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Ahmad RIFAII SARRAJ

Physiothérapeute
Directeur du Centre de Physiothérapie
Hôpital Rahme de Réhabilitation – Tripoli - Liban

Protocole d’investigation du rachis cervical


en thérapie manuelle.

Les cervicalgies sont des algies localisées à la région cervicale ou ont une origine
cervicale et qui peuvent générer des irradiations vers des zones de projection en inter-
relation antomo-biomécanique (scapulaire, thoracique, membre supérieur et tête…)

Les cervicalgies ne peuvent être constitués comme une entité pathologique. Ces sont
des symptômes dus à un syndrome d’origine multiple essentiellement musculaire
(syndrome musculaire, tension générale), neurogène (conflit radiculaire, névrite,
névralgie) ou vasculaire.

Examen en position debout

Test de la mobilité passive et/ou active du rachis lombaire, de la hanche à la recherche


d’une origine inférieure de la cervicalgie.

Examen postural général.

Examen du sujet en position assise

− Exploration de la mobilité passive du rachis cervical (Etiologie probablement


articulaire ou ligamentaire) : Flexion, extension, inclinaisons, rotations.

− Exploration de la mobilité active du rachis cervical (Etiologie probablement


musculaire) : Flexion, extension, inclinaisons, rotations.

− Exploration de la mobilité active et passive de l’épaule avec observation d’un


éventuel surcharge scapulaire.

− Test de Spurling : Le physiothérapeute, situé derrière le sujet assis, imprime au


rachis cervical une extension, une inclinaison et une rotation homolatérale
avec contre-appui sur la face latérale du moignon de l’épaule ipsilatérale. La
manœuvre ferme sert à fermer les trous du conjugaison : l’accentuation de
l’inclinaison par le physiothérapeute est susceptible de déclencher un
syndrome de foramen.
o Douleur locale au niveau du cou, non dans le MS : c’est un
syndrome articulaire.
o Douleur cervicale et brachiale : c’est un syndrome articulaire et du
foramen.
o Douleur brachiale : c’est un syndrome du foramen.

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− Test d’Erb : (Test d’Adson modifié) : il doit être effectué systématiquement en


cas de brachialgie.
Le rachis cervical du sujet est place en inclinaison opposée au membre
supérieur et en rotation homolatérale à l’inclinaison. Le membre supérieur du
sujet est emmène passivement en abduction de 90° et rétropulsion avec
dorsiflexion des doigts. Un contre appui est exercé par la hanche ou le bassin
du physiothérapeute contre la face postérieure de l’épaule testée.

− Test de la compression axiale

Elle consiste dans un appui vertical du physiothérapeute à deux mains sur le


vertex du sujet.

Ce test sert à évaluer l’importance d’un conflit discal, radiculaire et rarement


musculaire qui peut apparaître suite à cette décompression une irradiation
provoquée dans les doigts du sujet ou de reproduire exactement la douleur
projetée au membre supérieur provenant du rachis cervical.

Examen du sujet en décubitus

Le sujet est en décubitus, le physiothérapeute situé à sa tête placée sur la table et pas
en dehors pour amener le relâchement relatif sécurisant.

− Exploration de la mobilité passive :


o En inclinaison latérale en flexion : test des parties molles
controlatérales.
o En inclinaison latérale en extension : test des articulations du cote
homologue à la latéroflexion.
o Rotation en flexion : test du cote oppose à la rotation.
o Rotation en extension : test du cote homologue à la rotation.
o Compression axiale :
 Positive en flexion : étiologie discale.
 Positive en rétropulsion : étiologie articulaire.
o Traction axiale :
 Soulagement de la douleur : rétrécissement du trou du
conjugaison par maladie dégénérative.
 Augmentation de la douleur : conflit discal, conflit
radiculaire évolué.

− Tension musculaire :
o Angulaire de l’omoplate,
o Scalènes,
o Trapèze supérieur.

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− Test de la mobilité costale :


o Première côte ++.
o Les cotes en inspiration (bloc), en expiration.

− Test des articulations des deux épaules :


o Sterno-costo-claviculaire :
 Enfoncement : flexion de l’épaule.
 Proéminence : extension de l’épaule.
o Palpation de la tête humérale (conflit sous-acromial, arthrose ...)
o Test acromio-claviculaire en compression et en élévation de
l’épaule.

Examen du sujet en procubitus

Cet examen pourrait ne pas être effectué si l’amplitude articulaire testé en bilan
dynamique est relativement limité surtout en inclinaison et/ou en rotation.

Le physiothérapeute, situé à la tête du patient, place la tête en position neutre


d’inclinaison et de rotation en mettant ses deux mains sur les faces latérales du cou
pour palper les muscles correspondants puis en imprimant la rotation et/ou
l’inclinaison voulues perçoit la tension précoce de ces masses musculaires qui
peuvent détecter un spasme important ou une amplitude articulaire limité ne
permettant pas le mouvement important voulu.

− Test de palpation des épineuses (alignement) en position neutre de rotation.

− Tension musculaire :
o Rhomboïdes
o Petit dentelé post-sup,
o Trapèze supérieur,
o Grand rond,
o Sus - épineux,
o Sous - épineux,
o Trapèze moyen,
o Sous-scapulaire.
− Mobilité latérale vertébrale à la recherche de douleurs (appui inter ou latéro-
épineux…)

− Examen du plan cutané à la recherche d’un conflit articulaire ou d’une tension


musculaire sous-jacents surtout au niveau du plan du trapèze.

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