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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

BURKINA FASO
DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Unité-Progrès-Justice
ET DE L’INNOVATION

--------------------------
SECRETARIAT GENERAL

----------------------
Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest
Unité Universitaire à Bobo-Dioulasso
(UCAO/UUB)
(UFR/ST)

AFRICAN ENTREPRISE – Sarl

Mémoire de Master
THEME :
En génie civil
Option Bâtiment et Travaux Publics
REHABILITATION DU BARRAGE DE YAIKA : RECONSTRUICTION DE
L’EVACUATEUR DE CRUE ET PROLONGEMENT DE LA DIGUE

Présenté par :
ZAGRE Jean Pierre Damien

Soutenu le ……janvier 2018
DIRECTEUR DE MEMOIRE MAITRE DE STAGE

Dr Jean Louis ZERBO Daouda ADAMOU

Enseignant chercheur Ingénieur de conception en


Génie Civil
CO-DIRECTEUR DE MEMOIRE
M. Soumana ABDOU
Ingénieur de conception en Génie Civil

0
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

DEDICACE

Je dédie ce modeste travail à la famille ZAGRE.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


1
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

REMERCIEMENTS
A travers le présent mémoire, je tiens à remercier tous ceux qui de près ou de loin ont
participé à son élaboration. Ces remerciements vont particulièrement à l’endroit de:

 l’Eternel Dieu Tout Puissant, le Tout Miséricordieux, Unique et sans associé qui m’a donné
la force de terminer ce long parcours
 de formation,
 A mon encadreur M. Soumana ABDOU mon co-directeur pour m’avoir encadré malgré son
emploi du temps chargé
 Au Dr Jean-Louis ZERBO mon directeur de mémoire pour son effort durant l’élaboration
de ce document
 A mon père Didace Raogo ZAGRE pour son immense aide et encouragement.

SIGLES ET ABREVIATIONS
CETRI Cabinet d’étude technique et de recherche en ingénierie
Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre
2
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

ϒ poids volumique des terres


Φ angle de frottement interne du sol
ϕ angle de frottement sol-béton
σmax contrainte maximale au niveau de la fondation
Em1 épaisseur de la tête du voile
Em2 épaisseur en bas du voile
Es épaisseur de la semelle
f Fetch
F nombre de Froude
h lame d’eau
He ligne d’eau
Hv hauteur du voile
Lb longueur du bassin de dissipation
Ls largeur de la semelle
OPN Optimum Proctor Normal
P Profondeur de la tranchée d’ancrage
PEN Plan d’Eau Normal
PHE Plan des Hautes Eaux
Vo vitesse de l’eau au-dessus du seuil ;
y tirant d’eau
y1 Tirant d’eau torrentiel
y2 Tirant d’eau fluvial
Z hauteur de chute ;

RESUME
Le présent mémoire traite de la réhabilitation du barrage de la YAIKA : reconstruction de
l’évacuateur de crue et prolongement de la digue, dans la province du GANZOURGOU.
Les études diagnostiques des états des ouvrages existants du barrage ont révélé d’énorme anomalies
et dégradations qui sont entre autres :
 présence de fissures sur la crête de la digue ;
 érosion sur le talus aval;
 dégradations du seuil déversant;
 des fuites d’eau au niveau du déversoir.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


3
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

L’analyse des causes de ces dégradations a conduit à des propositions de solutions de réhabilitation
du barrage dont la plus importante est la reconstruction de l’évacuateur de crue.
Les études hydrologiques pour la reconstruction du barrage, donnent un bassin versant de 22,61
km² avec un débit 62,6 m3 /s.

Le nouveau barrage a une capacité de 655 446 m3 à la cote PEN. Il est constitué d’une digue en
terre homogène de 768 m de longueur avec une hauteur maximale de digue qui fait 3,42 m. Il est
muni d’un déversoir latéral de type poids déversant dont la longueur est de 85 m avec un bassin de
dissipation en aval de 4 m de longueur. Il est également muni d’un ouvrage de prise pour permettre
l’irrigation des terres à l’aval du barrage et un ouvrage de vidange pour assurer l’entretien et la
maintenance du barrage.
La mise en œuvre du projet de réhabilitation du barrage a nécessité cent soixante un million trois
cent quatre-vingt-un mille cent quatre-vingt-six francs CFA (161.381.586) toutes taxes comprises.

Mots clés :

1. Barrage
2. Bassin versant
3. Digue
4. Déversoir

ABSTRACT
This paper deals with the study of the reconstruction of YAIKA dam: RECONSTRUCTION OF
THE FLOOD EVACUATOR AND EXTENTION OF THE DIKE in the province of
GANZOURGOU. Studies that diagnose existing dam structures have revealed enormous
anomalies and degradations that include:
 Presence of craks on the crest of the dike;
 Erosion on the downstream slope,
 Degration of the sill,
 Water leakage at the weir level.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


4
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

The analysis of the causes of these degradations led to proposals for dam rehabilitation solutions,
the most important of which is the reconstruction of the spillway.
Hydrological studies for the reconstruction of the dam give a watershed of 22,61 km ² with a flow
of 62,6 m3 / s.
The new dam has a capacity of 655 446m3. It consists of a homogeneous earth dam of 768 m in
length with a maximum height of 3,42m. It is equipped with a central spillway of the spill type
whose length is 85 m with a basin of dissipation downstream of 6m of length. It is also equipped
with a catch to allow irrigation of the land downstream of the dam and a drainage structure to
ensure the maintenance and maintenance of the dam.
The implementation of the dam rehabilitation project required one hundred and sixty one million
three hundred and eighty-one thousand one hundred and eighty-six (161.381.586) CFA francs
inclusive of all taxes.

Keywords:

1. Damp
2. Watershed
3. Dike
4. Spillway

LISTE DES FIGURES


Figure 1: Localisation du site dans la province du Ganzourgou...........................................3
Figure 2: Erosions du talus aval............................................................................................5
Figure 3 : Dégradation du perré sur le talus amont...............................................................5
Figure 4: Dégradations du seuil déversant............................................................................5
Figure5 : fissures sur l’aval de la digue................................................................................5
Figure 6 : Courbe hauteur surface de la cuvette du barrage de Yaika.................................10

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


5
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Figure 7 : Courbe hauteur volume de la cuvette du barrage Yaika.....................................10


Figure 8 : Sondage sur le corps de la digue.........................................................................11
Figure 9: Sondage à ciel ouvert effectué sur le site.............................................................11
Figure 10 : Zones climatiques du Burkina Faso..................................................................12
Figure 11 : Variation de la pluviométrie à l’échelle mensuelle...........................................13
Figure 12 : coupe transversale de la digue..........................................................................36
Figure 13: Schéma représentant les différentes actions qui s’appliquent sur le déversoir. .52
Figure 14 : l’abaque permettant de lire l’enfoncement D du bassin...................................57
Figure 15 : Schémas de l’évacuateur de crue et le bassin de dissipation............................59
Figure 16 : coupe transversale et paramètre physique du mur bajoyer...............................63

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1 : Coordonnées cartésiennes du site.............................................................................3

Tableau 2 : Constat des dégradations relevées sur le barrage de Yaika.......................................4

Tableau 3 : tableau hauteur –surface-volume du barrage de Yaika.............................................9

Tableau 4 : Pluviométrie annuelle pour différentes périodes de retour.....................................13

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


6
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Tableau 5: Pluviométrie maximale journalière pour différentes périodes de retour.................13

Tableau 6 : calcul de l’indice de compacité du bassin versant..................................................15

Tableau 7 : calcul de la longueur du rectangle équivalent.........................................................15

Tableau 8 : pente du bassin-versant...........................................................................................15

Tableau 9 : résultats du calcul de l’indice global de pente........................................................16

Tableau 10: Résultats du calcul de la dénivelée spécifique (DS)...............................................16

Tableau 11 : Type de relief en fonction de la dénivelée spécifique...........................................17

Tableau 12 : classe de relief du bassin versant..........................................................................17

Tableau 13 : classes perméabilité du bassin versant..................................................................18

Tableau 14: Formules de calcul du coefficient de ruissèlement................................................19

Tableau 15: résultats du calcul du coefficient de ruissèlement.................................................19

Tableau 16: Récapitulatif des paramètres du bassin versant.....................................................20

Tableau 17 : pluies journalières maximales...............................................................................21

Tableau 18: Calcul du coefficient d’abattement........................................................................21

Tableau19 : calcul du temps de base.........................................................................................22

Tableau 20 : calcul du temps de montée....................................................................................22

Tableau 21 : paramètres utilisées par la formule de RODIER & AUVREY.............................23

Tableau 22 : calcul de la crue décennale par la méthode déterministe de RODIER et AUVRAY


...................................................................................................................................................24

Tableau 23 : Paramètres utilisées par la formule de PUECH et CHABI...................................25

Tableau 24 : calcul de la crue décennale par la méthode de régressions linéaires du CIEH.....25

Tableau 25 : calcul de la crue décennale par la méthode de régressions linéaires du CIEH.....25

Tableau 26 : paramètres utilisées pour la détermination du coefficient C100.............................26

Tableau 27 : résultats du calcul de la crue de projet..................................................................26

Tableau 28 : coefficient d’écoulement.......................................................................................29

Tableau 29 : résultats des calculs des apports d’eau sur le bassin versant................................29

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


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Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Tableau 30 : Estimation de l’évaporation à la surface de la retenue.........................................30

Tableau 31 : Estimation des infiltrations mensuelles................................................................31

Tableau 32 : Résultats des apports solides................................................................................32

Tableau 33 : Estimation globale des besoins agricoles pour 1ha..............................................33

Tableau 34 : Evaluation des besoins en eau des cultures pour 9 ha..........................................33

Tableau 37: Résultats de la revanche libre par la méthode empirique......................................38

Tableau 38 : Résultat de la revanche minimale.........................................................................38

Tableau 39 : Résultat de la hauteur de la digue.........................................................................39

Tableau 40: calcul de la largeur de la crête barrage..................................................................39

Tableau 41:Forme des talus en fonction de la hauteur et du type de digue...............................40

Tableau 42 : calcul de la profondeur du seuil par la règle de LANE........................................50

Tableau 43 : calcul de la base du déversoir...............................................................................50

Tableau 44 : Caractéristiques du seuil déversant.......................................................................50

Tableau 45 : Bilan des forces et moments par rapport à A........................................................52

Tableau 46 : Diamètre de la conduite de vidange......................................................................62

Tableau 47 : valeurs des forces et leurs moments.....................................................................64

Tableau48 : Récapitulatif du devis estimatif.............................................................................70

Tableau49 : forces agissantes sur le déversoir............................................................................II

Tableau50 : récapitulatif de forces agissantes sur le déversoir.................................................IV

Tableau 51 : récapitulatif de forces agissantes sur le déversoir................................................IX

TABLE DES MATIERES


DEDICACE.........................................................................................................................................................................I

REMERCIEMENTS.........................................................................................................................................................II

SIGLES ET ABREVIATIONS........................................................................................................................................III

RESUME...........................................................................................................................................................................IV

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


8
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

ABSTRACT........................................................................................................................................................................V

LISTE DES FIGURES ET PHOTOS.............................................................................................................................VI

LISTE DES TABLEAUX...............................................................................................................................................VII

TABLE DES MATIERES................................................................................................................................................IX

INTRODUCTION..............................................................................................................................................................1

CHAPITRE I : CONTEXTE DE REABILITATION DU BARRAGE DE YAIKA.....................................................2

I.1. Présentation de la structure d’accueil.........................................................................................2


I.1.1. Objectif...............................................................................................................................2
I.1.2. Organigramme AFRICAN ENTREPRISE..........................................................................2
I.2. Localisation du site du barrage et accès....................................................................................3
I.3. Diagnostics des ouvrages et causes de dégradations..................................................................4
I.4. Objectifs De La Reconstruction.................................................................................................6
I.5. Proposition des solutions de réhabilitation du barrage...............................................................6
CHAPITRE II : ETUDES DE BASE................................................................................................................................8

II.1. Etudes topographiques du site...................................................................................................8


II.1.1. Traitement des données.....................................................................................................8
II.1.2. Caractéristiques topographiques de la retenue..................................................................9
II.2. Etudes géotechnique..............................................................................................................10
II.3. Etude climatique.....................................................................................................................11
II.3.1. Références climatiques....................................................................................................11
II.3.2. Le régime climatique.......................................................................................................12
II.3.3. La pluviométrie................................................................................................................12
II.3.4. Analyse statistiques des données pluviométriques...........................................................13
II.4. Etudes hydrologiques.............................................................................................................14
II.4.1. Etudes des paramètres physiques du bassin versant.........................................................14
II.4.2. Etudes des crues...............................................................................................................21
II.4.2.2. Choix de la crue centennale Q100 (débit projet)...........................................................25
II.4.3. Etudes des apports d’eau sur le bassin-versant..................................................................26
II.4.3.1 La méthode RODIER.....................................................................................................27
II.4.3.2. La méthode GIRARD....................................................................................................27
II.4.3.3. La méthode DUBREUIL-VUILLAUME......................................................................27
II.4.3.4. La méthode du Bilan d’eau...........................................................................................27

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


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Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

II.4.3.5. Choix de la méthode de calcul......................................................................................28


II.4.3.6. Détermination des apports d’eau...................................................................................29
II.5. Pertes d’eau brutes dans la retenue.........................................................................................29
II.5.1. Pertes par évaporation......................................................................................................29
II.5.2. Pertes par infiltration........................................................................................................30
II.5.3. Pertes par dépôts solides...................................................................................................31
II.6. Bilan de la retenue dans la cuvette..........................................................................................32
II.6.1. Estimation des besoins en eau..........................................................................................32
II.6.2. Estimation totale des pertes..............................................................................................34
II.6.2. Superficie irrigable...........................................................................................................34
CHAPITRE III : ETUDE DE LA DIGUE.....................................................................................................................35

III.1. Choix du type et constitution de la digue..............................................................................35


III.2. Calage de la crête de la digue................................................................................................36
III.3. Calcul de la revanche.............................................................................................................36
III.4. Hauteur maximale de la digue...............................................................................................38
III.5. Largeur en crête de la digue...................................................................................................39
III.6. Pentes des talus......................................................................................................................39
III.7. Longueur de la digue.............................................................................................................40
III.8. Emprise de la digue...............................................................................................................40
III.9. Protection de la crête.............................................................................................................40
III.10. Protection du talus amont....................................................................................................41
III.11. Protection du talus en aval...................................................................................................42
III.12. Protection du corps de la digue............................................................................................42
III.13. Dimensionnement de la tranchée d’ancrage........................................................................45
III.13.1. Largeur du fond de la tranchée......................................................................................45
III.13.2. Fruit ou pente des talus.................................................................................................45
III.13.3. Profondeur d’ancrage....................................................................................................46
CHAPITRE IV : ETUDE DE L’EVACUATEUR DE CRUE.......................................................................................48

IV.1. Dimensionnement du déversoir.............................................................................................48


IV.1.1 Conception générale de l’évacuateur de crues.................................................................48
IV.1.2. Emplacement de l’évacuateur de crues...........................................................................48
IV.1.3. Calcul de la longueur L du déversoir..............................................................................48
IV.1.4. Calcul de la profondeur d’ancrage (P)............................................................................49

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


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Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

IV.1.5. Largeur de base du déversoir B.......................................................................................50


IV.1.6. Description et caractéristiques du déversoir....................................................................51
IV.1.7. Etude de la stabilité du déversoir....................................................................................51
IV.2. Bassin de dissipation..............................................................................................................55
IV.2.1. Choix du type d’ouvrage................................................................................................55
IV.2.2. Les bassins à ressaut........................................................................................................55
IV.3. Le chenal d’évacuation..........................................................................................................59
IV.4. Diguettes de protection..........................................................................................................60
IV.5. Réalisation d’un ouvrage de prise..........................................................................................60
IV.6. Ouvrages de vidange..............................................................................................................61
CHAPITRE V : ETUDE DU MUR BAJOYER.............................................................................................................63

V.1. Calcul des paramètres géométriques du mur bajoyer..............................................................63


V.2. Vérification de la stabilité des murs bajoyers..........................................................................64
CHAPITRE VI : IMPACTS DU PROJET SUR LE MILEU NATUREL ET ESTIMATION DU COUT DU
PROJET.............................................................................................................................................................................67

VI.1. Impacts du projet sur le milieu naturel..................................................................................67


VI.1.1 Les impacts positifs............................................................................................................67
VI.1.2. Les impacts négatifs..........................................................................................................68
VI.1.3. Mesures d’atténuations et bonifications............................................................................68
VI.2. Estimation du cout du projet..................................................................................................69
CONCLUSION.................................................................................................................................................................71

BIBLIOGRAPHIE...........................................................................................................................................................72

ANNEXES.........................................................................................................................................................................73

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


11
Reconstruction du déversoir et prolongement de la digue du barrage de Yaika

INTRODUCTION

Le projet de construction du barrage de YAIKA s’inscrit dans le cadre de la politique


nationale du gouvernement du Burkina Faso visant à garantir la sécurité alimentaire et réduire la
pauvreté en milieu rural à travers l’agriculture irriguée. Pour atteindre ces objectifs dans la région
de l’Est du Burkina Faso, il est envisagé la réhabilitation du barrage de YAIKA dans le but
d’accroître la production agricole par la maîtrise totale ou partielle de l’eau d’irrigation.

L’objectif global du projet est de proposer un Barrage techniquement et financièrement


réalisable en tenant comptes des contraintes d’ordres divers.

Les objectifs spécifiques sont les suivants :

 réaliser les études de base nécessaires à la conception de l’ouvrage ;


 Proposer des ouvrages en présentant toutes leurs caractéristiques ;
 Réaliser toutes les notes de calcul justifiant la sécurité des ouvrages proposées ;
 Evaluer les quantités des travaux à réaliser et le coût d’exécution des travaux ;
 Faire une synthèse sur l’impact du projet à partir de l’étude d’impact environnemental du
projet.

Pour atteindre les objectifs de la réhabilitation du barrage de YAIKA : RECONSTRUCTION DE


L’EVCUATEUR DE CRUE ET PROLONGEMENT DE LA DIGUE, nous avons adopté la
méthodologie suivante :

En chapitre I : contexte de réhabilitation du barrage

Chapitre II : les études de base du projet

Chapitre III : étude de la digue

Chapitre IV : Etude de l’évacuateur de crue

Chapitre V : Etude du mur bajoyer

Chapitre VI : Impact du projet sur le milieu naturel et estimation du coût de projet

Nous avons voulu travailler sur ce thème car les barrages sont des ouvrages catalyseurs d’un
développement économique local.

CHAPITRE I : CONTEXTE DE REABILITATION DU BARRAGE DE YAIKA


Dans cette partie il s’agira de définir les contextes de réhabilitation du projet afin de justifier la
présente étude.
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de
YAIKA

I.1. Présentation de la structure d’accueil


L’Africain Entreprise-Sarl est une société créée en 2012 par Monsieur Aziz DIALLO qui
en est actuellement le Directeur Général. Elle est dans le domaine du BTP (bâtiment et
travaux publics) et aussi dans la vente des matériaux de construction, et du transport du
personnel, de l’hydrocarbure et des marchandises. Située dans la ville de Ouagadougou, à
la Patte d’oie, elle est reconnue sous le statut juridique de Société à responsabilité limitée
(Sarl). Son adresse postale est 01 BP 4668 Ouagadougou 01 Burkina Faso. Tél : 00226 50
30 77 23 / Mobile +226 76 20 42 09

N° Agrément d’état : RCCM N°BF OUA 2012 B303

IFU N° : 00037011 U.

I.1.1. Objectif
L’entreprise a pour objectif premier la satisfaction de la clientèle qui demeure sa
principale préoccupation. Pour se faire, elle apporte sa modeste contribution au
développement des pays de sa zone d’intervention.

I.1.2. Organigramme AFRICAN ENTREPRISE

DIRECTION ENTREPRISE

Ingénieur Chef de projet

Conducteur des travaux

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


Chefs Brigade
de chantier
Brigade Brigade Transport et Brigade
Brigade Topo Terrassement Maçonnerie- Béton Apporvissionnements Géotechnique

13
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de
YAIKA

FIGURE 1 : Organigramme de AFRICAN ENTREPRISE

I.2. Localisation du site du barrage et accès


Le site du barrage de Yaika se situe dans ledit village, département de BOUDRY,
Province du GANZOURGOU. On accède au site du barrage de Yaika par la route
nationale N° 4 (RN 4) jusqu’à Mogtedo) sur environs 85 Km puis on rejoint Yaika par
une piste rurale sur environ une douzaine de kilomètres. La distance totale du site à partir
de Ouagadougou est estimée à 97 km. Les coordonnées du site sont consignées dans le
tableau ci-dessous :

Tableau 1 : Coordonnées cartésiennes du site


X Y

Barrage de Yaïka 744324,10 1348225,52

La carte ci-dessous situe le site dans la province du Ganzourgou


0

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre

14
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de
YAIKA

Figure 1: Localisation du site dans la province du Ganzourgou

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre

15
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

I.3. Diagnostics des ouvrages et causes de dégradations


Les visites effectuées sur le site du barrage ont permis d’apprécier l’état physique des ouvrages
ainsi que l’ampleur des dégradations. Le tableau ci-dessous résume les différents résultats
obtenus.

Tableau 2 : Constat des dégradations relevées sur le barrage de Yaika

Parties de Dégradations et insuffisances relevées


l’ouvrage
 Le corps de la digue présente une bonne tenue dans son ensemble
 On note des dépressions de la couche de couronnement par endroits
le long de la digue
 De nombreuses griffes d’érosions (moyennement profondes par
endroits) sont relevées sur le talus aval
 Le perré sec du talus amont est dégradé avec des affaissements en
rive droite du déversoir
Digue
 Les talus du barrage sont envahis par une végétation arbustive
moyennement dense.
 Aucune infiltration sous la digue n’a été relevée
 On note la présence de fissures sur la crête du coté aval sur environ
30 ml due à un déficit de compactage de la couche de couronnement
aux extrémités de la crête)
 La cote crête de digue est à environ 317,00 m (confère profil en
long de la digue)
 Le déversoir est constitué d’un voile en béton armé assez vétuste. L’aval
du voile est protégé par un béton cyclopéen totalement dégradé.
 Le bassin de dissipation est totalement dégradé ainsi que les protections
en gabions et en enrochements en aval du déversoir.
 Le seul bajoyer en béton armé existe en rive droite du déversoir, mais il
Déversoir est incliné par défaut de bon étaiement à sa construction.
 Une diguette de protection du chenal, en rive droite du déversoir, existe
et connait des dégradations sérieuses (griffes d’érosion sur les talus)
 La cote actuelle du déversoir se trouve à 315,75 m
 Le barrage dispose d’un ouvrage de prise avec une tour dans la cuvette
toujours fonctionnelle. L’ouvrage comporte une conduite comportant
Ouvrage de une vanne-papillon à l’aval. Les équipements de la prise d’eau sont
prise suffisamment dégradés dans leur ensemble.
 On note la présence d’un périmètre maraicher en aval de la digue.
Au regard des différentes pathologies relevées lors des visites, les causes de dégradations des
ouvrages peuvent trouver leurs origines dans les points suivants :

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


16
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

 Un vieillissement général de l’ouvrage qui totalise une trentaine d’années d’existence.


Certaines dégradations de la digue telles que : les griffes d’érosions du talus aval, les
dégradations du perré sec sur le talus amont, les dépressions sur la couche de
couronnement sont en partie engendrées par le vieillissement naturel du barrage ;

 Un manque d’entretien périodique des populations riveraines et des structures


administratives sur le barrage. La présence de la végétation arbustive sur les talus amont
et aval, l’état actuel des ouvrages du périmètre en aval du barrage attestent que celui-ci
n’a pas bénéficié d’un entretien périodique durant sa période de fonctionnement ;

 La variabilité climatique de nos jours caractérisée par de fortes crues serait à l’origine
de certaines dégradations sur le barrage notamment les griffes d’érosions observées sur
le talus aval.

Figure 3 : Dégradation du perré sur le talus amont Figure 2: Erosions du talus aval

Figure 4: Dégradations du seuil déversant Figure5 : fissures sur l’aval de la digue

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


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Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

I.4. Objectifs De La Reconstruction


La reconstruction du barrage de Yaika a pour objectif général de remettre en état l’ouvrage
qui constitue un important pôle de développement de la zone.

De façon spécifique, ce projet permettra de :

 améliorer et de sécuriser la disponibilité de l’eau pour les populations riveraines.

 augmenter la quantité d’eau de la retenue afin d’agrandir la surface totale irriguée ;

 permettre l’exploitation par irrigation des superficies autour de la retenue ;

 améliorer et diversifier la production agricole par la sauvegarde de la réserve en eau ;

 réduire la surpopulation agraire en élevant le taux d’activité de la population ;

 entraîner le développement du flux d’échanges de biens et d’information par les


activités de commercialisation.

I.5. Proposition des solutions de réhabilitation du barrage


 le rehaussement de la crête de la digue à la cote 317,00 m par un apport en remblai
latéritique ;

 la réalisation d’un mur parapet en maçonnerie de moellons sur tout le long de crête
de la digue du coté amont ;

 le prolongement de la digue en rive gauche du déversoir sur une longueur d’environ


104 m;

 prolongement du déversoir d’une longueur de 15 m;

 reprise totale du mur bajoyer ;

 reconstruction totale du bassin de dissipation et des diguettes de protection ;

 reprise totale du bac amont ;

 purge de la conduite actuelle avec remplacement de la vanne aval et de la crépine


de la conduite ;

 reprise complète du déversoir au regard de l’ampleur des dégradations actuelles du


seuil. Le nouveau déversoir de type poids en béton cyclopéen sera calé à la cote

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


18
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

316,00 m (soit un léger rehaussement d’environ 25 cm par rapport au déversoir


actuel) ;

 rechargement et reprofilage de la crête de la digue (comblement des affaissements,


traitement ; décapage des zones des fissures, apports d’une nouvelle couche de
couronnement bien compactée).

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


19
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

CHAPITRE II : ETUDES DE BASE


Les études se sont déroulées sur la base des termes de référence préconisés par le Maitre
d’Ouvrage Délégué. Le cabinet CETRI a donc effectué des investigations techniques

II.1. Etudes topographiques du site


Les levés topographiques sur le terrain ont été effectués par une équipe topographique
constituée de:

- Un chef d’équipe,

- Un opérateur,

- Deux porte-cannes,

- Deux manœuvres.

Les travaux ont ensuite consisté en un balisage préalable de la cuvette, de la digue (piquets de
station) par des bornes bétonnées avec des déports en zone exondées pour permettre leur
repérage en toute saison. Un levé d’état des lieux à l’échelle 1/1 000ème au semis de points a
enfin été effectué. En plus de ces points, les particularités telles que la digue et ses ouvrages
annexes, le chenal d’évacuation, la zone de prolongement de la digue en rive gauche ont été
levés permettant de ressortir tous les détails susceptibles d’influencer la conception du projet de
réhabilitation du barrage.

II.1.1. Traitement des données


A l’issue du report, les plans de masse de la cuvette y compris la digue existante ont été
élaborés à l’échelle 1/2 000ème faisant ressortir tous les éléments caractéristiques du terrain. Les
résultats obtenus ont permis de :

 Définir la topographie exacte de l’axe du barrage ;

 Caler la cote du déversoir et de la digue ;

 Proposer des implantations des ouvrages et établir l’avant - métré des travaux

 Calculer la superficie de la retenue au plan normal des eaux

 Déterminer la capacité maximale de stockage de notre barrage

 La longueur de la digue.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


20
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

II.1.2. Caractéristiques topographiques de la retenue.


Le plan topographique de la cuvette a permis d’établir les courbes hauteur-volume et hauteur-
surface. Ces deux courbes, caractéristiques de la retenue, dressées à partir du plan
topographique, proviennent du dépouillement des levés topographiques de la cuvette avant la
mise en eau.

Elles donnent les différents volumes d’eau et les surfaces pour chaque courbe de niveau de la
retenue projetée.

Le volume partiel Vi compris entre deux courbes de niveaux successives est donné par la
relation suivante :

Vi = (S i-1 + Si)  h/2

Avec : Vi : volume d’eau entre les courbes de niveau i-1 et i

S i-1: surface du plan d’eau correspondant à la courbe i-1, (hi-1)

Si : surface du plan d’eau correspondant à la courbe i, (hi)

 h : dénivelée entre les deux courbes de niveau i-1 et i, soit hi - hi-1

Le volume V de la retenue correspondant à une hauteur hi donnée par la relation : V = Vi

Ainsi, en appliquant ces relations pour chaque hauteur du plan d’eau, on détermine le volume
de la retenue en fonction de sa hauteur.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


21
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Tableau 3 : tableau hauteur –surface-volume du barrage de Yaika

Cote (m) Superficie (ha) Volume partiel (m3) Volume cumulé


(m3)
313,8 0,00 0,00 0,00
314,00 3,65 3 650 3 650
314,50 17,03 51 700 55 350
315,00 31,54 121 428 176 778
315,50 47,69 198 078 374 856
316,00 64,55 280 590 655 446
316,50 84,07 317 549 1 026 995
317,00 104,96 472 596 1 499 590
Les courbes hauteur-volume et hauteur-surface sont présentées comme suit :

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


22
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Figure 6 : Courbe hauteur surface de la cuvette du barrage de Yaika

Figure 7 : Courbe hauteur volume de la cuvette du barrage Yaika

II.2. Etudes géotechnique


Des investigations géotechniques ont été entreprises par le cabinet CETRI sur le barrage de
Yaika afin, d’une part d’apprécier la qualité géotechnique des ouvrages in situ, et de rechercher
de matériaux viables d’autre part. Les études géotechniques ont été réalisées en deux phases à
savoir:

 Une phase de terrain au cours de laquelle des sondages géotechniques ont été réalisés
sur le barrage ainsi que sur les zones d’emprunt d’argile et de latérite. La recherche de
carrières de sable, gravier, moellons et de point d’eau pour la mise en œuvre des
ouvrages ;

 Une phase de laboratoire au cours de laquelle les échantillons prélevés ont été analysés
pour déterminer leurs caractéristiques ainsi que les recommandations particulières pour
leur mise en œuvre.

Les photos ci-dessous illustrent quelques sondages réalisés sur le site du barrage de Yaika

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


23
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Figure 8 : Sondage sur le corps de la digue


Figure 9: Sondage à ciel ouvert effectué
sur le site

 Matériaux constituant le corps de la digue


Les matériaux argileux identifiés sont des argiles sableuses moyennement plastiques, de
bonne étanchéité, peu dispersifs et de bonnes caractéristiques géomécaniques. Ils sont
géotechniquement viables pour la réhabilitation d’une digue homogène.

II.3. Etude climatique


II.3.1. Références climatiques
L’étude climatologique du barrage s’est effectuée à partir des données de la station
météorologique de Ouagadougou pour une période allant de 1980 à 2013 et de celle de Zorgho,
en ce qui concerne la pluviométrie. La station synoptique de Zorgho représente la station la
plus proche du site. La zone de projet appartient à la zone sahélienne caractérisée par une faible
pluviométrie variant entre 300 à 800 mm.

II.3.2. Le régime climatique


Cette zone est soumise à l’alternance de deux saisons climatiques :

- Une longue saison sèche de neuf mois allant généralement d’octobre à mai qui subit
l’influence des vents d’harmattan. Ces derniers se caractérisent par des vents secs et
frais (octobre à février) et des vents secs et chauds (mars à mai) ;

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


24
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

- Une courte saison pluvieuse allant de juin à septembre sous dominance des vents de la
mousson (vents frais et pluvieux).

Figure 10 : Zones climatiques du Burkina Faso

II.3.3. La pluviométrie
L’essentiel des apports pluviométriques est enregistré durant la période allant de juillet à Août.
Le cumul pluviométrique durant cette période représente environ 80 % des apports de la saison
pluvieuse. Les données pluviométriques de Zorgho ont été utilisées pour l’analyse des résultats
pluviométriques pour une période allant de 1980 à 2013. Les données pluviométriques sont
reportées dans le diagramme ci-dessous.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


25
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Pluies Mensuelles
250.0

200.0

150.0
Pluies (mm)

100.0

50.0

-
Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc

Figure 11 : Variation de la pluviométrie à l’échelle mensuelle

II.3.4. Analyse statistiques des données pluviométriques


Les variables pluviométriques (pluies annuelles et pluies maximales journalières) recueillies
ont été soumises à une analyse statistique afin de déterminer les quantités pour différentes
périodes de retour. Ces analyses ont été effectuées à l’aide du logiciel Hyfran (logiciel
scientifique adapté pour l’analyse des données pluviométriques et hydrologiques). Les données
de la série pluviométrique annuelle ont été ajustées avec la loi Normale, tandis que celles de la
pluviométrie maximale journalière ont été ajustées avec la loi Gumbel. Les résultats statistiques
sont présentés dans les graphiques et tableaux ci-dessous.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


26
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Tableau 4 : Pluviométrie annuelle pour différentes périodes de retour

Tableau 5: Pluviométrie maximale journalière pour différentes périodes de retour

II.4. Etudes hydrologiques


Les études hydrologiques sont très importantes dans un projet de barrage. Elles ont pour
objectif de déterminer les paramètres physiques ou caractéristiques du bassin versant
(morphologie ou physiographie) afin de :

 Quantifier les ressources en eau mobilisable à l’échelle du bassin versant

 Quantifier les apports solides

 Déterminer les pertes en eau par évaporation et infiltration

 Déterminer le débit du projet pour le dimensionnement hydraulique des ouvrages

 Quantifier les besoins en eau du projet

 Faire l’analyse du bilan d’eau

II.4.1. Etudes des paramètres physiques du bassin versant


Un bassin versant est une surface topographique drainée par un cours d’eau et ses affluents en
amont d’une section dénommée exutoire (site d’implantation du barrage).

Les études hydrologiques du bassin de notre projet sont effectuées à partir des documents
cartographiques recueillies auprès de l’Institut Géographique du Burkina (IGB). La carte
topographique de Boulsa a permis la détermination des paramètres physiques du bassin versant.
Les paramètres physiques tels que la superficie et le périmètre sont obtenus par numérisation
du bassin versant, à l’aide du logiciel Autocad. Les autres paramètres sont obtenus à l’aide des

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


27
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

formules classiques proposées par les chercheurs. Les paramètres étudiés se composent
essentiellement de :

 Indice de compacité ou Coefficient de Gravelius (IC ou KG)

Appelé également coefficient de forme, il correspond au rapport du périmètre du bassin-versant


à celui d’un cercle de même forme

Ic = 0,28 P / (S) 0,5

Pour un bassin-versant de forme allongée, IC > 1

Pour un bassin-versant de forme arrondie, IC ≤ 1

Tableau 6 : calcul de l’indice de compacité du bassin versant


S (km²) P (km) Ic
22,61 19,73 1,17

On a IC > 1 : le bassin-versant du barrage de Yaika est donc de forme allongée.

 Longueur du rectangle équivalent (L)

C’est un rectangle qui a la même superficie et le même indice de compacité que le bassin-
versant étudié. Sa longueur est donnée par :

L Eq=(P+( P ²−16∗S) 1/2)/4

Avec :

- S= superficie du bassin versant en km²

- P= périmètre du bassin versant en km.

Tableau 7 : calcul de la longueur du rectangle équivalent


S (km²) P (km) Leq (km)
22,61 19,73 6,24
On trouve Leq= 6,24 km.

 La pente longitudinale (Ig)

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


28
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Elle influence de manière notable sur les débits de crues en augmentant ou en diminuant les
vitesses de ruissellement suivant que la pente est forte ou faible. La pente longitudinale du
bassin-versant est calculée par la formule simplifiée de GRESILLON :

I = 0,026/S0,5

S : la superficie du bassin versant en km²

Tableau 8 : pente du bassin-versant


S (km²) I (mm/m) I (‰)
22,61 0,00547 5,47

 Indice global de pente (Ig)

Cet indice caractérise le relief du bassin-versant et peut être déterminé par la formule suivante :

Ig = ΔH (m) / Leq (Km) en m/Km

Avec :

ΔH : la dénivelé c’est à dire la différence entre le point le plus haut et le plus bas du bassin
versant

Leq : longueur du rectangle équivalent

La carte topographique de Boulsa a permis de déterminer le point le plus haut et le point le plus
bas du bassin versant.

Plus basse cote : 335,00 m

Plus haute cote : 357,00 m

Altitude moyenne : 346,00 m

Tableau 9 : résultats du calcul de l’indice global de pente


Côte du point le plus haut du BV Côte du point le plus bas du BV Leq (Km) Ig (m/km)
357,00 m 335,00 m 6,24 3,52
On obtient : Ig = 3,5256 m/km.

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29
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

 La Dénivelé Spécifique (DS)


C’est le produit de l’indice global de pente par la racine carrée de la superficie du bassin
versant.

Ds = dénivelée spécifique ;

D s=Ig∗S 0,5

Tableau 10: Résultats du calcul de la dénivelée spécifique (DS)


Ig (m/km) S (km²) DS (m)
3,52 22,61 16,74
On peut distinguer plusieurs types de relief en fonction de Ds

Tableau 11 : Type de relief en fonction de la dénivelée spécifique


DS (m) Relief
DS <50 Relief faible
50< DS <100 Relief modéré
100< DS Relief fort
Source : Crues et Apports ; manuel pour l’estimation des crues décennales et des apports
annuels pour les petits bassins versants non jaugés de l’Afrique sahélienne et tropicale sèche.
Bulletin n°54- FAO-CEMAGREF-ORSTOM-CIEH: 1996, page 5.

On a Ds = 16,74 donc DS < 50 m, le relief du bassin versant est faible.

 Classification de relief du bassin versant


Les expériences de l’ORSTOM faites par RODIER et AUVRAY en 1965 et reprises par
RODIER en 1996 ont permis de définir les indices de pentes des bassins-versants et de
déterminer leur classification :

Tableau 12 : classe de relief du bassin versant


R1 correspond à des bassins de pentes extrêmement faibles inférieures à 2 m/km (2 ‰).
Correspond à des bassins de pentes faibles comprises entre 2 m/km et 5 m/km (2 ‰ et
R2
5 ‰). Ce sont des bassins de plaine.
R3 Correspond à des bassins de pentes modérées comprises entre 5 et 10 m/km (5 ‰ et 1
%). Ce sont des terrains intermédiaires entre la plaine et les zones à ondulation de

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


30
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

terrain.

Correspond à des bassins de pentes assez fortes : pentes longitudinales comprises entre
R4 1% et 2 %, pentes transversales supérieures à 2 %. Ce sont des zones d’ondulation de
terrain.
Correspond à des bassins de pentes fortes : pentes longitudinales comprises entre 2 et
R5
5 %, pentes transversales entre 8 et 20 %. Ce sont des régions de collines.
Correspond à des bassins de pentes très fortes : pentes longitudinales supérieures à 5
R6
%, pentes transversales supérieures à 20 %. Ce sont des régions de montagnes
Source : dossier N°12, Le point sur La maîtrise des crues dans les bas-fonds, petits et micro
barrages en Afrique de l’Ouest. Document pratique 2 - Méthode ORSTOM (p. 354 et 355).

Dans le cas du barrage de Yaika, la pente est égale à 5,47‰, donc compris entre (5 ‰ et 1 %).
Ce qui permet de classer le bassin versant en classe R3.

 La perméabilité du sol

On utilisera la carte pédologique du Burkina Faso pour identifier les différents types de sols du
bassin versant.

Tableau 13 : classes perméabilité du bassin versant


- P1 ou PI : bassin rigoureusement imperméable

- P2 ou I : bassin imperméable avec quelques zones perméables de faibles étendues

- P3 ou RI : bassins relativement imperméables avec des zones perméables d’étendues notables.

- P4 ou P : bassins perméables, sols sableux sans pellicule ou avec un couvert végétal de


graminées.

- P5 ou TP : bassins très perméables, sables éoliens, sables sans pellicule et sans végétation

(Source : Manuel pour l’estimation des crues décennales et des apports annuels pour les petits
bassins versants non jaugés de l’Afrique sahélienne et tropicale sèche, p. 12).

On adoptera une classe de perméabilité en P3 (RI) selon la catégorisation de l’ORSTOM pour


caractériser les sols du bassin-versant du barrage de Yaika, à dominante argileuse.

 Le coefficient de ruissellement décennal (Kr10)

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


31
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Pour un évènement pluie-débit, c’est le rapport du volume de ruissellement rapide au volume


précipité. Ce coefficient est très difficile à estimer et son évaluation se base sur des critères
relativement subjectifs.

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour la détermination du coefficient Kr 10 dans le


cadre de notre projet nous optons pour la méthode ORSTOM de PUECH et CHABI-GONNI

Cette méthode est fonction de la zone climatique et du substrat, et utilise des résultats des
régressions obtenues sur la base du substrat géologique et de la précipitation annuelle.

L’évaluation de Kr10 en (%) en fonction de la géologie et de la pluie annuelle, déterminée par


PUECH et donnée par les formules suivantes :

Tableau 14: Formules de calcul du coefficient de ruissèlement


Catégorie Formulation
Granite + gneiss Kr10= 2300Pan-0,67
Grès Kr10= 300Pan-0,375
Sables Kr10= 2107Pan-2,2
Argiles Kr10= 300Pan-0,30
Schistes Kr10= 370Pan-0,375
Source : crues et apports ; manuel pour l’estimation des crues décennales et des apports annuels
pour les petits bassins versants non jaugés de l’Afrique sahélienne et tropicale sèche. Bulletin
n°54- FAO-CEMAGREF-ORSTOM-CIEH : 1996, page 69.

La zone du projet est à dominante argileuse ; on peut utiliser la formule suivante :

Kr10= 300Pan-0,30

Tableau 15: résultats du calcul du coefficient de ruissèlement


Pan (mm) Kr10 (%)
760 41,0088

 Détermination de Kr10 par une autre méthode

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


32
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Abaque de la figure n°12, Crues et Apports ; manuel pour l’estimation des crues décennales et
des apports annuels pour les petits bassins versants non jaugés de l’Afrique sahélienne et
tropicale sèche. Bulletin n°54- FAO-CEMAGREF-ORSTOM-CIEH : 1996, page 40.

a
Kr100 = Kr70 = +c
S+ b

Kr100 = 18,41%

Kr70 = 15,40%

La valeur de Kr10 est obtenue par interpolation linéaire entre Kr70 et Kr100 en utilisant la formule
suivante :

(Kr10-Kr100)*(100-70)=(Kr100-Kr70)*(10-100)

Kr10=[( Kr100-Kr70)*(10-100)/( 100-70)]+ Kr100

Par interpolation, on trouve Kr10 = 18,21 %

- méthode par ajustement des courbes Kr70 et Kr100 : Kr10 = 15,40% et Kr100 =18,41%

- méthode ORSTOM de PUECH et CHABI-GONNI: Kr10 = 41

Nous adopterons la valeur de Kr10 = 18,21 qui va dans le sens de la sécurité.

Tableau récapitulatif des caractéristiques du bassin-versant

Les caractéristiques géomorphologiques du bassin versant déterminées ci-dessus sont


récapitulés dans le tableau suivant :

Tableau 16: Récapitulatif des paramètres du bassin versant


Symbole Définition Valeur Unité
S Superficie 22,61 km2
P Périmètre 19,73 km
L Longueur du rectangle équivalent 6,24 km
I Pente longitudinale 5,47 ‰
Ic Indice de compacité 1,17 -
Ig Indice global de pente 3,52 m/km
Régime climatique Sahélien -

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


33
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Symbole Définition Valeur Unité


Kr10 Coefficient de ruissellement décennal 18,21 %

DS Dénivelé spécifique 16,74 m

- Classe de relief R3 -
- Classe de Perméabilité P3 -
Type de relief faible

II.4.2. Etudes des crues


La crue qui est caractérisée par un débit de fréquence rare exprime une augmentation
instantanée du volume d’eau qui transite par le cours d’eau.

La crue de projet adoptée pour notre projet est celle que l’ouvrage doit être capable d’évacuer
sans dommages ; afin de se mettre dans une plus grande sécurité, le barrage de Yaika sera
dimensionné pour évacuer la crue centennale, c’est à dire la crue susceptible de se produire une
fois tous les 100 ans.

La détermination des débits de crue se fera par la méthode déterministe de l’ORSTOM et la


méthode du CIEH.

II.4.2.1. Détermination des paramètres de calcul

 Pluie journalière décennale (P10) et centennale journalière (P100)

Les pluies journalières décennales P10 et centennale journalière (P100) sont déterminées à partir
des séries pluviométriques de Les données pluviométriques de Zorgho

Tableau 17 : pluies journalières maximales


P100
Station Nombre d'années d'observation P10 (mm)
(mm)
Zorgho 33 98 140

 Coefficient d’abattement

Il représente un paramètre permettant l’uniformisation de la pluviométrie sur le bassin versant.


Son expression générale est sous la forme de :

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


34
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

A = 1-[0,001 (161 – 0,042 Pan x LOG S)]

S : superficie du bassin versant (km²).

Pan. : Précipitation moyenne annuelle (mm).

Tableau 18: Calcul du coefficient d’abattement


S Pan moyenne A
22,61 760 0,88
A = 0,88

 Temps de base (Tb)

Le temps de base est donné par :

Pour S < 7 km : Tb10 = a* (S – 0,5)0,45 + b avec a = 215 et b = 300

Pour S >7 km², on a Tb10 = a*S0,35+b avec a = 250 et b=300

Dans le cas présent, on a S > 7 km

Tb10 = a*S0,35+b

Tb10 = 250*22,610,35+300

Tableau19 : calcul du temps de base


Ig S (km²) a b Tb (mn) Tb (heures)
3,52 22,61 250 300 1044,64 17,41
On a Tb10 = 17,41 heures

 Temps de montée (Tm)

En zone sahélienne, pour Ig proche de 3 et pour les bassins versants de superficie supérieure à
7 km² et d’infiltration P3, on a T m 10=a∗S 0,35+b

Tableau 20 : calcul du temps de montée


S (km²) a b Tm (mn) Tm (heures)
22,61 100 75 372,85 6,21

 Coefficient de pointe (k)

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


35
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

On admet que le coefficient de pointe est voisin de 2,6 quelle que soit la superficie du bassin-
versant. (Bulletin 54 de la FAO : crues et apports, page 50)

Dans le cas du barrage de Yaika le coefficient de pointe K sera donc de 2,6

 Détermination de la crue décennale par la méthode déterministe ORSTOM

Cette méthode déterministe, dite aussi méthode de RODIER et AUVRAY, a été publiée dans le
bulletin N°54 de la FAO « Manuel pour l’estimation des débits de crues décennales pour les
bassins versants de l’Afrique sahélienne et tropicale sèche- 1996 »

A partir des résultats de 60 bassins versants observés sous des régimes pluviométriques
couvrant l’étendue géographique des isohyètes de pluies annuelles comprises entre 150 à 1200
mm, RODIER et AUVRAY ont proposé une estimation de débit de pointe de la crue décennale
par une méthodologie résumée par la relation suivante :

 mA  P10  K r10   10 
S
Q 10
Tb10

Avec :

m = coefficient de majoration prenant en compte l’état d’humections du sol, le débit


d’écoulement retardé et estimé de 1,00.103 à 1,20.103.

A = coefficient d’abattement de Villaume de la pluie (1974) en fonction du bassin versant

A = 1-[0,001 (161 – 0,042 Pan x LOG S)]

Tableau 21 : paramètres utilisés par la formule de RODIER & AUVREY


Symbol
Définition Valeur Unité
e
A =coefficient d’abattement de Villaume
A 0,88
A = 1-[0,001 (161 – 0,042 Pan*LOG S)]
S Superficie du bassin versant 22,61 km²
Coefficient de pointe (rapport entre le débit de pointe
α10 2,6
décennale et le débit moyen décennal)
décimale
Kr10 Coefficient de ruissellement de la crue décennale 0,18
s
P10 Pluie journalière décennale humide 98 mm
Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre
36
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Tb Temps de base de crue 17,41 heures


Pan Pluviométrie moyenne annuelle 760 mm
Les calculs donnent :

Tableau 22 : calcul de la crue décennale par la méthode déterministe de RODIER et AUVRAY


Q10
S (km²) Pan (mm) P10 (mm) m α10 Kr10 T (ans) Tb (mn ) A (m3/s)
22,61 760 98 1,04 2,6 0,18 10 1044,64 0,88 15,14

Par la méthode déterministe de l’ORSTOM, on trouve un débit de crue décennale Q 10 de 15,14


m3/s

 Détermination de la crue décennale par la méthode de régressions linéaires


du CIEH

La formulation retenue pour retrouver l’expression de la crue décennale, est basée sur un
schéma de régression multiple et se présente sous la forme :
s p i k d
Q = a . S . P . I . K . D . .. . .. .. . .. .. . .
10 an g r10 d

où : a, s, p, i, k, d, m sont des coefficients d’ajustement déterminés par régressions multiples.

Les autres paramètres sont donnés dans le tableau 22.

Equation N°39 - Formulation pour le Burkina Faso en fonction de S et Kr10

Q10 = 0,410 * S 0,425 * Kr10 0,923

(Source : manuel pour l’estimation des crues décennales et des apports annuels pour les petits
bassins versants non jaugés de l’Afrique sahélienne et tropicale sèche, p. 61)

Equation N°40 - Formulation pour le Burkina Faso en fonction de S, Ig et Kr10

Q10 = 0,254*S 0,462 * Ig 0,101* Kr10 0,976

(Source : Manuel pour l’estimation des crues décennales et des apports annuels pour les petits
bassins versants non jaugés de l’Afrique sahélienne et tropicale sèche, p.70, équations n°39 et
40)

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


37
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Tableau 23 : Paramètres utilisées par la formule de PUECH et CHABI


Symbole Définition Valeur Unité
S superficie du bassin versant 22,61 km2
Ig indice global de pente 3,52 m/km
Pan pluie moyenne annuelle 760 mm
Kr10 coefficient de ruissellement décennal 18,21 %
Les résultats des calculs sont consignés dans le tableau suivant :

Tableau 24 : calcul de la crue décennale par la méthode de régressions linéaires du CIEH


Paramètres Valeur Q10 pour les différentes équations
N°39 N°40
S (km²) 22,61
Ig 3,52 22,74 20,7
Kr10 18,21

Ainsi la valeur de la crue décennale (Q10) adoptée sera la valeur moyenne donnée par les trois
méthodes et est présentée dans le tableau suivant :

Tableau 25 : calcul de la crue décennale par la méthode de régressions linéaires du CIEH

Q10 pour les différentes équations


Moyenne
N°39 N°40 ORSTOM
19,18
22,74 20,7 15,14

II.4.2.2. Choix de la crue centennale Q100 (débit projet)


L’estimation des débits de pointe de la crue de période de retour supérieure à 10 ans, se fera en
admettant selon la théorie du Gradex (distributions statistiques des pluies et des débits
Gumbeliennes), où toute précipitation extrême au-delà de la décennale, engendre un
supplément de débit égal au supplément de pluie par rapport à la pluie décennale.

Le supplément de débit se traduit par un coefficient multiplicateur C supérieur à 1.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


38
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Le coefficient de majoration proposé par GRESILLON, HERTER et LAHAYE et basé sur la


méthode du Gradex de GUILLOT et DUBAND, après une étude critique des différents
T
P P ( b ) 0 ,12
coefficients proposés est de la forme : C100 = 1  100 10 x 24 , pour le calcul de la crue
P10 Kr10
centennale.

Tableau 26 : paramètres utilisés pour la détermination du coefficient C100


Symbole Définition Valeur Unité
Coefficient de passage du débit de la crue décennale
C100
à celui de la crue centennale
P100 Pluie maximale journalière centennale humide 140 mm
P10 Pluie maximale journalière décennale humide 98 mm
Tb Temps de base de la crue décennale 17,41 heure
décimale
Kr10 Coefficient de ruissellement décennal 0,18
s

Les débits de crues de projet s’obtiennent en multipliant le débit de crue décennal par la valeur
C100 correspondante à une période de retour de la crue.
Ainsi, on aura :
Pour la Q100 on aura, Q100 = C100 * Q10

Tableau 27 : résultats du calcul de la crue de projet


P10 P100 Tb Kr10 Q10 C100 Q100 Q100
(mm) (mm) (heures) (m3/s) Calculé (m3/s) Retenu (m3/s)
98 140 17,41 0,18 19,18 3,26 62,53 62,60

On aura une crue de projet Qp = 62,58 m3/s arrondie à 62,60 m3/s.

II.4.3. Etudes des apports d’eau sur le bassin-versant


On entend par apports liquides, la quantité d’eau susceptible d’arriver à l’exutoire du barrage
pendant une période considérée. Quatre méthodes, les plus connues et les plus fréquemment
utilisées en Afrique francophone de l’ouest et du centre, permettent de calculer les écoulements
d’eau en l’absence de données hydrométriques sur les bassins versants.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


39
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

II.4.3.1 La méthode RODIER


L’objectif de la méthode proposée par RODIER (1975, 1976) est de fournir, pour des bassins-
versants appartenant au Centre-Est africain ou à la zone tropicale sèche et ne disposant
d’aucune observation hydrométrique, les éléments qui permettent d’évaluer les écoulements
annuels.

Cette méthode se fonde sur le concept de ‘’bassin type’’.

L’ensemble des bassins expérimentaux pour lesquels des informations étaient disponibles a été
classé en fonction du régime hydrologique, de la superficie du bassin, des caractéristiques et de
la physiographie du terrain.

La méthode consiste à identifier, dans le catalogue des bassins types, celui ayant les
caractéristiques les plus voisines du bassin étudié pour estimer l’écoulement annuel de ce
dernier.

II.4.3.2. La méthode GIRARD


C’est un modèle hydrologique simple, développé par Girard en 1975 et mis au point sur les
bassins versants ne dépassant pas 150 km².

Il permet de reconstituer des séries de lames d’eau écoulées annuellement à partir d’une
chronique de précipitations journalières de longue durée.

Basé sur une relation simple entre la hauteur de précipitation et la lame d’eau écoulée
journalière, il est surtout valable dans les zones où l’écoulement se produit principalement sous
forme de ruissellement. On limitera donc son emploi aux zones de précipitation annuelle
inférieure à 750 mm à 850 mm

II.4.3.3. La méthode DUBREUIL-VUILLAUME


Cette méthode, élaborée en 1975, consiste à déterminer l’écoulement moyen annuel des bassins
versants non jaugés à partir de leurs caractéristiques physiques et climatiques.

Elle est applicable entre les isohyètes de 400 mm à 1 150 mm et a été développée surtout sur la
base d’informations concernant des bassins compris entre 10 km² et 100 km² mais estime que
son domaine d’application s’étend au maximum jusqu’à 1000 km².

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40
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

II.4.3.4. La méthode du Bilan d’eau


Cette méthode fait intervenir le bilan d’eau des retenues et consiste, sur la base des relevés de
niveaux d’eau dans les retenues, à établir le bilan hydrologique de ces retenues et à tirer des
informations quantitatives concernant les volumes d’écoulement sur les bassins versants.

II.4.3.5. Choix de la méthode de calcul


On utilisera la méthode Rodier, plus simple et donnant de meilleurs résultats.

A l’intérieur de cette méthode, nous définirons deux (02) régimes hydrologiques :

- le régime sahélien, entre les isohyètes 300 et 800 mm

- le régime tropical entre les isohyètes 800 et 1200 mm

L’estimation du volume sur le bassin versant se fait à partir de la formule suivante :

V= S*P*Ke:

Où :

- S = la superficie du bassin versant

- P = la pluviométrie considérée

- Ke = le coefficient d’écoulement

- V = volume des apports de l’année considérée

Les paramètres P et S étant connus, il reste à déterminer le coefficient d’écoulement Ke.

 Détermination du coefficient d’écoulement Ke


Le bassin versant de Yaika se situe dans la même zone que le bassin de type Boulsa
spécifiquement le site de Kogho.Les caractéristiques climatiques et lithologiques du site de
Kogho sont assez similaires à celles du bassin de Yaika. Le coefficient d’écoulement du site de
Kogho se présente comme suit :

Nous retenons, pour le barrage de Yaika, les coefficients moyens d’écoulement suivants :

S = 84, 7 km2, Ds = 21 m (relief faible ), Dd = 0, 98 km/km2;

- Pmed = 750 mm, Kmed = 4-5%;

 Années humides : 5 %

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


41
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

 Année sèches : 4 %

On peut donc appliquer les coefficients d’écoulement consignés dans le tableau suivant par
comparaison à ceux des bassins types étudiés:

Tableau 28 : coefficient d’écoulement


Année K (%)
Décennale Humide 5
Décennale Sèche 4

II.4.3.6. Détermination des apports d’eau


Les résultats obtenus pour le barrage de Yaika sont les suivants :

Tableau 29 : résultats des calculs des apports d’eau sur le bassin versant

II.5. Pertes d’eau brutes dans la retenue


Les pertes d’eau brute de la retenue sont constituées des pertes per évaporation, par infiltration
et par dépôts solides.

II.5.1. Pertes par évaporation


Les pertes par évaporation sont considérables sur la cuvette du barrage en zone sahélienne.
Elles sont déterminées à l’échelle journalière à partir des données de l’évaporation du << bac
classe A>> de la station météorologique la plus proche du site. Les données de l’évaporation
provenant du <<bac classe A>> sont corrigées pour tenir compte de la charge hydraulique

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


42
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

considérable dans la cuvette du barrage. Dans notre étude nous utiliserons la méthode de
' 0,602
Pouyaud donnée par la formule suivante : Eplan d eau=1,664∗Ejr/bac

E plan d’eau : Evaporation journalière sur le plan d’eau sur le barrage

E bac classe A: Evaporation journalière mesurée sur le bac classe A (donnée météorologique).

Déterminons l’évaporation journalière sur le plan d’eau

Evaporation mensuelle
Ejr /bac=
Nombre de jrs/mois

Evaporation mensuelle sur le plan d’eau :

Emensuelle = Eplan d ' eau × Nombre de jrs/mois

Les calculs des évaporations mensuelles sont résumés dans le tableau ci-dessous

Tableau 30 : Estimation de l’évaporation à la surface de la retenue


Mois Jan Fé Ma Avr Ma Jui Juil Aou Se Oct No Déc TOT
v r i n t p v AL
Evaporation bac (mm) 25 27 338 327 315 254 20 172 17 21 235 240 2785
8 7 7 4 9
Evaporation retenue 18 18 217 210 208 181 16 145 14 16 172 177 2153
(mm) 5 5 2 4 8

Remarque : Au regard des résultats il ressort que la perte d’eau par évaporation sur la retenue
représente une tranche d’eau de 2,153 m à l’échelle annuelle. Cette perte d’eau réduira
considérablement la superficie aménageable à l’aval qui sera fonction du volume d’eau restant
dans la cuvette après l’évaporation.

II.5.2. Pertes par infiltration


Selon les résultats des études consignés dans ‘’Petits Barrages en terre au Burkina Faso, Bilan
et Analyse Critiques’’, l’infiltration moyenne journalière au Burkina varie de 2 à 3 mm.

Nous optons pour une infiltration de 2,5 mm/jr. Cependant, il est noté que cette valeur peut
être moins après la première année grâce au comblement résultant des dépôts des éléments fins
dans la cuvette. L’infiltration par mois est résumée dans le tableau ci-dessous.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


43
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Tableau 31 : Estimation des infiltrations mensuelles


Infiltration

moyenne (mm/j)
2,5
Mois Jan Fev Mars Avril Mai Juin Juil Aout Sep Octo Nov Dec
Nombre de jour 31 28 31 30 31 30 31 31 30 31 30 31
Infiltration (mm) 77,5 70 77 ,5 75 77,5 75 77,5 77,5 75 77,5 75 77,5

II.5.3. Pertes par dépôts solides


L’eau qui ruisselle sur le bassin versant entraine avec elle des matériaux solides qu’elle arrache
tout au long de son parcours. Ces matériaux se déposent dès que la vitesse de l’eau devient
inférieure à un certain seuil, ce qui est le cas lorsque les cours d’eau aboutissent à une retenue.
Cela peut entraîner à la longue le comblement de la retenue.

La détermination des pertes par dépôt solides a donc pour but de déterminer la quantité de
matériaux susceptibles d’arriver annuellement dans la retenue, correspondant à la dégradation
spécifique annuelle.

Le volume d’envasement est le produit de la dégradation spécifique annuelle par la superficie


du bassin versant.

Pour l’estimation de la dégradation spécifique annuelle du bassin versant (envasement), il sera


utilisé la formule GRESILLON :

Dégradation spécifique par la formule de GRESILLON

−2,2
P
D=700 x
500( ) xS−0,1

Vs = D *S * n

Où :

D est la dégradation spécifique en m3 / km² / an

V (m3) est le volume de dépôts solides

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44
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

P (mm) est la pluie moyenne annuelle sur le bassin versant,

S (km2) est la superficie du bassin versant.

n est la durée de vie de l’ouvrage estimé à 20 ans

Tableau 32 : Résultats des apports solides


Paramètres surface Pluie annuelle dégradations Durée de vie Apports solides
Résultats 22,7 760 203,88 20 92 685

Par an, le barrage de Yaika est susceptible de recevoir près de 92685 m3 de dépôts solides dans
sa cuvette.

II.6. Bilan de la retenue dans la cuvette


II.6.1. Estimation des besoins en eau
Les besoins en eau sont essentiellement constitués par les prélèvements agricoles en aval du
barrage. Les prélèvements pastoraux sont négligés dans le cadre de cette étude. L’estimation
des besoins en eau s’est faite à partir des spéculations agricoles suivantes :

 Cultures envisagées en saison pluvieuse : riz pluvial en appoint à la pluie,

 Cultures envisagées en saison sèche : Maraîchage.

Une estimation des besoins en eau dus aux activités agricoles est effectuée sur une superficie
moyenne aménageable de 9 ha au regard du volume du barrage à la cote du seuil déversant et
des pertes par évaporation. La simulation de l’exploitation du barrage apportera plus la
superficie potentiellement aménageable en prenant en compte les pertes par évaporation et les
prélèvements agricoles au pas mensuel.

Les tableaux ci-dessous présentent les besoins en eau des différentes spéculations envisagées.

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45
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Tableau 33 : Estimation globale des besoins agricoles pour 1ha


Mois Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aout Sep Oct Nov Déc TOTAL
Culture de riz en 0 3 527 2737 415 3990 0 14406
hivernage 2
Culture maraichères 4745 3762 3902 0 0 0 3099 3967 19477
Total 4745 3762 3902 0 3527 2737 415 7089 3967 33883
2

Tableau 34 : Evaluation des besoins en eau des cultures pour 9 ha


Mois Jan Fév Mar Avr Ma Juin Juil Aout Sep Oct Nov Déc TOTAL
i
Culture de riz en 0 31743 24633 37368 35910 129654
hivernage
Culture 42705 33858 35118 27891 3570 185275
maraichères 3
Total 42705 33858 35118 0 0 0 0 31743 24633 37368 63801 3570 313911
3

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre

46
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

II.6.2. Estimation totale des pertes


Le total des pertes s’élève à :
Tableau 35 : pertes totales du barrage de Yaika

Pertes par
Total pertes
Pertes par évaporation infiltrations Pertes par dépôts
(m3/an)
(m3/an) (m3/an) solides (m3/an)
178 342 70 507,5 92 685 341 535

Chaque année, la retenue du barrage sera susceptible de perdre 341 534,5 m3 d’eau.

II.6.2. Superficie irrigable


Les prélèvements agricoles correspondent environ à 47 % de la capacité du barrage. En
considérant l’hypothèse défavorable que les pertes par évaporation et par infiltrations
représentent environ 53 % de la capacité de stockage, le barrage de Yaika devrait satisfaire aux
besoins en eau d’une superficie d’environ 9 ha.
Tableau 36 : Détermination de la superficie irrigable à l’aval du barrage de Yaika

Volume total Volume Volume Superficie


Pertes d'eau
dans la retenu agricole irrigable
(m3) (m3) (m3) par ha (ha)
655 446 341 535 313911 33 883 9

Conclusion :
Les études de base encore appelé étude préliminaires étudié ci-dessus sont très important car
ils nous ont permis de faire le dimensionnement hydraulique des ouvrages et faire le bilan
d’eau.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


47
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

CHAPITRE III : ETUDE DE LA DIGUE


Le choix du type de digue dépend essentiellement des matériaux qui ont été identifiés dans les
zones d’emprunt, de la facilité d’exécution et aussi de l’économie que l’on peut faire sur le
projet. Les travaux de réhabilitation du barrage de Yaika consistent essentiellement à traiter les
parties suffisamment dégradées pouvant compromettre la survie du barrage. Les propositions
de réhabilitations urgentes se résument comme suit :

 Nettoyage général des talus amont et aval y compris l’abattage des arbres et arbustes
sans déracinement ni dessouchage pour éviter de déstabiliser le corps de la digue ;
 Rechargement et reprofilage de la crête de la digue (comblement des affaissements,
traitement ; décapage des zones de fissures, apports d’une nouvelle couche de
couronnement bien compactée) ;
 Reprise des murs de crête sur la digue ;
 Réalisation d’un mur garde fous en béton cyclopéen sur les murs bajoyers afin de
protéger les usagers, la digue étant considérée comme une digue routière ;
 Reprise du perré sec à certains endroits du talus amont (au voisinage du bloc technique
en rive droite) ;
 Reprise de la couche de pose sur le talus aval ;
 Prolongement de la digue en rive gauche sur environ cent mètre en rive gauche du
déversoir.
III.1. Choix du type et constitution de la digue
La disponibilité de matériaux de qualité en quantité suffisante a orienté le choix vers une digue
homogène en terre. Le corps du barrage sera constitué d’une digue en terre compactée qui sera
munie d’un dispositif de drainage, d’une protection des talus amont en perré maçonné, et des
perrés secs pour le talus aval , contre les effets des vagues et de l’érosion due aux animaux,
ainsi qu’un dispositif de lutte contre les effets des changements climatiques, deux (2) murs de
crête en maçonnerie de moellon, un filtre horizontal et une butée amont.

Le dimensionnement de la digue consiste à déterminer ses caractéristiques géométriques


permettant l’évaluation de son volume et de sa hauteur, la tranchée d’encrage, la largeur en
crête et les pentes des talus amont et aval.

Mémoire de fin de cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


48
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Figure 12 : coupe transversale de la digue

III.2. Calage de la crête de la digue


Le calage de la crête de la digue se fait en tenant compte du volume maximum d’eau à retenir
dans le barrage, des contraintes environnementales, topographiques et financières. La digue
sera calée à la cote maximale donnée par le plan topographique et permettant de retenir le
maximum d’eau. Pour ce faire, la digue du barrage sera calée à la cote de 317,00 m.

III.3. Calcul de la revanche

La revanche libre représente une marge de sécurité pour contenir les vagues et d’évacuer les
crues exceptionnelles. Elle est généralement calculée à partir des formules empiriques
suivantes :

 Formule de BRETSCHNEIDER et de Gaillard

La revanche est déterminée en utilisant la formule :

V2
R ( m )=0,75∗h+ , avec h (m) : hauteur de la vague, V (m/s) : vitesse des vagues.
2g

 Détermination de la hauteur h (m) des vagues avec la formule STEVENSON.

La hauteur des vagues est déterminée par :

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


49
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

4
h ( m )=0,75+0,34∗√ f −0,26 √ f (Car f < 18 Km)

f est appelé le fetch, c’est la longueur de la retenue en Km. Il est égal à 2,3 km selon les
études hydrologiques.

A.N : h ( m )=0,75+0,34∗√ 2,3−0,26 √4 2,3=¿ 0,94m

 Détermination de la hauteur des vagues h (m) par autre formule.

La hauteur des vagues se détermine par:

h ( m )=0,5+ √
f
3

A . N :h ( m )=0,5+ √
1,8
=0,95 m
3

Sur la base des deux valeurs résultantes, nous pouvons choisir la valeur de h(m) = 1 m pour la
suite des calculs.

 Détermination de la vitesse des vagues V (m /s)

La vitesse est déterminée par la formule de Gaillard :

V ( ms )=1,5+2∗h
h(m) : hauteur des vagues

D’où, V ( m/s )=1,5+2∗1=3,5

Avec ces valeurs, nous pouvons déterminer la valeur de la revanche par la formule

3.52
R m =0,75∗1+
( ) =1,37
2 ×9,8

Prenons une revanche égale à 1,3 m


 Détermination de la revanche minimale

 Approche empirique

La revanche est calculée par la formule suivante :

R = 0,754 * H + V² / 2g Avec :
H : La hauteur des vagues en m
V : Vitesse de propagation des vagues en m/s
Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre
50
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

H= 0,76 + 0,032 * (U * F) 0,5 - 0,274 (F) 0,25


V= 1,5 + 2*H (formule de Gaillard)
F : Le fetch en Km
U : La vitesse du vent en Km/h
La vitesse maximale du vent à la station de Ouagadougou Aéroport est prise égale à 2,7 m/s
soit environ 10 km/h. Le fetch a été estimé sur la base du plan de masse de la cuvette du
barrage. Les résultats sont consignés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 37: Résultats de la revanche libre par la méthode empirique


F(Km) U(Km/h) H(m) V(m/s) g(m/s2) R(m)
2,3 10 0,58 2,65 9,81 0,79

- Revanche libre par la méthode empirique : R = 0,80 m


 Approche simplifiée

Il est préconisé une valeur minimale de la revanche R en remblai (sécurité aussi vis-à-vis des
PHE, du tassement, d’une fissuration amont-aval) en fonction de H 2 × √ V , ce minimum est
Tableau 38 : Résultat de la revanche minimale
2
H × √V 5 30 100 700 1500
RL minimale 0,4 0,6 0,8 1,05 1,3
H : la hauteur max de la digue
V : volume de la cuvette (hm3)
Pour une hauteur de la digue environ 4,00 m et un volume de la retenue de 0,65 hm 3 le
2
coefficient H × √V est de : 13

Nous obtenons par interpolation une revanche minimale de 0,46 m.

Dans notre projet, compte tenu de la capacité du barrage, la hauteur de la digue nous optons
pour une revanche de 0,5 m.
III.4. Hauteur maximale de la digue
C’est la différence entre la cote de la crête (Z crête) et la cote du fond du lit mineur. La cote de
la crête est définie par :

Zcrête = ZPEN + h + R avec ZPEN =cote du niveau normal des eaux.

ZPEN= 316 m ;

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


51
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

h : hauteur maximale de la lame d’eau déversant, h = 0 ,50m (raisons de topographiques du


site) ;

R : la revanche = 0,5m

D’où Zcrête = 316 +0,5 + 0,5Zcrête= 317 m

La cote la plus basse du terrain naturel le long de l’axe de la digue à l’amont est de 313,58 m

La hauteur maximale de la digue sera de :

H = Zcrête- Zlit mineur = 317m– 313,58 m = 3,42 m


Tableau 39 : Résultat de la hauteur de la digue
Cote digue Cote TN Hauteur max (m)
317 313,58 3,42

H = 3,42 m
III.5. Largeur en crête de la digue
La largeur en crête de la digue (b) est donnée par les formules suivantes :

- Formule 1 (Knappen) : b = 1,65 x H0.5= 1,65 x 3,420,5 = 3,05 m

- Formule 2 : b = 3,6 x H1/3 – 3 = 3,6 x 3,421/3 – 3 = 2,42 m

- Formule 3 (Preece) : b = 1,1 x H0,5+1 = 1,1 x 3,420,5+1 = 3,03 m

- Formule 4 : b= max (3,00 m ;H/3) = 3,00 m

Avec H = 3,42 hauteur maximale de la digue (m)


Tableau 40: calcul de la largeur de la crête barrage
Paramètres Formule 1 Formule 2 Formule 3 Formule 4
Hauteur max digue (m) 3,42
Largeur crête (m) 3,05 2,42 3,03 3,00

La largeur minimale de trois (3) mètres est généralement adoptée pour tenir compte du gabarit
des engins de circulation, de construction et d’entretien.
Pour permettre une bonne circulation des engins de terrassement, une largeur en crête de 3,00
m est adoptée. Par ailleurs, elle comporte aussi l’épaisseur des deux (2) murets en maçonnerie
de moellon.

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


52
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

III.6. Pentes des talus


Les pentes des talus encore dénommées fruit des talus sont adoptées pour assurer la stabilité de
la digue vis-à-vis du glissement. Le choix des pentes tient compte de la qualité des matériaux
du corps de la digue aussi que de sa hauteur (H). Le tableau ci-dessous propose des valeurs
recommandées pour les pentes des talus dans les projets de barrage.

Tableau 41:Forme des talus en fonction de la hauteur et du type de digue


Pentes des talus
Hauteur de la digue Type de digue Amont
Aval H/V
H/V
Barrage homogène 2,5/1 2/1
3 à 5m
Barrage hétérogène à zone 2/1 2/1
Digue homogène 2/1 2/1
5 à 10m Fort pourcentage d'argile 2/1 2/1
Hétérogène à zone 2,5/1 2/1
Barrage homogène 2,5/1 2/1
10 à 20m Fort pourcentage d'argile 3/1 2,5/1
Hétérogène à zone 2,5/1 2,5/1
Barrage homogène 3/1 2,5/1
H>20m Fort pourcentage d'argile 3,5/1 2,5/1
Hétérogène à zone 3/1 3/1

Pour un barrage en terre homogène, des pentes de 2,5H/1V à l’amont et 2H/1V à l’aval sont
admises pour les digues de hauteurs comprises entre à 3 m et 5 m.

III.7. Longueur de la digue


Elle correspond à la distance entre les profils n°2 en rive gauche et n°31 en rive droite sur l’axe
de la digue. Elle est longue de 853 m (digue + déversoir).

III.8. Emprise de la digue


Elle correspond à la largeur de la digue à sa base. Elle est donnée par la formule suivante :
E = 2,5h + 2h + b
Avec
A.N : E = 2,5 ¿ 3,42 +2 ¿ 3,42+ 3 = 18,39 m

Soit E = 19 m

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


53
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

III.9. Protection de la crête


Il est nécessaire de protéger la crête pour lutter contre la dessiccation mais aussi pour assurer la
circulation éventuelle d’engins. On utilisera une couche de couronnement de 20 cm d’épaisseur
en matériaux graveleux latéritiques. La crête du barrage aura une pente de 3 % vers l’amont
pour l’évacuation des eaux de pluies vers la retenue d’eau.

Pour se prémunir contre l’érosion de la crête par prolongement des griffes d’érosion sur les
talus, mais aussi pour assurer une évacuation des eaux de ruissellement de la crête du barrage
vers l’amont (côté de la retenue), on met en place des murets de crête. Les murets de crête sont
construits soit en maçonnerie de moellons de 0,50 m de largeur et 0,50 m de profondeur, sur la
crête amont et aval de la digue.

III.10. Protection du talus amont


La protection du talus amont doit être assurée contre le batillage ou action érosive des vagues.
Le talus amont sera protégé et deux solutions sont appliquées dans nos contextes : le rip-rap
déversé ou le perré rangé à la main.

Dans notre projet la protection par le perré rangé à la main est préférée par rapport au rip-rap
déversé pour des raisons de disponibilité des matériaux et de coût.

La couche est déterminée par la relation e(m)= CV²

 e(m) : épaisseur de la couche


 V : vitesse de la vague (m/s)
 C : coefficient dépendant de la pente du talus et de la masse volumique du matériau
d’enrochement

La vitesse des vagues

V (m/s)=1,5+2*h

Avec h ( m )=0,75+0,34∗√ f −0,2∗∜ f car f < 18Km, f est la longueur de la retenue en km,
f=2,3km

h ( m )=0,75+0,34∗√ 2,3−0,2∗∜ 2,3

h ( m )=0,94 m

h = 0,94 m ≈ 1m d’où V =3,50 m/s

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


54
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

 On a une pente de 2,5H/1V avec ρ = 2500kg/ m3 ( ρ : masse volumique de


l’enrochement) donc C = 0,031

A.N: e = 0,031 ¿ 3,502

e= 0,38 m

Nous adaptons l’épaisseur minimum de 25 cm car l’expérience montre qu’il est suffisant dans
le cas des petits barrages comme le nôtre.

Le talus amont sera protégé par une couche de perré sec en enrochement de moellons
latéritiques ou granitiques de 0,25 m d’épaisseur, soigneusement rangés à la main et destinés à
éviter que les matériaux terreux qui constituent le barrage ne soient érodés. Les enrochements
seront posés sur une couche de pose de grave latéritique d’une épaisseur de 0,10 m qui jouera
le rôle de filtre inverse.

Une butée de pied du parement amont est réalisée. Elle a pour fonction d’une part d’ancrer le
pied du perré dans le terrain naturel et d’autre part de prendre en charge une partie des poussées
engendrées par le poids propre des pierres qui le constituent. La butée de pied est de section
triangulaire de section 0,50 m * 1,50 m

III.11. Protection du talus en aval


Le talus aval de la digue sera protégé par une couche de pose en matériaux latéritiques
d’épaisseur 0,2 m afin de limiter les dégradations du corps de la digue provoquées à
l’ensoleillement, l’action érosive de l’eau, des animaux, du vent et des changements
climatiques. Au pied du talus un fossé drain sera aménagé pour collecter les eaux pluviales et
les eaux d’infiltration en provenance du corps de la digue. Il sera revêtu en enrochements de
25 cm d’épaisseur soigneusement rangés à la main de forme triangulaire et de dimension 1,5 de
largeur et 0,5 de profondeur.

III.12. Protection du corps de la digue


Une digue en terre soumis à une charge hydraulique en amont se sature partiellement compte
tenu de la perméabilité du matériau (Loi de Darcy). Les infiltrations dans le corps d’une digue
en terre seront assimilées à des lignes de courant parallèles à la ligne de saturation. Cette
dernière se présente sous la forme de la parabole dénommée parabole de Kozeny.
Les infiltrations dans le corps de la digue se manifesteront sur le talus aval engendrant un
phénomène de renard (érosion hydrique régressive)

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


55
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

La résolution des infiltrations à travers le corps de la digue passe par l’utilisation des drains et
des filtres bien conçus et exécutés.

 Calcul de l’épaisseur du drain


Le drain est un organe dans le corps de la digue dont la fonction est de collecter les eaux
d’infiltration dans un corps massif et de les évacuer à l’aval. Elle doit respecter certaines
normes pour son dimensionnement :

 L’épaisseur du drain ne doit pas être inférieure à 0,5 m ;


 La largeur l d du drain s’étend sur 1/4 à 1/3 de l’emprise du remblai ;
 On dispose au pied aval du barrage, en aval immédiat du drain, un drain de colature en
graviers.

L’équation qui sera utilisé pour résoudre ce problème. Elle s’écrit sous la forme :

Yo=√ H 2+ d 2−d
2 2
Y −2 XYo−Yo =0 Avec
 H (m) = la hauteur d’eau à la cote PEN ;
 d = largeur en base du barrage diminuée de 0,7 b (projections horizontales de la partie
mouillée du parement amont) et de la largeur du filtre.
. L’épaisseur du drain équivaut à :

e (m)=
√ 2 ql
kf
+h 2

On peut négliger h2 car h étant petit. On obtient alors :

e (m)=2×
√ ql
kf
Avec :
- kf (m/s) : coefficient de perméabilité du filtre.
- q (m3 /s/ml) : débit de fuite à travers le barrage.
Le calcul de q est donné par les relations :
 q=KrYo si α > 30° et
 q=KrY 1 sin α 2 si α< 30° avec Y 1=√ H 2+ d 2−√ d 2−H 2∗cot α 2
Avec α = angle du talus aval

 Calcul de la largeur Ld (en m) du filtre

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


56
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Comme précédament définie Ld est compris entre :

L L
≤l d ≤
4 3

19 19
≤l d ≤ C’est à dire 4,75 ≤ l d ≤6,33 convenons de pendre l d = 5 m
4 3

l d=5 m

 Calcul de la valeur de d (m)

La valeur de d(m) est déterminée par


d=L−( 0,7 m+l d )
d=19−( 0,7∗2+5 )=12,6 m .
d=12,6 m
 Calcul de la valeur de Y1

( 12 )=¿ 26,56
°

< 30° d’où


1
α =tan ( )=tan
−1 −1
¿
α

Y 1=√ H 2+ d 2−√ d 2−H 2∗cot α 2


Hpen=316−313,58=2,42 m et d ¿ 12,6

A.N: Y 1 ( m )= √ 2,422 +12,62− √12,62 −2,422∗(cot 26,56) ²=¿ 0, 38 m


 Calcul du débit de fuite q (m3 /s/ml)

Le débit de fuite est calculé par la formule suivante : q=KrY 1∗sin α 2

Avec : Kr (m/s) = 10−8 : coefficient de perméabilité des matériaux de remblai.

m3
q ( )
s
ml
=10−8∗0,38∗sin 26,56 2=1,7.10−9 m3 /s /m

 Calcul de la longueur de résurgence

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


57
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

La valeur de la longueur de résurgence a (m) est donné par l’expression :

q
a ( m )=
kr

q 1,7∗10−9
a ( m )= = =0,17 m
kr 10−8

 Calcul de la largeur définitive du filtre l (m)

La valeur de l(m) est donnée par :

l ( m) =l d +a

l ( m) =l d +a=5+0,17=5,17 m

 Calcul de la valeur de l’épaisseur en (m)

La valeur de l’épaisseur se calcul par l’expression :

e ( m )=2∗
√ l∗q
kd


−9
5,17∗1,7.10
e ( m )=2× −5
=0,06 m
10

En conclusion : nous garderons une épaisseur e(m) = 0,60m comme préconisé dans les
hypothèses de calcul ci-dessus car l’épaisseur calculé est supérieur à 0,5.

III.13. Dimensionnement de la tranchée d’ancrage


La tranchée d’ancrage représente la fondation du barrage et se situe en dessous du TN. Elle a pour
rôle essentiel d’assurer la stabilité du corps de la digue et de pallier la migration des eaux
d’infiltration en aval. L’exécution de la tranchée consiste à une excavation des matériaux in situ suivi
des travaux de remblai jusqu’à la fermeture totale de la tranchée. Les travaux de remblai sont réalisés
par couches successives (20cm d’épaisseur en moyenne) bien compactées. Elle assure également
l’étanchéité et l’ancrage du barrage.
III.13.1. Largeur du fond de la tranchée
La largeur du fond de la tranchée tient compte du gabarit des engins de terrassement (bulldozer,
pelle hydraulique, compacteur). Une largeur minimale de trois (3) mètres est généralement
adoptée pour la largeur du fond des tranchées peu profondes (1m-8m).

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


58
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Nous optons de prendre une largeur du fond de la tranchée = 3,00 m compte tenu de la largeur
des engins de terrassement.
III.13.2. Fruit ou pente des talus
Les fruits des talus sont adoptés suivant la nature des sols de fondation. Des pentes raides de
l’ordre de 1H/3V sont généralement préconisées. Nous convenons de prendre une pente de
1H/3V car nous avons de l’argile sableuse moyennement plastique comme nature de sol.
III.13.3. Profondeur d’ancrage
Elle représente la profondeur a la quelle sera fonde la digue. Elle est déterminée par la formule
de LANE :
1
LV + 3 Lh ≥ CH.
 LV : cheminement vertical de l’eau ; LV = 2p
 Lh : cheminement horizontal de l’eau ; Lh = B
 C : Coefficient de LANE, C = 3 pour les argiles plastiques ;

 H : charge effective de l’eau qui s’applique sur les fondations au PHE ;

 H = Ho + h = 2,42 + 0,5 = 2,92 m ;


On obtient alors :
1
B+ 2 P ≥ C × H
3

1
C×H− B
3
P≥
2

 P = profondeur d’ancrage.
 B = Base de la digue = 19 m
1
3× 2,92− ∗19
3
P≥
2

P=¿ 1 ,21 m. convenons de prendre P = 2,5 m

Vérification de la condition de la règle de LANE


Il existe le phénomène de renard si :

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


59
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

1
L
- LV + 3 h ≤C*H
Or nous avons :
- LV = 2 * P = 5 m ;
- Lh = 19m ;
1
L
- LV + 3 h = 5 + 19/3 = 11,33 m
- C.H = 3 * 2,92= 8,76 m.
1
L
LV + 3 h ≥ C.H (11,33 > 8,76) alors la règle de LANE est vérifiée.

Conclusion :
L’étude de la digue nous a permis déterminer ces différents composants et leurs caractéristiques
et à placer un système de sécurité qui est le filtre pour empêcher le phénomène de renard. A
travers cette étude nous venons de mettre en place l’ouvrage principal de barrage de l’eau dans
la retenue.

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


60
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

CHAPITRE IV : ETUDE DE L’EVACUATEUR DE CRUE


L’évacuateur de crue est un ouvrage de sécurité placé sur l’axe de la digue permettant
d’évacuer le trop plein du barrage et de le drainer vers le lit mineur du cour d’eau.

IV.1. Dimensionnement du déversoir


IV.1.1 Conception générale de l’évacuateur de crues
La submersion d’un barrage en terre au passage d’une forte crue est toujours un phénomène
particulièrement dangereux.

Une grande proportion des accidents de rupture survenus à des barrages de ce type a pour
origine de fréquentes surverses provenant des crues qui dépassaient les possibilités du dispositif
d’évacuation.

L’étude de l’évacuateur de crue est donc d’une importance capitale dans un projet de barrage
car c’est l’organe de sécurité qui permet d’évacuer les excédents d’eau de la cuvette après leur
laminage dans la retenue, sans risque de submersion de la digue.

Pour le barrage de YAIKA nous proposons la reprise complète du déversoir au regard de


l’ampleur des dégradations actuelles du seuil. Le nouveau déversoir de type poids en béton
cyclopéen sera calé à la cote 316,00 m (soit un léger rehaussement d’environ 25 cm par
rapport à l’ancien déversoir). Les ouvrages tels que le bassin de dissipation, les murs bajoyers
ainsi que les diguettes de protection seront entièrement repris dans le cadre de cette
réhabilitation.

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


61
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

IV.1.2. Emplacement de l’évacuateur de crues


L’emplacement de l’évacuateur de crues sur l’une des deux rives ou en position centrale dépend
des conditions topographiques en particulier en aval de l’axe de la digue, du volume des
terrassements et de l’emplacement des zones à aménager.

Le site du barrage de YAIKA est caractérisé par le fait de la cuvette est peu encaissée.

Cette situation nous conduit à placer l’évacuateur de crues en position latérale gauche de la
digue. cela permettra de minimiser le cout de l’ouvrage.

IV.1.3. Calcul de la longueur maximale L du déversoir


La longueur du déversoir est donnée par la formule du débit :

Q= mL (2g)1/2h3/2 d’où L = Q / m(2g)1/2h3/2

Avec :
- Qp : débit projet = 62,60 m3 /s
- m : coefficient de débit = 0,43; car on n’a un déversoir à parois mince
- g : accélération pesanteur = 9,81 m/ s 2 ;
- h : hauteur de la lame d’eau au-dessus du déversoir = 0,48m ;

La largeur en crête est égale 0,4m.

Pour des raisons de stabilité, la pente du coursier est de 1V / 1H.

Qp 62,6
L= 1,5 = 1,5 = 85 m
mh √2 g 0,43∗0,48 × √2∗9,8

IV.1.4. Calcul de la profondeur d’ancrage (P)


La profondeur d’ancrage du déversoir est donnée par la règle de LANE :

Lv + Lh / 3 ≥ K * H

Avec :

Lv = longueur des cheminements verticaux = 2 * (H + P)

Lh = longueur des cheminements horizontaux = pente du talus aval ; H = m * H

K = coefficient de LANE. Le seuil est ancré dans le remblai argileux de la tranchée d’ancrage.
On prendra donc un coefficient de LANE de 3,00

H = hauteur du seuil = 1,5 m

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


62
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

m = pente du talus aval du massif déversant

P = profondeur recherchée

On a donc :

2(H+P)+(mxH)/3≥K*H

2 P ≥ K * H – (m * H / 3) –2 * H

P ≥ (K * H)/2 – (m * H / 6) – H)

P ≥ 2,25 – 0,25 – 1,5 = 0,5

Prenons P= 1 m

Tableau 42 : calcul de la profondeur du seuil par la règle de LANE


K H m P
3 1,5 1 1
Par application de la règle de LANE, on trouve une profondeur de 1 m avec une pente du talus
aval du seuil de 1H/1V.

IV.1.5. Largeur de base du déversoir B


B= b + e

B : base du déversoir

b : largeur de la tranchée

m : pente du seuil

e : largeur en crête

H : hauteur du seuil

Avec b= m* H =1 * 1,5

B= b + e = 1,5 + 0,4 = 1,9 m

Tableau 43 : calcul de la base du déversoir


B H b m e

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


63
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

1,9 1,5 1,5 1 0,4

Tableau 44 : Caractéristiques du seuil déversant


Désignation Valeurs

Hauteur du seuil au-dessus du TN 1,5 m

Profondeur d’ancrage 1m

Pente du talus aval du seuil 1H/1V

Longueur 85 m

Largeur en crête du seuil déversant 0,4 m

Largeur en base du seuil déversant 1,9 m

Cote du déversoir 316

IV.1.6. Description et caractéristiques du déversoir


Pour des raisons de stabilité, on optera pour un déversoir poids en béton cyclopéen coulé par
plots indépendants séparés par des joints de dilatation avec rubans d’étanchéité de type
waterstop.

Il sera implanté à la partie latérale de la digue (du profil 5 au profil 7) et aura une longueur de
85 m.

La longueur totale du barrage étant de 853 m et celle du déversoir de 85 m, la longueur de la


digue sera de 768 m.

Il se compose de trois (03) parties :

- un seuil déversant
- un bassin de dissipation
- un chenal d’évacuation

IV.1.7. Etude de la stabilité du déversoir


Dans l’étude de l’équilibre d’ensemble d’un déversoir – poids, on considère le déversoir
comme un bloc indéformable soumis à des actions extérieures.
Dans le cas de ce projet, l’étude de la stabilité se fera sur 1ml de seuil

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


64
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


65
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Figure 13: Schéma représentant les différentes actions qui s’appliquent sur le déversoir

Tableau 45 : Bilan des forces et moments par rapport à A


Actions Forces en kN/ml Bras de levier/A en m Moment en kN

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66
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Horizontales Verticales Résistant Moteurs


Poussée P1 12,37 1 12,37
hydrostatique F P2
Poussée des sous P' 1 41,25 1,53 63,11
pressions W P' 2
Poussée des 0 0 0
sédiments Pt
Poids propre G 101,25 1,56 157,95
Total 12,37 142,5 157,95 75,48

 Stabilité vis- à – vis du glissement


La poussée horizontale tant à déplacer l’ouvrage vers l’aval. Pour que ce déplacement n’ait pas
lieu, on définit un coefficient de sécurité S qui doit être supérieure ou égale à 1,3.
∑ Fv ×tgφ
Fglissement= > 1, 3
∑ FH
Inventaires des forces

 G (KN/m3): Poids du déversoir ;

 F (KN/m3): Poussée de l’eau;

 Pt (KN/m3): Poussée des terres

 W : sous pression-sous l’ouvrage ;

 φ : angle de frottement interne du sol = 20°

- Fg = (FV x tan20) / (FH) = 1,76


On constate que Fg > 1,3 donc la stabilité au glissement est vérifiée !
 Stabilité au renversement
On suppose que le mur pivote autour du point A et on écrit le rapport des moments résistants
sur les moments moteurs. Ce rapport doit être supérieur à 1,5

∑ MR
Le coefficient de sécurité est défini par : C = ∑ MM
 ∑ MR : Somme des moments résistants ;

 ∑ MM : Somme des moments moteurs ;


- C=¿ (157,95/75,48) = 2,09 > 1,5

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


67
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Comme C > 1,5 la stabilité du déversoir au renversement est donc vérifiée !


 Stabilité au poinçonnement
Le poinçonnement consiste à vérifier la règle du tiers central et aussi s’assuré que les
contraintes sous la semelle sont inférieures à la contrainte admissible du sol de fondation.

Les contraintes exercées par le déversoir sur le sol de fondation :

σ A=
∑ FV + ∑ moments de toutes les forces/C
b b2

σ B=
∑ F V − ∑ moments de toutes les forces / C
2
b b

σ A =157,1 kN / m ²

σ B=1,6 kN /m²

Détermination de la contrainte admissible du sol


la contrainte admissible du sol est déterminée par la relation :

1
qadm= γ∗B∗Nγ+ C∗Nc+γ∗D∗N q :
2

- γ : poids spécifique du sol = 10KN/m3 ;

-N γ : =48 KN/m2

-Nc : = 46,10

-Nq : = 33,30

-C(cohésion) = 25 KN/m2

-D (profondeur d’ancrage du déversoir) : 1 m

-B (Largeur à la base du déversoir) : 1,9

Calcul de la contrainte admissible du sol :

1
qadm= γ∗B∗Nγ+ C∗Nc+γ∗D∗Nq=2392,50 KN /m2 :
2

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


68
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

δ A et δ b sont positifs et inférieurs à la contrainte admissible du sol. Avec


σ sol=2392,50 KN /m 2 :

σ A ≤ σ sol et σ B ≤ σ sol ⟹la stabilité au poinçonnement est donc assurée

Détails des calculs dans ANNEXES 1


CONCLUSION : les stabilités au glissement, au renversement et au poinçonnement sont
assurées. La section transversale adoptée plus haut est donc suffisante pour
assurer la stabilité générale du déversoir et peut donc être conservée.

IV.2. Bassin de dissipation


Le bassin de dissipation est un ouvrage permettant de dissiper l’énergie cinétique de l’eau. Il
préserve l’évacuateur contre l’érosion à l’aval du déversoir .Sa conception demande une
compréhension et une maîtrise des problèmes liés à l’hydraulique fluviale.

IV.2.1. Choix du type d’ouvrage.


Il existe plusieurs types d’ouvrages dissipateurs d’énergie :
 Les becs déviateurs ;

 Les cuvettes de dissipation submergées ;

 Les bassins à ressaut.

Parmi ces ouvrages, le bassin à ressaut est préféré pour son bon fonctionnement hydraulique.
IV.2.2. Les bassins à ressaut
Moyen très efficace pour dissiper l'énergie de l'eau et ramener à une vitesse compatible avec la
stabilité des berges à l'aval.
La forme du ressaut et ses caractéristiques dépendent directement du nombre de Froude
Les caractéristiques et la forme de ce bassin sont fonction du nombre de FROUDE calculé à
partir de la formule suivante :
V1
Fr=
√ g y1
- V : vitesse de l’eau à l’entrée du bassin

- y 1 : Tirant d’eau en régime torrentiel avant le ressaut

- g : accélération de la pesanteur = 9,81m/ s 2

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


69
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

La démarche adoptée va de l’aval du bassin au pied du coursier. Le traitement du problème


nous permet de déterminer les dimensions des éléments constituant le bassin.

Les paramètres de base pour les calculs sont :


 lame d’eau au-dessus du déversoir ho = 0,5 m
 hauteur d’eau au droit du déversoir H0= 1,5 m
 enfoncement du bassin = ∆H = 0,00 m
 débit unitaire q = m(2g) 1/2 x ho3/2 m3/s
 coefficient de débit = 0,4
 vitesse de l’eau au-dessus du seuil vo = q/ho m/s
 vo²/2g
 ligne d’eau Ho = ho + vo²/2g m
 hauteur de chute Z = He + H + H m avec H l’enfoncement du bassin de
dissipation
 q = Ks * I1/2 x yn5/3 d’où yn = [q / (Ks * I1/2)]3/5

 avec Ks : coefficient de rugosité (Ks = 30)

 I: pente du chenal (I = 1 %)

Caractéristiques d’entrée du ressaut


Q 62,6
- débit par mètre linéaire du déversoir qo = = = 0,74 m3 /s
L 85
- Profondeur normale d’eau dans le chenal

- Yn = Y = (qo/(Ks * I1/2))3/5 = (0,74/(30 * 11/2))3/5 = 0,38m

D’après l’abaque permettant de déterminer l’enfoncement de la fosse de dissipation P en


fonction de la profondeur normale et de la hauteur de la lame d’eau au-dessus du seuil
déversant La valeur de H0 (pelle maximale du déversoir) est lue sur le profil en long soit H0 =
1,50 m
La lame déversant est h = 0,50 m
On peut alors calculer h/H0 = 0,30 et yn/H0 = 0,25
La condition 0,1 < h/H0 < 0,7 étant respectée, l’abaque permettant de lire l’enfoncement D du
bassin en fonction de yn/H0 et h/H0 peut alors être utilisée et on obtient
D/H0 = 0,25 soit D = 0,375 m
Nous retiendrons un enfoncement D de 0,6 m.

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


70
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Figure 14 : l’abaque permettant de lire l’enfoncement D du bassin

qo 0,74
- Vitesse au-dessus du seuil Vo : Vo= = =1,48 m/s
h 0,5
1,482
- Ligne d’eau He : He=h+ Vo2 / ( 2× g )=0,5+ =0,61 m
2 ×9,81
- Hauteur de chute Z : Z =H+ He+ H=1,5+0,61+0,6=2,71 m

- Profondeur d’eau à l’entrée du bassin de dissipation y1 :

0,5
y 1=qo / [ 2∗g ( 0,9∗Z − y n ) ]

0,5
y 1=0,74 / ( 2∗9,81∗( 0,9∗2,71−0,38 )) =0,11 m

- Vitesse à l’entrée du bassin de dissipation

V 1=qo ⁄ y 1

V 1=0,74 ⁄ 0,11 = 6,72 m/s

0,5
Nombre de Froude: Fr=V 1 / ( g∗ y1 )

( 9,8∗0,11 )0,5 =¿ 6,47> 4,5


0,5
( g∗y 1 ) =¿ 6,72/¿
Fr=V 1 / ¿

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


71
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

 Caractéristiques de sortie du ressaut


- Profondeur d’eau conjuguée à la sortie du bassin
y 0,11 (
y 2= 1 ∗[ ( 1+8∗Fr2 ) −1 ] = ∗[ 1+8 × 6,472 ) −1 ]=0,95 m
0,5 0,5

2 2

- Vitesse à la sortie du bassin V 2=qo / y 2


0,95=¿ 0,80
m/s
V 2=0,74 /¿
Nous avons :( Y 2≤ Yn+ D ) : 0,95 ≤0,6 +0,38=0,98 m ; Donc le ressaut reste bien dans le
bassin.
 Choix du type de bassin et dimensions des éléments du bassin
Nous avons d’après les vérifications ci-dessus : V 1 < 15 m/s et Fr> 4,5 alors, nous avons un
Bassin de type II.

Longueur du bassin de dissipation Lb


Lb
=2,8 donc Lb=2,8 y 2 =2,8∗0,95=2,66 m , nous retiendrons Lb = 4 m.
y2

 Blocs de chutes
Les blocs de chute auront:
Hauteur de h1 = y1 = 12cm
Et espacés également de 12cm.

 Blocs chicanes
h2 '
 La hauteur des blocs chicane : =2,5 d où h3=2,5 y 1=0,275 m .
y1
 Prenons h2 = 0,3 m
 Epaisseur des blocs chicane : base = 0,20 m ; crête = 0,1 m

 Espacement entre blocs chicane : h = 0,30 m

 Implantation des blocs chicanes dans le bassin : 0,8y2 = 0,8*0,95 = 0,76 m

 Seuil terminal
- Pente : 1 V /2 H (car bassin de type II) ;
- Epaisseur en crête du seuil : 10 cm ;
- Sa hauteur h3= 1,6 h1 = 0,192m. Prenons h3 = 0,2
- Ancrage du seuil terminal : d = 1 m.

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72
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Figure 15 : Schémas de l’évacuateur de crue et le bassin de dissipation

IV.3. Le chenal d’évacuation


Le chenal de restitution situé immédiatement à la sortie du bassin de dissipation permet de
restituer les eaux de déversement directement dans le lit du cours d’eau à l’aval. . Ainsi, le
chenal d’évacuation sera profilé pour lui assurer une pente homogène. Des diguettes de
protection en matériaux argileux seront érigées aux extrémités du chenal pour la canalisation
des eaux vers le lit mineur.

 Vitesse de début d’entrainement (Ve) des matériaux


Pour les sols argileux, Ve varie de 0,8 à 1,2 m/s. Dans le cadre de notre projet nous avons Ve
(m/s) = 1.
 Diamètre minimum des enrochements
D’après l’abaque donnant le diamètre D de l’enrochement en mètre en fonction de la vitesse à
l’aval du seuil en m/s, Nous avons D(m), min = 0,15
 Epaisseur de la couche d’enrochement

L’épaisseur de la couche d’enrochement est déterminée par la relation suivante


Eenr ≥ 3∗D=3∗¿ 0,15 = 0,45m, convenons de prendre 0,50m qui va dans le sens de la
sécurité.
 Sa longueur sera de 5m (petits barrages).

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


73
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

IV.4. Diguettes de protection


Afin de drainer les eaux de déversement vers la rivière et empêcher l’érosion du pied de la
digue deux diguettes de protection seront construites (une de chaque côté du déversoir), de 20
m de longueur chacune.

Les diguettes seront en matériaux argileux c’est à dire, le même ayant servi à construire la
digue.

La largeur en crête sera de 3,00 m et les pentes de 2H/1V compte tenu de la faible hauteur des
diguettes. Elles seront alors calées à la cote Tdigette TN = 316

La hauteur est donnée Hdiguette = 316 – 314,5 = 1,5

La crête sera protégée par une couche de couronnement latéritique de 0,10 m d’épaisseur.

Il n’y aura pas de mur de crête étant donné que la crête n’est pas en contact directe avec l’eau.

Les talus seront protégés à l’amont et à l’aval par une couche de perré sec de 0,25 m
d’épaisseur sur couche de pose d’épaisseur 0,10 m.

Les pieds des diguettes seront protégés par une butée et un drain triangulaire de 1,50 m de
largeur en gueule et 0,50 m de profondeur .remplis d’enrochements granitiques ou latéritiques.

IV.5. Réalisation d’un ouvrage de prise


L’ouvrage de prise d’eau aura deux fonctions principales :

 Le prélèvement d’eau pour l’irrigation des terrains en aval par gravité,

 La vidange partielle de la retenue en cas de besoins.


L’ancien barrage de Yaika comportait un ouvrage de prise pour l’irrigation des terres en l’aval.
Cette conception sera reconduite dans le cadre du présent projet de reconstruction. Ainsi, on
placera sous la digue en rive gauche un ouvrage de prise calé à la cote TN 314,9 avec un
système de vanne à l’aval dont la fonction est de prélever l’eau pour les périmètres irrigués à
l’aval.
De l’amont vers l’aval, l’ouvrage de prise se compose de :

 un bac de réception amont en béton armé fermé par une grille à mailles serrées de
fabrication locale en fer T12 avec cadenas et muni d’un escalier de descente en fer
D12 ;

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


74
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

 une conduite de diamètre D400 en fonte traversant le corps de digue et enrobée dans un
massif en béton ordinaire de 0,20 m d’épaisseur et dont les différents éléments sont
joints par des brides boulonnées. La conduite est protégée à l’amont par une crépine qui
pourra être fabriquée sur place avec du fer D10. Au milieu de la digue, deux écrans anti-
renard en béton armé sont prévus pour renforcer l’étanchéité et éviter les percolations
préférentielles le long de la conduite. La conduite sera inclinée de à 0,5% vers l’aval
afin de faciliter les écoulements l’eau. La longueur totale de la conduite sera de 25 m ;
 un bac de réception aval en béton armé comprenant une chambre de vanne, une
chambre de réception, un mur à impact également en béton armé de section 1,90 m x
1,90 m destiné à briser l’énergie de l’eau et deux échelles de descente en fer D12. La
chambre des vannes est fermée par une grille de fabrication locale en fer T12 avec
cadenas. Il contient une vanne D300
IV.6. Ouvrages de vidange
On placera sous la digue au niveau du lit mineur du marigot un ouvrage de vidange calé à la
cote TN 314,9 avec un système de vanne à l’aval dont la fonction est de vider la retenue pour la
surveillance, l’entretien et les réparations du barrage et de ses ouvrages annexes ou en cas de
danger ou de nécessité.

 Débit et temps de vidange de l’ouvrage


L’ouvrage de vidange doit pouvoir évacuer le volume en un temps donné qui déterminera le
débit de vidange.
Soit V: le volume de la retenue au plan d’eau normal en m3.
Q : le débit de vidange en m3/s
J : le nombre de jours nécessaires à la vidange complète de la retenue
On a :
Q=V /(J∗24∗3600)
 Détermination du diamètre de la conduite
Le diamètre de la conduite de vidange d’eau est calculé en fonction du débit à évacuer.
Le diamètre de la conduite est donné par la formule :

Q=m∗S∗(2 gh)0,5

Avec:
- Q = le débit transité dans la conduite m3/s

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


75
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

- m = coefficient de débit dépendant de la longueur de la conduite et prenant en compte les


pertes de charges linéaires et singulières
Longueur de la conduite de vidange : 25 m
Pour une conduite de 10 à 110 m de longueur, m = 0,7 (Principe de MOODY)

- S = la section de la conduite. S = D2/4

- g = l’accélération de la pesanteur = 9,8 m/s2


- h = la hauteur d’eau au-dessus de la prise à la cote de retenue normale
- D = le diamètre de la conduite en m.
On a :
m∗D 2 0,5
Q= ∗(2∗g∗h)
4
0,5
D’où 4∗Q /¿
D=¿
Données sur le barrage de Yaika :
Le volume de la retenue normal est de 655 446 m3
La hauteur d’eau au-dessus de la prise à la cote de retenue normale h= 1,5 m
Nous ferons plusieurs simulations à l’aide d’un tableur Excel et adopterons le temps, le débit de
vidange et le diamètre jugés les plus favorables.
Les résultats se présentent comme suit :
Tableau 46 : Diamètre de la conduite de vidange
Volume de la Hauteur d'eau h Diamètre en
J (jours) Q (m3/s) m
retenue (m3) (m) (mm)
655 446 90 0,084 1,5 0,7 168
655 446 60 0,126 1,5 0,7 205,9
655 446 40 0,19 1,5 0,7 252,2
655 446 30 0,25 1,5 0,7 291

Afin de vidanger la retenue en un temps relativement court, nous adopterons un débit de


vidange de 0,25 m3/s et un temps de vidange de 30 jours avec une conduite de diamètre de 300
mm.

Conclusion :

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


76
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Le dimensionnement de l’évacuateur de crue est une phase essentielle dans un projet de barrage
car il représente l’ouvrage de sécurité qui empêchera l’immersion du barrage. A travers son
dimensionnement nous avions pu concevoir un ouvrage permettant d’évacuer le trop plein du
barrage, de le dissiper de le drainer ver le lit mineur du cours d’eau.

CHAPITRE V : ETUDE DU MUR BAJOYER


Les murs bajoyers sont des murs de soutènement dont l’objectif est de soutenir le remblai et
assurer la liaison entre le déversoir et la digue. Ils sont en béton armé dans le cadre de notre
projet.

V.1. Calcul des paramètres géométriques du mur bajoyer

Figure 16 : coupe transversale et paramètre physique du mur bajoyer


 Epaisseur du mur Em1 en tête du mur

La détermination de l’épaisseur de la tête du voile est selon la relation suivante :

Em 1=max ( 15 ; Ht /24 )=max ( 15 ; 3,5 m/24 )=14,58 cm . Prenons Em 1=30 cm


 Epaisseur du rideau Em2 en bas du mur
Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre
77
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Ht 3,5
L’épaisseur de la base est de : Em 2= = =29 ,17 cm . Prenons Em 2=40 cm.
12 12

Epaisseur moyenne Er du rideau = 35cm

 Largeur de la semelle Ls
Elle se détermine par la formule : Ls ≥ Ht /3 .

Prenons Ls = 2,50 m

 Epaisseur de la semelle Es
Ht 3,5
L’épaisseur de la semelle se calcule par : Es> = =29,17 cm.
12 12

On retiendra Es=40 cm

V.2. Vérification de la stabilité des murs bajoyers


 ACTIONS PERMANENTES

Pr : poids du rideau

Ps : poids de la semelle
Pt : poids des terres sur la semelle
Ft : Poussée des terres sur le mur
 ACTIONS VARIABLES

Pq : Poids des surcharges sur le remblai


Fq : Poussées dues aux surcharges
Tableau 47 : valeurs des forces et leurs moments
ACTION FORCES (KN) BRAS DE LEVIER MOMENT (KNm)
(m)
Pr 25. Em1.Hm 27,12 Lp+0,5.Em MPr
1
0,43 22,41
Ps 25LsEs 25 0,5Ls MPs
Pt γtLtHm 120 Ls-0,5Lt 1,43 MPt 171,6
Pq qLt 35 Ls-0,5Lt 1,80 MPq 63
Ft 0,5.Ka.γt.Ht2 32 Ht/3 1,25 MFt 40

Fq Ka.qo.L.H 2,54 Ht/2 1,75 MFq 4,45

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


78
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Lt = Ls – Em1

 Vérification de la stabilité au glissement

F glissement =
∑ Fv∗tg ᵩ ˃1,3
∑ Fh
En considérant le cas le plus défavorable on n’a Q=0 on obtient

∑ Fv = G+P+Q = 120+52,5 + 0 =172,5

∑ Fh = Po+F = 32 + 0 = 32

( 120+52,5 )∗tg30 °
F glissement = =3,11
32

F glissement =3,11 F glissement ˃ 1,3 ⟹la stabilité au glissement est assurée

 Vérification de la stabilité au renversement

Frenversement
∑ M /r é sistant ≥ 1,5
∑ M / Moteur

∑ M /resistant =G∗Lg∗P∗Lpt
∑ M /resistant =52,5∗0,43+120∗1,43=194,17 KN . m
∑ M /moteur =F∗Lf

M
∑ moteurs =32∗1,67=53,44 KN . m
194,17 KN . m
Frenversement =3,63
53,44 KN . m

Frenv . ≥1,5 ⟹ lastabilité au renversement est assurée

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79
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

 Vérification de la stabilité au poinçonnement

σA
∑ Fv + 6 ∑ Moment forces / ptc ≤ σsol
2
b b

σB =
∑ Fv − 6 ∑ Moment forces/ ptc ≤ σsol
2
b b
M G /C =0,82∗52,5=43 KN . m

M F / C =32∗1,67=53,44 KN . m

M Pt /C =0,18∗120=−21,6 KN . m

∑ Moment forces / ptc = 43 + 53,44 - 21,6 = 74,84 KN . m

∑ Fv=G+ Pt
∑ Fv=52,5+120=172,5 KN
172,5 6( 43+53,44−21,6)
σA= + =140,85 KPa
2,5 2.502
172,5 6 ( 43+53,44−21,6 )
σB= − =−2,85 KPa
2,5 2.50
2

σA=140,85 KPa
σB=−2,85 KPa

σ A ≤ σ sol et σ B ≤ σ sol ⟹la stabilité au poinçonnement est donc assurée

VOIR DETAILS DU CALCUL DANS ANNEXES 2

CONCLUSION:

les stabilités au glissement, au renversement et au poinçonnement sont assurées. La section


transversale adoptée plus haut est donc suffisante pour assurer la stabilité générale du mur
bajoyer et peut donc être conservée.

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


80
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

CHAPITRE VI : IMPACTS DU PROJET SUR LE MILEU NATUREL ET


ESTIMATION DU COUT DU PROJET
L’étude d’impact environnementale déjà élaboré nous a permis de faire une synthèse
concernant l’impact du projet sur le milieu naturel.

VI.1. Impacts du projet sur le milieu naturel


Le projet de construction du barrage nécessite des investigations du milieu dont celles
liées aux aspects environnementaux actuels et ceux qui seront engendrés par le projet. En effet,
la règlementation en matière d’environnement au Burkina Faso et les préoccupations des
institutions sous régionales et internationales, imposent qu’un accent particulier soit accordé
aux évaluations environnementales afin d’assurer la durabilité des projets ayant un impact sur
l’environnement et les différents écosystèmes naturels.
L’objectif d’une telle étude peut se résumer en ces termes :
 donner une vision complète du projet en fournissant les informations sur les plans
biophysiques et humains;
 favoriser l’acceptabilité sociale en tenant compte des diverses parties concernées;
 choisir une technologie écologiquement et financièrement rationnelle;
 faciliter la surveillance et le suivi-environnemental.
La démarche méthodologique adoptée pour cette étude sur l’environnement est celle
qui intègre la participation des populations de toutes les couches sociales du site du projet.
VI.1.1 Les impacts positifs
La réalisation du projet dans la localité produira les effets suivants sur le plan
environnemental :

Phase de construction

- Emploi probable pour les populations locales ;

- Intensification des activités économiques et commerciale autour du chantier ;

- Développement pendant la phase de construction des petits commerces comme la


restauration.

Phase d’exploitation

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81
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

- Amélioration des rendements et une maitrise des techniques de production ;

- Contribution à l’atteinte de la politique de sécurité alimentaire ;

- Augmentation des revenus des producteurs par la commercialisation du surplus de


production ;

- Amélioration des conditions de vie des producteurs ;

- Maitrise des périodes de soudure par les ménages.

VI.1.2. Les impacts négatifs


Les principales activités du projet sont constituées de l’ensemble des activités prévues
lors des phases de préparation, de construction et d’exploitation du projet :
Phase de construction
- impacts sur la qualité de l’air par une dégradation temporaire et locale de la qualité de l’air ;

- risque de modification de la structure des sols ;

- pollution du milieu et du cadre de vie par les rejets des déchets issus des travaux ;

- perte de la végétation ;

- perturbation/obstruction des voies de circulation pendant la réalisation des travaux ;

- risques d’accidents lors des travaux (mauvaise signalisation des fouilles) ;

- perte de terres et de revenus pour les exploitants situés en amont des barrages ;

- risques de conflits sociaux en cas de non emploi local ;

- risques de propagation des ist/vih/sida sur les populations et les ouvriers

- risque de dégradation de vestiges culturels en cas de fouilles.

Phase d’exploitation
- risque de pollution des zones humides des sites ;

- risque sanitaire lié au plan d’eau (paludisme, maladies diarrhéiques etc) ;

- risques de conflits entre agriculteurs et éleveurs au niveau du barrage.

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


82
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

VI.1.3. Mesures d’atténuations et bonifications


Tout compte fait, l’étude montre que les impacts positifs sont plus importants vis-à-vis
des impacts négatifs, particulièrement sur le milieu socio-économique.

Pour une préservation de la biodiversité en particulier et de l’ensemble des ressources


naturelles en général, une préservation des milieux impactés s’impose.

Elle doit se faire dans un cadre concerté avec la participation des populations
touchées, et autochtones. Il est donc capital de procéder à une large information/sensibilisation
des populations sur toutes les actions qui seront entreprises dans le cadre de ce projet et
d’entrevoir leur implication.

Pour minimiser les dommages prévisionnels du projet sur l’environnement, nous


préconisons un certain nombre de mesures correctives et préventives qui seront nécessaires
pour donner au projet sa raison d’être et d’atteindre ses objectifs de développement socio-
économique et environnemental :

 l’application stricte de la limitation de vitesse dans les agglomérations ;


 la collecte, le traitement et l’élimination des déchets solides et liquides du chantier ;
 la gestion des huiles usées par les prestataires privés équipés pour le recyclage ;
 le port obligatoire de masques anti-poussière par les travailleurs ;
 la sensibilisation des populations riveraines sur les risques de noyade, de maladies
hydriques;
 la sensibilisation des populations sur les risques d’infection au VIH/SIDA ;
 l’arrosage des voies d’accès surtout en agglomération ;
 l’utilisation de motopompe en bon état ;
 la remise en état des zones d’emprunt ;
 le reboisement effectif de la végétation détruite.
Conclusion :
L’analyse de l’étude impact environnementale nous a permis de faire un bilan entre les impacts
négatifs et les impacts positifs. Nous avons jugeons qu’il est nécessaire de réaliser ce projet,
mais en appliquant des mesures d’atténuation et de bonification pour faire face aux impacts
négatifs.

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


83
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

VI.2. Estimation du cout du projet


L’étude financière consiste à calculer les quantités élémentaires des matériaux, matériels et
consommables qui rentrent dans la composition de l’ouvrage. Elle permet d’évaluer le coût de
réalisation de l’ouvrage et au maître d’ouvrage d’avoir une idée sur l’enveloppe financière à
mobiliser pour son projet.

Tableau48 : Récapitulatif du devis estimatif


N DESIGNATION PRIX TOTAL
I INSTALLATION DE CHANTIER 900 000

II DIGUE 41 871 210

III EVCUATEUR DE CRUE 90 733 846


IV OUVRAGE DE PRISE D'EAU 877 000

V CHENAL D'EVACUATION ET DIGUETTES DE 2 382 000


PROTECTION
VI TOTAL GENERAL HT 136 764 056
VII TVA (18%) 24 617 530
VIII TOTAL GENERAL TTC 161 381 586

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84
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

CONCLUSION

Cette étude nous a permis d’obtenir des résultats important en matière de construction
civil :

 Dans un premier temps, nous avons mené une analyse et une synthèse des données
de base du projet. Ce travail nous a permis de fixer des hypothèses et dégager déjà
des pistes de conception de l’ouvrage. A cette étape nous avons principalement
évalué la capacité du barrage, déterminé la cote de calage du déversoir et de la
digue ;

 Ensuite, nous avons fait un dimensionnement hydraulique, de stabilité et


déterminer la géométrie de l’évacuateur de crue ainsi que les dimensions des murs bajoyers et
le bassin de dissipation ;
 Par ailleurs, il s’agit pour nous après la conception détaillée des composants du
barrage, d’estimer la quantité des travaux et le coût de l’ouvrage. Une tâche que nous avons pu
mener à bien à travers les différents plans et coupes des ouvrages, les prix unitaires relatif à
chaque catégorie de poste de travail ;
 Enfin, comme l’exigent les textes nationaux et internationaux, l’ingénieur est
tenu d’évaluer l’impact de son ouvrage sur le milieu naturel. Cet objectif, nous a conduit à
analyser les impacts (positifs et négatifs) du projet et proposer des mesures compensatoires
pour les effets négatifs afin de permettre une meilleure appropriation de l’ouvrage par le
bénéficiaire ;

Nous pensons que la réhabilitation des ouvrages existants et la mise en œuvre de


nombreux d’autres visant la maitrise de notre patrimoine hydrique contribueront à l’essor de
développement de notre pays.

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


85
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

BIBLIOGRAPHIE
 JEAN PERCHAT, Béton armé : Règle BAEL : Ouvrages particuliers de: pp1-pp42 ;

 Manuel pour l’estimation des débits de crue décennale et des apports pour les petits

bassins versants non jaugés de l’Afrique sahélienne et tropicale sèche- 1996 : Bulletin

FAO d’irrigation et de drainage N°54 ;

 Le point sur la maîtrise des crues dans les bas-fonds, petits et micro barrages en Afrique

de l’Ouest. Document pratique 2 - Méthode ORSTOM ;

 Les barrages en terre compactée, pratiques américaines, G. Poste et P. Londe, 1953 ;

 Note sur le dimensionnement des ouvrages évacuateurs de crues en Afrique de l’ouest

sahélienne et tropicale. Par Jean Michel GRESILLON, Patrick HERTER, Jean Pierre

LAHAYE (1976) ;

 Petits barrages pour l’équipement rural en Afrique J.M DURAND, EIER 1996 ;
 Techniques de petits barrages en Afrique sahélienne et équatoriale ; J.M DURAND, P.

ROYET, P. MERIAUX ; EIER/CEMAGREF, 1999 ;


 Techniques des barrages en aménagement rural ; Ministère de l'agriculture, direction de

l'aménagement, groupe de travail permanent pour les barrages en aménagement rural ;


 Recommandation pour la conception, la réalisation et le suivi des petits barrages,

CEMAGREF (1997).

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


86
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

ANNEXES

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87
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ANNEXES 1 : DETAILS DE CALCULS SUR LE DEVERSOIR

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Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE


Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

COTE PEN

 La poussée hydrostatique F

F=(ɣ e∗H 2 /2)

F=(11∗1.52 /2)

F=12.375 kN

Le poids propre du déversoir G

5 5
G=∑ Gi =25∗∑ S i
i=1 i=1

2
S 1=0,4∗1.5=0,6 m

S 2=(1,5∗2,1)/2=1,58 m 2

2
S 3=0,5∗2,5=1,25 m

S 4 =(0,5∗0,5)/2=0,125 m2

2
S 5=1∗0,5=0,5 m

G=25∗( 0,6+1,125+1,25+ 0,125+0,5 )

G=101,25 kN

 Les sous-pressions W (diagramme de type b)

W = ( P 3+ P 4 )∗b/2

W = [ ( ɣ e h e +ɣ e H + ɣ e h p ) + ( ɣ e h3 ) ]∗b /2

¿ ɣ e ( H +h p+ h3 )∗b/2

¿ 11∗( 1,5+ 1+ 0,5 )∗2,5 /2

W =41,25 kN

 Poussée de terre

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


1
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

2
Pt=Ka∗ɣ sat∗h p /2

Pt=0 car les forces dues à la poussée des terres s’exercent des deux côtés et s’équivalent.

Pt=0 kN

Tableau49 : forces agissantes sur le déversoir


FORCES EXPRESSION VALEURS KN
2
F F=(ɣ e∗H /2) 12.375
5 5
G=∑ Gi =25∗∑ S i
G i=1 i=1
101,25
W = [ ( ɣ e h e +ɣ e H + ɣ e h p ) + ( ɣ e h3 ) ]∗b /2 41,25

W
Pt Pt=Ka∗ɣ sat∗h2p /2 0

Vérification de la stabilité générale

 Stabilité au glissement

F glissement =
∑ F V∗tanφ
∑ FH
( G−W ) tanφ
¿
F+ Pt

( 101,25−41.25 )∗tan 20 °
¿
12,375+ 0

F glissement =1,4

F glissement =1,76 ≥ 1,3 ⟹la stabilité au glissement est assurée

Stabilité au renversement
On suppose que le mur pivote autour du point A et on écrit le rapport des moments
résistants sur les moments moteurs. Ce rapport doit être supérieur à 1,5

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


2
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

∑ MR
Le coefficient de sécurité est défini par : C = ∑ MM
 ∑ MR : Somme des moments résistants ;

 ∑ MM : Somme des moments moteurs ;

Calcul des bras de levier

 Poussée hydrostatique

1
LF = ∗H + H 3=1 m
3

1
LF = ∗1,5+0,5
3

LF =1 m

 Poids propre

L G=
∑ Si∗LGi
∑ Si
LG 1=2,5−0,4 /2=2,3 m
2
LG 2= ( 2,5−0,4 )=1,4 m
3
LG 3=2,5 /2=1,25 m
2
LG 4 = ( 0,5 ) +1=1,33 m
3

LG 5=2,5−1/ 2=2 m

2
S 1=0,4∗1,5=0,6 m

2
S 2=(1,5∗2,1)/2=1,575 m

2
S 3=0,5∗2,5=1,25 m

2
S 4 =(0,5∗0,5)/2=0,125 m

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


3
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

2
S 5=1∗0,5=0,5 m

0,6∗2,3+1,575∗1,4+1,25∗1,25+1,33∗0,125+ 0,5∗2
LG=
0,6+1,575+1,25+0,125+ 0,5

LG=1,56 m

 Sous-pressions

LW =
∑ Si ' '∗LWi
∑ Si ' '
''
S 1 =ɣ e h3∗b=11∗0,5∗2,5=13,75

P3 + P
(¿¿ 4)∗b
=( 33−11 )∗2,5/2=27,5
2
S 2'' =¿

b 2,5
LW 1= = =1,25 m
2 2

2 2∗2,5
LW 2= b= =1,67 m
3 3

13,75∗1,25+ 27,5∗1,67
LW =
27,5+13,75

LW =1,53 m

 Poussée de terre

2
∗h −h =0
3 p 3

L pt =0 m

Tableau50 : récapitulatif de forces agissantes sur le déversoir


Forces F G W Pt
Intensité (kN) 12,375 101,25 41,25 0
Bras de levier 1 1,56 1,53 0
(m)

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


4
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Frenv .=
∑ moments résistants = G∗LG + Pt∗Lt
∑ moments moteurs F∗L F +W ∗LW

101,25∗1,56+0
AN : F renv . = =2,09
12,375∗1+ 41,25∗1,53

Frenv .=2,09

Frenv .=2,09> 1,5⟹ la stabilité aurenversement est assurée

Stabilité au poinçonnement

Les contraintes exercées par le déversoir sur le sol de fondation :

σ A=
∑ FV + ∑ moments de toutes les forces/C
b b2

σ B=
∑ F V − ∑ moments de toutes les forces / C
2
b b

Les moments par rapport à C sont donnés par :

M (G)¿ C =G∗(LG −b/2)


¿ 101,25∗( 1,56−1,25 )

¿ 31,39 kN . m

M (W )¿C =W ∗( LW −b /2)
¿ 41,25 ( 1,53−1,25 )

¿ 11,55 kN . m

M ( F)¿C =F∗LF
¿ 12,375∗1

¿ 12,375 kN . m

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


5
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

M (Pt )¿C =Pt∗LPt

¿ 3,66∗0,167

= 0.61 kN . m

∑ moments de toutes les forces /C = 31,39 – 11,55 + 0,61 - 12,375= 8,075 kN . m

∑ F V =G−W =31,39−11,55=19,84 kN
19,84 6∗8,075
σ A= +
2,5 2,5 2

¿ 15,71 kN /m²

σ A =0,015 MPa

19,84 6∗8,075
σ B= −
2,5 2,52

¿ 0,16 kN /m²

σ B=0,00016 MPa

δ A et δ b sont positifs et inférieurs à la contrainte admissible du sol.

0 ≤ σ A ≤ σ sol et 0 ≤ σ B ≤ σ sol ⟹ la stabilité au poinçonnement est donc assurée

Cote PHE
 Poussée hydrostatique : F
( P 1+P 2 )∗H
F=
2
Avec P1=γe∗he=11∗0,5=5,5 KN
Et P2=γe∗(he + H )=11∗(0,5+ 1,5)=22 KN
( P 1+ P 2 )∗H
F= =(5,5+22)1,5/2=20,625 KN
2
F = 20,625 KN
 Le poids propre du déversoir G

5 5
G=∑ Gi =25∗∑ S i
i=1 i=1

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


6
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

2
S 1=0,4∗1,5=0,6 m

2
S 2=(1,5∗2,1)/2=1,58 m

S 3=0,5∗2,5=1,25 m2

2
S 4 =(0,5∗0,5)/2=0,125 m

S 5=1∗0,5=0,5 m2

G=25∗( 0,6+1,125+1,25+ 0,125+0,5 )

G=101,25 kN

Les sous-pressions W (diagramme de type b)

W = ( P 3+ P 4 )∗b/2

W = [ ( ɣ e h e +ɣ e H + ɣ e h p ) + ( ɣ e h3 ) ]∗b /2

¿ ɣ e ( h e + H +h p+ h4 )∗b /2

¿ 11∗( 0,5+1,5+1+1 )∗2,5 /2

W =55 kN

 Poussée de terre

2
Pt=Ka∗ɣ sat∗h p /2

Pt=0,33∗22∗1²/2

Pt=3,67 kN

Vérification de la stabilité générale

 Stabilité au glissement

F glissement =
∑ F V∗tanφ
∑ FH
( G−W ) tanφ
¿
F+ Pt

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


7
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

( 101,25−55 )∗tan 30 °
¿
20,625+3,67

F glissement =1,53

F glissement ≥1,3 ⟹ la stabilité au glissement est pas assurée

 Stabilité au renversement

Calcul des bras de levier

 Poussée hydrostatique

'
LF =
∑ S i ∗LFi
+e
∑ S i'
'
S 1=ɣ e he∗H=11∗0,5∗1,5=8,25 kN
2
S 2 '=ɣ e H∗H /2=11∗1,5 /2=12,375 kN
LF 1=H / 2=1,5/ 2=0,75 m

LF 2=H /3=1,5 /3=0,5 m

8,25∗0,75+ 12,38∗0,5
LF = +0,5
8,25+ 12,38

LF =¿ 1,1 m

L G=
∑ Si∗LGi
∑ Si
LG 1=2,5−0,4 /2=2,3 m

2
LG 2= ( 2,5−0,4 )=1,4 m
3

LG 3=2,5 /2=1,25 m

2
LG 4 = ( 0,5 ) +1=1,33 m
3

LG 5=2,5−1/ 2=2 m

2
S 1=0,4∗1,5=0,6 m

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


8
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

2
S 2=(1,5∗2,1)/2=1,58 m

2
S 3=0,5∗2,5=1,25 m

S 4 =(0,5∗0,5)/2=0,125 m2

2
S 5=1∗0,5=0,5 m

0,6∗2,3+1,58∗1,4+1,25∗1,25+0,125∗1,33+ 0,5∗2
LG=
0,6+1,58+1,25+0,125+ 0,5

LG=1,56 m

 Sous-pressions

LW =
∑ Si ' '∗LWi
∑ Si ' '
''
S 1 =ɣ e h4∗b=11∗1∗2,5=27,5 kN

H +h e +h p−h
(¿¿ 4)∗b
=11 ( 1,5+ 1+ 0,5−1 )∗2,5/ 2=27,5 kN
2
S 2'' =ɣ e ¿

b 2,5
LW 1= = =1,25 m
2 2

2 2∗2,5
LW 2= b= =1,67 m
3 3

27,5∗1,25+ 27,5∗1,67
LW =
27,5+27,5

LW =1,46 m

 Poussée de terre

2 2
LPt = ∗h p−h3= ∗1−0,5=0,167 m
3 3

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


9
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Tableau 51 : récapitulatif de forces agissantes sur le déversoir


Forces F G W Pt
Intensité (kN) 20,625 101,25 55 3,67
Bras de levier 1,1 1,56 1,46 0,167
(m)

Frenv .=
∑ moments résistants = G∗LG + Pt∗L Pt
∑ moments moteurs F∗L F +W ∗LW
101,25∗1,56+3,67∗0,17
AN : F renv . = =1,54
20,625∗1,1+55∗1,46

Frenv .=1,54

Frenv . ≥1.5 ⟹ lastabilité au renversement est assurée

 Stabilité au poinçonnement

Les contraintes exercées par le déversoir sur le sol de fondation :

σ A=
∑ FV + ∑ moments de toutes les forces/C
2
b b

σ B=
∑ F V − ∑ moments de toutes les forces /C
b b2

Les moments par rapport à C sont donnés par :

M (G)¿ C =G∗(LG −b/2)


¿ 101,25∗( 1,56−1,25 )

¿ 31,39 kN . m

M (W )¿C =W ∗( LW −b /2)
¿ 55∗(1,46−1,25 )

¿ 11,55 kN . m

M ( F)¿C =F∗LF
¿ 20,625∗1, 1

¿ 22,68 kN . m
Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre
10
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

M (Pt )¿C =Pt∗LPt

=3,66 * 0,167

= 0,61 kN . m

∑ F V =G−W =101,25−55=46,25 kN
∑ moments de toutes les forces /C = 31,39 – 11,55 – 22,68 + 0,61 = - 2,23

46,25 6∗(−2,23)
σ A= +
2,5 2,52

¿ 16,36 kN /m ²

σ A =0,016 MPa

46,25 6∗(−2,23)
σ B= −
2,5 2,5 2

=20,64KN/m²

σ B=0,02 MPa

δ A et δ b sont positifs et inférieurs à la contrainte admissible du sol.

0 ≤ σ A ≤ σ sol et 0 ≤ σ B ≤ σ sol ⟹ lastabilité au poinçonnement est donc assurée

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre


11
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE


12
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

ANNEXES 2 : DETAILS DU CALCUL SUR LE MUR BAJOYER

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE


Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE


Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Vérification de la stabilité au glissement

 Poussée de terre
1
F= Ka∗γ h∗H 2 avce Ka=0,29
2

F=0,29∗0,5∗18∗3,52=32 KN

F=32 KN
 Poids de terre

remblais∗¿∗1
Pterre =γ h∗S¿

0,10 X 3,1
S 1= =0,155m2
2
2
S 2=2,1 X 3,1=6,51 m
remblais∗¿
= 6,66 m2
S¿

Pterre =18∗6,66∗1=120 Pterre =120 KN

 Poids propre G

G=γ beton∗Stotal

S total =S 1+S 2+ S 3
2
S 1=3,1 X 0,30=0,93 m

0,10 X 3,1 2
S 2= =0,155 m
2
2
S 3=0,4 X 2,5=1 m
S total=0,155+ 0,93+1

S total=2,1 m ²

G=25 X ( 2,1 )=52,5 KN


G=52,5 KN
15
Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

 Poussées d’exploitation due à la surcharge po

Po=Ka∗qo∗L∗H=Ka∗Q∗H
Avec q = 10 daN
Po=0,29∗1∗2,5∗3,5=2,54 kN

Donc Po=2,54 KN
 Poids de la surcharge Q

P=qo∗H

P=10∗3,5=35 kN
Calcul de bras de levier
 Poussée de remblais (LF)

1 1
LF= H= ∗3,5=1,67 m
3 3
LF=1,67 m
 Poids de la terre

LPt=
∑ S ' i∗Lpi
∑ S'i
S 1 = 0,1*3,1*0,5 =0,155 m2
L P1 = 2/3 *0,1+0,4 = 0,46 m
S 2 = 3,1*2,1 =6,51 m
2

L P2 = 2,1/2 +0,4 = 1,45 m

0,155∗0,46+6,51∗1,45
LPt= =1,43 m
0,155+6,51
 Poids propre

Lg=
∑ Si∗Li
∑ Si
S 1 = 0,93 m2
L P1 = 0,3/2= 0,15 m
S 2 = 0,155 m
2

L P2 = 2/3 x 0,1 + 0,3 = 0,37 m


S 3= 1 m
2

L P3 = 2,5/2 = 1,25 m

16
Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

∑ Si∗Li=S 1∗L 1+S 2∗L 2+ S 3∗L3

∑ 0,93∗0,15+0,155∗0,37+1∗1,125=,m
1,32 m
Lg= =0,43m
3,08
 Poussées d’exploitation due à la surcharge po

Lpo = H/2
Lpo = 3,5/2 = 1,75
Poids de la surcharge Q
Lq = L/2
Lq = 2,5/2 = 1,25

F glissement =
∑ Fv∗tgᵩ ˃1,5
∑ Fh
En considérant le cas le plus défavorable on na Q=0 on obtient

∑ Fv = G+P+Q = 120+52,5 + 0 =172,5

∑ Fh = Po+F = 32 + 0 = 32

( 120+52,5 )∗tg30 °
F glissement = =3,11
32

F glissement =3,11 F glissement ˃ 1 ou 1,5⟹ la stabilité au glissement est assurée

Vérification de la stabilité au renversement

Frenversement
∑ M /r é sistant ≥ 1,5
∑ M / Moteur

∑ M /resistant =G∗Lg∗P∗Lpt
∑ M /resistant =52,5∗0,43+120∗1,43=194,17 KN . m
∑ M /moteur =F∗Lf
M
∑ moteurs =32∗1,67=53,44 KN . m

17
Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

194,17 KN . m
Frenversement =3,63
53,44 KN . m

Frenv . ≥1,5 ⟹ lastabilité au renversement est assurée

Vérification de la stabilité au poinçonnement

σA
∑ Fv + 6 ∑ Moment forces / ptc ≤ σsol
2
b b

σB
∑ Fv − 6 ∑ Moment forces / ptc ≤ σsol
b b2
M G /C =0,82∗52,5=43 KN . m

M F / C =32∗1,67=53,44 KN . m

M Pt /C =0,18∗120=−21,6 KN . m

∑ Moment forces/ ptc = 43 + 53,44 - 21,6 = 74,84 KN . m

∑ Fv=G+ Pt
∑ Fv=52,5+120=172,5 KN
172,5 6( 43+53,44−21,6)
σA= + =140,85 KPa
2,5 2.502
172,5 6 ( 43+53,44−21,6 )
σB= − =−2,85 KPa
2,5 2.50 2
σA=140,85 KPa ≤ σsol
σB=−2,85 KPa ≤ σsol

0 ≤ σ A ≤ σ sol et σ B ≤ σ sol ⟹ la stabilité au poinçonnement est donc assurée

18
Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE
Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE


Reconstruction de l’évacuateur de crue et prolongement de la digue du barrage de YAIKA

ANNEXES 3: COUPE TRANSVERSALE DE L’EVACUATEUR DE CRUE

Mémoire
20 de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE
Coupe transversale de l’évacuateur de crue

16
Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE
ANNEXES 4: COUPE TRANSVERSALE DE LA DIGUETTE

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE


Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE
17
ANNEXES 5: PLAN DE FERRAILLAGE ET DU MUR BAJOYER

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE


Coupe transversale du mur bajoyer

19

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE


20

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE


ANNEXES 6: DEVIS ESTIMATIFS ET QUANTITATIFS

Mémoire de fin De cycle Présenté par ZAGRE JEAN PIERRE


Devis quantitatif et estimatif des travaux

DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF DES TRAVAUX

Prix Unitaire
N DESIGNATION UNITE Quantité Prix Total
I I.INSTALLATION DE CHANTIER
1 Amené et repli du matériel ff 600 000 600 000
1,0
2 Installation du chantier ff 300 000 300 000
1,0
TOTAL 1 900 000
II II.DIGUE -
1 Nettoyage du talus amont et aval de la 400 000 400 000
digue y compris abattage des arbres et ff
1,0
des arbustes sans dessouchage
2 Nettoyage de l'emprise de la nouvelle 200 416 000
m2
digue en rive gauche 2 080,0
3 Déblai aux engins pour tranchée 6 000 4 212 000
d'ancrage pour nouvelle digue sur 20 m3
702,0
m en rive gauche
4 Remblai argileux compacté aux engins 12 000 8 424 000
pour tranchée d'ancrage de nouvelle m3
702,0
tranchée en rive gauche

Mémoire
20
de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre
5 Remblai du corps de la digue en rive 6 000 4 056 000
m3
gauche de la zone de prolongement 676,0
6 Déblai pour muret de crête de la digue m3 6 000 2 304 000
384,0
7 Maçonnerie de moellons pou muret de m3 10 000 3 840 000
crête 384,0
8 Matériau graveleux-latéritique pour 9 000 6 141 600
couronnement de crête de digue y
m3
compris la zone de prolongement en 682,4
rive gauche
9 Matériau graveleux sélectionné pour 9 000 9 011 970
m3
couche de pose sur talus aval 1 001,3
10 Perré sec pour protection du talus 6 000 1 872 000
(prolongement de la digue en rive m3
312,0
gauche)
11 Déblai à la main pour drain aval de la m3 3 000 959 640
digue 319,9
12 Déblai à la main pour butée de pied en 3 000 117 000
m3
rive gauche (zone de prolongement) 39,0
13 Enrochement pour butée en rive m3 3 000 117 000
gauche 39,0
TOTAL 2 41 871 210
II III. EVCUATEUR DE CRUE -
1 Démolition du déversoir existant y ff 250 000 250 000
compris déblai du bassin de 1,0

Mémoire
21
de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre
dissipation, du chenal et toutes
suggestions
2 Déblai aux engins pour mise pour 6 000 11 076 000
prolongement du déversoir actuel en m3
1 846,0
rive gauche
3 Perré maçonné m2 12 000 960 000
80,0
4 Gabions (2x1x0,5) unité 25 000 4 250 000
170,0
5 Béton de propreté dosé à 150 kg/m3 m3 40 000 468 000
11,7
6 Béton cyclopéen pour seuil poids m3 90 000 32 971 500
366,4
7 Béton armé dosé à 350 kg/m3 pour m3 120 000 9 540 000
murs bajoyers 79,5
8 Béton ordinaire dosé à 300 kg/m3 pour 100 000 25 755 000
bassin de dissipation compris blocs de m3
257,6
chutes et chicanes
9 Joints bitumineux ml 4 000 720 000
180,0
10 Tuyau PVC pour barbacanes D40 ml 3 800 215 346
56,7
11 Joints waterstop ml 30 000 2 880 000
96,0
12 Echelle millimétrique ml 35 000 105 000

Mémoire
22
de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre
3,0
13 Sable de rivière pour filtre m3 12 000 1 530 000
127,5
14 Maçonnerie de moellons sur murs 6 500 13 000
m3
bajoyers pour sécurité des usagers 2,0
TOTAL 3 90 733 846
IV IV. OUVRAGE DE PRISE D'EAU -
1 Démolition du bac amont existant ff 50 000 50 000
1,00
2 Béton de propreté dosé 150Kg /m3 m3 40 000 14 400
0,36
3 Béton armé dosé 350Kg/m3 du m3 120 000 363 600
nouveau bac amont 3,03
4 Perré sec sur le talus amont m2 6 000 120 000
20,00
5 Maçonnerie de moellons pour gradins m3 6 500 39 000
sur le talus aval 6,00
6 Vanne papillon DN 300 et accessoires unité 120 000 120 000
1,00
7 Crépine DN300 unité 60 000 60 000
1,00
8 Grille de protection du bac mont unité 50 000 50 000
1,00
9 Echelle de descente bac aval en fer 14 unité 60 000 60 000
1,00
TOTAL 4 877 000

Mémoire
23
de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre
V V. CHENAL D'EVACUATION ET -
DIGUETTES DE
PROTECTION
1 Décapage (ép. 0,2 m) dans l'emprise 200 120 000
m2
de la digue des diguettes de protection 600,0
2 Déblai aux engins pour drain de pied 6 000 180 000
m3
aval et butée amont 30,0
3 Remblai argileux compacté aux engins m3 12 000 288 000
24,0
4 Matériau graveleux-latéritique pour 9 000 216 000
couronnement de la crête de la m3
24,0
diguette
5 Perré maçonné talus amont des m2 12 000 1 200 000
diguettes 100,0
6 Enrochement pour butée de pied 3 000 90 000
m3
amont et fossé de pied aval 30,0
7 Matériau graveleux-latéritique 6 000 288 000
légèrement tassé pour la protection du m3
48,0
talus aval
8 TOTAL 5 2 382 000
9 TOTAL GENERAL HT 136 764 056
10 TVA(18%) 24 617 530
11 TOTAL GENERAL TTC 161 381 586

Mémoire
24
de fin De cycle Présenté par ZAGRE Jean Pierre