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W.

LABOY ET LA SOCIOLINGUISTIQUE

La sociolinguistique d'après W.Labov est une science qui étudie la structure et l' évolution du langage au sein du contexte social formé par la communauté linguistique. En d'autre termes elle utilise les faits sociaux pour une meilleure compréhension des faits de la langue, puisque comme on l'a déjà vu elle travaille sur des énoncés produits rééllement dans des situations concrètes, en prenant en consideration la variation de la langue d'une situation de communication à une autre, d'un locuteur à un autre, et d'une communaute linguistique à une autre. W.LABOV qui a fait progresser la sociolinguistique, ce qui le caracterise c'est la rigueur méthodologique appliqué d'une part à la demarche théorique, et d'autre part, à la recherche expérimentale. Ce spécialiste affirme d'ailleurs : “ les dix ans que j'avais passés hors de l’Universite à travailler comme chimiste dans l'industrie m'avaient appris que la réalite quotidienne est têtue, mais coherente ( ... je n'aurais eu qu'a survoler la littérature pour me convaincre du refus manifeste par la linguistique pour de tels principes empiriques”, d'ou le changement qu'il apporte : les phénomènes linguistiques jusqu'alors étaient expliqués par des données linguistiques seulement (littérature). Labov fait appel à l’extra linguistique (les faits sociaux), pour cela il mène des enquètes sur terrain pour mieux observer la langue dans son usage, en empruntant les méthodes mis en place par la sociologie ; et du coup, il ouvre la linguistique à d'autres pratiques scientifiques. Labov s'intéresse particulièrement aux changements phonétiques tels qu'ils peuvent être observés dans la communauté sociale qui les engendre. Tout changement linguistique pose en réalite trois questions : D'ou vient la variation ? Comment se diffuse t-elle ? Quelle régularite a-t-elle ? On cherche donc à savoir pourquoi certaines variations se répandent et finissent parfois même par devenir régulières, et d'autres non ; pour cela on dolt impérativement se reférer à la vie sociale de la Communauté où ils se produisent. les travaux de W. LABOV : ----- L'ILE DE MARTHA'S VIGNEYARD : C'est une ile daps le MASSACHllSSETTE, a trois mill's des cotes, habitee par six milles vigneyardais qui se distribuent en 4 sous groupes : - les descendants de la souche anglaise. les immigrants portugais les indiens les francais, les allemands... 1

A travers cette centralisation pour se démarquer des nouveaux venus: . ces groupes déjà situés sur une échelle sociale se disposeront de la même manière quant à leur utilisation de (r). LA STRATIFICATION SOCIALE DE (R) DAMS LES MAGASINS NEW-YORKAIS : LABOV propose au cours de cette enquète.) ont moins tendance à centraliser les deux diphtongues. Macy's et Klein.LABOV a constaté est que l'ouverture au tourisme de l’ile qui n'arrive plus à vivre uniquement de la pêche implique une arrivée massive des touristes qui deviennent des propriétaires sur l’ile . Enfin. Si on peut dire que les employés de ces trois magasins font partie de la même classe sociale touchant à peu près les mêmes salaires.Après. it faut comprendre sous quelles pressions se font les changements sociaux de cette Communauté. mais économie oblige. de marquer la centralisation. DIPHTONGUE : c'est une voyelle qui change une fois de timbre au cours de son emission. II faut remarquer que : qui dit stratification dit à la fois differenciation et évaluation..La variable que decide LABOV d’étudier est « la hauteur du premier élèment des diphtongues AY et AW. cet ordre se traduira tel quel par leur difference quant à l'emploi de (r) c'est à dire. les jeunes ascendants (anglais. Le changement phonétique signifie socialement une affirmation d'identité . les natifs défendent leur identité. accentue inconsciemment les deux diphtongues. Ce que W. une autre à la fin. seulement. il existe une corrélation étroite entre un changement linguistique et une situation sociale. ils se sentent de classes differentes ( 2 . cette utilisation serait un indice de la situation sociale du locuteur. Pour saisir cette variation et l'expliquer. L'étude des données montre qu'une forte centralisation de AY et de AW est en corrélation avec l'expression d'une resistance acharnée aux incursions des estivants. c'est au tour des moins jeunes (ascendants indiens et portugais). chez les individus qui ont entre 30 et 50 ans (cette catégorie qui a le plus souffert de la défaillance économique mais qui a malgré tout choisit de rester sur l’île ) . leur problème n'est pas d'affirmer leur identité vis a vis des touristes mais des autochtones anglais qui ne les acceptaient pas. et donc. ceci provoque chez les natifs des réactions d'hostilité. Pour cette enquête LABOV choisit un groupe professionnel unique : les employés de trois magasins de MANHATTAN : Saks. Ce trait qui frappe les spécialistes est imperceptible pour les interlocuteurs. c'est-à-dire dire. francais. Celui qui sent son identité menacée.. D'une manière génèrate. l'identification vis à vis de l’île leur est égal du moment qu'ils projettent de quitter l’île. d'isoler les variables linguistiques socialement pertinentes pour les correler aux lignes de force principales de la société selon l'hypothèse suivante : tt si deux sous-groupes quelconque de locuteurs new-yorkais sont rangés dans un certain ordre sur une échelle de stratification sociale. Ensuite..la réaction la plus forte a lieu dans les milieux ruraux (les pêcheurs qui s'obstinent à défendre leur mode de vie). de sorte que l’on entend une certaine qualité vocalique au début de la diphtongue. dans l'ordre de prestige.

b. selon lequel 3 . plus il y a de (r) prononcés (I’explication réside dans la structuration verticale des magasins : alimentation en bas.On retrouve la même stratification au niveau des responsables ( le chef de rayon emploie plus de (r) que le vendeur ). alors que les gens agés y échappent >>. et c'est parce que la majorité des employés noirs occupent des postes inférieurs qu'ils prononcent moins le (r) En conclusion : prononcer le (r) parait être un trait caractéristique de prestige entrain de s'imposer au dessus de I'ancien système phonologique New-yorkais et qui permet une stratification sociale . c. On constate également l'apparition du phénomène d'hypercorrection. marquent plus le (r). Là. II faut également remarquer que la premiere réponse est considerée comme un échantillon.finalement. et tendent à se rapprocher de la manière dont le prononcent les vendeuses de Saks . les vendeuses de Klein le marquent le moins que celle de Macy's et tentent de le prononcer aussi bien qu'elles.Excuse me ? Fourth floor Sitôt ce petit scénario terminé I'enquèteur se retire pour noter le sexe. c. et évaluer l’age . LABOV propose l'explication suivante : “le remplacement du modèle de prestige de la nouvelle ANGLETERRE (sans r ) par celui du Midwest (avec r) est ressenti plus complètement chez Saks. le magasin le plus prestigieux. . On remarque également à l’intérieur d'un même magasin a. b. la fonction. les jeunes sont sous l'influence du modèle avec (r) prononcé.sentiment due à la sensibilité au prestige du magasin où ils travaillent).plus on s'élève.les vendeuses de Macy's marquent plus que celles de Klein. where are the women's shoes ? Fourth floor. Les résultats obtenus montrent que l’'emploi du (r) suit exactement la stratification sociale : a. la race.Que les employés noirs occupants des postes supérieurs prononcent le (r) aussi bien que leurs homologues Blancs. L'enquèteur se présente comme un client demandant un renseignement ( pour éviter Ie discours surveillé ) selon le scénario suivant: Excuse me.les vendeuses de Saks. la seconde est émise avec plus d'attention au propos. raffinement de plus en plus aux étages supérieurs).

Les locuteurs de la petite bourgeoisie tendent à accentuer la prononciation au delà même de ce que font les locuteurs de la moyenne bourgeoisie . alors que Ies gens âgés de la petite bourgeoisie sont orientés vers les nouvelles formes en la considérant cornme signe de prestige. La remarque qu'il faut faire est que les gens âgés de la moyenne bourgeoisie ont tendance à conserver les anciennes formes. C'est la une marque d'insécurite linguistique de la part de la petite bourgeoisie qui a tendance à adopter les formes les plus récentes émises par les jeunes de la classe supérieure en signe de rapprochement à cette classe. mais en exagérant. c'est-à-dire en allant au delà de la norme du sous groupe que I'on imite.les membres d'un sous groupe tendent vers une prononciation telle que celle du sous groupe immédiatement supérieur. Labov 4 . Remarque: La stratification sociale est le produit de la différenciation et de l’évolution sociale. Extrait de “Relecture” A propos de Sociolinguistique de W. Le terme n’implique aucunement l’existence de classe ou de castes spécifiques mais signifies implement que le fonctionnement normal de la société a produit des differences systématiques entre certaines institutions et certains locuteurs qui ont été hiérarchisés d’un commun accord sur une échelle de statut ou de prestige.