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E.S.E.M.

Orléans 95 page 1

E.S.E.M. Orléans 95

Option: Spéciales C / P H Y S I Q U E / Durée: 2 heures - Coefficient: 2


Le correcteur tiendra compte du soin apporté à la présentation des solutions et des résultats.
Toutes les figures sont rassemblées sur La page 5 .
PARTIE I :Conducteur cylindrique
Dans le vide, de permittivité ε 0 , un conducteur cylindrique plein qui sera désigné dans la suite par conducteur (1), de
révolution autour de l' axe vertical Gz, de rayon R1 , de longueur L quasi-infinie devant R1 , porte sur sa surface une
répartition uniforme de charges électriques positives, de densité surfacique (charge par unité de surface) + σ1.
On veut calculer le champ électrostatique E en un point M situé à la distance r de l'axe Oz, en utilisant le théorème de
Gauss.
I-I ) Enoncer le théorème de Gauss pour le champ électrique créé par un ensemble de charges électriques au repos.
I-2) Exprimer la charge Q1 portée par une longueur e du conducteur (1) en fonction de R, C et e.
I-3) Quelle est, par raison de symétrie, la direction du champ É en M, et de quelle(s) variable(s) de position son module
dépend-il a priori?
I-4) Exprimer le flux de É à travers une surface S fermée en forme de cylindre de révolution autour de l' axe Oz, de
rayon r et de hauteur e, en fonction de r, e et de E, composante radiale du champ E.
I-5) Déduire du théorème de Gauss l'expression de Er en fonction de Ql, e, r et £o dans les deux cas suivants:
1-5-a ) pour r > R1 .
I-5-b ) pour r < R1 .
PARTIE II: Condensateur cylindique

Le conducteur ( l ) précédent est maintenant entouré d' un deuxième conducteur cylindrique creux désigné ci-après par
conducteur (2), de même axe de révolution Oz, de rayon intérieur R2 > R1 et lui aussi de longueur L quasi-infinie
devant R2 (figure l).
Le conducteur (Z) porte sur sa surface intérieure une densité surfacique de charges électriques C~2 uniforme, tandis
que le conducteur (l) reste chargé comme précédement.
II-I ) Le champ É de la question I-5 est-il modif ié dans les cas suivants:
II-I-a) pour r < R2 ?
II-I-b ) pour r > R2 ?
II-2) On appelle 7 la conductivité du conducteur (2). Sachant que, lorsqu'il y a équilibre électrostatique des charges, il
n'est parcouru par aucun courant électrique, que vaut le champ 1t pour r > R2 ?
II-3) En déduire l'expression de la charge Q2 portée par une hauteur e de la surface intérieure du conducteur (2), en
fonction de Q calculé à la question I-2.
II-4) En utilisant les relations entre le potentiel et le champ électrostatique, exprimer la différence de potentiel V1 - V2
entre les deux conducteurs cylindriques en fonction de £o, Q, e, R et R2 .
Il-5) En déduire l'expression de la capacité C du condensateur cylindrique ainsi formé, pour une hauteur e des
conducteurs (l) et (Z), en fonction de cO, e, R1 et R2
11-6 ) On appelle r = c/e la capacité par unité de longueur de ce condensateur cylindrique.
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Calculer numériquement r pour R, = l,O cm et R = 5,0 cm, sachant que PARTIE


III
Electromètre cylindrique

Le conducteur (1) de longueur totale L est maintenant partiellement sorti du conducteur (2) de même longueur, tout en
lui restant coaxial (f igure 2).
III-1 ) Rappeler 1 ' expression de 1 ' énergie potentielle E emmagasinée dans un condensateur chargé, en fonction de sa
charge Q1 et de sa capacité C.
III-2) En supposant la charge Q1 fixée, exprimer la variation élémentaire d'énergie potentielle dE au cours d'un
déplacement dE du conducteur (1) vers le bas. En déduire l'expression du travail élémentaire ôW de la résultante axiale
F1 des forces électrostatiques qui s'exercent sur le conducteur (1) mobile, en fonction de V - Vz, r et dE.
III-3) Donner l'expression de Flz, composante verticale de él~ en fonction de la capacité par unité de longueur r et de la
différence de potentiel V1 - V2 entre les armatures.
III-4) On veut faire une mesure de cette différence de potentiel V1 - V2 en mesurant directement F à 1 ' aide d' une
balance de précision au plateau de laquelle on suspend le conducteur (1). Le montage ainsi réalisé s'appelle un
électromètre cylindrique (figure 2). On constate que pour compenser l'effet de la force F il faut retirer une masse Am
du plateau de la balance. En déduire l'expression de V - V en fonction de Am, r et de l'accélération g de la pesanteur.
III-5) Calculer numériquement V - V pour Am = 100 mg, sachant que g = 9,8 m.s sur les lieux de cette mesure. (r a été
calculé précédement, à la question II-6).
III-6) Discuter la possibilité de mesurer des différences de potentiel alternatives à 1' aide du montage précédent.
PARTIE IV
Montage hétérostatique symétrique

On veut maintenant rendre linéaire la réponse de l'électromètre et pouvoir agir sur sa sensibilité lors de la mesure d'une
tension continue u.
Pour cela, on réalise un montage dans lequel deux cylindres creux identiques au conducteur (2) sont alignés sur un
même axe Oz, tandis que le conducteur (1) coaxial aux deux autres, toujours suspendu au plateau de la balance, pénètre
en partie dans chacun d'eux (figure 3).
Une source auxiliaire de tension continue V à point milieu relié à la terre (choisie comme potentiel O de référence),
permet de porter le cylindre supérieur au potentiel +V/2 et le cylindre inférieur au potentiel -V/2. Le conducteur (1) est
porté au potentiel u à mesurer.
IV-1 ) Montrer que u est maintenant proportionnel à Am, et que la sensibilité de la mesure dépend de la tension
auxiliaire V.
IV-2) Calculer numériquement u pour Am = 1,0 mg, si V = 1,0.10 volts.

PARTIE V
Dipôle équivalent à un condensateur

Dans le montage schématisé par la figure 4, les deux amplificateurs opérationnels sont idéaux.
V-I ) Pourquoi les deux amplificateurs opérationnels idéaux fonctionnent-ils en régime linéaire dans ce montage?
V-2) On se place en régime sinusoïdal de pulsation ~.
V-2-a) Déterminer l'impédance d'entrée Ze = Ve / ie du dipôle ainsi constitué entre les deux points .N et B.
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V-2-b ) Montrer que ce dipôle est équivalent à un condensateur de capacité C dont on donnera. l'expression en fonction
de C, R, R, R et R .
V-2-c) Quel est l'intérêt de ce dispositif ? Proposer une application numérique réalisable.

CONCOURS EXTERNE 1995

D'ELEVE-INGENIEUR DES TRAVAUX DE LA METEOROLOGIE


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EPREUVE DE PHYSIQUE

Durée : 4 heures

tous deux).
Coefficient : 8

- Cette épreuve comporte deux problè~mes indépendants (à traiter

- La rigueur et la clarté des explications, le soin dans la présentation seront pris en compte dans la notation.
- PREMIER PROBLEME: DIPOLE ELECTROSTATIQUE

On considère un volume (S) de forme quelconque dans l'espace, O un


point de (D), M un point quelconque hors de (D). On pose r = X .
En chaque point P de (D) se trouve une densité volumique de charge électrostatique : p(P).
1) Ecrire l'expression exacte du potentiel électrostatique en M, V(M), créé par cette distribution.
2) On suppose dorénavant que M est très éloigné de (D) r » diamètre(D). 1
Ecrire les trois premiers termes du développement limité de PM (On posera a = t le développement se fait donc par
rapport à - ).
3) Montrer qu'à cet ordre V(M) est la somme de trois termes, d'ordres respectifs r (monopolaire), r (dipolaire) et r
(quadripolaire).
4) Montrer que si la charge totale est non nulle, le potentiel est, au terme quadripolaire prés, celui créé par une charge
ponctuelle dont on donnera les caractéristiques.
S) Que se passe-t-il dans le cas particulier où les charges ont la symétrie sphérique?
6) Montrer que si la charge totale est nulle, le potentiel est en général, à l'ordre le plus bas, celui du terme dipolaire. En
notant G et G les barycentres respectifs des charges positives et négatives de (S), donner une condition nécessaire et
suffisante sur leur position relative pour que le terme dipolaire soit non nul. 7) Dessiner un
exemple simple de distribution de charges ponctuelles qui ne soit ni unipolaire, ni dipolaire.
- DEUXIEME PROBLEME: VIBRATIONS DE MASSELOTTES
Soit une chaine rectiligne de masselottes ponctuelles identiques masse m, guidées en translation sans frottement le long
de l'axe x'x, reliées par des ressorts de méme raideur R et même longueur au repos a :
On notera x (t) le déplacement algébrique de la masselotte numéro n,
n e Z, par rapport à sa position d'équilibre n.a (supposée fixe dans un référentiel galiléen).
1) On suppose pour l'instant que la chaine est infinie des deux côtés.
Ecrire une équation différentielle, valable pour tout n, liant x ,

2) On recherche des solutions de la forme x (t) = Réel[a.e .e ]


(k E 1). Que représente une telle solution? Quel est l'intervalle utile pour k? Ecrire la relation de dispersion ~(k).
3) Quelle est la valeur w maximale pour w? A quel type d'oscillation correspond-elle? Que vaut alors la vitesse de
groupe 8k ?
Commenter.
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4) Quelle est la relation de dispersion limite pour |@| « @ ?
5) On impose, sur la chaine infinie des deux côtés, des vibrations forcées avec U > @ . Expliquer ce que représentent
alors des solutions de
) = Réel[(-I) .«.e .e ]. Ecrire la relation entre U et k.
6) La chaîne est maintenant limitée à N masselottes et N + 1 ressorts; les ressorts extrémes sont fixés aux abscisses 0
et (N + l)a. Déterminer les pulsations propres possibles s en proposant une onde stationnaire convenable. Combien y a-
t-il de modes propres?