la structure du Groupe 2. Analyse de la formation des résultats et de la performance 5. Analyse de la rentabilité 6.

4. Les enjeux de l'analyse des comptes consolidés 12 .

etc. financier. les activités développées ainsi que de juger du contenu des indicateurs de performance à destination des marchés financiers. social. 13 .1 La perspective donnée par les comptes consolidés  L'étude des comptes consolidés permet de comprendre la stratégie globale du groupe sur le plan fiscal. 4..

plusieurs points méritent une attention particulière.4.2 Les différents indicateurs à prendre en compte  Concernant les comptes consolidés de société de taille importante. 14 .

a) l'influence des marchés financiers et des réglementations en vigueur du pays où la société consolidante est cotée  Une cotation d'une société étrangère sur le NYSE (New York Stock Exchange) n'est autorisée que si le groupe met en place un système de contrôle interne au niveau des risques sous la responsabilité des dirigeants (loi Sarbanes-Oxley). 15 .

b) les variations du périmètre de consolidation  Il faut d'abord comprendre comment le groupe a été défini. dans quel référentiel comptable les comptes ont été enregistrés. etc. le contenu des postes ne reposant pas toujours sur les mêmes critères (enregistrement à la valeur de marché versus enregistrement au coût historique). analyser deux sociétés à partir d'indicateurs financiers extraits de comptes consolidés bâtis dans deux référentiels comptables différents (US GAAP versus IFRS) n'a aucun sens. En effet. 16 .

lorsqu'il s'agit d'un groupe avec à sa tête une holding comme c'est le cas des conglomérats. 17 . ne correspondent pas à des prix de marché. c) les flux intragroupe et la valorisation de prix internes  Les analystes savent pertinemment que les prix pratiqués. même s'ils sont retraités. En outre. une décote est systématiquement appliquée de 10 % à 20 % en raison du manque de synergie et de l'absence de visibilité.

d) l'incidence de la fiscalité et du droit des affaires  Desmesures propres à certains pays peuvent encourager l'implantation d'un groupe ou de son siège social. 18 .

Mais ils peuvent mettre en place une centralisation de trésorerie pour optimiser leurs couvertures de change au jour le jour ou bénéficier de système de compensation du change intra-groupe comme le netting.e) les impacts du change  Lesgroupes de taille importante sont souvent soumis aux aléas des devises. 19 .

4-3 L'utilisation des indicateurs  Les principaux indicateurs financiers étudiés par les bureaux techniques d'analyse financière doivent être :  comparés dans le temps (au moins 3 ans) . 20 .  interprétés par secteur d'activité.

LA PRÉSENTATION DES ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS SELON LES NORMES COMPTABLES INTERNATIONALS (depuis le 1er janvier 2005) 21 .

22 . 1. Les règles générales de présentation des états financiers  La norme lAS 1 s'applique depuis le 1er janvier 2009.

la performance financière et les flux de trésorerie de l'entité. qui soient utiles à un large éventail d'utilisateurs pour la prise de décisions économiques. Objet des états financiers selon lAS 1  Les états financiers doivent fournir des informations sur la situation financière.1. 23 . 1.

24 .  un état du résultat global de la période (statement of comprehensive income) .2. La composition des états financiers  La norme lAS 1 indique qu'un jeu complet d'états financiers doit comprendre:  un état de situation financière à la fin de la période (qui correspond au bilan. statement of financial position) .1.

25 . lAS 7) . contenant un résumé des principales méthodes comptables et d'autres informations explicatives (accounting policies and notes).  des notes.  un tableau de flux de trésorerie de la période (statement of cash flow.cf. un état des variations de capitaux propres de la période (changes in equity statment) .

2 Les caractéristiques de présentation du résultat global 26 .

les produits. 2. 27 . ainsi que les autres éléments du résultat global sous deux formes différentes:  un état unique du résultat global.1 les deux formes de présentation du résultat global  La version révisée d‘IAS 1 offre l'option aux préparateurs d'états financiers de présenter les charges.

• un état commençant par le résultat et détaillant les autres éléments du résultat global (état du résultat global). deux états distincts: • un état détaillant les composantes du résultat (compte de résultat séparé). 28 .

• occultation des produits et charges en tant qu'éléments extraordinaires (y compris dans les notes) . 2.2 les caractéristiques de présentation commune aux deux formes  Quelle que soit la forme choisie. 29 . la norme lAS 1 donne les consignes suivantes: • présentation de postes. rubriques et sous-totaux supplémentaires si cela est pertinent pour comprendre la performance financière de l'entité.

30 . y compris les dotations aux amortissements et les charges liées aux avantages du personnel doivent être fournies).• présentation d'une analyse des charges par nature ou par fonction selon la pertinence (si c'est par fonction. des informations supplémentaires sur la nature des charges.

31 . l'état du résultat global doit comporter au minimum les postes suivants: • les produits des activités ordinaires. • la charge d'impôt sur le résultat. • la quote-part dans le résultat des entreprises associées et des coentreprises comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence . 2.3 Les éléments devant apparaître dans le résultat global  Selon lAS 1 et pour une période donnée. • les charges financières.

32 . • le résultat . • chaque composante des autres éléments du résultat global classée par nature (à l'exception des montants du point ci-après) .• un montant unique représentant le total des activités abandonnées .

• le résultat global total. 33 .• la quote-part des autres éléments de résultat global des entreprises associées et des coentreprises comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence .

34 . • aux propriétaires de la société mère.4 la présentation de l'affectation du résultat  L'entité doit présenter dans l'état du résultat global le résultat de la période attribuable ainsi que le résultat global total pour la période attribuable : • aux intérêts minoritaires. 2.

3 Les caractéristiques et la présentation de l'état de situation financière 35 .

trois grandes caractéristiques de présentation de l'état de situation financière doivent être respectées: 36 . 3.1 les caractéristiques générales de présentation  Selon lAS 1.

courants. 37 . l'état de situation financière doit présenter séparément les actifs et les passifs selon qu'ils sont – ou non . 3.2 La distinction courant/non courant A moins que le critère de liquidité apporte des informations fiables et plus pertinentes.

38 .

3 les éléments devant obligatoirement apparaître dans l'état de situation financière  Pourune période donnée. 3. lAS 1 indique que l'état de la situation financière doit comporter au minimum les postes suivants: 39 .

40 .

4 la présentation des autres documents 41 .

• les effets d'une application rétrospective ou d'un retraitement rétrospectif comptabilisés pour chaque composante des capitaux propres. ce document doit expliquer la variation globale des capitaux propres en distinguant: • le résultat global total de la période (en séparant les montants totaux attribuables aux propriétaires de la société mère et aux intérêts minoritaires) .1 l'état de variation des capitaux propres  Composante séparée des états financiers précédents. 4. 42 .

• pour chaque composante de capitaux propres. 43 .• les montants des transactions avec les propriétaires agissant en cette qualité en séparant les contributions et les distributions aux propriétaires. un rapprochement entre la valeur comptable en début et en fin de période. indiquant séparément chaque élément de variation.

le montant des dividendes comptabilisés au titre des distributions aux propriétaires au cours de la période ainsi que le montant correspondant par action doivent être indiqués. 44 . Que ce soit dans l'état des variations des capitaux propres ou dans les notes (annexes).

4.2 l’état des flux de trésorerie (norme lAS 7)  Cet état financier présente les flux de trésorerie de la période classés en activités: 45 .

4.3 la présentation des segments opérationnels (IFRS 8)  L'objectif est de fournir une information qui permette aux utilisateurs de ces états financiers d'évaluer la nature et les effets financiers des activités dans lesquelles elle est engagée et les environnements économiques dans lesquels elle opère. 46 .

47 . une composante d'une entreprise est un secteur opérationnel si elle respecte les trois principes suivants: 1. elle s'engage dans des activités susceptibles de lui faire percevoir des produits et supporter des charges (y compris avec d'autres composantes). Selon IFRS 8.

ses résultats opérationnels sont régulièrement examinés par le principal décideur opérationnel de l'entité afin de prendre des décisions quant aux ressources à affecter au secteur et d'évaluer ses performances. elle dispose d'informations financières distinctes . 3.2. 48 .

 S'il dépasse un certain seuil quantitatif. 49 .si l'entité estime pertinent de le faire. ou .dans la négative . chaque secteur opérationnel fait l'objet d'une information ...

50 .

L'ANALYSE DE L'ACTIVITÉ ET DE LA RENTABILITÉ 51 .

1. L'approche par le compte de résultat 52 .

53 . 1.  En outre. la notion de coût de l'endettement devient un indicateur très important dans cette approche.1 la notion de profitabilité dans les comptes de groupe  Les formats proposés par le référentiel IFRS prévoient la suppression du résultat exceptionnel et la présentation de nouveaux indicateurs tels que le résultat opérationnel et le résultat opérationnel courant.

a) le résultat opérationnel  Le résultat opérationnel n'est pas précisément défini dans le référentiel IFRS. 54 .

55 . des sociétés mises en équivalence. C'est l'ensemble des charges et produits ne provenant pas des activités financières. des activités arrêtées ou en cours de cession et de l'impôt.

b) le poids de l'endettement 56 .

La notion d'endettement financier  On distingue endettement financier brut et endettement financier net. 57 .

Le coût de l'endettement financier  Cette notion est très largement utilisée par les entreprises et les analystes financiers car elle représente le coût du financement net de l'entreprise pendant l'exercice. Le coût de l'endettement financier net correspond principalement à : 58 .

59 .

US GAAP. 60 . etc. européen.).2 Le calcul de l'EBITDA et de L'EBIT  Ilsne sont définis officiellement par aucune norme ou aucune doctrine comptable (IFRS. etc. asiatique. Ils doivent être utilisés avec prudence car leur mode de calcul peut varier selon les groupes et l'origine du référentiel comptable du groupe (anglo-saxon. 1.).

Depreciation and Amortization 61 . Earnings Before Interest. Taxes.a) L’EBITDA.

Définition  Cet indicateur correspond habituellement au résultat opérationnel avant dotations aux amortissements. de décisions de dépréciation et de la fiscalité. avant toute incidence des choix d'investissement. Il fournit une première indication de la performance du groupe. 62 . provisions et dépréciations. de méthode d'amortissement. de financement.

Son mode de calcul  Il n'est pas homogène. produits et charges non récurrents. 63 . Selon les groupes il est calculé avant ou après dépréciations d'actifs circulants.

64 . cet indicateur est très critiqué: certains ont centré leur communication financière sur cet indicateur pour occulter les dépréciations importantes comptabilisées sur des filiales de la « nouvelle économie» qu'ils avaient surpayées. Son intérêt/ses limites  Fréquemment utilisé par les groupes.

b) L'EBIT Earnings Before Interest and Taxes 65 .

66 . Cet indicateur est affecté par le choix des méthodes et durées d'amortissement de ces immobilisations . Définition  Cet indicateur est très proche du résultat d'exploitation.

Son mode de calcul  Il est égal à l'EBITDA moins la dotation aux amortissements des immobilisations corporelles. L'amortissement de ces immobilisations constitue en effet une charge récurrente correspondant à l'utilisation de biens indispensables à l'exploitation. 67 .

Ses intérêt/ses limites

 Comme pour l'EBITDA, le mode de
calcul de l'EBIT n'est pas réglementé
par les textes comptables.

68

1.3 Évaluer la rentabilité
des comptes de groupe

69

a) le Return On Capital
Employed (ROCE)

70

 La rentabilité des capitaux employés peut être définie par: ROCE = Résultat économique après IS / Capitaux employés 71 . C'est l'équivalent de la rentabilité économique. Définition  C'est un ratio qui vise à mesurer la rentabilité et l'efficacité des investissements en capital nécessaires à l'activité d'une firme.

 Ilest possible de calculer les
capitaux employés de deux
manières:

72

 Ontrouve deux indicateurs possibles
du résultat économique:

73

Précisions
 Comme les autres ratios, le ROCE
n'est pas normalisé et appelle un
certain nombre de remarques sur la
méthode de calcul:

74

75 .

76 .

b) Le Return On Invested capital (ROIC) 77 .

Définition  C'estun ratio qui permet de mesurer la performance d'une firme ou d'une unité de production . 78 .

Calcul  La base de calcul est généralement la suivante: 79 .

80 .

81 . REMARQUES 1) Il existe une relation entre les capitaux employés et les capitaux investis: Capitaux employés + actifs nets hors exploitation = capitaux investis 2) On peut également calculer l'EBITDA après impôt (en utilisant un taux d'impôt normatif).

82 . c) le Return On Assets (ROA)  C'est un ratio qui mesure la rentabilité de la totalité des actifs.

On peut trouver aussi l'expression suivante: 83 . REMARQUE  C'est ce ratio qui est utilisé dans la chaine dite de DuPont.

d) Le Return On Investment (ROI)  C'est un ratio qui mesure la rentabilité d'un investissement et qui permet de comparer la rentabilité de différents investissements.  Ainsi. pour un investissement donné: 84 .

e) le Return On Equity (ROE) 85 .

C'est la rentabilité financière . Définition  C'est le ratio qui mesure la rentabilité des capitaux propres. 86 .

Calcul  Onla mesure généralement de la façon suivante: 87 .

 Auniveau d'un groupe. deux cas peuvent être distingués: 88 .

2. L'approche par le tableau de flux de trésorerie (lAS 7) 89 .

2.1 la notion de flux de trésorerie 90 .

avant tout choix de financement et d'investissement. 91 . a) le cash-flow opérationnel  Le flux de trésorerie opérationnel mesure l'excédent de trésorerie réellement généré par l'exploitation.

92 .

93 . Cetindicateur est très proche du flux de trésorerie opérationnel qui figure dans le tableau de flux de trésorerie.

hors coût de la dette financière et après impôt. abstraction faite des décalages de trésorerie (créances et dettes).b) le flux de trésorerie disponible après financement de l'investissement: les flux de trésorerie libres (free cash-flow)  Le FCF représente la trésorerie potentielle disponible. Il s'agit d'une notion après financement des investissements. 94 . on entend la variation du BFR et les investissements bruts en immobilisations. Par investissement. pour assurer le paiement des apporteurs en capitaux (banques et actionnaires).

95 .

2.2 L'analyse du tableau de flux de trésorerie 96 .

a) la logique du tableau de flux de trésorerie  Ce document retrace les flux de trésorerie générés et employés par le groupe au cours de chaque exercice et il explique ainsi la variation de trésorerie constatée au bilan. 97 .

Mais plusieurs situations font obstacle à la mise en commun des positions de trésorerie des différentes entités consolidées:  des filiales peuvent être localisées dans des pays dont la devise n'est pas convertible. Le tableau de flux présente la trésorerie cumulée de toutes les entités intégrées. 98 .

99 .  pour les entités contrôlées conjointement consolidées par intégration proportionnelle. il se peut que le groupe choisisse de ne pas mettre en commun les positions de trésorerie des différentes filiales pour éviter que la défaillance d'une entité ne se propage au reste du groupe. le groupe ne peut pas disposer de la quote- part de trésorerie qu'il intègre pourtant à son bilan .

 des groupes choisissent de ne pas imposer la centralisation de trésorerie des filiales aux minoritaires (même s'ils en ont le droit en exerçant un contrôle exclusif). 100 .

b) le flux de trésorerie des activités opérationnelles 101 .

La démarche utilisée  Les activités opérationnelles sont généralement définies comme étant celles qui génèrent des revenus pour le groupe et n'appartiennent pas aux activités investissement et financement. 102 .

103 .en partie -les investissements. La capacité à générer durablement un excédent de trésorerie d'exploitation constitue également un élément essentiel pour déterminer la valeur de l'entreprise. L'analyse financière du flux de trésorerie obtenu  L’excédent de trésorerie permet de rembourser les emprunts. de payer des dividendes et d'autofinancer .

 la gestion du besoin en fonds de roulement (BFR). L’évolution de ce flux repose sur trois variables essentielles de la gestion financière:  la croissance de l'activité. 104 .  l'évolution de la profitabilité .

c) le flux de trésorerie de l'investissement 105 .

qui est « incidence des variations de périmètre».  aux dépenses en recherche et développement de l'exercice. lorsque ces dépenses ont été immobilisées au bilan. Ces flux apparaissent dans une rubrique spécifique aux comptes consolidés. 106 .  à la variation de l'encours de certains placements de trésorerie (placements d'une durée supérieure à trois mois à l'origine). Les points particuliers  Il représente les flux relatifs:  aux variations de périmètre: acquisitions et cessions de titres d'entités intégrées ou mises en équivalence.

etc. diversification. Elle préconise notamment de distinguer les investissements ne constituant qu'un simple renouvellement de l'outil existant des autres catégories d'investissement (capacité.). L'analyse financière du flux de trésorerie obtenu  La norme lAS 7 incite les groupes à fournir des informations complémentaires utiles pour l'analyse. 107 . Deux types d'évaluation peuvent être menés.

diversification. etc. Évaluer l'effort d'investissement  Il permet de définir les caractéristiques de l'investissement sur la période d'analyse:  les dépenses d'investissement sont- elles régulières ou cycliques?  les dépenses d'investissement sont- elles le reflet de la stratégie du groupe: croissance.? 108 .

 Le groupe privilégie-t-il un développement interne (investissements en matériel et outillage) ou une croissance externe (dépenses d'investissement apparaissant en incidence des variations de périmètre) ?  il peut se comparer aux immobilisations brutes en début d'année pour mesurer leur degré de renouvellement sur la période. 109 .

 II permet également l'analyse des flux de cession d'immobilisations ou d'entités:  quelle est l'importance des cessions comparativement aux flux d'investissements?  peut-on les relier à la stratégie du groupe: stratégie de recentrage. volonté de désendettement?  sont-ils réguliers (cas du transporteur routier faisant tourner son parc de véhicules) ou exceptionnels? 110 .

un investissement n'est rentable que s'il génère sur sa durée de vie un excédent de trésorerie supérieur à la dépense initiale. Évaluer la rentabilité des investissements  La comparaison des flux de trésorerie opérationnels et d'investissement permet d'évaluer la rentabilité des investissements dans la durée. En effet. Si le groupe est dans une phase de croissance de l'investissement. le flux de trésorerie opérationnel doit nécessairement augmenter sur les exercices futurs. 111 .

112 . la croissance du flux de trésorerie opérationnel assurera le remboursement des emprunts. Le groupe est alors dans une dynamique positive. le paiement de dividendes et l'autofinancement d'une partie des nouveaux investissements.

113 . d) Le flux de trésorerie de financement  Les activités de financement retracent les flux relatifs:  aux transactions entre le groupe et les actionnaires de la société mère: apports de capital en numéraire.  aux souscriptions et aux remboursements d'emprunts de long terme (pour leur part en capital uniquement). paiement de dividendes. rachat d'actions.  aux transactions entre les entités intégrées globalement et leurs actionnaires minoritaires.

(Disponibilités +placements de trésorerie) 114 . L'analyse de l'endettement financier net  Endettement net = (Emprunts à long. moyen et court termes) .

La variation de l'endettement financier net se détermine à partir des flux relatifs aux emprunts et aux placements sur la période d'analyse. Cet indicateur qui constitue un complément au tableau de flux. 115 . est privilégié par les analystes et responsables financiers des groupes empruntant directement sur les marchés financiers. Lorsque la position financière nette est excédentaire. Elle facilite une analyse globale de l'évolution de l'endettement d'un groupe. elle est désignée sous le terme d'« excédent financier net ».

116 . Si l'activité ne parvient pas à « autofinancer » l'ensemble des investissements. le groupe doit trouver des ressources externes. L'analyse du flux de trésorerie du financement  Le flux de trésorerie du financement est tout d'abord la conséquence des flux opérationnels et d'investissement.

Il détaille les flux entre le groupe et les deux catégories d'apporteurs de fonds. les actionnaires et les prêteurs (banques ou marchés financiers) et permet donc de répondre aux questions suivantes: 117 . Ce flux résulte également des choix et des contraintes de financement.

118 . le flux de trésorerie opérationnel est-il suffisant pour assurer le remboursement des emprunts à long et moyen terme? En effet. les entités intégrées les plus endettées ne sont pas toujours celles générant la marge brute d'autofinancement la plus élevée. Le tableau de flux consolidé ne permet donc pas toujours d'évaluer la capacité de remboursement d'une entité intégrée.

 dans quelle mesure le groupe a-t-il autofinancé ses investissements (utilisation du flux de trésorerie opérationnel) ? Le groupe a-t-il fait appel aux actionnaires de la société mère pour un apport en capital? A-t-il au contraire utilisé une partie du flux de trésorerie opérationnel pour racheter une partie de ses actions en bourse? 119 .

part du groupe N-l 120 . pour quel pourcentage du résultat consolidé? On peut le mesurer par le ratio: Dividendes versés par la société mère ----------------------------------------------------- Résultat consolidé. le groupe a-t-il versé des dividendes? Si oui.

 le groupe a-t-il fait appel aux actionnaires minoritaires pour financer les entités intégrées globalement? Leur a-t-il versé un dividende?  dans quelle proportion a-t-il eu recours aux emprunts à long et moyen terme pour financer les nouveaux investissements? 121 .

le ratio ci- dessous indique le pourcentage des investissements corporels financé par emprunt long et moyen terme: Emprunts à LMT souscrits au cours de la période --------------------------------------------------------------- Investissements corporels 122 . Lorsque les entités du groupe empruntent selon la logique d'adossement.

e) La variation de trésorerie au cours de l'exercice 123 .

 de l'élargissement aux découverts bancaires.  de l'extension à d'autres postes de l'actif qui correspondent à la prise en considération de la gestion de trésorerie (notion d'équivalents de trésorerie. 124 . § 6). La notion « restrictive» de trésorerie  La norme lAS 7 indique que la trésorerie se compose:  de la trésorerie « classique» Le fonds en caisse et dépôts à vue (lAS 7. § 6) . remboursables à vue (lAS 7. lAS 7. § 8) .

125 . Les conséquences sur l’analyse de la trésorerie  Pour un groupe dont les entreprises ont une trésorerie nette:  emprunteuse: la trésorerie ne correspond plus qu'aux disponibilités et devient une simple variable d'ajustement sans signification économique.

les entreprises ayant des excédents de trésorerie importants en placent une partie à plus de trois mois et parfois même pour un montant limité. 126 . excédentaire: la trésorerie ne comprend pas toujours la totalité des placements. Fréquemment. en actions.

LA STRUCTURE FINANCIERE ET LA VARIATION DU PATRIMOINE 127 .

1 La vision liquidité du
bilan

128

 D'où:
Fonds de roulement liquidité
= Actifs courants - Dettes à court
terme
= Capitaux propres + Passifs non
courants - Actifs non
courants

129

 Comme pour les comptes
individuels, l'analyse liquidité repose
sur le fonds de roulement (working
capital) liquidité ou patrimonial qui
constitue l'indicateur clé pour
évaluer la solvabilité de l'entreprise,
c'est-à-dire sa capacité à assurer le
paiement de ses dettes

130

. dans les comptes consolidés. Outre les difficultés classiques (activité saisonnière . fournisseurs) .. une forte variation de périmètre en cours d'exercice peut également fausser les éléments constitutifs du BFR (stocks. ). 131 . Il convient d'évaluer la pertinence de chaque ratio et de son évolution dans le contexte propre à chaque groupe. 2 Les ratios utiles pour l’analyse du bilan  Les comptes consolidés sont une agrégation des comptes d'entreprises qui peuvent avoir des activités diverses. créances.

132 . L'ANALYSE DES COMPTES ANGLO-SAXONS OU FINANCIAL STATEMENT ANALYSIS Il s'agit de présenter succinctement les principes clés de l'analyse des comptes telle qu'ils sont proposés dans les pays anglo-saxons.

133 . 1. Les principaux documents servant de support à la communication financière  En fonction de l'objectif de l'analyste. l'analyse financière s'appuie sur plusieurs documents  qui relèvent des obligations légales de publications des comptes.

cette information périodique des informations financières est également d'usage.1.1 Les principes d'établissement de I 'information financière  Aux États-Unis) les firmes publiques sont dans l'obligation de publier régulièrement (généralement trimestriellement et annuellement) des états financiers pour présenter les indicateurs de performance de la firme. 134 . Bien que ce formalisme ne soit pas obligatoire dans le cas des firmes privées. Elles doivent respecter un certain formalisme dans leur présentation obligatoire (modèle 10-Q pour l'information trimestrielle et 10-K pour l'annuelle) et envoyer un rapport annuel à leurs actionnaires.

L'avantage de cette normalisation de publication est ensuite de faciliter la comparaison des principaux résultats des firmes. C'est pourquoi. Selon les principes américains (US GAAP) et européens (IFRS). 135 . chacun de ces cadres normalisateurs fournit des règles et un cadre communs à toutes les firmes concernées. cette information doit être intelligible et vérifiée.

136 .

2 Les principaux documents obligatoires  Quatre documents doivent être établis dans le référentiel américain: the balance sheet (le bilan). the income statement (compte de résultat) the statement of cash-flows (le tableau des flux de trésorerie) et the statement of stockholders equity (le tableau des fonds propres) . 137 . 1.

 Le premier document résume les actifs (assets) les dettes (liabilities) et les actions des propriétaires (owner’s equity ou stockholder’s equity) d'une entité à un moment donné. 138 .

 Le second document résume les revenus et les dépenses d'une firme sur une période. 139 . C'est l'équivalent du compte de résultat. bien qu'il existe une différence de fond au niveau de la construction (par destination). généralement l'année.

 Enfin. 140 . de la rentabilité et du risque. Elles tournent toutes autour de la mesure de la performance (via the income statement en particulier). les deux derniers tableaux ont pris une importance croissante au cours de ces dernières années. de l'analyse de la structure financière. plusieurs démarches sont possibles. Selon les analyses proposées.

La présentation des principaux documents 141 .2.

2.1 Le bilan anglo-saxon ou Balance Sheet 142 .

a) Présentation générale  L'identitécomptable est donnée par la relation suivante: Assets = Liabilities + Owner's (Stockholders') Equity A partir de cette identité comptable. la présentation du bilan type peut être la suivante: 143 .

144 .

 Mais on peut également trouver cette version. continentale (UK). plus proche du bilan que l'on connaît: 145 .

les immobilisations sont mentionnées pour leur valeur historique (a). 146 .  Les amortissements et dépréciations apparaissent ensuite (b). REMARQUES  Dans ce document.

Dans le cas contraire (par exemple l'image de la firme.b) Les actifs (ou Assets)  Cette rubrique représente l'ensemble des biens définis comme des ressources possédées ou louées par la firme et qui ont une valeur économique future qui peut être mesurée et exprimée en unité monétaire. 147 . la valeur de la clientèle. ils ne peuvent pas apparaître dans le bilan. des marques ou de son management).

 Les principaux postes peuvent être traduits de la façon suivante. 148 .

 Mais il existe d'autres rubriques dont les suivantes: 149 .

 Plusieurs autres versions de ce document sont possibles. Par exemple: 150 .

Généralement. on adjoint le qualificatif « payable» dans l'intitulé. 151 . On y trouve également les produits constatés d'avance et les soldes créditeurs des comptes de dettes (liabilities accounts). c) les dettes ou liabilities  Les liabilities regroupent l'ensemble des dettes.

152 .

153 . REMARQUE  Lanotion de BFR apparaît sous la forme : Net working capital (NWC) = current assets – current liabilities.

dont les montants peuvent être estimés.  Current vs. enregistrés car considérées comme des dettes potentielles. 154 . Cela correspond aux provisions pour risques et charges. Contingent Liabilities: ce sont les garanties données ou paiements probables. Long-term Liabilities: la possibilité de décomposer certaines dettes entre les montants dus à moins d'un an et plus d'un an (dettes financières par exemple) doit être reprise au passif.

Liabilities 155 . Il s'agit de la valeur comptable des capitaux propres (book value of equity). les capitaux propres sont des ressources présentées avec les dettes. l'autre forme de l'identité comptable du bilan est-elle donnée par la relation: Owner's (Stockholder’s) Equity = Assets . d) Les capitaux propres ou Owner's (Stockholder’s) Equity  Comme vu supra. Ainsi.

 On compare cette valeur comptable
à la valeur de marché des fonds
propres ( Owner's Equity vs.
Company's Market Value) .
 Les différents postes du owner's
(Stockholder’s) equity sont les
suivants.

156

157

 Ces comptes sont créditeurs, mais la
rubrique reprend également des
comptes de capitaux propres
débiteurs Contra owner's equity
accounts. Par exemple, le poste
Drawing account représente les
avances versées par les
actionnaires, et le poste Treasury
Stock représente les actions propres.
158

e) La présentation du bilan consolidé  Dans les états consolidés anglo- saxons figurent des postes particuliers tels les intérêts minoritaires. etc. 159 .

2 Le compte de résultat ou income statement (ou statement of earnings. 2. charges. 160 . profit and loss account)  Comme le compte de résultat de l'exercice. the income statement est important car il montre via les produits. la profitabilité d'une firme sur l'intervalle indiqué en en-tête. gains et pertes.

on a généraleme nt: 161 . a) Présentation générale  Dans sa forme simple.

Généralement. dite opérationnelle et l'ensemble de l'activité. il fait la distinction entre l'activité principale (exploitation). Le format de l'income statement varie en fonction de la complexité de son activité. Ainsi retrouve-t-on généralement les rubriques suivantes: 162 .

163 .

b) Détails de certains postes 164 .

c) Présentation par contribution aux marges  Il existe également des présentations du income statement selon la contribution de chaque produit ou activité au résultat général. 165 . Cela fait alors apparaître la distinction charges fixes/charges variables .

EXEMPLE 166 .

 En revanche. Cela fait partie de ce qui est appelé managerial accounting. par opposition au financial accounting. 167 . cette version n'est réservée qu'à une communication interne destinée aux membres de la direction à des fins de gestion ou de pilotage des activités.

le compte de résultat reprend ces mêmes caractéristiques. d) le compte de résultat consolidé  De la même façon que le bilan anglo-saxon reprend certains postes particuliers. 168 .

3 le tableau de flux de trésorerie ou Cash-flow statement 169 .2.

170 .a) Présentation générale  Le tableau de flux de trésorerie est présenté suivant une démarche de calcul indirect et séparant l'activité des opérations de financement et d'investissement.

EXEMPLE 171 .

172 .

b) Présentation du tableau consolidé  Dans ce cas. 173 . les postes relatifs aux comptes de groupe apparaissent.

2.4 Présentation des principaux ratios  Lesprincipaux ratios issus de ces états sont présentés dans les tableaux suivants: 174 .

175 .

176 .