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Prise en charge socio économique des femmes enceintes séropositives au VIH 

: cas du CHU Gabriel


TOURE

INTRODUCTION

La pandémie de l’infection du VIH est un problème de santé publique majeur.


En 2002, l’épidémie du sida a causé plus de 3 millions de décès et on estime que 5
millions de personnes ont contracté le VIH cette même année, ce qui porte à 42 millions
le nombre de personne vivant avec le VIH dans le monde 1. En Afrique, le SIDA tue
maintenant chaque année dix fois plus d’individus que la guerre. Le taux d’infection
chez les jeunes femmes est beaucoup plus élevé que chez les jeunes hommes. Selon
l’ONU SIDA, les taux d’infection du VIH ont diminué dans certains pays en 2005, mais
la tendance globale reflète toujours une augmentation de la transmission. Cette année, le
nombre de personnes vivant avec le VIH a passé le cap des 40 millions et le virus a
provoqué plus de trois millions de décès (rapport 2005).
Le nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA dans le monde s’élève à 40,3
millions dont 25,8% en Afrique subsaharienne.
Quelques 15 millions d’enfants de moins de 15 ans sont orphelins en raison du
SIDA et plus de 2 millions d’entre eux sont infectés par le virus.
Les femmes et les populations démunies sont les plus susceptibles de contracter
le VIH/SIDA étant donné un manque de ressources et l’absence de pouvoir de
négociation leur permettant de se protéger.
Toutefois l’apparition de nouveaux médicaments et de nouveaux traitements,
l’amélioration de l’accès au service de santé, le renforcement des systèmes de soins de
santé et la tenue de campagne d’information du public commencent à aider les gens à se
protéger et à endiguer la pandémie dans leur collectivité.
Arrêter la propagation du VIH SIDA et commencer à inverser son évolution
d’ici 2015 est l’un des objectifs de développement du millénaire en Afrique
subsaharienne. L’infection de l’enfant né de mère vivant avec le VIH SIDA est de règle
à s’aggraver par l’allaitement maternel. Ce risque additionnel est estimé à 15% selon
certains acteurs. La mise en œuvre d’alternatif à l’allaitement maternel est confrontée au
problème d’hygiène, à la pauvreté et à la stigmatisation.

1
Dr Kadiatou Touré Sinayogo: Etude des causes de la déperdition des femmes séropositives dans le
cadre de la PTME dans deux (2) centres de santé de référence du District de Bamako, mémoire DSGSC,
ISED-Dakar 2007, p1

Présenté et soutenu par Ada Hamadoun DICKO 1


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Au Mali selon l’enquête démographique de la santé (E.D.S.M IV), la prévalence


générale du VIH/SIDA est de 1,3%. Les tranches d’âges ci après sont les plus touchées
parmi les femmes 2 :
20-25 ans …………..1,3%
25-29 ans……………2%
30-35 ans…………....2,2%
Il n’y a pas de données dans l’E.D.S.M IV sur la prévalence du VIH/SIDA chez
les femmes enceintes, cependant le rapport E.D.S.M.II avait indiqué que le pourcentage
des adolescentes enceintes était de 7,8% mais le rapport sur l’épidémie mondiale du
VIH/SIDA (rapport ONU/SIDA juin 2000) donne une prévalence de 2,7% chez les
femmes enceintes en consultation prénatale en milieu urbain et 2,9% en milieu rural.
Une enquête effectuée en 1997 dans le District de Bamako par l’INRSP chez les
femmes enceintes donnait une séroprévalence qui est variable selon les communes avec
les taux les plus élevés de 4,5% en Commune II et V. Une étude plus récente réalisée en
2003 au niveau des sites essentiels où le dépistage est effectué donne une prévalence de
3,3% pour les 9 sites de prise en charge.
A Bamako, la prévalence varie de 2,3% au Centre de santé de Référence de la
Commune I à 3,4% dans les Centres de Santé de Référence des Communes III et v 3.
A l’instar de nombreux pays de la sous région confrontés au fléau du VIH/SIDA
et de son impact sur le développement social et économique, la République du Mali a
fait de la lutte contre le sida, une priorité de l’action de son gouvernement.
L’amélioration de la qualité de la prise en charge constitue un des grands axes
stratégiques du plan sectoriel de lutte contre le sida du ministère de la santé. L’accès au
traitement par les ARV apparaît comme une réponse à un besoin ressenti aussi bien par
les PV/VIH que par la communauté, les personnels de santé ou les partenaires.
La déclaration de politique nationale de lutte contre le VIH/SIDA recommande
d’assurer la gratuité des soins et des médicaments (ARV) à tous les PV/VIH ayant
besoin d’un traitement sans distinction aucune, faisant du Mali le 3 e pays Africain à
avoir pris cette décision après le Malawi et le Sénégal.

3
Dr Kadiatou Touré Sinayogo: Etude des causes de la déperdition des femmes séropositives dans le
cadre de la PTME dans deux (2) centres de santé de référence du District de Bamako, mémoire DSGSC,
ISED-Dakar 2007, p1

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Le choix du sujet « la prise en charge médico-social des femmes enceintes


séropositives » n’est nullement fortuit et se justifie par son importance et avec
l’augmentation de la transmission.
En tant que femme, probablement future responsable de l’action sociale et future
mère nous espérons que notre étude mettra en exergue le degré de prise en charge des
femmes enceintes séropositives dans l’une des plus grandes structures sanitaires de
notre pays en l’occurrence le CHU du Gabriel TOURE. Notre étude montrera sans
doute en dehors des discours politiciens et parfois mêmes partisans la réalité dans toute
sa splendeur et éventuellement nos suggestions serviront sans doute à améliorer tant soit
peu les conditions de vie de nos sœurs.
De plus, le choix de ce thème s’explique aussi par le fait que nous voulons
apporter notre contribution dans la lutte contre le VIH/SIDA pour atténuer les
problèmes dus à la stigmatisation.
Nous sommes convaincus que la prise en charge socio-économique des femmes
enceintes séropositives n’est pas la seule « affaire » du personnel socio sanitaire ; mais
nécessite l’adhésion de toute la population.
Le présent mémoire est consacré à la prise en charge socio-économique des
femmes enceintes séropositives. Il comporte deux parties qui sont :

Première partie : Cadre théorique


Deuxième partie : Cadre pratique

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PREMIÈRE PARTIE :
CADRE THÉORIQUE

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Chapitre I : Problématique et clarification des concepts

A. Problématique

Elle se définit comme un principe d’orientation de la recherche, elle édicte les


grandes lignes du problème posé. Le cadre de notre étude est : la prise en charge
médico-social des femmes enceintes séropositives au VIH.
Le VIH/SIDA est une menace sérieuse pour l’Afrique. En 2003 Près de 70%
des PV/VIH dans le monde se trouvaient en Afrique Subsaharienne. Le taux de
prévalence du VIH a augmenté rapidement en Afrique ces dernières années.
Bien que des progrès aient été réalisés en matière de prévention et de soins dans
certains pays, on compte 4 millions de nouvelles infections à VIH SIDA en Afrique
subsaharienne 1999.
Une étude récente estime qu’en 1997 les dépenses de santé publique imputables
au seul SIDA ont dépassé 2% du Produit Intérieur Brut (PIB). Un chiffre stupéfiant
lorsqu’on sait que dans ces pays la totalité des dépenses de santé représente 3 à 5% du
PIB4.
Le Mali réunit plusieurs facteurs clés de la propagation et de potentialisation de
l’impact de l’épidémie : grande pauvreté (près de 70% de la population vit en dessous
du seuil de pauvreté), illettrisme (70%) notamment chez les femmes. Parmi ces facteurs
on peut citer :
 Les facteurs socioculturels : la polygamie, mariage précoce, lévirat, sororat, ,
mobilité matrimoniale, divorce, statut de la femme c'est-à-dire( faible poids
social, faible pouvoir de décision au plan sexuel), l’excision, tatouage,
analphabétisme surtout féminin.
 Les facteurs environnementaux et économiques :
On peut citer : les migrations internes et externes, l’exacerbation de la pauvreté.
Au Mali comme dans de nombreux pays d’Afrique au sud du Sahara l’impact est
senti dans chacun des secteurs examinés. Les données font état de dépenses importantes
sur les soins de santé au niveau des ménages ce qui pourrait avoir un impact sur les

4
Compétences en Counseling en matière de VIH/SIDA, manuel de référence ; draft, p1

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économies familiales. Depuis la découverte du premier cas de SIDA au Mali en 1985,


plusieurs études menées dans le pays ont fourni quelques données sur l’évolution de
l’épidémie du VIH. Ces études ont été conduites au sein de différents groupes
sentinelles de la population, y compris les femmes enceintes, les femmes libres et les
malades hospitalisés.
En 1987, une première enquête menée chez les femmes enceintes montre une
séroprévalence du VIH de 1% dans les capitales régionales et le District de Bamako
En 1994, la séroprévalence du VIH chez les femmes enceintes était de 4.4% à
Bamako, 4.5% à Sikasso et 2.1% à Mopti
En 1999, une étude a montré une séroprévalence du VIH chez les femmes
enceintes de 3.5%, 3.2% et 0.6% respectivement à Sikasso, Mopti et Koulikoro
Ces différentes études indépendantes ont fourni des données utiles sur l’étendue de
l’épidémie du VIH au Mali. Ces études ont montré que le VIH a été introduit tôt au
Mali.
Ainsi, au cours de l’an 2000, le PNLS, en collaboration avec l’INRSP, a
commencé la mise en place d’un système plus structuré et systématique de surveillance
des IST/VIH selon les principes de la surveillance de génération recommandée par
l’ONU SIDA.
Au Mali, comme le montre ce graphique ; si rien n’est fait pour diminuer la
propagation de la maladie il y aura 165 600 cas de décès à l’horizon 2010 contre
125 500 cas si toutes fois des mesures idoines ont été prises contre ce fléau5.

5
Formation des sages femmes en counseling VIH/SIDA axées sur la PTME, Bamako, août 2006

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165600
160000
140000 125500
120000
100000
80000
60000
40000
20000
0

Evolution non maîtrisée Evolution maîtrisée

Figure 1: évolution non maîtrisée et maîtrisée

- Questions de recherches :
Nous nous sommes posé un certain nombre de questions parmi lesquelles :
1. Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes vivant
avec le VIH/SIDA ?
2. Quelles stratégies adopter pour une meilleure prise en charge médico-social des
femmes enceintes séropositives au VIH?
3. Quel est le rôle de l’entourage dans cette prise en charge ?

- Les objectifs :
 Objectif général:
Etudier la prise en charge médico-social des femmes enceintes séropositives
dans le service de gynécologie et obstétrique du CHU Gabriel TOURE
 Objectifs spécifiques
 Etudier la fréquence de l’infection à VIH chez les gestantes dans le
service de Gynécologie et d’obstétrique du CHU Gabriel TOURE
 Déterminer les caractéristiques démographiques des gestantes
 Décrire la prise en charge des femmes enceintes séropositives au VIH
au CHU Gabriel TOURE.

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- Hypothèses :
 La prise en charge des femmes enceintes séropositives contribue à
atténuer les conséquences du VIH/SIDA.
 Bien que la prise en charge des femmes enceintes séropositives
diminue la transmission du VIH/SIDA, les femmes enceintes
séropositives ne sont pas motivées pour fréquenter les structures
adaptées.

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B- Clarification des concepts :

VIH :(virus de l’Immunodéficience Humaine) Rétrovirus humain considéré par la


plupart des spécialistes comme la principale cause du SIDA. Il existe deux sortes de
VIH : le VIH1 et le VIH2
VIRUS : Sorte de microbe particulièrement petit, visible uniquement au microscope
électronique, et ne pouvant survivre qu’en colonisant une cellule d’un organisme.
Immunodéficience : Incapacité du système immunitaire de résister à une infection.
Dans le SIDA et les maladies liées au VIH, cela est dû à l’Immuno suppression
provoquée par l’action du VIH.
Humaine : espèce attaquant spécifiquement le corps humain.
SIDA :
S = Syndrome : Ensemble de signes et de symptômes
I = Immuno : Système de défense de l’organisme
D = Déficience : Qui a perdu son efficacité
A = Acquise : Non héréditaire, mais due à un virus rencontré par le patient au
cours de sa vie (y compris dans l’utérus de la mère de l’enfant).

Le SIDA est la conséquence de l’affaiblissement progressif du système


immunitaire.
Séropositif : Le séropositif est l’individu dont le sang contient des anticorps dirigé
contre le VIH. Il peut être bien portant comme il peut être malade. Ce qui prouve qu’il
est rentré en contact avec le VIH.
Séronégatif : Le séronégatif est l’individu dont le sang ne contient pas d’anticorps
dirigés contre le VHI. Ceci suppose soit qu’il n’est pas en contact avec le virus ou qu’il
n’est pas en contact il y a moins de 12 semaines.
Système Immunitaire :
Le milieu dans lequel nous vivons est bondé de microbes (virus, bactéries,
champignons, microbes et parasites) qui peuvent être capables d’attaquer notre corps.
Le corps se défend grâce au système immunitaire dont le rôle est de les détruire. De
même le système immunitaire a aussi pour mission d’empêcher le développement de
cancer (multiplication anarchique de cellules malignes) dans l’organisme.

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Le système immunitaire pourrait être assimilé à une armée défendant le corps.


Une partie de cette armée nous intéresse particulièrement dans le cadre du SIDA : ce
sont certains globules du sang (le sang est composé de globules blancs, de globules
rouges, et de plaquettes qui baignent dans le plasma / sérum) appelés lymphocytes.
 Les lymphocytes patrouillent en permanence dans le corps à partir de leurs
bases (les organes lymphoïdes) qui sont situés dans le thymus (au niveau du
coup), dans les ganglions (sous les bras, à la racine des cuisses etc.), dans la
rate, dans les intestins.
 Il y a deux catégories des lymphocytes qui interviennent différemment, les
lymphocytes T et les lymphocytes B. Parmi les lymphocytes T, il existe une
variété ; les lymphocytes T4 particulièrement importantes, car ce sont les chefs
des opérations de défense.
Quand un microbe attaque le corps, il est reconnu par les lymphocytes T4, qui
donnent l’alerte et vont rassembler les autres lymphocytes T et les lymphocytes B pour
la lutte.
 Les lymphocytes T attaquent directement et immédiatement les microbes
envahisseurs (réponse cellulaire de l’immunité).
 Les lymphocytes B produisent des armes appelées << anticorps >> qui
peuvent attaquer le microbe et le détruire ; ils mettent en générales quelques
semaines pour les fabriquer (réponse humorale de l’immunité. Les armes
(anticorps) qui sont fabriquées sont spécifiques à un microbe donné (elles
sont fabriquées spécialement pour s’adapter aux microbes qui attaquent).
Quand on analyse le sang (le sérum du sang), on y trouve ces armes
(anticorps), typique du microbe pour lequel elles ont été produites, et y
restent très longtemps ou même toute la vie. On dit alors que le sérum est
positif (séropositif) vis-à-vis de ce microbe. (c’est le principe, nous le
verrons, qui est appliqué dans le test pour la recherche des anticorps contre le
virus provoquant le SIDA).
Quand le système immunitaire, pour différentes raisons est incapable de
répondre l’agression et est débordé, le corps ne peut plus se défendre et est victime
d’infections graves ou de certains cancers.

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Personnes Vivant avec le VIH : Ce sont des individus séropositifs (qui sont en contact
avec le VIH prouvé par le laboratoire) mais qui sont pour la plupart bien portants et
mènent leurs activités normales. Ce terme désigne également les malades du SIDA.

Sexualité : La sexualité est l’ensemble des phénomènes sexuels ou liés au sexe


observables chez les êtres vivants. C’est aussi l’ensemble du processus biologique et
psychologique qui concourt au développement physique, à la stimulation, au rapport
sexuel, à la reproduction et au contrôle de la fécondité.

Asymptomatique : Un sujet est asymptomatique quand on a découvert les anticorps


mais qui ne présentent aucun signe de maladie.
Gestantes : Femmes enceintes
Parité : Nombre d’accouchement
Gestité : Nombre de grossesses

La prise en charge médico-social des gestantes séropositives VIH/SIDA :

L’épidémie de VIH/SIDA aura des implications dans la vie économique et sociale des
patients atteints du SIDA et de leurs familles vivant dans des conditions précaires et
n’ayant pas les moyens de bénéficier de la trithérapie, les plus démunies sont les
premières victimes d’une maladie qui ne leur laisse aucune chance. De plus les
stigmates de la maladie associés aux idées mal saines que véhicule l’entourage placent
les malades dans une situation d’isolement que les variations rapides et importantes de
l’état de santé continuent d’accentuer,alors que souvent ces personnes sont la seule
source de revenue de toute une famille. Il s’agit donc d’identifier, d’assister aussi bien
matériellement que socialement ces personnes vivants donc avec le VIH/SIDA.
Un soutien socio économique devra donc être développé afin de faire face au
nombre grandissant de patients atteints de VIH/SIDA, en étant donc intégré dans un
programme d’aide global, la formation des patients VIH/SIDA et de leur familles jouera
un rôle important dans le futur déroulement de la vie de ces patients et de celui de leurs
familles.

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Chapitre II : Méthodologie

La méthodologie est l’ensemble des moyens que nous mettons en œuvre,


manière de faire, la démarche que nous suivons, le cheminement par lequel nous
passons pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.

A. Analyse documentaire
Pour entreprendre toute recherche, la collecte des documents est nécessaire. Elle
permet de savoir ce qui a été fait sur le sujet en amont et ce qui reste à faire.
L’étude documentaire nous a permis de connaître des écrits sur notre thème tels
que :
“Politique et protocole de prise en charge ANTIRETROVIRALE du VIH/SIDA”,
“Compétences en counseling en matière de VIH/SIDA manuel de référence”, “rapport
surveillance sentinelle du VIH et de la Syphilis chez les femmes enceintes” sont entre
autres des documents qui nous ont beaucoup inspiré.
Enfin, c’est à travers les données de ces documents collectés, que nous nous
sommes rendu compte de l’importance de notre sujet.

B. Instruments de collecte des données


Afin de mener à bien notre étude, nous avons utilisé de façon complémentaire :
le questionnaire, le guide d’entretien ou guide d’interview et les observations.

- Questionnaire :
C’est un instrument rigoureusement standardisé à la fois dans le texte des
questions et dans leur ordre en vue de recueillir des informations auprès des individus
concernés par le problème de la recherche.
Notre questionnaire a été adressé uniquement aux femmes enceintes
séropositives VIH/SIDA qui ont fait leur C.P.N. au CHU Gabriel Touré.

- Le Guide d’entretien :
Il est retenu comme une meilleure maîtrise de l’entretien. Pour bien améliorer
les donnés de l’enquête, nous avons élaboré un guide d’entretien pour le personnel socio

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sanitaire et les proches des gestantes séropositives VIH/SIDA, afin de recueillir leurs
impressions par rapport à la prise en charge socio-économique des gestantes
séropositives VIH/SIDA.

- Observation
A travers la recherche, l’observation nous a permis de recueillir des informations
sur notre thème et de porter un regard dans le but de connaître les réalités dans
lesquelles vivent les gestantes séropositives VIH/SIDA.

C. Echantillonnage.
Notre population d’étude étant vaste et compte tant de facteurs, qu’il nous a paru
préférable de porter notre choix sur l’échantillonnage par quotas, qui est une méthode
d’échantillonnage non aléatoire. Les méthodes de quotas se basent sur la répartition
commune de la population pour un certain nombre de caractère (sexe, age, catégorie
socioprofessionnelle …).
L’échantillon est construit en respectant la distribution de la population, il est
choisi de façon à construire une image aussi fidèle que possible de la population totale.
De cette population, nous avons extrait un échantillonnage de cinquante (50)
gestantes séropositives du VIH/SIDA pris au hasard dans le C.H.U. Gabriel Touré au
niveau du service gynéco obstétrique de Bamako.
Il est nécessaire de savoir, que cet échantillon ne concerne que les femmes
enceintes séropositives VIH/SIDA.
Concernant le guide d’entretien, il a été élaboré pour le personnel socio sanitaire
(médecins, administrateurs sociaux, internes, sages femmes, techniciens supérieurs des
affaires sociales etc…) et les proches des femmes enceintes séropositives.

D. Enquête de terrain (déroulement de l’enquête).


Elle s’est déroulée en deux (02) phases :
 1ere phase : Recueil des informations pertinentes pour vérifier les
hypothèses : confirmer que les questions ont été adressées au nombre de
certains bénéficiaires.
La même chose pour le guide d’entretien et l’observation.

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 2ème phase : L’exploitation des informations :


Les méthodes qualitatives et quantitatives ont été utilisées pour l’exploitation
des informations recueillies.
Pour l’analyse des données collectées à partir du questionnaire, la méthode
quantitative a été faite de façon manuelle.
La méthode qualitative a été utilisée pour traiter les informations obtenues au
niveau des guides d’entretien.

E. Les difficultés et les solutions :


Les nombreuses occupations ont constitué les principales difficultés rencontrées
au niveau de notre recherche.
Cependant, notre constante détermination à réaliser correctement cette étude,
mais aussi la compréhension des personnes enquêtées et la disponibilité des
responsables du C.H.U Gabriel Touré qui n’ont ménagé aucun effort, nous ont permis
de surmonter les problèmes rencontrés.

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DEUXIEME PARTIE :
CADRE PRATIQUE

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Chapitre I : Etude du milieu


1. La présentation sommaire de la commune III6 :
L’historique de la commune III est indissociable de celle du district de Bamako.
L’ordonnance N°78-32 C.M.L.N du 18 août 1970 fixant le statut du district de
Bamako.
Cette ordonnance est complétée par les lois :
- N°93-008 déterminant les conditions de la libre administration des collectivités
territoriales modifiée par la loi N°96-056 du 16 octobre 1996.
- N°95-034 AN-RM du 12 avril 1995 du code des collectivités territoriales.
- N°96-025 du 25 février 1996 portant statut particulier du district de Bamako.
La commune III est une collectivité administrative décentralisée dirigée par un
conseil municipal qui est composé par le maire et quatre (04) adjoints élus.
A la faveur des élections municipales de 2004, ils ont été élus conformément à la
loi 95-034-AN-RM du 12 avril 1995 du code des collectivités territoriales qui fixent le
nombre des conseillers municipaux suivant la constitution de la République du Mali.
Elle s’étant sur vingt trois (23) kilomètres carrés (km2).
La commune III est l’une des commues les plus dotées en infrastructures et
comptes douze centres d’état civil. Le secteur tertiaire (administration, commerce,
services) est très développé et occupe un nombre important de personnes. La commune
III à la particularité d’accueillir près d’un million de personnes journalièrement. Le
secteur secondaire (artisanat, industrie) et le secteur primaire s’exercent essentiellement
dans les quartiers périphériques que sont : Kodobougou, Kouluniko, Sirakoro-Dounfing,
Koulouba, et Sogonofing.
La commune III possède trois (03) marchés dont les deux (2) plus grands du
district (le grand marché appelé Dabanani, et le Dibida), le marché de
N’Tomikorobougou.
La population de la commune III est cosmopolite, et presque toutes les ethnies
du Mali s’y côtoient dans une parfaite symbiose. Les ethnies et langues dominantes en
commune III sont : Bambara, malinkés, Dogons, Sarakolés, Ouolof, peulhs.
Les étrangers vivants dans la commune III sont principalement : les sénégalais
et les guinéens à Bamako Coura et Ouolofobougou en toutes saisons.
6
Monographie de la C.III du district de Bamako

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Les religions sont l’Islam, christianisme et l’animisme.


La population active est constituée d’entrepreneurs, de commerçants, d’artisans
d’agriculteurs, d’ouvriers, de fonctionnaires etc.
Elle renferme aussi un grand nombre d’intellectuels de l’administration
coloniale. La grande majorité de la population est jeune. La densité de la commune
avoisine les 3 920 habitants par kilomètres carré (km²). La commune III est composée
de vieux quartiers, vestiges de l’histoire coloniale.

Les infrastructures :
a. Les infrastructures sanitaires :
La commune III compte huit (08) aires de santé toutes opérationnelles, un
centre de santé de référence, deux (02) hôpitaux nationaux et les centres spécialisés
comme l’I.O.T.A. et C.N.O.S.
b. Les infrastructures routières :
La commune III dispose de sept (7) liaisons routes classées. Ces liaisons
totalisent 21,6 km soit environ 6.7% de l’ensemble de la distance du district.
c. Les infrastructures scolaires :
Le territoire de la comme III est couvert par les CAP de Bamako-Coura et du
centre commerciale. Le système éducatif en commune III comprend l’éducation
préscolaire, l’enseignement fondamental (1er et 2ème cycle) et l’éducation non formelle
qui concerne les enfants et adolescents non scolarisés. Les différentes écoles ont quatre
(4) types de statut : public, communautaire, privée et medersa. Le secondaire général est
constitué essentiellement de six (06) lycées, l’enseignement technique et professionnel
compte cinq (05) écoles, et l’enseignement supérieur compte presque toutes les grandes
écoles et les facultés.
La commune III est dotée à travers ces deux (2) CAP de :
 79 écoles publiques
 12 écoles privées
 7 medersas
 3 Centres d’Education pour le Développement (CED)
 18 jardins d’enfants
 Une (1) école communautaire

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Elle compte au total 120 structures d’éducation dont 62 encadrées par le CAP du
centre commercial et 52 par celui de Bamako Coura.

La situation géographique :
Par ordonnance N°78-34 /C.M.L.N. du 18 Août 1978 déterminant les limites des
communes du District de Bamako, la commune III est limitée :
 Au Nord par le cercle de Kati,
 A l’Est par le Boulevard du peuple qui la sépare de la commune II.
 A l’ouest par la Commune IV en suivant la rivière Farako à partir du Lido, par
l’Avenue des grottes devenus Cheick Zayed El Mahyan Ben Sultan qui enjambe
la dite rivière et enfin la route ACI 2000 passant derrière le cimetière de
Hamdallaye pour joindre la zone du Motel.
 Au Sud par la berge du fleuve du Niger
Dans le cadre de la réorganisation territoriale pour la création des collectivités
territoriales, les villages de Koulouninko et Sirakoro-Dounfing ont été rattachés à la
commune III.
Elle couvre une superficie d’environ 23 km 2 soit 7% de la superficie de Bamako
et est peuplée de 119.287 habitants repartis entre vingt deux (22) quartiers.

Hydrographie :
La commune III est traversée par les cours d’eau intermittents de Sogonofing,
Farako et Diafaranako dans la partie sud, le fleuve Niger longe la commune jusqu’au
niveau du pont des martyrs.

Relief :
Il comprend les collines du point G et les cours d’eau intermittents de
Sogonofing, Farako et Diafaranako.
La commune est située dans une zone enclavée et dispose de peu de ressources
foncières.

Climat et Végétation :

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A l’instar du district (situé sur 12°4 en latitude nord et 7°59 de longitude est). La
commune III se trouve dans la zone nord soudanienne avec une saison sèche (novembre
avril) et une saison pluvieuse (mai à octobre). La température moyenne est de 27,7° C
avec des extrêmes de 45° C et 21° C.

Végétation et ressources
Les forêts, espaces verts et périmètres de reboisement existent, mais
généralement mal entretenus. Il existe la forêt classée de Koulouba (2 010 hectares
selon SDAU). Les autres ressources sont : carrière de terre, sable, gravier, pierre à bâtir.

2. Présentation du lieu de stage7 :

7
Rapport de stage urbain, H.G.T février 1996

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Situé en commune III du district de Bamako, le CHU Gabriel Touré est le plus
central des Hôpitaux de Bamako. Il est limité au :
- Au Nord par l’I.O.T.A. et le Camp militaire;
- Au Sud par la gare du chemin de fer ;
- A l’Est par le quartier populaire de Médina Coura
- A l’Ouest par l’E.N.I.
Dispensaire central de Bamako, il fut érigé en hôpital et baptisée « Gabriel
Touré » à la mémoire d’un jeune médecin soudanais de nationalité voltaïque contaminé
par un malade lors d’une épidémie de peste survenue à Bamako. Il est mort le 12 juin
1934 et faisait parti de la jeune génération des premiers médecins africains.
A l’origine il n’y avait que le Bâtiment central qui sert actuellement aux
consultations externes, l’actuel laboratoire et l’actuelle direction servaient de logement
de fonction.
Ensuite furent construits :
- Le « pavillon INPS » avant les indépendances
- Le pavillon de médecine actuel,
- Le pavillon de pédiatrie en 1968,
- Le service des urgences et de la réanimation en 1983, réhabilité en 1999 en
service de réanimation adulte et de traumatologie annexe,
- Le service des urgences chirurgicales (SUC) en 1995-1996
- La réanimation pédiatrique en 1998 avec l’accueille et les urgences pédiatrique
bâtiment communément appelé « pédiatrie AGETIPE »,
- L’imagerie médicale en 1998-1999.
Il est actuellement le dernier recours pour la population du district de Bamako,
qui compte 6 communes, 60 quartiers et environ un million cent quatre vingt quinze
mille sept cent six (1 196 706) habitants en 2001. L’établissement a été érigé en
EPA en 1992 et depuis 2002 en EPH.

De 1957 à nos jours il a été dirigé par les directeurs suivants :


Anassar MAIGA
Sir Mathieu KONE
Methéo DIOURTE

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Souleymane SOW
Pathé ONGOIBA
Moctar DIOP
Cheick Oumar KEITA
Anassar MAIGA (même personne que la première)
Kaba CAMARA
KANE
Djinkerey TOURE
Toumani SIDIBE
Abdoulaye TOUNKARA
Togo Marie MADELEINE
Siné BAYO
Abdoulaye Néné COULIBALY (actuel)

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Figure 2 : ORGANIGRAMME DU CHU GABRIEL TOURE

CONSEIL
D’ADMINISTRATION

DIRECTEUR
GENERAL COMITE DE GESTION
SECRETARIAT
PARTICULIER D.G. COMMISSION MEDICALE CONSULTATIVE (CMCE)
COMMISSION PARITAIRE
CONTROLEUR
FINANCIER COMITE D’HYGIENNE ET DE SECURITE
DIRECTEUR RECETTES
GENERAL ADJOINT
SECRETARIAT DEPENSES
PARTICULIER D.G.A.
AGENCE
COMPTABLE
COMPTABILITE
SURVEILLANT GENERALE
GENERAL
COMPTABILITE
MATIERE

DIRECTION DIRECTION MEDICALE DIRECTION


ADMINISTRATIVE DE LA MAINTENANCE
ADMINISTRATION - PERSONNEL

INFORMATIQUE – STATISTIQUE

ANESTHESIE - REANIMATION
URGENCES CHIRURGICALES
ARCHIVES - DOCUMENTS

GYNECO -OBSTETRIQUE
CHIRURGIE GENERALE

CHIRURGIE INFANTILE
APPROVISIONNEMENT
CUISINE - BUANDERIE

MEDECINE INTERNE

TRAUMATOLOGIE
SERVICE SOCIAL

LABORATOIRE

BIOMEDICALE
RADIOLOGIE

PHARMACIE

ENTRETIEN
UROLOGIE
PEDIATRIE

MORGUE
O.R.L.

22
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ChapitreII : Présentation et analyse des résultats des enquêtes

La présentation et l’analyse des résultats portent principalement sur les éléments


suivants: 
 L’identification des personnes enquêtées ;
 La connaissance de la maladie ;
 Les activités menées par la structure ;
 Les changements intervenus ;
 Les propositions de solution ;

2.2.1 l’identification des personnes enquêtées :

I. Tableau I : Répartition des femmes enquêtées selon leur profession.

Profession Effectif Pourcentage


Ménagère 56%
28
Élève 4%
2
Étudiante 4%
2
Enseignante 4%
2

Autres 16 32%

Total 50 100%

Dans plus de la moitié des cas (56%), il s’agissait de ménagères, ensuite


viennent les autres professions dominées par les commerçantes, les teinturières, les
coiffeuses, les couturières (32%).

Tableau N° II: répartition des femmes enquêtées selon l'âge

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Age Effectif Pourcentage

15 - 24 ans 9 18%

25 - 34 ans 33 66%

35 - 44 ans 8 16%

Total 50 100%

L'analyse de ce tableau nous montre que la tranche d'age 25 - 34 ans (33 cas soit
66%) est la plus infectée parmi les femmes enquêtées. Il s’agit de la tranche d’âge
où les grossesses sont les plus fréquemment rencontrées. Cette tranche d’âge est
suivie de celles de 15 - 24 (18 %) et de 35 - 44 ans (8 soit 16 %).

Tableau N°III: Répartition des femmes enquêtées par rapport au niveau


d'instruction.

Niveau d'instruction Effectif Pourcentage

Supérieur 4 8%

24
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Secondaire 14 28%

Fondamental 14 28%

Non scolarisée 18 36%

Total 50 100%

Le bas niveau éducatif de la majorité de la population peuvent être les


comportements adoptés par cette population peu favorables à la santé.
Les comportements se caractérisent par un faible respect des règles d’hygiène et
d’assainissement. Le manque d’information sur la sexualité, les méthodes
contraceptives, le mode de transmission et de prévention de certaines maladies comme
les maladies sexuellement transmissibles y compris le SIDA. Tout ceci s’explique dans
le tableau ci-dessus, ainsi sur les 50 femmes enquêtées, 18 soit 36% sont non
scolarisées et les femmes ayant un fort niveau d’éducation s’en sortent avec l’effectif le
plus bas 4 soit 8%

Tableau N°IV : Situation matrimoniale des femmes enceintes séropositives au VIH


enquêtées

Situation Matrimoniale Effectif Pourcentage

Mariée 44 88%

Célibataire 4 8%
Fiancée 2%

25
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Veuve 1 2%

Divorcée 0 0%

Total 50 100%

Presque toute nos patientes étaient des femmes mariées (88%). Il s’agit de
couple le plus souvent polygame augmentant ainsi le risque de transmission au sein de
la famille.
Nous avons noté 2% de veuve dont le conjoint est décédé du VIH et 2% de
gestante qui était fiancée

2.2.2 Connaissance de la maladie:

Tableau N° V: relatif à la connaissance du VIH / SIDA

Connaissez vous le VIH SIDA Effectif Pourcentage

Oui 50 100%

Non 0 0%
Total 100%

26
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50

Toute les patientes enquêtées pensent connaître le VIH/SIDA. Ces patientes déjà
infectées, pour certaines depuis plusieurs années ont entendu parler du VIH au cours des
consultations médicales ou à travers les medias.
Ces connaissances peuvent s’expliquer par leur participation aux nombreuses
séances de sensibilisation et de counseling sur le VIH/SIDA.
Les principales connaissances qu’elles ont de cette infection portent
essentiellement sur le mode de transmission.

Tableau N°VI: Relatif aux moyens de connaissances du VIH / SIDA.

Moyens de connaissance Effectif Pourcentage

Télé 20 40%

Radio 15 30%

Journal 05 10%

Autres (à préciser) 10 20%

Total 50 100%

27
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Depuis des années l’infection à VIH fait l’objet de sensibilisation par les
autorités du Mali.
Les moyens de connaissances de nos patientes ont été varies et souvent associés.
Ainsi 40% disent avoir été informé à travers la télévision, 30% par la radio et
10% à travers les journaux écrits.
Dans 20% de cas le lieu d’information de nos patientes était à l’école, marchés,
tontines.

Tableau N°VII: relatif à la connaissance sur les voies de transmission du


VIH /SIDA

Voies de transmission Effectif Pourcentage

Voie sexuelle 15 30%

TME 10 20%

Voie sanguine 10 20%


Voie sexuelle, voie
sanguine, TME 15 30%
Total 50 100%

28
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Les voies de transmission évoquées par nos patientes ont été la voie sexuelle (30%) ;
la voie sanguine (20%) ; et la transmission mère enfant (20%), mais dans la plus part
des cas les voies de transmissions évoquées par nos patientes étaient associées avec un
pourcentage de 30.

Tableau N°VIII: Relatif aux raisons du dépistage

Raisons du dépistage Effectif Pourcentage

Maladie 16 32%

Grossesse 17 34%

Autres 17 34%

Total 50 100%

Les raisons ayant amené nos patientes à se faire dépister ont été nombreuses. Il
s’agissait d’un dépistage dans le cadre TME (34%), ou lors d’une maladie (34%).

29
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Certaines patientes ont été également dépistées à l’occasion de l’infection de


leurs enfants ou lors du décès de leurs conjoins.

Tableau N°IX: Durée de la connaissance du statut

Durée Effectif Pourcentage

0 - 4 ans 44 88%

5 - 9 ans 6 12%

Total 50 100%

Dans près de 90% des cas nos patientes étaient informées de leur séropositivité
depuis au moins 0 - 4 ans, alors que 12% l’étaient depuis 5 - 9 ans

Tableau X: Relatif à l’information du conjoint par rapport au statut sérologique.

30
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Information du conjoint Effectif Pourcentage

Oui 40 80%

Non 10 20%

Total 50 100%

8 patientes sur 10 (80%) dans notre étude avaient informe leurs conjoints, contre
20% qui ne l’avaient pas fait. Il s’agit de patientes qui avaient peur d’être rejetées par
leurs conjoints au cas où ceux-ci sauraient leur statut sérologique.
Cette insuffisance d’information dans le couple rend difficile le suivi de la
grossesse et la prise en charge du futur enfant.
Tableau N°XI: connaissance de la sérologie du conjoint .

Statut sérologique connus Effectif Pourcentage

Oui 20 40%

Non 30 60%

Total 50 100%

Quoi que la majorité de nos patientes avaient informé leurs conjoins, celles-ci
n’avaient pas d’information sur le statut sérologique du partenaire dans 60% des cas.
Seule 40 % de nos patientes disent connaître la sérologie de leurs conjoints.
Ce fait complique le statut social de ces femmes qui sont le plus souvent en
situation de stress.

31
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Tableau N°XII : Relatif au résultat du conjoint

Statut du conjoint Effectif Pourcentage

séropositif 12 60%

Séronégatif 8 40%

Total 20 100%

Sur les 20 conjoints dont la sérologie étaient connus, 12 étaient séropositif soit
(60%), dans 40 % des cas (8 cas) les conjoints étaient séronégatif.

2.2.3. Activités menées par la structure.

Tableau N°XIII: Relatif à l'accueil dans la Structure

Déroulement de l'Accueil Effectif Pourcentage


Normal 100%

32
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50

Anormal 0 0%

Total 50 100%

L’accueil est un élément très important dans un service. Il peut être facteur
d’encouragement dans notre cas, pour que les malades soient assidues aux
consultations.
Nous constatons tout de même que la quasi totalité de nos femmes enquêtées ne
se plaignent pas de la disponibilité et la qualité du service d’accueil.

Tableau N°XIV: Les différents types de services offerts.

Services offerts Effectif n=50 Pourcentage

Counseling 50 100%

Causéries éducatives 50 100%

C.P.N. 50 100%

Donner des ARV 50 100%

Confidentialité 50 100%

Les services offerts à nos enquêtées sont très variés et leur permettent souvent de
se détendre et d’avoir confiance en elles mêmes. Les confidences, les causéries sont des
actes qui permettent à nos femmes de se débarrasser du stress et souvent de soucis liés à
la maladie qu’elles vivent. Ainsi donc nous constatons que la totalité des femmes
acceptent et reçoivent les même types de service comme l’indique le tableau ci-dessus.

33
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Ces services permettent d’optimiser la prise en charge et donc d’améliorer le


pronostic maternel et fœtal.

Tableau N°XV: Relatif à la qualité des ARV selon les enquêtées.

Qualité des ARV Effectif Pourcentage

Bonne 46 92%

Passable 4 8%

Mauvaise 0 0%

Total 50 100%

La qualité et l’efficacité des ARV constituent le premier facteur encourageant les


femmes à être assidues au protocole qui leur a été soumis. Cette qualité détermine
également la chance de survie à long terme de ces gestantes en difficulté sociale et
sanitaire. Nous constatons que 46 ( 92%) gestantes affirment que la qualité des ARV
est bonne ce qui constitue un motif d’encouragement et de confiance pour elles.
En revanche 4 (8%) des gestantes sur notre échantillon trouvent que la qualité
des ARV est passable à cause de certains effets secondaires (nausées, vomissement,
démangeaison); cela s’explique peut être par le fait que ces patientes ont commencé la
trithérapie à une date beaucoup plus récente au moment où nous menons notre enquête.

34
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2.2.4. Changements intervenus :

Tableau N°XVI: Amélioration de l'état de santé

Amélioration Effectif Pourcentage

Oui 50 100%

Non 0 0%

Total 50 100%

Les résultats obtenus au niveau du tableau XVI confirment la tendance du


tableau XV sur l’ensemble des 50 femmes enquêtées la totalité (100%) constate une
amélioration de leur état de santé. Ceci constitue donc un facteur important d’espérance
de vie à long terme pour des femmes ayant perdu tout espoir à un moment donné.

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Tableau N°XVII : Relatif à la vie des malades avec le statut

Statut sérologique actuel Effectif Pourcentage

Normal 45 90%

Anormal 5 10%

Total 50 100%

Sur les 50 femmes enquêtées, 45 (90%) affirment vivre normalement avec leur
statut sérologique au sein de la famille contre 5 (10%) qui ont des problèmes au sein de
la famille. Cela est dû à un engagement et un élan politique importants suite notamment
à une prise de conscience nouvelle vis à vis de la nécessité de renforcer la lutte contre
l’infection. Cette prise de conscience est aperçue chez les décideurs politiques, les
professionnels de la santé, bref tous les intellectuels se sentent interpellés voire la
société.

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Tableau N°XVIII: Relatif à l’information des proches

Proches informés Effectif pourcentage

Oui 43 86%

Non 7 14%

Total 50 100%

L’information, l’acceptation, le soutien et la compréhension des proches


constituent un élément capital dans la socialisation, l’intégration de tout Homme en
détresse. Sur les 50 femmes enquêtées 43 ( 86 %) ont informé leurs proches de l’état de
leur sérologie. Cela s’explique par le fait que lorsqu’un Homme se confié, il se libère et
se trouve soulagé d’une partie du fardeau que constitue le secret de la maladie qu’il
porte en lui. A partir de cet instant il trouve des confidents, des soutiens sociaux ou
financiers pour affronter le mal.

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Tableau N°XIX: comportements de l’entourage par rapport à la maladie.

Comportement de l'entourage Effectif Pourcentage

Bonne 33 76,74%

Méfiance 10 23,26%

Total 43 100%

L’une des préoccupations majeures qui apparaît lorsqu’on s’intéresse au


VIH/SIDA, dans les pays du sud et particulièrement au Mali est celle de la vulnérabilité
des femmes infectées.
Face à cette vulnérabilité quel est donc le comportement de l’entourage vis à vis
de ces femmes ? Sur 43 femmes ayant informé leur proche, 33 (76,74%) affirment
qu’elles obtiennent une compréhension et une acceptation de leur proche tandis que 10
(23,26 %) affirment que leur entourage garde une méfiance vis à vis d’elles.
Sur les 43 personnes qui ont informé leur proche par rapport à leur statut
sérologique, 33 (76,74%) affirment que ceux-ci ont un bon comportement par rapport à
leur maladie contre 10 (23,26%) qui sont méfiants.

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Tableau N°XX: Difficultés rencontrées dans le cadre de la prise en charge (selon


les patientes).

Difficultés rencontrées Effectif Pourcentage

Oui 4 8%

Non 46 92%

Total 50 100%

L’interprétation des données de ce tableau nous permet de savoir que les


malades dans le cadre de leur prise en charge n’ont pas rencontré de difficultés majeurs
46 (92 %).
Les principales difficultés rencontrées par les patientes résidaient au niveau de la
pharmacie. Il s’agissait d’attentes longues.
Cette situation s’explique par l’insuffisance du personnel au sein de la pharmacie
et par l’absence de salle d’attente.

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Suggestions

Suggestions faites par les agents socio sanitaires

 respecter des rendez vous par rapport à la C.P.N ;


 Prendre normalement les médicaments A.RV. prescrits par le médecin traitant
pour que la maladie ne soit pas aggravée et éviter la TME du virus.
 Instaurer une meilleure implication et collaboration entre les agents sociaux et
les cliniciens.
 Rendre accessible la P.T.M.E. à toutes les femmes.
 Créer des sources de revenu, pour améliorer le plateau technique des laboratoires
d’analyse publiques pour permettre aux femmes enceintes séropositives de
bénéficier des analyses qui sont très chère s dans les laboratoires privés.
 Sensibiliser d’avantage les bailleurs de fonds pour la prise en charge socio
économique.
 Organiser des campagnes de sensibilisation des familles de ces femmes.
 Sensibiliser pour ne pas mettre les autres en risque de contamination.
 Impliquer tous les acteurs susceptibles d’améliorer la prise en charge.
 Eviter la rupture des A.R.V. et le lait pour les enfants.
 Mettre en place dans tout le pays des sites P.T.M.E. et de les équiper pour une
meilleure prise en charge.

Suggestions faites par les femmes enceintes


 Aider financièrement les femmes enceintes vivant avec le VIH/SIDA.
 Sensibiliser la population par rapport au dépistage volontaire du VIH/SIDA.
 Souhaitent qu’on leur donne des médicaments plus efficaces que ce qu’on leur a
proposé jusqu’à présent.
 Chercher une solution efficace pour que l’allaitement soit uniquement artificiel
chez toutes les femmes gestantes VIH/SIDA afin de tenir compte des conditions
sociales.

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Suggestions faites Par le chercheur

Echelon décideurs :
 Former et motiver le personnel de santé implique à tous les niveaux de la PEC
intégrée.
 Mettre à la disposition du service du développement social les moyens
nécessaires et à temps pour l’exécution correcte des activités qu’ils doivent
mener dans le cadre de la PTME.

Au personnel Socio sanitaire :


 Former et impliquer d’avantage le Service de Développement Social dans la
PEC en PTME.
 Intensifier la PEC psychosociale des femmes séropositives inclues dans le
programme PTME.
 Assurer le suivi adéquat des femmes séropositives et de leurs enfants dans le
cadre de la PTME.
 Inciter les femmes séropositives VIH/SIDA pour un regroupement associatif.
 Former et impliquer les leaders communautaires, les acteurs publics, prives et
ceux de la société civile notamment les PV /VIH dans la sensibilisation sur la
PTME.

Aux femmes séropositives VIH/SIDA :


 Prendre normalement les médicaments prescrits par le prestataire traitant
pour que la maladie ne soit pas aggravée et éviter la TME du virus.
 Le respect du rendrez vous par rapport à la CPN.

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Conclusion

Face à la pandémie de l’infection du VIH/SIDA chez les femmes enceintes au


niveau du C.H.U. Gabriel Touré et des résultats défavorables issus des interventions et
de la mutation du phénomène ces dernières années, il est temps de repenser les
fondements du travail social dans notre pays.
Car le travail social est toujours profondément basé sur une logique
ecclésiastique, la volonté de sauver ou de porter secours, en omettant qu’il requiert une
compétence, une technique et un savoir professionnel.
Autrement dit les résultats obtenues de notre enquête confirment notre première
hypothèse tandis que notre deuxième hypothèse est infirmé.
 Les femmes séropositives continuent leur suivi dans le .C.H.U. Gabriel
TOURE pour bénéficier des ARV, pour le suivi thérapeutique et nutritionnel des
enfants, afin d’éviter les complications dues à la maladie, éviter la TME du virus
et à causse de la qualité des services offerts.
Certaines des femmes séropositives qui consultent partagent l’information de leur
séropositivité avec leurs proches, mais pas toutes.
Les soutiens apportés aux séropositives par les proches sont d’ordre financier,
matériel et psychosocial.
Les proches des séropositives ont une connaissance satisfaisante sur le VIH /
SIDA.
Le lien de confidence entre les femmes séropositives et leurs proches s’est
institué sans difficultés majeures.
Les agents du développement social sont impliqués dans la P.E.C. des femmes
séropositives en P.T.M.E., mais en nombre réduit.
Les programmes mis en œuvre par la Cellule de Coordination du Comité
Sectoriel de Lutte contre le VIH/SIDA (C.S.L.S.) sont révélateurs de l’existence d’un
certain engagement, de beaucoup de bonnes volontés.
Malgré cette relative stabilisation de la prévalence du VIH/SIDA chez les
femmes enceintes, il devient nécessaire d’intensifier les campagnes pour le changement
de comportement, d’autant plus que la femme est le pilier du foyer.

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BIBLIOGRAPHIE

 Compétence en counseling en matière du VIH/SIDA


Manuel de référence DRAFT

 Compétence en counseling en matière du VIH/SIDA axées sur la PTME


Manuel de référence ;

 Esher (Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière), Atelier


national sur l’amélioration de la prise en charge du VIH/SIDA de l’enfant et de la
cellule famille, Bamako- Mali « 3 mai 2004 - 4 mai 2004 » ;

 CSLS (Cellule de Coordination du comité sectoriel de lutte contre le VIH SIDA),


Politique et protocole de prise en charge Antirétrovirale du VIH/SIDA « janvier
2006 » ;

Rapport
 CSLS, rapport : surveillance sentinelle du VIH et de la Syphilis chez les femmes
enceintes, 3e édition « janvier 2006 » ;

Mémoires
 KEITA Nahan, prise en charge des enfants de la rue au Mali : cas de Samu Social
dans le distinct de Bamako ; mémoire de fin d’étude cycle supérieur option INFTS  :
Développement Social ,Bamako, 2007 ;
 Dr Kadiatou TOURE SINAGO, étude des causes de la déperdition des femmes
séropositives dans le cadre de la P.T.M.E. dans deux (2) centre de santé de référence
du district de Bamako ; mémoire DSGSC, ISED-Dakar, 2007
 SANOGO Ibrahim, : causes et conséquences du divorce chez les jeunes couples en
commune VI du district de Bamako ; mémoire de fin d’étude cycle supérieur option
INFTS : Service Social Spécialisé , Bamako, 2007 ;

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