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Généalogie historique de la maison
de La Borie , de Campagne, de La ...
Roger Armand Marie de La Borie La Batut
JL
GÉNÉALOGIE HISTORIQUE

DE LA

MAISON DE LA BORIE

DE CAMPAGNE,
DE LA BATUT, DU POURTEIL, DE PRATS
ET DE SAINT-SULPICE

EN PÉRIGORI) ET AGENOIS

LE BAROX ROGER DE LA BATUT


Membre de la Société hittorique et archéologique du Pèrigord.

Ingonuicflt Cui multum debeas


ci plurimuin vclle debere.
(Cictaos. Kj>i$t. fam.)

PARIS
H. OUDIN, LIBRAIRE-ÉDITEUR
17, RUE BONAPARTE, 17

1886
s
GÉNÉALOGIE HISTORIQUE

PE LA

MAISON DE LA BORIE
: a n '•iojojaj —
«Onu Aaaadi"
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GENEALOGIE HISTORIQUE

DE LA

MAISON DE LA BORIE

DE CAMPAGNE.
DE LA BATUT, DU POURTEIL, DE PKATS
ET DE SAINT-SULPICE

EN PÉRIGORI) ET AGEXOIS

LE BARON ROGER DE LA BATUT


Membre de la Société hittorique et archéologique du Périgord.

Ingenuioat Cm multum debe«s


ci plurimutn vello debero.
(Ciciaox. Epiât, fam.)

P A R I S
H. OUDIN, LIBRAIRE-ÉDITEUR
17, RUE BONAPARTE, 17

1886
, LI3
BRANCHE DE CAMPAGNE M

X. DE LA BOBIE se marie en 14.. avec demoiselle


Jeanne iik Crkoude.
De ce mariage vinrent :
1° Aphémau, qui tait suito ;
2" Aymeric, auteur des Branches de Prat* et dr Saint-
Snlpice, rapportées ci-après ;
3° GripLauME, mariée & Jeun de Mullmlk, h»lfitfl!lt 4»
la ville de Snrlat.

(1) La filiation de la Maisot) de La Itnrie ue petit être suivie qu'à


partir de la seconde moitié du XV siècle et de uuji établissement t-')(
l'érigord dan» la seigneurie dp Campagne. M. le coiiltede Touchpbwufr
L'iermout, qui a laisse une savante réputation duns l'archéologie nojij-
liaire de (iiiienue, a donné dans une note manuscrite les indications
suivantes : « Vu ii Turenne quelques notes qui portent à croire que
cette Maison avait autrefois le nom de Gantier,- qui est d'ancienne
chevalerie; niais il faudrait remplir les vides et lacunes ; on trouverait
peut-être quelques titres au fief de La Horie, prèsConogrés, syrleSénu,
appartenant à M. de Mirundol ; vu en Limousin un <W't£ (lu xiV siècle
où l'on voit un « Domina» Uarnieriu* fit ia Boria », cheyajier, ce qui a
fait penser que le nom primitif était Gurnier.. » Dans une lettr0 qu'il
adressait à M. le marquis de Campagne, niort en 1H02, il précisait ses
indications de la manière suivante : « Vous aves intérêt à ce que je
vove le dépôt de .1/. de Floiruc en ce que c'est ù une lieue de Muriel i
II

Uk Ronald: d'a ADEMAlî DE LA BORIË, qualifié de vénérable et


zur h la gerbe honorable hoisme, licencié es lois de la ville de Sarlat, était,
d'or accompa
gnée en pointe en 1471, conseiller et, avocat (1) à la cour des Grands Jours
do deux étoiles de (îliarles d'Aquitaine : se maria en 14.. à
de même .
Demoiselle Jkanne de Bonald, qu'on croit fille d'Iféfie de

il avait en outre un lief nommé Labarie de Gauhae qu'il a vendu. Il


en a encore les titres. Ce fief était h votre famille. Je me rappelle qu'à
la marge des hommages dont je vous ai parlé, il y avait ces mots écrits
à la vérité d'une écriture plus récente, mais pour indiquer pour quel
objet lademoiselle noble .Y.«'<' 'aBmia,aliasGqrnerii, rendait hommage
au vicomte. Il me semble même que le nom de son père y est rappelé,
ou celui de son mari, en 1407. etc. Dans une autre liste d'hommages,
environ 1422, on voit un Garnier, seigne«rdeJja6ori>,etc., et ce dans la
chambre blanche du chateau de Turenne, entre les mains de Jean le
Maingre dit Bauricault, maréchal de France et mari A'An toinet te de
Turenne
« Les notes ci-dessus ont été trouvées chez Sclafer, garde-note de
Turenne.
« Ce nom-là (Garnier) étant de l'ancienne chevalerie, j'en ai vu
foule d'actes, et eclase voit aussi dansles chartes et cortulaires deségli-
seset «htayes de ce pays, lesquels sont antérieurs au siècle 1200. u M. le
comte de Touchebu-uf-Clermont ajoute encore : « Vous ferés bien
de voir l'armoriai de votre Maison qui est sur une vieille petite porte
du château de La Boiïe. »
Il y a lieu, en effet, de présumer que le nom de La Barie est un
nom de terre, et encore aujourd'hui, dans la langue romane, « La Ma
rio * veut dire le bien, la propriété.
L'orthographe du nom s'écrit indistinctement, dans lesactes les plus
anciens, Laborie ou LuBorie. Cette dernière atoutefois prévalu comme
plus conforme à l'étymologie.
(1) Ou lit dans l'ouvrage intitulé « Treize livre* du Parlement de
Fiant e, jmr Bernard de La Roche-Flavin, Bardeaux, 1617 i> : « A
« peine avoit ce nouveau Parlement posé son siège à Bourdeanx car
i
Bonold, damoiseau de Montignac, et de GmUelme..de
Panisxal (1).

« le roy par le traicté du moys d'avril 1409 donna la Guyenne à Char-


« les son frère sans se réserver autre chose que la foy et hommage ot
a le ressort au Parlement de Paris des appellations veiiâtsct procédant
« des Grands Jours qui seraient establis par le Duc en la province.
« Par l'arrest du 1K mai 147(! contenant le plaidoyé de Lu Borie pro-
« cureur dû Duc, il appert que les Grands .1 ours estoient composé/, de
.i deux présidents, cinq conseillers lays, etc., etc. » (Op. cit. liv. 1er,
png. 16, Bibl. nationale. Imprimés.)
Armoiries. — Les armoiries sont ainsi décrites dans VArmoriai du
Périgord, par M. Alfred de Froidcfond,— Périgueùx, 1858: «de gueule»
à troisfers de cheval d'argent clouté* de solde (plus anciennement,
suivant quelques généalogistes, trois fers de lance) ps>sés 2 et J, et en
chef d'un croiss ait d'argent ». — L'Armoriai général de France dressé
par d'Hozier, en vertu de l'édit de 1697, enregistre le même dessin dans
le vol.de Guyenne. — nLaSigUlogniphie •. du Périgoixl.par M. Philippe
de Posredon, décrit de la manière suivante un sceau d'Adhcmar de La
Borie, mort, d'après Lespine, vers 1470 ou 147'2 : « Ecu droit écartelé
aux 1 et 4 à un lion aux 2 it 3 à sept champignons, dont six rangés
en pal 3 et S et le septième en pointe, l'écu sommé d'un casque taré de
profil. Rinceaux des deur ràtév de l'écu, bardnre de grènetis ». Ce sa
vant archéologue ajoute ces renseignements : « Les armes de la Maison
de La Borie ont subi depuis cette époque plusieurs modifications. Elles
sont ainsi décrites dans un' procès-verbal de vérification dressé par
M. de Labrousse, commissaire subdélégné de M. de Pellot, intendant
de la Guyenne, en datedu 5 décembre 1606 : écartelé aux 1 de gueula
à deux griffons andossé* [nie] aux 2 et 3 de sinople, à sept champignons
d'argent, au 4 d'argent au lion de gueules ; sur le tout d-' gueules aux
trois fers soutenus en chef d'un croissant d'or. Ce dernier écu, qui était
probablement celui des anciens seigneurs de Campagne, a seul sub
sisté, et en 1789 toutes les branches- ne portaient plus que ce blason, tel
qu'il est décrit par M. de Froidefond dans son « Armoriai du Péri-
gord », et tel qu'il est figuré mr les divers sceaux de cette famille
mentionnés dans notre Sigillographie. •
Dkvisk : « Ecclesià, Scuto, Togàm.
(1 ) La Maison «de Panissal » existait vers 1340 à Molières, près
Cadouin en Périgord. Les actes qu'on en connaît, portent la qualifica
tion de « damoiseau p. ■ '•
Le 5 juillet 1460, donation lui est faite par noble Jean
île Cazenac de Beynac de tous les cens, rentes et autresdroits
qu'il avait dans la succession de noble Bertrand de Cazenac,
chevalier. (Acte passé devant Jean de Castanet, notaire.)
Le 18 octobre 1 4 fî (î , vente lui est consentie par-devant
Sacerdos de Barcio, notaire, j«ir noble et puissant homme
Jean de Baynac, chevalier , seigneur baron de Beynac, de
certaines rentes sur les ténements de Péchagut, Latapehe et
la Brugue, jxiroissc de Saint-André.
Le 20 octobre 1471, lettres de chancellerie de Charles
duc de Guyenne, fils et frère du roi, pour Adémar de La Borie,
qualifie « d'amé et féal conseiller et avocat on la cour des
4 Grands Jours dudit Prince contre Guynot et Jehanicot
« Adhéinar dits de Lostanges et le seigneur de la Douze )>.
Son testament est daté du 27 octobre 147ii, devant Aymar
Anstier, clerc et notaire.

Il eut pour enfants :

1" Pikrrk, prêtre et archidiacre de Bazas, auprès de


Jean de Bonald, son oncle, qui était évêquede
ce diocèse ;
2" 1ÎKrNaBD, qui fait suite ;
S" Jean, lieutenant de Gabriel d'Albret, grand séné
chal de Guyenne, eut pour enfants issus de son
mariage avec N :
A. Bernard.
B. Jacqnetie.
('. Aymar, marié en 15.. avec demoiselle Bour-
tjuyne rh Haramlmre ;
9

d'où :
a. Aymar.
b. Jean.
e. Française, mariée à noble Léonard de
Goudin, auteur de la (tranche de la
îîoussie.

On ne connaît pas le sort de cette branche.


'T Jeanne, mariée à noble Arnaud delà Basque, du
lieu de Blanquefort en Ageuois, seigneur de
Bastcs, jtaroisse de Fongalot, près Belvès, et
dont la postérité a fini en Jeanne de la Basque,
mariée en 15.. avec noble Jean de Vassal,
cadet de Reignac, auteur des branches de la
Ooste, Bellegarde, la Queyzie, la Chapelle,
Sineuil, Penisclau, etc., etc.

III

Noble et honorable homme BERNARD DE LA BORIE,


licencie ès lois, conseiller au Parlement de Bordeaux, sei
gneur de La Borie, Langlade, Roccxdtuvra, et coseigneur de
Campagne (1), fils à'Adhémarde La Borie, conseiller etavo-

(1) La seigneurie de Campagne et sa forteresse en Périgord sont


citées dans des actes très anciens. Jean de liawil, Bmmal on Boualtl
en était coseigneur avec A rwiud de Cambltizuc au xv* siècle. Le»
cliartes écrivent, suivant les époques, Qampana, Campauhr, Ctim-
poigne et Campagne.
En 1160-11GK, Petronella de Cumpanlut comparaît dans un acte
d« cartulaire de l'abbaye de Saint-Sauveur du Bugue.
En 1287, Hélie de Campania, chevalier, sénéchal dans le din-
résede T'érigueux |Hinr Edouard, roi d'Angleterre et dnc d'Aquitaine
10

cat à la cour des Grands Jours de Charles, duo d'Aqui


taine, et de Jeanne de Bonald, se marie en 14.. à Jkhanne de
lilCAKd, fille de noble Pierre de Ricard, seigneur d'Alamans,
près Riberac en Pt'rigord, et de demoiselle Catherine du
BremUi ; elle était veuve deBamond de Cazenac.
Il rond hommage, le 17 novembre 1507, « au seigneur de

"En 1310, noble homme Messire EbUm de Campagne {de Qimpania),


chevalier, est lieutenant de noble homme Messire Jean d'Arrablay,
chevalier et sénéchal pour le roi duFrance eu Périgord et Querey.
En 1317, noble homme Elie de Campanhit, considérant les services
que lui avait rendus A rnaud Sègui, son parent, lui Ht donation rémn-
nératoire de tous ses biens meubles et immeubles situés dans la
paroisse de Campagne. (Acte reçu par M' 15. de Coin, notaire royal.)
Vers le milieu du même siècle, noble « Guilhem Seguin », appelé
« Campanhela », est dit fils de j Mom. Arnal Segu', *enhor de Campa-
nha ». Un autre acte de la môme époque porte l'émancipation faite par
a Arnal Ségui », cavalier, seigneur en partie de Campagne, en faveur
d'« Arnal Ségui», son lils, et donation à ce dernier de ce qui lui appartient
en la châtellenie de Campagne et dans les paroisses de Tayac, Tursac,
le Bugye, Saint-Cyr et Audrix, par-devant noble seigneur Pons de
Beynac, don/.el. seigneur du château de Conunarque, en présence de
noble << Augier de Campaiiha », seigneur en partie de « Campanha »,
« Moss. Haols la Fiera, cavalier», seigneur en partie d'Ale et de Saint -
(îenieys, «Moss. Unirai de Marcelha (Marcillac) de Beynac, Galhart de
Paleyrac, cavalier, Hugues de Mechmon de Belvès, Bertrand de
Serolh (Sireull), de la paroisse de Serolh, lilie de Casuac, Donzel de Bey
nac ». (Acte retenu par M' Uaol de Gendri. Bibl. nationale. Mss. Coll.
Périgord, vol. 52.)
En 1335, Hélie de Buoto, chevalier, et Augier fie Campama, damoi
seau, sont choisis par noble homme Pierre de Ualard, chevalier, seigneur
de Limeuil, pour les divisions des justices de Miremont et de lîeilhac.
En 138ô, Lettres du roi Charles VII, par lesquelles il fait dona
tion à Pons de Beynac, chevalier, du château de Campagne, avec tous
ses droits, lequel avuitété confisqué sur « Evrard de Camblaxac »,qui
rend hommage en 1388 au comte de Périgord pour la terre « de Ver-
nhio ». Evrard de Camblazuc est qualifié dans cet acte d'hommage
de « Domicellu* de Lintolio » idamoiseau de Limeuil).
11
Lrmsae, archevêque de Bourdeau.v, pour raison de In terre de
Campagne ».
I! fait son testament a, Sarlat le 17 juillet 1533, dans le
quel il déelare qu'il veut être « enseveli/ en l'esf/lise Notre-
Dame de la présente ville de Sarlat et au dessoubx le tombeau
defeu Monsieur de minet Avict et veux que y soyt pourtés les

Les Anglais s'emparèrent du château de Campagne pendant les


guerres de Guyenne; en 1432. à la suite d'un siège, il fut rendu au
parti fiançais. Nous donnons ici le texte même de la chronique du
chanoine Tarde, le savant historien du Sarladais, qui vivait dans le
xvi" siècle :
« Au mois d'aougst 1432, le sieur de l'Aigle et (ïontaud, capi-
« taine de Montignac, mettent le siège devant le chasteau de Cani-
« paigne,où estoit une garnison angloise qui faisoit de grands ravages
n de çà et de là Yezèrc ; Sarlat y envoie nombre de soldats et des
« pioniers avec vivres et munitions de guerre ; les assicgés, après
«..avoir «milwtenu environ un rooys et demi, offrent de quitter la place
« moyennant une somme d'argent et pour ce subjeet les trois Ktatsdu
« Périgord s'assemblent à Montignac an mois de septembre qui
ii mettent en délibération si on continuera le siège ou si on leur bail-
« lera de l'argent. Les cheftz disent la place être -si forte qu'il* li'-es-i
« jièrent pas la pouvoir prendre par force. Sur cet advis la résolution
« est prinse qu'on composera «t que la somme que les assiégés
« demandent sera imposée sur le pays pour leur être baillée. La com-
« position étant arrestée, les assiégés consignent la place ès mains du
« sieur de Beynac moyennant certains hommes qu'il leur donnera
« pour ostages, et cela fait le sieur de Beynac y met des soldats de
« sa terre pour garder la place en attendant In payement de la
« somme convenue, pour l'assurance de laquelle Sarlat et les autres
« communautés luy baillent des hommes' en -hostage: La somme fut
« promptement levée et portée an sieur de Beynac et comptée aux
r Anglois le 25 d'octobre, auquel jour les cautions fuient élargies de
« part et d'antre et le lendemain la place fut razée de peur qu'ils ne
• la reprinsent, et pour cet eiïect Sarlat y env iva un nombre de pio-
■i niers avec les outils nécessaires. ii
IVautre part, au sujet de ces événements, on lit dans la Généalogie
de la Maison de Gontaut, par de Courcelles : » Au mois d'août 14.'..),
12
ossements de nies feus père et mère et aussi pareillement veux
que y soyent les sépultures de ceux de ma maison pour Cad
venir ».
« Item donne et lèyue à Messieurs les Religieux de Ves-
H ylise Cathédrale de Sarlat pour la fundaeion d'un obit
« douze sols tournois île rante, » Berrwrd de La Borie
constitue pour ses exécuteurs testamentaires Jehan de Ca-
maiiig, « son gendre », et Jehan de Blanchier, « son prouche
parent » .

a liicliard detiontaut se signale par la prise du château de Cam-


« pagne, qui jusqu'alors avait passé pour inexpugnable. Richard le fit
b raser, ainsi que celui de Bigai roque. »
a Arnaud de Camblazac i> et « Jean de Bonal » paraissent être
entrés dans laseigneurie peu d'annéesaprès ces faits. Us furent troublés
à main année dans leur possession par Baubelin de Beaufort, dit
« le bâtard de Limeuil ». Dans une charte latine datée de Paris le
14 novembre 1450 (Bibl. nationale. Mss. Cpllection Périgord), le roi
Charles VII enjoint au sénéchal du Limousin de soutenir les droits
d'Arnaud de Camblazac et de Jean de Bonald, et de poursuivre rigou
reusement Baubelin de Beaufort : « Cominittimus et nuuidamus quate-
nu» de is super deprwdutionibu», ccessibus, delicti», criminibus vos
iuforineti» ». Arnaud de Cambluzac tenait ses droits sur Campagne
d'une donation qui lui avait été faite en 1438 « par noble, excellente
« et très puissante personne Pierre, comte de Beaufort, vicomte de
« Tureune, seigneur de Limeuil, Mireniont et Cléraus, lequel céda à
a son bien-aimé, très cher et fidèle ami, noble Arnaud de Cambla-
tt zac, damoiseau, habitant du lieu de Plazae, tout le droit et devoir
t qui lui appartient ou peut appartenir sur le château ou maison du
o lieu de Campagne, dans le diocèse dcSarlat, avec toute juridiction ».
Par acte passé au château de Turenne eu Limousin et dans la cha
pelle dudit château, devant Guillaume de Saint-Cyprien, notaire et
prêtre du lieu de Limeuil.
La justice de Campagne est mentionnée dans un manuscrit de 1530
intitulé : « Amètejaite sur le» ehâtellenies et justice» de Périgord poin
te roi dans la même province i>.
(3

De son mariage sont nés :

1" Françoise, mariée à honorable homme Jehan de


Cama/n$F,conseillerduroienla courde Bordeaux ;
2° Jehannb, mariée en premières noces à M. Léonard
Grégoire, bachelier de la ville de Tulles ; en
secondes noces, avec M. Étienne Guittot;
3° Marie;
4° GÉrAuLD, qui fait suite.

IV

Noble GÉRAULD DE LA BORIE, 1er du nom, écuyer, DEinouHETrd'or


seigneur de Bonnes/on» et coseigneur de Campagne, fils de 8antUXrunSP«!r
noble et honorable homme Bernard de La Borie, licencié ès l'autre de gueu-
les.
lois, conseiller au Parlement de Bordeaux, seigneur de La
Borie, Roccalattra, coseigneur de Campagne, et deJehaNNE
de Ricard, est institué héritier universel de son père par le
testament sus-mentionné du 17 juillet 1533.
Il s'allie, par contrat passé devant Me Vacquier, notaire
royal à Sarlat, le 21 mars 1535, à noble Antoinette de
Pbouhet, fille de noble Romand de Prouhet, seigneur de
Feyrac, lieutenant général de la sénéchaussée de SarUit, et
de noble Marie de Saint-Astier (1). La seigneurie de Feyrac

(1) Fille de Jean de Saint-Astier, damoiseau, seigneur du Lieudieu


et de Verzinas en Périgord et de Ligne en Auvergne, maître d'hôtel
de Jeanne de Bretagne et de demoiselle Gabrielle de Gontautd'Haute-
fort, qui elle-même était fille de noble Antoine d'Hautefort, seigneur
des châteaux et châtellenies d'Hautefort et de Thenon, et de dame
Marguerite d'Abzac.
1 1

était dans I;i Maison de Prouliet au XV* siècle, et à cette


époque trois lieutenants généraux issus de cette famille
s'étaient succède'' dans la sénéchaussée de Rarlat.
11 résulte d'un acte du 12 juin 1554 fait « au noble re-
« paire de Bonnesfons, paroisse et juridiction de la ville et
« cité de Surkuen Périgord », devant M1" J. Barrère, notaire
royal, cjue tous les droits seigneuriaux dont il avait joui en
commun et indivisavee noble Aymar de La Borie sur « les pa
roisses de Saint-Pierre de Cabans, Saint-Jean de Bigarocque.
Saint-Chamassi, Audrix, juridiction dudit Bigarocque, et de
Lymeulh êtes paroisses de Lussac e( Canipaigne », lui fu
ient transportés perpétuellement.
11 signe le procès-verbal de l'assemblée des trois états du
Périgord n'unis à Périgueux en 15 11) pour régler les droits
que le roi « pourroit avoir et prétendr? sur la gabelle de
« sel, sur le marais ou à l'embouchure des rivières ».
11 est convoqué dans l'ordre de la noblesse à l'assemblée
des trois états réunis à Périgueux le 8 juillet 155S, en qua
lité de. « seigneur haut justicier de Campagne ».
Il fait, son testament le 5 juin 1573, a au lieu de Campagne
en Périgord. en la maison noble dudit lieu, devant delaBle.ynie,
notaire, royal, sous le sceau authentique de la comté de Pé
rigord ».

Il eut pour enfants :

1" Marie, mariéeà N...;


'1" Liette, mariée à Annet de La JJieudye, procureurdu
roi siège sénéchal de Sarlat;
3° Gabhiei.'.g, mariée à sire Jean de La Bourdarie,
capit une de Meyrals:
1" Pierre, qui suit.
15

Noble PIERRE DE LA BORIE. écuver, seigneur de De Saunhac :


coupe au 1er d'or,
Campagnget Jionnexfonx, fils de noble Géraidd de Lajiorie, an lion de gueu
l''r du nom, ('•cuver. scÙMieur de Tionnexfo'i* etcoseicneurrfc le* : :m 2< de
gueules au lion
Campagne, et de noble Antoinette de Pronhet, s'allia, par contourne d'or.
contrat du lf> août 1 571, à noble Jeanne de Saunhac, fille de
noble François de Saunhtis de Beleaxtel, seigneur du Fossat,
La Croze Brégantin, et do noble demoiselle Jeanne de l'ej-
rolles. Acte passé « nu Fossnt, paroisse de Soturac, juridic-
« tion de Montcahrier en Quercy, par-devant M1' Jean Sis-
« cam, nota irero val de Cavanbac, et en présence de noble
« Pierre de Saunhac (1), écnyer, seigneur et baron de Bel
t castel en Houergue, du Fossat, etc., noble Estienne de
« Saint- Astier, écuver, seigneur de Pétre,cbevalier de l'ordre
»( du Roy, Arnnut de Fizsac, écuyer, seigneur de Castille,
a guidon de cinquante hommes d'armes de la compagnie de
« M. de Pntanges. Jean de La Borie, écu ver, seigneur de Las
« Massades, Fuvs de Saint- Astier, escuyer, seigneur de la
« Cheyne, etc., etc. »
11 rend hommage le 1 7 février 1590, par procuration
donnée à noble Prançoisde La Borie, son fils, à Elisabeth de
Nassau, princesse de Sedan, épou*c de Henry de lu Tour,
vicomte de Turenne, pour les ténementsde Sala vert, Goûtai,
lu Teulière, Pez en Lauzine et t'ombournnc, paroisse de
Suint-André, et d'Argudel, paroisse de (arsac en Sar-
ladais.

\\J lYcre de Jeanne de Sauuliuc.


16

De son mariage sont issus :

1" Jean, qui fait suite ;


2° FraNÇOISe, mariée à noble Alain de Jom, écuyer,
seigneur de la Roque, paroisse de Lenquays ;
3° Catherine, mariée à noble IMie de Mousignkol.
seigneur de Fanat ;
4° Autre Françoise, mariée à N. de Cordis (1) ;
5° François.

VI

Dk Cosnac : d'ar Noble JEAN DE LA BORIE, écuyer, seigneur haut jus


gent au lion de
sablu armé, lam- ticier de Campagne, Bonuesfons et autres places, fils de noble
pané et couron Pierre de La Borie, écuyer, seigneur de Campagne et Bon-
né de gueules; uesfons, etde noble damoiselle Jeanne de Saunhae, s'allia, par
l'écu Homéd'étoi-
les de second contrat du 11 février 1608, à noble demoiselle Antoinette
émail. de L'osnao, fille de feu noble Agnet de Cosnac et de noble
Jeanne de JuyA, dame des terres de Daignac et dela Marque.
Ce contrat, passé au château de Cosnac, bas Limousin, devant
Jean de Jouvenel, notaire royal du lieu de Cosnac. Des
donations sont faites à noble Antoinette de Cosnac en aug
mentation de dot, dans ce contrat, par son oncle maternel
Messire Christophle de LeHang (2), évêque de Oarcassonne,

(1) Probablement Léonard de Cordi», conseiller, magistrat au siège


royal de Sarlat.
\ï) Ce Prélat a eu un rôle historique important sous les règnes
de Henri IV et Louis XIII ; il était fils d'Estienne de Lestang, Srde la
Marque, et de Louise de Juyé. .
47
conseiller du roy en ses conseils d'État et privé, et noble
François de Cosnac, écuyer, seigneur prévost de Grimond,
son oncle paternel. Au même acte « le seigneur de Cam
pagne père émancipe ledit futur son fils, voulant qu'il puisse
faire tous actes dignes d'un gentilhomme libre, seigneur et
maître de ses droits ». Assistent au contrat : noble Armand
de Cosnac, écuyer, sieur de Beaumon ; Gaston de Loupdat,
seigneur de Bardon, Nalhac, Bourte et autres places; Claude
de Beynac, écuyer, seigneur de la Poumarède ; Pierre de
Bars, seigneur de Plamond ; Pierre de Rigniac, écuyer, sei
gneur du Verdier ; Jacques de Rigniac, sieur de Sainfc-
Hylaire, etc., etc.
Jeancle La Borie comparaît dans unacte du20 avril 1630,
qui partage en deux lots la seigneurie de Campagne « entre
Philippe de Labarthe, escuyer, seigneur de Lassegan et de
la Maguère, et demoiselle Julienne de Carbonne, conjoints,
seigneur et dame pour moitié du bourg de Campaigne en
Périgord, demeurant en leur château dudit Campaigne,
d'une part, et Jean de La Borie, escuyer, sieur deBonnesfons
et seigneur dudit Campaigne, pour un tiers, demeurant aussi
en son chasteau de Campaigne, et Gaspard de Calvimond,
escuyer, seigneur de Chabans, du Chaslard,et seigneur dudit
Campaigne, pour un sixième, demeurant en son chasteau de
Chabans, paroisse de Saint-Léons,d'autre part,pour sortir de
la communauté en laquelle lesdites parties étoient en raison
de ladite terre et seigneurie de Campaigne ». Cet acte passé
« au bourg de Campagne en Périgord, devant de Gisson et
J. du Breilh, notaires et tabellions royaux ».
Par ordonnance datée de Périgueux du 18 mai 1635,
signée Verthamont, de Gourgues, « les commissaires géné
raux députés pour le régalement des tailles en Guienne dé
chargent noble Jean de La Borie, S* de Bonnesfons, de l'assi-
GÉNÉAL. DE LA BATUT. 2
18

gnation à lui donnée en vertu de l'ordonnance générale,


et décident que comme noble il continuera de jouir de
l'exemption des tailles et autres subsides et impositions ».
L'ordonnance constate que les titres produits remontaient à
1507 (V. aux pièces justificatives).
Il fait une transaction sur ses biens devant « Me Etienne
« Vilatte, notaire royal en la ville et cité de Sarlat en Péri-
« gord ». Noble Antoinette de Cosnac, sa femme, fit son
testament le 5 mai 1639, reçu au château de Campagne par
P. La Vergne : « elle veut être ensevelie aux tombeaux des
prédécesseurs dudit seigneur son mari ». Elle n'existait
plus en 1644.

De ce mariage sont issus : ,

V François, qui suit, né en 1610 ;


2° Hélène, Religieuse de Sainte-Ursule de Tulle ;
3° Jeanne, Religieuse de Sainte- Ursule de Tulle ;
4° Leonore, Religieuse à Limoges ;
5° Catherine, Religieuse de Notre-Dame de Sarlat ;
6° Françoise, Religieuse de Notre-Dame de Sarlat ;
7° Autre Jeanne, mariée à noble Jean de la Grange,
écuyer, sieur de la Guardelle ;
8° Anne, mariée à noble Pascal de Reganluic, écuyer,
sieur de la Broue (1 ) ;
9° Ursule ;
10° Autre Jeanne ;

(1) Le château de la Broue était situé paroisse de Vitrac en Sar-


ladais.
19
11° Autre HÉLÈNe, Religieuse de Notre-Dame de
Sarlat (1) ;
12° Antoinette (2) ;
13° Hector-Pierre, 8r du Pourteil, commandant du
fort Sainte-Croix à Bordeaux en 1691 , capi
taine au régiment de la Reine.

VII

Noble FRANÇOIS DE LA BORIE, écuyer, seigneur Ue Roux : de


gueules à une
haut justicier do Campagne, Bonnesfons et autres places, fils bande d'argent
aîné de noble Jean de La Sorie, écuyer, seigneur haut justi accompagnée en
cier de Campagne, Bonnesfons et autres places, et de noble chef de trois
roses de même
demoiselle Antoinette de Cornac, fut héritier universel des et en pointe de
biens de ses père et mère. Son mariage fut accordé le 20 trois socs d'é
chiquier aussi
juin 1644 avec noble demoiselle Jeanne de Roux, fille de d'argent.
noble David de Roux, écuyer, seigneur du Breuil, Campa-
gnac et autres places, et de feu damoiselle Catherine de

(1) Elle fait cession «de tousses droits paternels, maternels, sororaux et
autres ànoble François deLaBorie, seigneur de Campagne et Bonnesfons,
son frère, en présence et du consentement de Révérende Mère Catherine
de Tizon, Supérieure du couvent des Dames Religieuses de Notre-Dame
lez la ville de Sarlat ». Acte passé le 16 septembre 1648, « dans la
ville et cité de Sarlat en Périgord, devant de Mondesses, notaire royal,
en présence de M" Pierre Cordis, avocat en la Cour, et François Pascal,
procureur dudit Sarlat».
(2) Morte sans alliance ; elle fait son testament s l'an mil six
cens quarante-neufetlevingt-neufiesme jour du moysd'aost au repaire
de Maraval et chasteau de noble David de Roux, escuyer, seigneur
du Breul, dans la jurisdiction et parroyssc de Béuac en Périgord ».
(Reçu par M" de Grèzes, notaire royal.)
20
Céron. Le contrat fut passé au noble repaire de Maraval, pa
roisse de Cénac, juridiction de Domme-Vieille en Périgord,
devant Foliolau, notaire royal, et en présence de « plusieurs
seigneurs gentilshommes parens desdittes parties ».
Il rend hommage au bureau des finances de Bordeaux
pour la maison noble du Breuil, Bonnery, appartenances et
dépendances situées dans les paroisses de Domme et de Gé-
nac et relevant de la châtellenie de Domme en Périgord.
Le 4 mai 1655, un arrêt du conseil privé du roi renvoie
au Parlement de Grenoble, pour cause de suspicion, tous les
procès pendants en celui de Bordeaux contre David de Roux
et François de La Borie. (V. aux pièces justificatives.)
En 1666, il fit les preuves exigées par les ordonnances de
réformation générale de la noblesse de France, et par or
donnance rendue à Sarlat, le 5 décembre 1666, par François
de la Brousse, écuyer, avocat en la cour du Parlement de
Bordeaux , commissaire subdélégué par Messire Claude
Pellot, intendant de Guienne, il est donné acte : « à noble
François de La Borie, écuyer, seigneur de Campagne, Bonnes-
fons et autres places, à noble Pierre Hector de La Borie, écuyer,
sieur du Pourteil, capitaine au régiment de la Peine, son
frère, et à ses enfants, de la représentation deleurs litres prou
vant leur noblesse depuis 1507. Cette ordonnance signée:
a. dela Brousse »,et plus bas: « par mondit sieur commis
saire de Belleguarde ». (V. aux pièces justificatives.)
Il fait son testament le 30 avril 1670, au château de
Campagne, par-devant Reynal, notaire royal: « a dict qu'il
« veut que son dit corps soit enseveli dans l'esglise parrois-
« siale du dict Campaigne et dans les tombeaux de ses pré-
c décesseurs ;
« Item donne le dict testateur au sieur curé du dict
«t Campaigne et à ses successeurs un hobit de la quantité de

L
21

« douze quartons de bled qui sera prises tous les ans sur le
« moulin du Pourteilh au dict seigneur appartenant, à la
« charge que le sieur curé de la paroisse du dict Campaigne
« et ses successeurs seront tenus de dire tous les jours de
« vandredy une messe à l'honneur de la très sainte Tri-
• nité. »
Le 4 août 1673, «dame Jeanne de Roux, veuve de feu noble
<« François de La Borie, en son vivant seigneur de Cam-
a pagne », fait cession par-devant Reynal, notaire royal, « à
très haut et très puissant seigneur François Annibal Dex-
trés, duc et pair de France, gouverneur de l'Ille de France,
conseiller du roi en ses conseils , seigneur marquis de
Oœuvres, Thémines et autres places », pour paiement de cer
tains droits dont elle était redevable pour les domaines
qu'elle possédait dans la seigneurie de Domme.

Us eurent pour enfants :

1° Jean, qui fait suite; De SAtis : d'azur


à trois fasecs
2° David, écuyer, sieur du Breuilh, capitaine dans le d'or à un lion
régiment de Navailles-Infanterie , marié , d'argent. Lam-
passé et armé
par contrat du 6 mai 1681 , à noble de gueule» bro
Guilhelmine de Salis, damoiselle de Vira- chant sur la pre
mière et troiniè-
zel et de la Battit, fille de noble Jacques de me fasce , celle
Salis, écuyer, seigneur de la Batut, les Cons- du milieu bro
tancies, et de noble Clémence de la Plesnie de chant sur le lion.
Puymartin. (Acte passé à Sarlat, devant M* La-
grange, notaire royal.)

De ce mariage sont issus :


a. Jean, auteur de la branche DE LA Ba-
XDT, rapportée ci-après ;
b. Jeanne-Henriette, mariée le 27 août
1714 à Messire François de Saint-Aul'aire,
chevalier, seigneur de la Rigale, paroisse
de Villetoureix en Périgord. Le contrat
passé au château dés Constancies, paroisse
du Coux, juridiction de Bigarroque en Pé
rigord, par-devant Me Deguilhem, notaire
à Belvès. Au contrat comparurent : « le
prince de Chalay, le comte de Taleran,
Messire Henri de Foucaud, seigneur d'Au-
riac, chevalier de Fontenilles, de Monto-
zon, de Montesquieu, l'abbé de Saint-Au-
laire, erc., etc. »
3° François, sieur du Pouget ;
4° Autre David, sieur dît Rat, était, en 1680, docteur
en théologie, Prieur de Campagne , chanoine
de Sarlat ;
5° Pierre, sieur de la Devèze, aide-major dans le ré
giment de Brancas ;
6° Clément, officier dans l'armée ;
7° Autre Jean :
8° Anne, mariée, le 24 août 1693, à Messire Jean de la
Vergne, écuyer, seigneurrfe Cerval, maire per
pétuel dela ville de Sarlat, conseiller secrétaire
du Roi, Maison et Couronne de France, con
trôleur en la chancellerie de la Cour des aides
et finances de Cahors, séante à Montauban.
23

VIII

Noble JEAN DE LA BORIE, 2° du nom,écuyer, seigneur De Calvimont :


de gueules, à lu
haut justicier de Campagne, Bonnesfons et autres places, fils bande d'or char
de noble François de La Borie, écuyer, seigneur haut justi gée d'un lion de
cier de Campagne, Bonnesfons et autres places, et de noble sable.
demoiselle Jeanne de Roux, s'allia le 31 juillet 1672 à noble
Antoinette de Calvimont, fille de feu noble Benjamin de
Calvimont, seigneur de Chabans, et de Jeanne d'Aubusson.
« Ladite demoiselle assistée de noble Jean de Calvimont,
seigneur de Campagne, de Chabans, son grand-oncle et cura
teur, et des seigneurs de Losse, Campaignac et seigneur de
Virazet, etdusieur du Bos, seigneur et daine du Cros, ses pro
ches, et autres ses parens, lesdits seigneur et dame du Bos ha
bitants du lieu de Campaigne et ledit seigneur de La Borie et
dame de Roux et ledit de Calvimon du château de Cha
bans, paroisse de Saint-Léon, et ledit du Cros de la Tour de
Montaigne. » Ce contrat fut passé à Chabans, paroisse de
Saint-Léon en Périgord , devant Gaillard, notaire royal.
L'extrait suivant du procès-verbal de la convocation du
ban de la noblesse de la sénéchaussée de Sarlat, du 28 mai
1674, constate que : « c'est présenté noble Jean de La Borie,
escuier, seigneur de Campagne et Bonnesfons, lequel obéis
sant aux ordres de monseigneur le mareschal (d'Albret) qui
luy ont été envoyées, il s'est randu exprès en la présente
ville et déclare quoy qu'il ayt trois frères et un oncle au ser
vice en quallité d'officiers, il est prest à partir pour aller
joindre incessamment mondit seigneur le mareschal, de
quoy a esté faict acte ». Un état joint à ce procès-verbal
mentionne qu'ilest parti le 29 mai 1674 avec trois hommes
$i cheval,
24
11 reçoit une quittance le 15 septembre 1679, devant
Me Reynal, notaire royal , en présence de « noble Louys de Lar-
mandie de Longua,écuyer, seigneur de Larmandie, habitant
de la ville de Lymeuilh ». Autre quittance du 7 mars 1682,
reçue par Me Jean 'Fayard, notaire royal et juge ordinaire de
la juridiction de Tursac et Marzac, habitant du bourg de
Plazac.
Le 13 juillet 1693, « donnation entre-vifs lui est faite par
« dame Jeanne de Roux, dame de Campagne », sa mère, de
« tous et chacuns ses biens présens et à venir ». Cet acte
passé au château de Campagne en Périgord, en présence de
c Messire François de la Brousse, escuyer, conseiller du roi,
premier président en la sénéchaussée et siège présidial de
Sarlat ».
Noble Antoinette de Calvimont, son épouse, fait un testa
ment olographe le 10 avril 1706, par lequel elle déclare
< vouloir Être enterrée dans la chapelle dudit seigneur de
Campaigne, au cas qu'elle meure dans le lien, et au cas qu'elle
décède dans la ville de Sarlat, veut être enterrée dans la
chapelle de l'église des Pères Recollets de ladite ville, ladite
chapelle appartenant audit seigneur de Campaigne ».
Jean de La Borie testa dans la forme olographe le 27
juillet 1708.

Ils eurent pour enfants :


De Babs : de
gueules à deux 1° Pierke, seigneur de Cainpnijnf, marié à noble Marie
pals d'oi chargés
chacun de trois deBars, filled'Antoine, 4edu nom de Z?ar*,écuyer,
roses du champ ; seigneur de la Gazaille, Moncalou, MaUecourse
au chef cousu
d'azur charge et autres lieux, et de noble Marie de Gérard
de deux bars du Barry. Pierre mourut avant son père en
d'argenten fasce
l'un sur l'antre . 1728. Sa femme vivait encore en 1727.
25

Us eurent pour enfant :

a. N., mariée à noble Joseph de Pécharry,


seigneur de la Gistonie.
2° David, qui fait suite ;
3° Jeanne, mariée à noble Léonard de Paty, écuyer,
seigneur de Luzies, dont postérité ;
4° Guillelmine, Religieuse de l'Ordre des Sœurs du
Cœur de Jésus, était morte en 1708 ;
5° Ysabeau, mariée à Messire François de Vassal,
chevalier, seigneur de la Queyzie, Canmond
et autres lieux (contrat reçu par Me3 Langlade
et Bertrand Lamouthe, notaires royaux) ;
6° Géraud-Pierre, auteur de la branche du Pourteil,
qui sera mentionnée dans un article séparé ;
7° Bertrand-Barthélémy, sieur du Bos, fut Prieur
de Campagne, chanoine de Saint-Astier. Dans
le contrat de mariage de son frère David, le
22 juillet 1721, il est qualifié de <■ écuyer,
seigneur de Paunat, abbé de Campagne et
chanoine de Saint-Astier » ;
8° Autre Pïerre, sieur du Pouget, était mort en 1708.

IX

Messire DAVID DE LA BORIE, chevalier, seigneur de De Bkynac: bu-


relé d'or et de
Campagne, Bonnesfons et- autres places, capitaine dans le gueules de huit
régiment de Gassion, second fils de noble Jean de La Borie, pièces.
2e du nom, écuyer, seigneur de Campagne, Bonnesfons et
autres places, et de noble Antoinette de Calvimont, fut dési-
26
gné comme héritier universel par le testament olographe de
son père, en date du 27 juillet 1708. Il s'allia, par contrat du
22 juillet 1721, avec noble damoiselle Ysabeau-Elisabkth
dE Beynac, demoiselle de Tayac, fille de Messire Jean-Fran-
çois de Beynac, seigneur de Tayac, et de Renée-Pétronille du
Duc. Ce contrat passé dans le château des Eyzies, paroisse de
Tayac en Périgord, devant P. Lacombe, notaire royal, en
présence des seigneurs de Figeac, du Pourteil,de la Queyzie,
de Cerval,de Campaignac, ses parents. Ysabeau de Beynac
était assistée de dame Renée-Pétronille du Duc, dame de
Tayac, sa mère alors veuve; de dame Jeanne de Lapeyre, dame
du Duc, sa grand'mère; damoiselle du Duc, sa tante; Marie de
Beynac, demoiselle des Eyzies, sa sœur; de Messires de
Beynac et de la Bamière, ses oncles.
Par la médiation de haut et puissant seigneur Messire
Armand de Beaumont, chevalier, comte de la Roque, sei
gneur du repaire et autres lieux, il transige, par acte passé
devant Graffeille, notaire, sur les difficultés pendantes avec
Messire Charles de la Ramière, chevalier, seigneur de la
Mothe-Sudre, habitant en son château dudit lieu, époux de
dame Marie-Thérèse de Beynac.

De son mariage sont issus :

1° Gé'raud, qui suit ;


2° Elisabeth, Religieuse à Sainte-Claire de Sarlat;
3° Angelique, mariée à noble Raymond de Béchon,
seigneur de Caussade.
27

Haut et puissant seigneur Messire GÉRAUD DE LA DeChabon : d'ar


gent à un char
BORIE, chevalier, seigneur Marquis de Campagne, Bonnes don fleuri à trois
fons, la Pomarède, Tayac et les Eyzies, fils de Messire David pièces d'azur ti-
de la Borie, chevalier, seigneur de Campagne, Bonnesfons et gé et feuillé de
sinople .
autres placçs, et de noble damoiselle Ysabeau-Elisabeth de
Beynac, demoiselle de Tayac, s'allia, par contrat du 30
novembre 1743, passé devant Me Lavavé, notaire royal, à
noble demoiselle Marguerite de Charon de Sensenac, fille
de Messire Antoine de Charon de Sensenac et Laudinie,
Baron de Vilhac, capitaine au régiment de Clermont-CaVa
lerie, et de dame Marie d* Borde. <t Ce contrat passé double
à Périgueux, en la maison desdits seigneur et dame de
Sensenac, seize à la place du Gras, ditte paroisse de Saint-
Front. »

Ils eurent pour enfants :

1 ° Gé- raud, qui suit ;


2° Elisabeth.

XI

Haut et puissant seigneur Messire GERAUD DE LA Du Séoub : écar-


BORIE, 3e du nom, chevalier, seigneur Marquis de Cam tclé aux I" et 4
de gueules au
pagne, Bonnesfons, les Eyzies et autres places, capitaine lion d'or ; aux
de dragons au régiment de Noailles, adjoint aux aides maré 2 et 3 d'argent
plein.
chaux des logis du corps de l'état-major de l'armée, fils
de haut et puissant seigneur Messire Géraud de La Borie,
28
2e du nom, chevalier, seigneur Marquis de Campagne, Bonnes-
fons, la Pomarède, Tayac et les Eyzies, et de noble demoi
selle Marguerite de Charon de Sensenac, s'allia, far contrat
du 15 janvier 1786, à noble Marie-Philippine-Henriette-
Victoire de SÉguB, fille de très haut et puissant seigneur
Messire Antoine-Louis vicomte de Ségur , seigneur de
Pitray, officier supérieur et chevalier de l'ordre militaire
de Saint-Louis, et de noble Nicole de Raulin. Ce contrat
passé à Paris, devant Mes Fournier et Raulin, notaires au
Châtelet, eut le privilège d'être honoré des signatures de Sa
Majesté Louis XVI, de la reine Marie-Antoinette et de
tous les membres de la famille royale.
Il comparaît en 1789 dans l'ordre de la noblesse, tant
pour lui que comme chargé de procuration du marquis de
Campagne, son père, et de la dame de Charon de Sensenac, sa
mère, à l'assemblée générale des trois états de la province du
Périgord, « tenue à Périgueux par M. le marquis de
Verteillac, grand sénéchal, aux fins de nommer des députés
aux Etat généraux ». Il est mort en 1802.

De son mariage sont issus :

1° Edmond - Henri - Honoré - Barthélemy - Elisa-


beth-Géraud, qui suit ;
2° Marguerite-Emilie, mariée à Charles-Antoine Mar
quis de Losse, officier en non-activité. (Contrat
passé le 17 mai 1823 par M" Mathieu Bonnet,
notaire à la résidence du Coux.)
29

XII

EDMOND-HENRI-HONORÉ-BARTHELEMY-ELI-
SABETH-GÉRAUD DE LA BORIE Marquis de Cam
pagne (1), fils de haut et puissant seigneur Messire Géraud
de La Borie, 3e du nom, chevalier, seigneur Marquis de Cam
pagne, Bonnesfons, les Eyzies et autres places, capitaine de
dragons au régiment de Noailles, adjoint aux aides maré
chaux des logis du corps de l'état-major de l'armée, et de
noble Marie-Philippine-Henriette- Victoire de Ségur, s'allia,
par contrat du 9 janvier 1820, passé devant Me Tripart,
notaire à Poitiers, à demoiselle Marguerite-Félicité
Dansays de la Villatte (2), fille de François Dansays de
la Villatte et de Jeanne- Charlotte-Clémence L'Huillier de
la Chapelle.

De ce mariage sont issus :


1° RAOuL-ANAtOLE-EdMONd-HENRI-REnÉ-GÉRAtrD ,
qui suit;
2° Arthur-François, marié à demoiselle Felicie des
Francs, fille du marquis des Francs et de
demoiselle Fiault Etienne.

De son mariage sont nés:


1° Jeanne, mariée au comte Casimir de Laizer, fils
du marquis de Laizer et de demoiselle Durand
de Juvisy ;

(1) M. le marquis de Campagne a été sous-préfet de Figeac et de


Châtellerault de 1814 à 1821. — Décédé le 16 février 1862.
(2) Déoédée le 12 novembre 1870.
30

2° Marthe, mariée au vicomte Adrien de JBeaumont


cFAutichamp, fils du comte Anatole de Seau-
mont d'Autichamp et de de Bernai/.
3° Etienne.

XIII

De Simard de RAOUL-ANATOLE-EDMOND-HENRI-RENÉ-GÉ-
Pitray : d'azur, RAUD DE LA BORIE MARQUIS DE CAMPAGNE (1),
au chevrou d'ar
gent, chargé de fils de Edmond-Henri-Honoré-Barthélémy-Elisabeth- Géraud
six billettes de de La Borie marquis de Campagne et de Marguerite-Félicité
gueules, accom Dansays dela FïWaMe, s'est allié le 1erjuillet 1854, parcoutrat
pagné de trois
têtes de lion passé à Paris par-devant M" Guénin, notaire, à demoiselle
d'or, couronnées Laure-Eulalie de Simard de Pitray, fille de Louis-An
toine de Simard vicomte de Pitray et de Hélène-Victoire
de la Vincendière.

(1) Dans son numéro du 2 mai 1882, le journal i le Clairon ï, organe


royaliste de la Presse parisienne, s'est exprimé en ces termes, à l'occa
sion de sa mort : « M. le marquis de La Borie de Campagne vient de
mourir à Paris après une longue et douloureuse maladie. Issu d'une
des plus anciennes familles du Périgord, il habitait ordinairement son
magnifique château de Campagne, qu'il avait fait restaurer avec un
art et un goût qui en ont fait une des plus remarquables demeures
de ce pays.
« M. le marquis de Campagne unissait à une rare intelligence les
qualités les plus distinguées de l'homme du monde ; il faisait honneur
au parti légitimiste, qui le comptait au nombre de ses plus vaillants
défenseurs. Il était toujours resté fidèle aux traditions de sa race, et
Monseigneur le Comte de Chambord avait tenu à lui rendre un public
hommage en l'indiquant comme son représentant dans le département
de la Dordogne. »
31

De ce mariage sont issus:

1° Marie-Caroline-Louise;
2° Hélène-Thérèse-Marie, mariée à Marie-François-
Xavier marquis de Chevigné, fils de Louis-Ma
rie- françois-de-Sales-Arthur marquis de Chevi
gné et de Juliette Roxane de Saisseval.
BRANCHE DE LA BATUT'

IX

Messire JEAN DE LA BORIE, écuyer, seigneur, comte DeTouchebœup:


de LA Batut (1), LE BreuIL, La VaLrONNIe, LES CoNs- d'azur à deux
bœufs passants
tANCIes, Virazel et autres places, fils de noble David de La d'or l'un sur l'au
Borie, écuyer, seigneur du Breuil, capitaine au régiment de tre.
Navailles, et de noble Guilhelmine de Salis, déjà mentionnés
à la septième génération de la branche des seigneurs de Cam
pagne, s'allia, le 27 septembre 1707, à noble demoiselle

(1) La seigneurie de la Batut, sise dans la paroisse de Saint-Cha-


massy en Périgord,lui advint, avec les droits de haute et basse justice,
par le décès sans postérité de son oncle Messire Henry de Salis, sei
gneur comte de la Batut, capitaine d'une compagnie de chevau-légers,
fils de noble Jacques de Salis, écuyer, seigneur de la Batut, les Cons-
tancies et autres places, et de noble Clémence de la Plesnie de Puy-
martin.
Le Maison de Salis, dont Messire Henry de Salis, 6eigneur comte de
la Batut, était le dernier descendant, apparaît dans les chartes les plus
anciennes du Périgord.
Au commencement du xn° siècle, le Bienheureux Gérald ou Géraud
de Salis fonda avec Robert d'Arbrissel l'abbaye de Cadonin en Péri
gord et lui donna les Constitutions de Cîteaux, auxquelles il en adjoi
gnit de particulières. (Héliot, Histoire des Ordres monastiques; Hit
toire de l'abbaye de Cadouin, par M. le vicomte de Gourgues.l
Guy de Salis est témoin en 1115 dans une charte parlaquelle Guil
laume de Biron, Alpais sa femme, font plusieurs donations à l'abbaye
GENÉAL. DE LA BATUT. 3
'61

Marguerite de Touchebœuf de Clermont, fille de Messire


Pierre de Touchebœuf de Clermont et de Peyronne de Bars.
Il reçoit en 1738 une renonciation de Messire François
de Bouchier, sieur de la Batut, habitant de la ville de Li-
meuil, de tous les droits qu'il pourrait avoir et prétendre sur
l'hérédité de feu Messire Henry de Salis, comte de la Batut,
son oncle. Acte passé « au château de Campagnac duBos,pa-

de Cadouin. Gérald de Salis est témoin la même année à la confirma


tion de ces donations faiteàMussidan, en présence de Robert d'Arbris-
sel, par Guillauiie de Talleyrand, consul de Périgord, Rudel, son frère,
et par Aldebert, comte de Périgord, et autres.
En 1140, Grimoard de Salis, frère de Gérald, était évêque de
Poitiers.
En 1360, le seigneur de la Batut figure, d'après la Chronique du
chanoine Tarde, déjà citée, au nombre des gentilshommes qui vinrent
défendre Sarlat, menacé d'un siège par « le Sr d'Albret, qui tenoit le
parti d'Angleterre ».
En 1477, Jean de Salis, écuyer, seigneur de la Batut, transige avec
noble Hugues de Beaupuy touchant les honneurs de l'église de Saint-
Chamassy. Le môme Jean fonde dans cette église une chapelle sous
le vocable de sainte Catherine.
En 1568, haut et puissant seigneur Messire Galiot de la Tour, sei
gneur et vicomte de Limeuil et de Lanquais, concède à noble Antoine
de Salis, écuyer, seigneur de la Tiatut, conseiller du roi, lieutenant
général au siège présidial et sénéchal de Sarlat, de « mettre son litre
et courdon avec ses armoiries au dedans des esglises d'Audrix et de
Sainct-Chamassy », sans préjudice du « droict qu'il y peust avoir
de sépultures, avec tout autre droict d'honneur, l'obligation qu'il luy
avoit méritant une plus grande rescompansse ».
Dans un mémoire sans date, mais qui paraît être du xvi" siècle,
il est dit que le seigneur suzerain de Limeuil plaça une garnison au
château de la Batut, « pour de là faire la guerre à monsieur de Fleurat
son frère, lequel, pour le garantir des incommodités qu'il recevoit de la
dicte garnison, se seroit mis en debvoir les tirer de là, et à cet effet
auroit requis compagnies avec l'assistance desquelles et d'un canon il
se seroit mis pour les aller assiéger. Ceulx de ladite garnison appréhen
dant l'issue d'un siège et craignant qu'après avoir quitté leur fort,
35
roisseduditUampagnac,en présence de Messire Louis-Joseph
de Roux, chevalier, seigneur de Campagnac, lieutenant de nos
seigneurs les maréchaux de France ».
Il acquiert en 1 704 « le noble repaire de la Peyssière, sis
coramunede Saint-Martin deLimeuil, et ses appartenances »,
dont la vente lui est consentie par noble René de Clermont
de Touchebœuf, seigneur de Monsec, et noble Marianne de

ledit sr de Fleurât s'en saisit pour de là faire la guerre au seigneur de


Lymeul, se seroient advisés de mettre le feu aux quatre cointz de la
maison ».
En 1615, la lettre suivante fut adressée à noble Jean de Salis,
écuyer, seigneur de la Batut, gentilhomme ordinaire de la chambre
du roi, par Sa Majesté Louis XIII, à l'occasion des troubles suscités
en Périgord par la révolte du Prince de Condé :
« Monsieur de Labatut, le sr de Bourdeilles m'ayant fait entendre
« l'affection que vous portés à mon service et les témoignages que
« vous en rendez sur l'occasion de ces mouvements, je ne l'ay pas
« voulu laisser retourner par delà sans vous assurer comme je fais
« par celle-cy que je vous en scay beaucoup de gré et vous prie de
« continuer eu ce bon debvoir et à cet effet vous tenir toujours près
« dudict Bourdeilles et à luy faire l'assistance qui dépendra de vous
« pour mondict service. En quoy vous me donnerez d'autant plus
« d'occasion de vous gratifier et recoiguoistre ainsi que vous pouvez
« croire que j'ay bonne intention de faire en ce qui se pourra, priant
« Dieu, M. de Labatut, vous avoir en sa baincte garde.
« Ecrit à Bourdeaux le vin novembre 1615.
« Signé : Louis.
« Et plus bas : Philipeaux. »
(Bibl. nationale. Coll. Périgord. V. 03. I'. 159.)

Le nom de la Batut s'écrit indifféremment dans les actes a La


Batut ou Labatut ». Ou le retrouve fréquemment dans le midi de la
France désignant des personnes ou des lieux, et plus particulièrement
en Périgord, Languedoc et Béarn. Dans un ancien terrier de la seigneu
rie, nous trouvonsdes ténements appelés « Petite-Batut ». et « Grande-
Batut ». Ainsi s'explique sans doute l'orthographe adoptée.
36

Sarreau, son épouse, habitant au château de la Brande, pa


roisse de Saint-Caprazy, juridiction de Montflanquin.
Il transige en 1745 sur un arbitrage d'honneur confié
au vicomte de Campagnac, lieutenant des maréchaux de
France, et le seigneur de Villars de la Viguerie.
Il reçoit en 1724 de « noble Jean de Bardin, écuyer, sei
gneur de Saint-Germain, époux de demoiselle Jeanne de Com-
marque, fille de feu Jean de Commarque, seigneur de Saint-
Julien, et de demoiselle Jeanne Dalard, habitant ledit Saint-
Germain, sa maison noble de la Naresse, paroisse de Sales, juri
diction de Gavaudun, et Jean Groscassang, habitant du lieu de
la Grange, paroisse de Saint-Julien, juridiction deRoqnecor,
époux de demoiselle Quétine de Cornmarque, fille dudit feu
seigneur Saint-Julien et de feu damoiselle Hypolite de Chani-
bon, tous les droits qui leur étaient advenus dans la succes
sion de noble Jean de Commarque, seigneur de Saint-Julien ».
En 1740, il concède à Pierre Chanut, sieur du Touron,
l'office de greffier de sa justice de la Batut.

De son mariage sont issus :

1° Pierre, aide-major dans le régiment d'infanterie


de Brancas, par brevet de 1758 ;
2° Anne (1), mariée à If. de Lagrange, procureur ès
sièges royaux de "Sarlat, née en 1708;
3° François, qui fait suite, né en 1709.

(1) Un extrait des registres paroissiaux de Pontours du 14 septem


bre 1746 donne comme marraine de noble François de La Borie
« demoiselle Anne de La Borie, Supérieure de l'hôpital d'Aubeterre, au
diocèse de Périgueux ».
37

4° Jeanne-Henriette, née en 1710 ;


5° Rêne, né en 1713, marié à Françoise de Massias, dont
une fille, Catherine, morte sans alliance ;
6° Marie, née en 1714, décédée en 1743.

Noble FRANÇOIS DE LA BORIE, chevalier, seigneur, Adhémar : d'a


mi à trois fas-
comte de la Batut, la Mélonie, Ladière, le Roc etautres oca ondées d'ar
lieux, fils de Messire Jean de La Borie, écuyer, seigneur comte gent.
de la Batut, leBreuil, la Vauronnie, les Constancies, Virazel et
autres places, et de noble Marguerite de Touchebœuf de Cler-
mont, s'allie, par contrat du 26 juin 1742, passéau château de
la Batut, devant Issartier, notaire royal, à noble Anne d'Adhe-
MAR du Roc, fille de feu Messire Charles d"Adhémar,ècayer,
seigneur du Roc, et de Marie d'Archer. Il n'existait plus en
1772, ainsi qu'il appert d'une procuration donnée à cette
date par sa veuve à Jacques-Simon-Louis de Lavergne, sei
gneur de Marquessac.

De son mariage sont issus :


1° Guillelmine, née en 1745, morte le 13 janvier 1746;
2° René, aide-major des canonniers matelots en 1786,
mort sans alliance ;
3« François, né le 14 septembre 1746, marié à Bor
deaux le 19 avril 1777, contrat reçu par Rosan,
notaire royal, à noble Marie de Boucaud. Il est
décédé sans postérité le 17 mars 1787:
4° Guillaume, qui fait suite :
5° Jeanne;
6° Marie.
38

XI

De Boyer : d'ar Noble GUILLAUME DE LA BORIE, chevalier, sei


gent au lion cou
ronné degueules, gneur, COMtE DK La Batut, LA MÉLONIE, LeS GrEZeS, La-
accompagné de dière, le Roc, laVauronnie, Lesqu ilerie et autres places,
trois étoiles d'a fils de noble Francois de La Borie, chevalier, seigneur, comte de
zur posées deux
en clef et une laBatut,laMélonie, Ladière, le Roc et autres lieux, et de
en pointe, et de noble Anned'Adhémar, épousa le 9 octobre 1733 (le con
trois cloches ba-
taillées de sable trat, reçu par Meyre, notaire royal à Saint- Cyprien, ne fut
une et deux. passé que le 21 mai 1788) noble Catherine de Boyer,

fille de feu noble Jacques de Boyer, écuyer, sieur du Sé-
quet, et de noble dame Marie-Magdelaine de Gérard de Barri/,
« assistée de ladite dame de Gérard sa mère et de Mes
sire Antoine de Boyer, écuyer, capitaine de grenadiers
royaux, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis, son
frère aîné «.
« Fait et passé en présence de Messire haut et puissant
seigneur François d'Adhémar, chevalier de l'ordre royal et
militaire de Saint-Louis ; de haut et puissant seigneur Mes
sire Antoine de Saint-Ours, chevalier, seigneur de Sali-
bourne et du Suquet ; de très haut et puissant seigneur
Messire Jwin-Alexandre-Emmanuel-Marie de Touchebœuf
comte de ( 'lermont, seigneur de Besse et de Monsec, le Ca-
zela, Veyrines en Périgord, b:iron de Peyrilles en Quercy;
haut oL puissant seigneur Géraud de La Borie, cheva
lier, s,'!gn:'ur, marquis de Campagne, de Tayac et de Bon-
nesfons ; de haut et puissant seigneur Messire Jacques de
Saint-Ours, capitaine de cavalerie au régiment de cui
rassiers ; de haut et puissant seigneur Messire Géraud de
Vassal de la Queyzie, prêtre, vicaire général du diocèse de
39

Sarlat, abbé commendataire de Saint-Amandde Coly, et de


plusieurs autres parents et amis. »
Assignation lui est donnée, le 2S février 1789, à l'effet
d'assister dans l'ordre de la noblesse à l'assemblée générale
des trois étatsde la provincedu Périgord , « aux finsde nommer
des députésaux Etats généraux 5, et il lui est donné acte de
sa comparution personnelle dans le procès-verbal. Procu
ration générale et spéciale lui est donnée, le 6 mars 1789, de
vant Grafeille, notaire royal, « par dame Antoinette de Vas
sal, dame de Lacarrière, veuve de Messire Géraud de Labo-
rie du Pourtel, chevalier, en son vivant seigneur de la
Guillermie, Lacarrière et autres lieux, habitante en son hô
tel en la ville de Saint-Ciprien auquel laditte dame
constituante donne pouvoir de pour elle et en son nom com
paroir à l'assemblée générale des trois états de la sénéchaussée
de Périgord, qui doit être tenue à Périgueux le seize du
courant concourir au nom de laditte dame consti
tuante à l'élection des députés de son ordre qui seront envoyés
aux États généraux, dans le nombre et la proportion déter
minés par la lettre de Sa Majesté, de leur donner tous pou
voirs généraux et suffisans pour proposer, remontrer, aviser et
consentir tout ce qui peut concerner les besoins de l'État, la
réforme des abus, l'établissement d'un ordre fixe et du
rable dans toutes les parties de l'administration, la pros
périté générale du royaume et le bien de tous et de chacun
des sujets de Sa Majesté. »
Il signe le 27 juillet 1789 la délibération de l'assemblée
de l'ordre de la noblesse de la sénéchaussée de Sarlat, à l'ef
fet de donner de nouveaux pouvoirs à ses députés.
Il eut pour enfants :
1° Jacques, décédé à Saint-Cyprienle 28 messidor an XI ;
2° Géraud, qui fait suite.
40

XII

Lafo» du Clu GÉRAUD DE LA BORIE COMTE DE LA BATUT,


zeau : d'or à un 2° fils do noble Guillafime de La Boriecornte de la Battit, sei
lion de gueules.
gneur dudit lieu, la Mélonie, les Grèzes, Ladière, le Roc, la
Vauronnie, Lesquilerie et autres places, et de noble Catherine
de Boyer, épousale 4septembre 1813 Madeleine-Lise La-
FOn du Cluzeau, fille de Jean-Baptiste Lafon du Cluzeau,
ancien officier de la Maison du roi Louis XVI, receveur gé
néral des finances à la Rochelle, et de Jeanne Rey.
De ce mariage sont issus :
A. Edmond-Henri-Jules-Marie, qui fait suite ;
B. Armand-Matthieu-Henri, marié à Sophie-Mar
guerite Eyma, fille de Jean Eyma et de Méloë
de Mestre.
Ils ont eu pour enfants:
1° Anne-Charles-Ferdinand, né le 9 mai 1854,
docteur en droit,juge suppléant au tribunal
de V instance de la Seine, conseiller général,
Députéde la Dordogne, marié, en 1879, con
trat reçu par Me Legay, notaire à Paris, le 6
septembre 1879, à Zoé-Hélène Alloend-
Bessand, fille de Charles Alloend-Bessand,
ancien président du tribunal de commerce
de la Seine, officier de la Légion d'honneur,
et d'Emma Parissot.
Sont issus de ce mariage :
a. Gabriel-Mathieu-Emmanuel, né le 13
juin 1880.

b. Sahine-Charlotte-AntoineUf-Rose, née
le 25 décembre 1881.
c. Andrée-Emma-Henriette-Germaine, née
le 1er août 1883.

2° Louis-Philippe-Henri, né le 13 février 1856,


avocat à la Cour d'appel de Paris, marié en
1884, contrat reçu par MMdu Luart et Legay,
notaires à Paris,à Louise-Léonie-Mélanie-
Jeanne dentu, fille de Henri-Justin-
Edouard Dentu et de Louise-Léonie Faure-
Decamps.

De ce mariage est issue :

a. Diane-Henriette-Louise, née le 19 fé
vrier 1885, décédéo le 5 septembre
1885.
3° Gabriel-Jean-Théodore, né le 25 décembre
1858, mort jeune.
Guillaume-Adrien, marié le 23 février 1847 à de
moiselle Estelle Soulier de Lortal, fille de
Etienne Soulier de Lortal et de Catherine-Adèle
Schlafer-Lagorse , décédée le 8 novembre 1861 ;
marié en secondes noces, le 27 janvier 1863, à
Jeanne-Hebé-Sttlie d'Abzac, fille d'Isaac
Gabriel comte d'Abzac et de Herminie de Galard
de Béam; elle est décédée le 25 avril 1866.

De ce mariage est issue :

a. Jeanne-Rose- Antoinette-Madeleine, née


le 16 août 1865.
42

XIII

De Vassal : d'a EDMOND-HENRI-JULES-MARIE DE LA BORIE


zur à la bande COMTE DE LA BATUT(l), licencié en droit, ancien sous-
d'argent remplie
de gueules, char préfet, chevalier de la Légion d'honneur, fils de Geraud
gée de trois be- de La Borie comte de la Batut et de Lise Lafon du Clu-
sans d'or et
accompagnée de zeau, s'est allié en 1839 à Rose-Antoinette de Vassal
deux étoiles de du Marais, fille de Antoine-Michel- Charles de Vassal du
même , posées
l'une en chef, Marais et de Joséphine de Cournand.
l'autre en pointe.
Ils ont eu pour enfants :
1" Gaston- René-Henri-Géraud-Marie , né le 23
septembre 1840, officier des mobiles de la Dor-
dogne pendant la guerre de 1870-1871.

(1) On lit dans le journal l' <r Echo dela Dordogne » du 16mail873 :
« Nous apprenons avec un vif sentiment de regret la mort de M. le
comte Edmond de La Batut, décédé le 9 de ce mois, au château du
Marais, à la suite d'une longe maladie. C'était un homme d'intelligence,
d'esprit, doué de sentiments élevés.
« Attaché pendant plusieurs années à la Préfecture de Périgueux
comme chef de cabinet de M. Ladreit de la Charrière, il fut le bras
droit de ce magistrat et l'aida puissamment dans sa laborieuse et fé
conde administration, dont notre département conserve un souvenir
reconnaissant.
« Le talent et l'aptitude spéciale dont il avaitfait preuve dans cette
position difficile et délicate lui valurent bientôt d'être appelé au poste
de Sous-Préfet de Nontron, où l'attendaient des devoirs multiples qui
]e trouvèrent toujours prêt, des travaux considérables qui lui valurent,
par le succès avec lequel il sut les mener à bien, la croix d'honneur,
et qui le désignaient pour des fonctions plus élevées, qui ne pouvaient
lui manquer avant peu. lorsqu'arriva le jour funeste où la fortune de
la France croula tout à coup.
c Rendu par les événements au repos^M. de La Batut ne cessa de former
43

2° René-Antoine-Elisa, né le 6 avril 1842, entré à


l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1862,
officier élève à l'école d'application d'état-major
en 1865-1866, lieutenant d'état-major le 5 jan
vier 1867, capitaine le 26 août 1870, chevalier
dela Légiond'honneur le 16janvier 1871, passé
avec son grade dans l'arme de l'artillerie en
1880, chef d'escadrons d'artillerie le 21 jan
vier 1882. Il s'est marié, par contrat du 22 dé
cembre 1872, passé devant Ma Perrin, notaire à
Mon tmirey-la-Ville (Jura), à Edith-Marie-Fi-
dèle Picot de Moras d'Aliuny, fille de Albert
Picot de Moras baron rf' Alvjny et de Marie-An
toinette d'Assigniez.
De ce mariage sont issus :
(a.) Edmée- Rose-Alberte-Marie-Josèphe, née
le 8 octobre 1873 à Paris ;

des vœux pour le pays et de se dévouer pour lui. Deux de ses fils
furent au nombre des vaillants défenseurs de la patrie, et l'un d'eux
porte en ce moment, avec l'étoile des braves glorieusement gagnée,
les insignes de capitaine d'état-major, pendant qu'un troisième siège
avec distinction dans le conseil de préfecture du Pas-de-Calais.
« Occupé sans cesse de l'avenir des siens, élevés par Madame de La
Batut et par lui dans les plus nobles sentiments, jaloux de contribuer
à tout ce qui pouvait réhabiliter le nom français, toujours attentif à
développer autour de lui les bienfaits et les progrès de l'agriculture,
apprécié, considéré, M. de La Batut paraissait devoir fournir encore
une longue carrière, et l'on aimait à présager pour lui une récom
pense bien due à son incessante et fructueuse activité.
« Cet espoir s'est évanoui ! La mort est venue saisir cet homme de
bien, briser ce noble cœur à côté de tant d'autres qu'elle a depuis quel
ques années broyés comme à plaisir, et nous n'avons plus qu'à enregis
trer douloureusement une perte nouvelle, en nous associant du fond de
l'âme au deuil de Mm" la comtesse de La Batut et de ses enfants. »
44

(&.) Jacqueline- Géraldine-Marie-JosèpJie ,


née le 17 juillet 1877 à Périgueux;
(c.) Ulric- Charles-Joseph-Marie, né le 3
août 1880 à Fontainebleau ;
(d.) Robert-Henri-Joseph-Marie , né à
Limoges le 4 août 1884.
3° Roger-Armand-Marie, né le 4 juin 1843, licencié
en droit, attaché au cabinet du Ministre de l'in
térieur en 1866 ; conseiller de préfecture du
Pas-de-Calais en 1869 , de la Haute-Garonne
en 1873; secrétaire général du département de
la Haute-Vienneen 1875 ;de l'Eure de décembre
1877 à mai 1879;officier d'Académie, chevalier
de l'ordre royal de Charles III, etc. ; marié le 10
juillet 1878, contrat reçu par M" de la Brosse,
notaire à Riom, à Marie-Lucie-Céoile-Theu-
dosiePreux, fille d''Auguste-Humbert-Philippe-
François Preux, ancien Procureur général près
les Cours d'appel de Limoges et de Riom, che
valier de LiLégioD d'honneur, et de Marie-Athé-
nals- Charlotte-Sophie Quille.

De ce mariage est issu :


(a.) Gérald-Edmond- Lucien-Auguste , né
à Douai le 24 août 1879.
4° Georges-Adrien-Marie, né le 1er août 1847.
5° Blanche-Adèle-Marie-Caroline, née le 8 janvier
1850.
6° Raoul-Gérald-Marie, né le 8 février 1856, rédac
teur au Ministère de l'intérieur.
BRANCHE DU POURTEIL

Messire GÉRAUD DE LA BORIE, chevalier, sei De Vassal : d'a


gneur dU POuRTEIL, LA GciLhELMIE, LaCARRIÈRE et autres zur à la bande
d'argentremplie
lieux, fils de noble Jean de La Borie, chevalier, seigneur de gueules, char
de Campagne, Bonnesfons et autres places, s'est allié, le 9 gée de trois be-
sans d'or et
janvier 1729, à noble Antoinette de Vassal, demoiselle accompagnée de
de la Lande, fille de Messire Charles de Vassal, écuyer, deux étoiles de
même, posées
seigneur de la Lande, et de noble Marguerite de Lafon, de l'une en chef ,
moiselle de la Lande, « assistée de Messire François de Vas l'autre enpointe.
sal, chevalier, seigneur de la Queyzie; de Messire Pierre de
Vassal, écuyer, seigneur du Breuil, capitaine d'infanterie
au régiment de l'Isle de France, ses oncles paternels,
et de Messire Violard de Luziers, écuyer, seigneur de Mous-
cal, son oncle, et de Messire Charles de Vassal, écuyer,
seigneur d'Autegrange, et de Messire Pierre de Vassal,
lieutenant au régiment de l'Isle de France, de noble Isabeau
do Vassal, demoiselle du Terme, sa tante, et de Messire
Pierre de Lavergne, écuyer, seigneur de Cerval, de Messire
François de la Garantie, seigneur de Rocaudou, et d'An
toine de Boyer, sieur Delpech, et d'autres ses parens et
amis ».
46

De ce mariage sont issus :

1° Pierre, né le 26 août 1734. Admis page de la


reine sur preuves de sa noblesse faite devant
d'Hozier ; aide-major dans le régiment d'in
fanterie de Durfort, par brevet de 1759, pour
tenir rang de capitaine. — Mort sans alliances.
2° Barthélémy , archiprêtre de Monpazier , vicaire
général de Sarlat (1).
3° Léonard-Jean, prêtre , chanoine de Saint-As-
tier, curé du Coux après la révolution, décédé
en 1822.
4» Elisabeth.
La branche, ou, pour mieux dire, le rameau du Pour-
teil s'est éteint à la deuxième génération.

(1) Nommé archiprêtre de la collégiale de Monpazier en 1757, il


fut le véritable fondateur de l'hôpital de cette ville: « Issu d'une des
principales familles du Périgord, sa naissance le mettait toutnaturelle-
ment en rapport avec la haute société. Il était doué, du reste, de beau
coup d'intelligence — ses actes le prouvent — et d'une grande énergie
pour le bien. Il se rendit donc à Paris, quêta pour son hôpital auprès
des familles opulentes et obtint même de l'Etat des sommes impor
tantes pour la restauration et l'agrandissement de la maison de charité
et l'établissement d'une filature.
« De retour à Monpazier, le digne archiprêtre voulut aussi mettre
la main à l'œuvre. Il n'épargna ni son temps, ni sa bourse, ni sa
santé pour conduire à bien l'œuvre qu'il avait entreprise. » (Les ori
gines chrétiennes des hôpitaux, hospices et bureaux de bienfaisance du
Périgord, par A.-B. Pergot, chanoine honoraire, curé-doyen de
Terrasson. Périgueux, Cassard frères, 1882.)
BRANCHE DE PRATS

il

Noble AYMERIC DE LA BORIE, docteur ès lois, De Saint - As


ti er : d'ar
président au Parlement de Bordeaux, seigneur de Prats(I), gent à trois ai
était le second fils de N. de La Borie et de Jeanne de gles de sable
Crégude. Il épousa noble Françoise de Saint-Astier, posées en chef
2 et 1 et en
fille de Forton de Saint-Astier, 1er du nom, damoiseau de la pointe trois clo
ville de Périgueuœ, seigneur des Bories, Bernabé, Lieudieu, ches du même
émail , batail-
Verzinas, de la maison noble de VIsle, etc., et de demoiselle léen d'or, posées
Jacquette Cotet, issue d'une ancienne noblesse du Périgord, de même.
à laquelle Saint-Allais donne une origine commune avec la
maison Chapt de Rastignac.
Il acquit de Bozon de Paulin, le 26 mai 1471, le fief de
Prats, par acte passé devant M" Philipparie, notaire, et en
rendit hommage à l'archevêque de Bordeaux le 16
mars 1477.
Aymeric mourut entre 1483 et 1486, et eut de son
mariage :
1° François, qui suit.

(1) Le fief de Prats relevait de la châtellenie de Belvès en


Périgord.
48

III

Noble FRANÇOIS DE LA BORIE, écuyer, seigneur de


Prats, fils de noble Aymeric de La Borie, docteur ès lois,
président au Parlement de Bordeaux, seigneur de Prats, et
de noble Françoise de Saint-Astier, rend hommage en 1507
à Jean de Foix, archevêque de Bordeaux, devant Lassa,
notaire royal.
Se marie à N.... d'où :
1° Aenault, qui suit. '

IV

Noble ARNAULT DE LA BORIE, écuyer, seigneur de


Prats, fils de noble François de La Borie, écuyer, seigneur
de Prats, et de N..., figure sur les « rolles » à partir de
1527 de l'arrière-ban de la noblesse du Périgord et vicomte
de Limoges, « pour le service du roi de Navarre, comte de
Périgord, vicomte de Lymosin ».
Il se maria à N.... d'où :
1° GÉRAud, qui fait suite.

Noble GÉRAUD DE LA BORIE, écuyer, seigneur de


Prats, qu'on croit fils de noble Arnault de La Borie, écuyer,
seigneur de Prats, et de N..., figure à la convocation du ban
de la noblesse en 1548 ; il se maria à N... d'où :
1° Jean, qui fait suite.
49

VI

Noble JEAN DE LA B0R1E, écuyer, seigneur de Prats DeLustbac écar-


telé aux 1 et i
en Périgord, Saint-Sulpice et Cals en Agenois, fils de noble de gueulesàtrois
Géruud de La Borie, écuyer, seigneur de Prats,et de A7..., fasoes d'argent ;
aux 2 et 3 d'a
épousa demoiselle Jeanne de Lustrac de Canabazes, et fit zur, au lion cou
son testament le 29 août 1592. ronné d'or, lam-
passé et armé de
gueules.
De son mariage sont issus:

1" François, qui fait suite;


2° Raymond, auteur de la branche de Saint-Sulpi ce, qni
aura un article séparé;
3° Antoine ;
4° Géraud, lieutenant au régiment de Picardie;
5° Bertrand (1), abbé commendataire et seigneur
d'Eysses en 1594, mort en 1639.

(1) Le * Gallia Christiana d termine dans les termes suivants


l'article qu'il consacre à Bertrand de La Borie Aanul'Histoiredel'aibaye
d'Eysses: « Meritissimus ac piissimus abbas morte justorum mortuus
est et ad majoris altaris suppedaneum eum luic insçriptiane sepultus :
Hic jacet reverendcs in Christo patkr
Domnus Bertrandus dk LaborIe
oum abbas regular1s hujus monastkrii
Ordinis Sancti Benedicti,
Disciplina regularis restaurator.
Obiit DIE 12 MAII ANNO 1639
ATATIS 85. »

OÉNKAL. DE LA BATUT. 4
50

VII

Noble FRANÇOIS DE LABORIE, écuyer, seigneur de


Prats,fils de noble Jeande La Borie,écuyer, seigneur de Prats
et de Saint-Sulpice et Cals en Agenois, etde demoiselle Jeanne
de Lustrac de Canabazes, fut fait héritier général et univer
sel de son père par le testament du 29 août 1592.

Il se maria à N... d'où :

1° Lyette, mariée à Messire François de la Goutte,


chevalier, seigneur de la Poujade, vicomte de
Cours et autres places, lieutenant des gendar
mes de M. de Lussan, marquis d'Aubeterre.
CHATEAU DE ST-SULPICE
BRANCHE DE SAINT-SULPICE (4)

vu

Noble RAYMOND DE LA BORIE, écuyer, seigneur


de Saint-Sulpice (2) et Cals en Agenois, fils de noble Jean
de La Borie, écuyer, seigneur de Fratsen Périgord,Saint-SuL-
pice et Cals en Agenois, et de demoiselle Jeanne de Lustrac
de Canabazes, fut institué par le testament de son père du
25 août 1592 héritier particulier des terres de Saint-Sulpice
et des Cals, relevant de la juridiction de Villeneuve et de
Monflanquin. Il se maria à N...

De son mariage sont issus:


1° Antoine-Guillaume, qui fait suite;
2" Géraud, capitaine au régiment de Picardie.

VIII

ANTOINE-GUILLAUME DE LA BORIE, chevalier,


seigneur de Saint-Sulpice, Réal et Goudal, fils de noble

(1) Je dois à mon cousin, M. Georges de La Borie, magistrat à


Condoni, la plus grande partie des renseignements qui concernent la
branche de Saint-Sulpice à laquelle il appartient; qu'il me permette
de lui exprimer ici toute ma reconnaissance pour sa précieuse et dé
vouée collaboration.
(2) Le château et la terre de Saint-Sulpice sont situés commune
de la Sauvetat-sur-Lède (Lot-et-Garonne).
52
Raymond de La Borie, seigneur de Saint-Sulpice, et de lï....,
épousa le 25 février 1636 demoiselle Louisa de Brousse,
d'où:
1° Nicolas, marié à demoiselle Jeanne de Baratel,
le 18 février 1679 ;
2° Jkan-Blaise, qui suit.

IX

Noble JEAN-BLAISE DE LA BORIE, chevalier, sei-


gneurde Saint-Sulpice, fils de noble Antoine-Guillaume
de La Borie et de demoiselle Louisa de Brousse, s'allia, le
3 septembre 1687, à demoiselle Marguerite de Menoire.

De ce mariage sont issus :


1° Nicolas, qui fait suite ;
2° Jean-Blaise.

Noble NICOLAS DE LA BORIE, écuyer, seigneur de


Saint-Sulpice, fils de noble Jean-Blaise de La jBorie, écuyer,
seigneur de Saint-Sulpice, et de Jeanne-Marguerite de
Menoire, s'allia, le 3 mars 1727, à demoiselle Anne dé Jalrac,
fille de Pierre de Jalrac et de Anne Bercegol.
De ce mariage sont issus :
1° Guillaume, qui fait suite ;
2° N. dit le chevalier de La Borie, capitaine au régiment
de Metz ;
3e Louise, mariée à noble Antoine de Caussy de Saint-
Pastour;
53
4° Anne-Louise, mariée à noble Pierre de Coquard,
sienr de Saint-Jean;
5° Françoise, mariée, par contrat du 1er mai 1757, à
noble Louis d'Albert de Laval, chevalier et
seigneur de Labarthe.

XI

Noble GUILLAUME DE LA BORIE, chevalier, sei


gneur de Saint-Sulpice, Goudal, Lalan de et autres lieux,
fils de noble Nicolas de La Borie, écuyer, seigneur de Saint-
Sulpice, et de Anne de.Jairac, s'allia, le 15 septembre 1757, à
demoiselle Anne-Antoinette de Rigal de Massanés de
Beauville, fille de noble Mathieu de Rigal, seigneur dudit
lieu, Massanés et Beauville, et de noble demoiselle Jeanne
de Cotpiard.
Guillaume fit son testament le 22 septembre 1783.

De son mariage sont issus :


I. Jean-François, qui fait suite ;
II. Jean-Bertrand, né le 14 mai 1766, admis
en 1784 en qualité de cadet gentilhomme
à l'Ecole militaire ; nommé sous-lieutenant
aux chasseurs d'Auvergne le 4 mars 1788 ;
chevalier de Saint- Louis ; mort le 21 jan
vier 1816 ; marié le 7 frimaire an XII
à demoiselle Jeanne-Félicité deMatdieu
de Bonnefond, veuve Falque, fille de
Pierre de Maydieu de Bonnefond et de
Marie-Anne Laborde.
De ce mariage sont issus :
a. Jean-Joseph-Edouard, néà Beauville, le 27
5-1
messidor an XII, marié, par contrat du
3 août 1832, à demoiselle Jeanne-Louise-
Antoinette-Jenny de Lamolère, fille de
.Tac /ues- Christophle-Sylvain de Lamolè re
et do dame Jeanne-Alexandrine-Madeleine
de Caubios, décédé le 8 mai 1881.
b. Jean-Baptiste-Amédée, né à Beauville
le 6 messidor an XIII, marié à de
moiselle Marie-Josette-Rosalie Fai-
vre d'Aulange.
Us ont eu pour enfants :
1. A médée-Boniface-Louis.
2. Ferdinand-Edouard, prêtre.
3. Maria, alliée à M. Emile Lajeanne.
4. Félicia.
5. Marie-Louise.
c. Félicité, mariée le 5 janvier 1831 à Paul-
François Mouysset, fils de Guillaume et
de Jeanne Bonnamy.
III. Jeanne, mariée à noble Florimond de Boudon.
écuyer, seigneur de Lascombe.
d hkbrard :cou- IV. Jeax-Baptiste, dit Monplaisir, né le 22 juin
Pé d'argent et m9 chasseur noble de l'armée de Condé,
de gueules.- On
trouve aussi : capitaine, chevalier de Saint-Louis, le 31 jan-
parti d'argentet vior lglg marié à nohh ELISABeth d'Hebrard
de gueules.
de Saint-Sclpice. De ce mariage sont issus :
A. Maurice, décédé en bas âge.
B. Jacques-Louis-Célestin , né en
1808 à Villeneuve-sur-Lot, et décédé
audit lieu le 5 février 1879 ; marié à
demoiselle Mari e-Ma rtine-Joséphine
55
de Larrivjère de Carmentran, fille
de Jean-Pierre de Larrivi'ere de Car
mentran et d'Alfxandrine de Beaufort,
décédée à Villeneuve le 8 octobre 1879.

Us ont eu pour entants :


1 ° Jean-Pierre-François-Marie-Louis-
Marcel, né à Villeneuve-sur-Lot, le
2 oct. 1834, prêtre, aumônier des Da-
mesde la Croix à Villeneuve-sur-Lot.
2° Jacques-Louis-Henri , né à Ville
neuve le 29 juin 1844, marié en
1868 à demoiselle Berthe de Rivié
fille de Thomas-Edouard de Rivié
et A,Albe de Monbet, d'où :
a. Maurice- Louis, né à Montesquieu
le 25 septembre 1873, décédé «n
bas âge;
b. Joseph-Maru-Louis, né au même
lieu le 27 septembre 1874, décédé
en bas âge ;
c. Marie-Marthe—Françoise-Félicie-
Miehelle,nèe le 23 décembre 1882,
au même lieu ;
d. Marie- Catherine-Françoise-Philo-
mene, née au même lieu le 14 fé
vrier 1885.
3° A mbroise-Eugène-Elisabeth- Georges -
Clodomir, né le 3 mars 1850, à Vil
leneuve-sur-Lot, docteur en droit,
successivement juge suppléant à
Mirande, substitut à Nérac et ac
facilement en la même qualité à
Gondom, marié le 20 octobre 1874
à demoiselle Jeanne-Marie-Cécile
Chaudordy, fille de Jean-Caprais-
Edmond Chaudordy et de Marie-
Cécilia Miquel.
De ce' mariage sont issus :
a. Françoise - Joséphine - Marie -
Louise, née le 11 mars 1876, à
Toulouse.
b. Marie-Joséphine-Elisabeth , née
le 17 décembre 1877, à Mirande
(Gers).
e . Jeanne - Joséphine - Marie- Thé -
rèse, née le 12 juillet 1879, à
Nérac (Lot-et-Garonne).
d. Marie- Joseph- Pierre - Louis -
Damase-Henri,nè le 22mail882,
au-dit Nérac.
V . Jean, décédé en bas âge.
VI. Elisabeth, mariée en 1792 à Antoine-Marie
Paquin, avocat au Présidial d'Agen, décédé le
25 septembre 1806.

XII

Dk Rapfik : d'a Messire JEAN-FRANÇOIS DE LA BORIE, écuyer,


zur à une fasce seigneur de Saint-Sulpice, Lalande, Goudal et autres
d'argent sur lieux , fils de noble Guillaume de La Borie, chevalier, seigneur
montée de S
étoiles d'or. de Saint-Sulpice, et de demoiselle Antoinette de Rigal de
Massanes, se maria, par contrat du 21 mai 1786, à noble
demoiselle Mahie-Julie dr Raffin, fille de haut et puissant
57
seigneur Messire Armand-Augustin de Raffin, chevalier,
seigneur, marquis d'Hauterive, baron de Laroque, de Savignac
et autres lieux, et de haute et puissante dame Madame Marie-
Josèphe- Charlotte de Cadrietuc. Au contrat comparaissent :
Messire Jean-Baptiste de La Borie, chevalier de Saint-Sul-
pice, son frère ; Messire Louis d'Albert, chevalier, seigneur de
Labarthe ; Messire Pierre-Nicolas de Coquard de Saint-Cyr,
écuyer; Jean-François Menoire, subdélégué de l'intendance;
Messire Pierre-Augustin de Limozin de Saint-Michel, che
valier, inspecteur d'artillerie, maréchal des camps et armées
du roi, etc., etc.
Le procès-verbal de l'assemblée générale des trois ordres
de la sénéchaussée d'Agen, réunie en 1789, constate qu'il a
pris part, dans l'ordre de la noblesse, à l'élection des députés
aux Etats généraux. (Archives nationales, B III. I. P.
103,143,181.)
Ils eurent entre autres enfants (1) :
1° Jules-Louis, qui fait suite.

XIII
JULES-JEAN-LOUIS DE LA BORIE DE SAINT- De t,apol : de
gueules a trois
SULPICE, fils de Messire Jean-François de La Borie, écuyer, têtes de lion.

(1) Quinze enfants sont issus de ce mariage, dont quatorze filles et


un garçon. — Les filles dont les prénoms ont pu être retrouvés sont
les suivantes :
a. Thaïs, décédé jeune encore.
b. Irène, id.
e. Victorine, îd.
d. Jeanne, id.
e. Suzanne, id.
f. Marianne-Foy-Geneviève, décédée le 20 septembre 1819, à
l'âge de 17 ans.
et Jules-Louis, qui fait suite.
58
seigneur de Saint-Sulpire, Lalande, Goudal et autres lieux,
et de noble Juliette de Raffin, fut conseiller auditeur à la
cour d'Agen. — S'est allié le 5 juin 1833 à demoiselle
Marie-Louise-Donatille de Tapol, fille de Jean- Timotfiée
de Tapol et de Donatille de la Rujfie, décédés à Saint-Sul-
pice les 7 septembre 1875 et 24 avril 1881.
De ce mariage sont issus :
1° N. décédé en bas âge, le 18 septembre 1846 ;
2° Mabie-Juliettb, mariée le 4 juin 1853 à Fer-
nand-Marie-Rene1, comte de la Myre-Mory ;
3° Bertrand, qui fait suite.

XIV

De Ricaud: d'ar BERTRAND DE LA BORIE DE SAINT-SULPICE,


gent au chevron
de gueule accom né à Saint-Sulpice, le 23 avril 1857, fils de Louis de La
pagné de trois Borie de Saint-Sulpice et de Marie-Louise-Donatille de
ancres de sable,
deux en chef et Tapol, s'est allié, le 28 avril 1878, à demoiselle Marie-
l'uue en pointi». Marthe-Laurent-Noémik de Ricaud, fille de Charles-
Martial- Thérèse de Ricaud et de Louise-Antoinette-Féli
cité- Orpha Clède.

De ce mariage sont issus :


PMarie-Louise-Charlotte-Donatille, née à Saint-
Sulpice, le 18 octobre 1879 ;
2° Marie-Antoinette-Marthe, née à Saint-Sulpice,
le 2 décembre 1880, et décédée le 6 avril 1881 ;
3° Marie-Marthe-Catherine-Natalie, née à Saint-
Sulpice, le 20 mai 1882, déeédce le lOavril 1883.
PIÈGES JUSTIFICATIVES
MAINTENUE DE NOBLESSE

(mai 1635)

Les commissaires généraux deputez par le Roy pour le


régalement des tailles en Guienne, à tous ceux qui ces pré
sentes verront, salut. Sçavoir faisons que,
Veu les tiltres remis par devers nous suyvant nostre
ordonnance générale pour la représentation des tiltres des
nobles de cete eslection de Périgort du 24 mars dernier par
Jehan de La Borie, seigneur de Bonnefons, demorant en
la paroisse de Campaigne, soy disant fils de Pierre fils de
Géraud qui estoit fils de Bernard ;
Hommage rendu par noble Bernard de La Borie, conseil
ler au Parlement, au seigneur de Lansac, archevesque de
Bourdeaux, pour raison de la terre de Campaigne, du 17
novembre 1507;
Testament dudit Bernard, conseiller au Parlement, par
lequel il institue noble Gérault de La Borie son fils héritier
et est qualiffié escuyer du 17 juillet 1533;
Contract de mariage dudit Gérault, fils dudit Bernard,
par lequel il se qualiffie escuyer, du 4 febvrier 1571;
Testament dudit Gérault par lequel il institue ledit
Pierre son fils son héritier et est quallifié escuyer, du 13
décembre 1572;
Contract de mariage dudit Pierre avec dainoiselle Jehauue
62
de Saugnac , où il e.st dict fils de Gérauld et est qualiffié
escuyer, du 6 mars 1571 ;
Contract de mariage dudict Jehan avec damoiselle
Anthoinette de Oosnac, par lequel ledict Jehan contracte
soubz l'authorité dudict Pierre son père et est qualiffié es
cuyer, de 1 Ie febvrier 1 608 ;
Acte de sommation faicte au procureur d'office de Cam-
paigne et syndic dudict lieu, contenant leur déclaration qui
ne veulent contester la qualité dudict Jehan de La Borie. et
ouy le procureur du Roy ;
Nous commissaires susdicts avons deschargé et deschar
geons ledict Jehan de La Borie seigneur de Bonnefons de
l'assignation donnée par nostre dicte ordonnance générale
et ordonne que comme noble il continuera de jouir de
l'exemption des tailles et autres subsides et impositions,
faisons defFences aux coltizateurs de la paroisse où il faict
et fera sa demeure de le comprendre ni coltizer ez rolles des
dites tailles tant et sy longuement qu'il vivra noblement, à
la charge néantmoins que s'il a plusieurs terres ou maisons,
il sera tenu, conformément à autre nostre ordonnance géné
rale du dernier décembre 1634, déclarer au greffe de l'eslec-
tion de Périgort celle de ses dittes terres ou maison qu'il entent
faire valloir par ses serviteurs, au cas qu'il en veuille tenir
quelqu'une en sa main, et pour les autres sera tenu y mettre
fermiers ou mestayers, autrement les recepveurs ou serviteurs
seront coltizés aux tailles comme s'ils estoient fermiers, et
poura la présente ordonnance estre registrée au greffe de la
dicte eslection et signiffier à tous qu'il appartiendra par le
premier huissier ou sergent sur ce requis auquel donnons
pouvoir de ce faire en vertu de celluy à nous donné par Sa
Majesté et avons faict remettre ez mains dudict Sr de
Bonnefons les susdicts tiltres par luy représentés. Faict à
63

Périgueux le dix huictiesmejourde may mil six cens trente


cinq. Signés: Verthamont — de Gourgue.
Par mesdicts sieurs les commissaires :
Signé : Martenot.

[Bibliothèque nationale. — Manuscrits. — Carrés de


d'Hozier. Vol. La Borie.)

EXTRAIT
DES REGISTRES DU CONSEIL PRIVÉ DU ROI

Sur la requête présentée au Roi en son conseil par


François de Laborie, seigneur de Campagne, et demoiselle
Jeanne de Roux, sa femme, contenant que le défunt sieur du
Breuil, père de laditte de Roux, et ledit sieur de Campagne,
ayant toujours fait profession de bons et fidèles serviteurs et
sujets de Sa Majesté, pris emploi dans les armées et rendu
des services considérables en plusieurs occasions importantes ,
ils redoublèrent leur fidélité et affection à Sa Majesté pendant
les derniers troubles et mouvemens de la province de Guiêne
et ville de Bordeaux, et s'étant d'abord déclarés pour Elle
et son parti contre les rebelles et factieux et autres ses enne
mis, Elle prit toute confiance en eux, et établit dès le mois
de novembre 1651, ledit sieur du Breuil gouverneur de la
ville et château du mont de Domb, place forte et considérable
pour si situation, sur laquelle les ennemis avoient eu iiensée,
64
comme sur un poste qui pouvoit être le moyen de l'exécu
tion de leurs desseins et les rendre capables de grands pro
grès sur les villes et sur les troupes de Sa Majesté ; en effet
ledit sieur du Breuil s'étant saisi de laditte ville, y ayant
attiré grand nombre de ses parens et amis, au nombre des
quels étoit ledit sieur de Campagne son gendre, ils défen
dirent le camp dela Dordonne, repoussèrent vigoureusement
les ennemis et facilitèrent le passage de l'armée de Sa Majesté
commandée par Monsieur le comte de Harcourt, d'où s'en
suivirent tous les grands avantages que Sa Majesté remporta
sur eux, et il est de notoriété publique, qu'il étoit de la der
nière conséquence à Sa Majesté d'être assurée de la fidélité
dudit sieur du Breuil et de son commandement en laditte
place, et que s'il eut été capable de corruption et de lacheté,
les ennemis n'eussent rien épargné pour l'attirer de leur
côté, ce qui est encore suffisamment justifié par la lettre de
Monsieur le comte de Harcourt du 19 février 1652, après
laquelle et le décès dudit sieur du Breuil dans le service,
ledit sieur de Campagne qui, comme dit est, étoit dans les
mêmes intérêts et avoit fait plusieurs courses contre les en
nemis et chassés du lieu de Grand Lejac leur garnison qui
incommodoit fort les environs, reçut ordre du sieur de Sau-
vebœuf du 16 juin audit an 1652 pour commander dans la
ditte ville, et il s'en acquitta avec la même fermeté que Sa
Majesté avoit trouvéé en son beau père et continua de servir
avec assiduité non seulement dans cet emploi, mais encore
en toutes les occasions où il fallut soutenir l'autorité royale
et s'opposer aux entreprises des ennemis, s'étant rendu au
mois d'noust suivant avec grand nombre de ses amis dans la
ville de Sarlat avec lesquels il y séjourna en garnison sur le
bruit qui couroit d'un siège de leur part devant icelle, et ils
furent rencontrés par le sieur de Saint-Abre lorsqu'il se
è

65

jetta dedans pour la secourir, et étant arrivé quelque tems


après que laditte ville fut par eux prise au moyen de l'in
telligence qu'ils entretenoient au dedans sur la trahison
d'aucuns des habitans, ledit sieur de Campagne travailla
puissamment avec les bons sujets de Sa Majesté à remettre •
laditte ville en l'obéissance de Saditte Majesté r et il y
réussit heureusement, comme à détourner par les prières
et sollicitations plusieurs particuliers qui avoient pris parti
avec les ennemis, et les obliger à rentrer dans leur devoir,
dont la preuve résulte des certificat etL déclarations rappor
tées après lesquels on ne peut douter que ledit sieur du
Breuil et ledit sieur de Campagne ne se soient entière- •
ment exposés pour Sa Majesté et beaucoup commis avec les
ennemis et leurs adhérens et attiré sur eux et sur leur
famille leur haine et leur ressentement, aussi est-il véri
table qu'ils ont été regardés dans la province comme ceux
contre lesquels lesdits ennemis et leurs adhérens doivent
se vanger, et qui par un effet de cette vangeance prémé
ditée contre eux, l'on auroit fait le dégat dans leur
maisons et héritages, iceux ruinés et désolés, et laissés dans
un désordre si grand que quelques réparations que l'on y
puisse faire pour les rétablir, les marques de la rage et de
la rébellion y demeureront éternellement, ainsi qu'il se voit
plus particulièrement par le procès verbal de descente et
visite sur les lieux du lieutenant général au siège présidial
de Sarlat et outre lesdits désordres, lesdits suppliants ont
ressenti en haine et autres rencontres en la poursuite des
procès qu'ils ont eus au parlement de Bordeaux ez quels la
justice a été très rigoureuse pour eux, et ils ont bien reconnu
qu'il restoit quelque mauvoisc volonté de l'affection et fidé
lité avec laquelle ledit sieur du Breuil et ledit sieur de
Campagne ont embrassé les intérêts de Sa Majesté contre
GÉNÉAL. DE LA BATUt. 6
66

ceux dudit parlement dans la chaleur des troubles et mou-


vemens, de sorte que la rencontre des services dudit sieur
de Campagne contre le parti dudit parlement durant les-
dits mouvemens est très préjudiciable audit suppliant, puis
qu'il est certain qu'à raison d'iceux, il est tombé dans son
indignation, et par cette considération Sa Majesté est obligée
de pourvoir audit suppliant par un remède extroardinaire
pour tous les procès, causes civiles et criminelles qu'ils ont
ou peuvent avoir audit parlement ainsi qu'elle a fait à
l'endroit de plusieurs particuliers qui ont servi contre
ledit parlement auxquels elle a octroyé des évocations
générales à tems , n'étant rien de si juste que de recon-
noistro la fidélité et affection dudit sieur de Campagne
qui a été si utile à Sa Majesté et si ruineuse aux affaires
domestiques dudit sieur de Campagne , et n'étant pas
aussi raisonnable que lui sa femme et famille ayent pour juges
ceux qui croyent avoir été par eux offensés, à ces causes
et vu les certificats de service dudit sieur de Campagne
contre le parlement de Bordeaux rapportés en bonne forme
requeroient lesdits suppliants qu'il plût à Sa Majesté en
conséquence des précédentes évocations générales évoquer
à elle et à son conseil les procès civils et criminels des sup
pliants mus et à mouvoir audit parlement de Bordeaux
pendant cinq années, et iceux leurs circonstances et dépen
dances renvoyer au parlement le plus prochain, suivant l'or
donnance celui de Toulouse, excepté comme suspect audit
suppliant, par la même raison que celui de Bordeaux, avec
toute attribution, juridiction et interdiction audit parlement
de Bordeaux et tout autre juge, vu laditte requette signé
Tournier, avocat audit conseil, la lettre de cachet de Sa
Majesté adressant au défunt sieur du Breuil du 20 novembre
1651, la lettre à lui écrite par Monsieur de Harcourt du 19
67

février 1652, et ordonnance du sieur marquis de Sauvebœuf


donnée audit sieur de Campagne du 16 juin audit an, certi
ficat du sieur de. Saint-Abre, mestre de camp de cavale
rie, du 7 octobre audit an, certificat des consuls de Sarlat et
de Gourdon des 1er aoust et 22 décembre audit an, 24 et 27
septembre 1653 et 24 janvier 1654, déclaration du 10 mai
audit an 1653, procès verbal du 18 des mois et an, et autres
pièces conjointes à laditte requette, et ouï le rapport du
sieur Maurant, commissaire à ce député, et tout considéré,
le Roi en son conseil ayant égard à laditte requette a évo
qué et évoque à soi et à son conseil les procès civils et cri
minels des suppliants mûs et à mouvoir en la cour de par
lement de Bordeaux, et iceux avec leurs circonstances et
dépendances, a renvoyé et renvoye pendant deux années
en la cour de Grenoble , à laquelle Sa Majesté en a
attribué et attribue toute cour, juridiction et connoissance,
et icelles interdit audit parlement de Bordeaux et toutes
autres les cours et juges.
Fait au conseil privé du Roi tenant à Paris le 4 mai 1655.

Signé Meynat.

MAINTENuE dE 1666.

t Ordonnance rendue h Sarlat le 5e décembre 1666 par


François de k Brousse, écuyer, avocat en la cour du parle
ment de Bourdeaux, commissaire subdélégué par Messire
Claude Pellot, intendant de Guienne, par laquelle il donne
acte à François de la Borie, escuyer, seigneur de Campaigne,
âgé de 56 ans ou environ, habitant en son chasteau de Cam
68

paigne, faisant tant pour lui que pour Pierre Hector de la


Borie, escuyer, sieur du Pourteil, son frère âgé de 36 ans,
capitaine au régiment de la Reyne, Jean de la Borie sieur de
Bonnefon, David de la Borie sieur du Breuilh, François de
la Borie sieur du liat, Pierre de la Borie sieur do Lasdivises
et Clément de la Borie, ses enfans, et de Jeanne de Roux,
damedudit Campaigne, son épouse, do la représentation de
leurs titres prouvans leur noblesse depuis 1507. Cette ordon
nance signée de la Brotisse, commissaire subdélégué, et
plus bas : par mondit sieur commissaire : de Beleguarde. »
(Bibliothèque nationale. — Manuscrits. — Carrés de
d'Hozier.. Vol. La Borie.)

Modèle de l'assignation à donner aux ecclésiastiques possé


dant bénéfices, et aux ducs, pairs, marquis, comtes, barons,
châtelains, et généralement à tous les nobles possédant fiefs.

Van mil sept cent quatre-vint-neuf, le vingt-huit jour du


mois de février — à la requête de M. le procureur du Roi de la
sénéchaussée de Sarlat, pour lequel domicile est élu au greffe
dudit siège, en vertu des lettres du Roi données à Versailles
le 24 janvier 1789, pour la convocation et assemblée des
Etats généraux de ce royaume, du règlement y joint, et de
l'ordonnance de M. le lieutenant général, rendue en consé
quence, le 19 février 1789 — j'ai Jean Lassudrie, huissier
royal en la sénéchaussée de Sarlat, soussigné, donné assigna
tion au seigneur comte de la Borie de la Batut, au principal
manoir situé au château de la Batut, paroisse de Saint-Cha-
massi, audit domicile, en parlant audit soigneur, à compa
69

roir en personne ou par procureur de son ordre, fondé de


pouvoirs suffisans, par devant M. le sénéchal de Périgeux, et
en son absence pardevant M. son lieutenant général, pour
assister à l'assemblée des trois états, qui sera tenue dans la
ville de Périgeux le 16 mars prochain, et concourir avec les
autres députés de son ordre, à la rédaction des cahiers de
doléances, plaintes et remontrances, et autres objets exprimés
en ladite ordonnance, etprocéderàla nomination des députés
qui seront envoyés aux États généraux: le tout conformément
et en exécution desdites lettres du Roi, règlement y annexé
et ordonnance de mondit sieur le sénéchal; lui déclarant que
faute de s'y trouver, ou procureur pour lui, il sera donné
défaut ; et afin qu'il n'en ignore, je lui ai, audit domi
cile, en parlant comme dessus, laissé copie de mon présent
exploit.

Signé : Lassudrie.
SOURCES

A. Bibliothèque nationale. — Manuscrits. — Cabinet des


titres.
1° Carrés de d'Hozier. Vol. La Borie.
2° Manuscrits Claircmbault, 211.
3" Pièces originales. — La Borie.
4° Armoriai général de Francedressé pard'Hozieren vertu
de l'éditde 1697. Vol. Guyenne.
D° Imprimés.
1° Dictionnaire de la noblesse. Paris, mdcclxxi. 3e vol.
2° Etat des gentilshommes de Périgord et del'Agenois qui
ont voté en 1789, par MM. de Laroque et de Bar
thélcmy.
B. La Noblesse du Périgord en 1789, par A. Matagrin, 1857.
C. Armoriai de la noblesse du Périgord, par A. de Froide-
fond, 1858.
D. Sigillographie du Périgord, par Ph.de Bosredon.
E. Archives nationales.
F. Archives départementales de la Dordogne.
G. Archives domestiques.

POITIERS. — TYPOORAPHIE OUDIN.