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DEDICACE

À mes chers parents,

Pour votre amour et votre soutien sans cesse. Pour vos sacrifices et encouragements tout au long de mes années d’études. Je vous suis très reconnaissant. Que Dieu vous protège et vous procure santé, bonheur et longue vie.

À ma sœur et frère,

Je vous souhaite une vie pleine de bonheur et de succès. Je suis amplement fière de vous,

À tous mes amis,

Avec qui j’ai passé des moments inoubliables, vous resterez à jamais gravés dans ma mémoire.

I

REMERCIEMENTS

A toute personne ayant contribué de près ou de loin à la réussite de ce mémoire, j’adresse mes plus sincères remerciements. A la fin d’un parcours universitaire jalonné d’épreuves, de joie et d’accomplissement, je ne saurais être suffisamment reconnaissant à mes amis, ma famille, le corps professoral de l'Ecole Mohammedia des Ingénieurs et surtout, avant toute chose à mes parents sans qui je ne serais pas là où j'en suis aujourd'hui. C'est grâce à leurs efforts, encouragements et implication que j'ai réussi mon parcours académique. Je leur dédie donc ce modeste travail avec tout l'amour et le respect qu'ils m'inspirent. A l’heure de la rétrospective, je peux dire que ce parcours fut aussi riche en terme d’enseignements techniques que relationnels. Je tiens surtout à remercier l'Ecole Mohammedia des Ingénieurs pour cette opportunité de pouvoir bénéficier d’un enseignement de très haut niveau et un encadrement de la même qualité. Dans ce sens, je tiens à remercier Mme GHRISSI Fouzia en sa qualité d’encadrante, pour son aide précieuse et ses conseils lors de la mise en place de ce mémoire. Et puisque tout travail sur les bancs de l'école doit s'accompagner d'un stage pratique, j'ai eu le plaisir d'intégrer la RADEEMA pour étayer la thématique de mon mémoire sur le terrain. Ce fut donc parmi une équipe dynamique que j'ai évolué. Mon rendu était en même temps supervisé par monsieur BISSI Yassine un encadrant de stage très professionnel et fin didacticien. Pour finir je tiens à réitérer mes remerciements à ces personnes qui ont donné du sens à mon projet de fin d'étude

II

RESUME

Dans le cadre de la préservation de l’environnement et des ressources hydriques, le traitement et la réutilisation des eaux usées s’avère une alternative prometteuse. La RADEEMA, soucieuse de l’impact des rejets des eaux usées sur l’environnement récepteur, a édifié la STEP de Marrakech en 2010.

Afin de concrétiser cette assertion, le présent travail a pour but le design de l’extension de la STEP de Marrakech qui est arrivée à saturation en 2015.

Notre travail consiste à dimensionner les deux variantes proposées par la RADEEMA à savoir le procédé à boues activées et le procédé à réacteur séquentiel discontinu. Les deux procédés sont des procédés intensifs innovants.

Pour clore ce travail, nous allons effectuer une étude comparative multi critères entre les deux variantes, basée sur les aspects financier et technique, choisissant ainsi le procédé qui s’adapte le plus aux exigences de la RADEEMA.

III

ABSTRACT

In order to preserve the environment and water resources, treatment and waste water reuse has proven to be a promising alternative. RADEEMA conceived the Marrakech STEP in 2010 provided its concern about the impact that waste water disposal causes on the receiving environment.

The current work consists of designing the extension of the Marrakech STEP which reached its saturation in 2015, thus confirming this statement.

Our task is to design the two intensive and innovative variants suggested by RADEEMA, i.e the activated sludge process and the sequencing batch reactor process.

To conclude this work, we will conduct a comparative multicriteria study between the two variants, based on the financial and technical aspects and choose the method that best fits the requirements of RADEEMA.

IV

صخلم

صخلم

صخلم

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و ءاملا عيزوتل ةلقتسملا ةلاكولا تحرتقا ، 2015 ةنس عابشلإا دح تغلب يتلا ةطحملا هذه عيسوت عورشم راطإ يف

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و

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ءابرهكلا و ءاملا عيزوتل ةلقتسملا ةلاكولا تابلطتمل بيجتسي يذلا بسنلأا ليدبلا ديدحت نم نكميس امم ،ينقتلا و يلاملا

V

.شكارمب
.شكارمب

LISTE DES ABREVIATIONS

DBOs 5 : demande biochimique en oxygène soluble en 5 jours

DCOs : demande chimique en oxygène soluble

DCOb : demande chimique en oxygène biodégradable

DCOnb : demande chimique en oxygène non-biodégradable

DCOs e : demande chimique en oxygène soluble de l’effluent

EPA : agence de protection de l’environnement des Etats Unies

MESnbv : matières en suspension volatiles non-biodégradables

MESi : matières en suspension inertes

STEP : station d’épuration des eaux usées

RADEEMA : Régie Autonome de distribution d’eau et d’électricité de Marrakech

BA : boues activées

SBR : réacteur séquentiel discontinu

VI

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Garanties de l'effluent

12

Tableau 2: Qualité des eaux en sortie du traitement tertiaire

12

Tableau 3: Caractéristiques du prétraitement

15

Tableau 4: caractéristiques du traitement secondaire

19

Tableau 5: caractéristiques du traitement tertiaire

24

Tableau 6: Caractéristiques du traitement des boues

28

Tableau 7 : Evolution de la population de Marrakech à l’horizon 2025

33

Tableau 8: Evolution des paramètres de pollution à l'horizon 2025

34

Tableau 9: Débit de conception de la station

36

Tableau 10: Données de pollution à l'entrée du traitement primaire

38

Tableau 11: Données de pollution à l'entrée du traitement secondaire

42

Tableau 12: facteurs de correction de l'effet de la température

45

Tableau 13: La production de biomasse

45

Tableau 14: Conception de l'aération fines bulles

49

Tableau 15: facteur de correction de l'effet de la température

50

Tableau 16: les paramètres de calcul à 15°C

51

Tableau 17 : Pourcentage des solides volatiles et fixes issues su digesteur

67

Tableau 18 : figure de Lang

94

Tableau 19: Investissements variante SBR

95

Tableau 20 : Résultats de l'analyse multicritère

100

Tableau 21: Surface des ouvrages de l'extension

102

VII

LISTE DES FIGURES

Figure 1: STEP de Marrakech

3

Figure 2: réseau de réutilisation des eaux traitées par la STEP

5

Figure 3: Processus général de la STEP

10

Figure 4: Pré dégrillage et dégrillage grossier et fin

13

Figure 5: Décanteur primaire

14

Figure 6: bassin d'aération

17

Figure 7: Clarificateur

18

Figure 8: Schéma général du traitement secondaire

20

Figure 9: filtration sur sable

22

Figure 11: Flottation

26

Figure 12: Schéma général de la filière boues

29

Figure 13 : SRT en fonction de la température

65

Figure 14: Schéma digesteur

68

Figure 15: Données de pollution à l'entrée du SBR

74

Figure 16:Contraintes de rendement des différents procédés

98

Figure 17: Tolérance aux à-coups des différents procédés

99

Figure 18: Contraintes d'environnement du site d'implantation

99

Figure 19 : Surface de l'implantation de l'extension

101

VIII

TABLE DES MATIERES

CHAPITRE 1 :

PRESENTATION DE LA STEP DE MARRAKECH

2

1.1 LA STEP DE MARRAKECH

3

 

1.1.1 Présentation de la STEP de Marrakech

3

1.1.2 Réseau de réutilisation des eaux traitées

5

1.1.3 Impact

sur l’environnement

5

1.1.4 Impact du projet sur la population concernée

6

1.1.5 Besoin de l’extension

7

1.2 DESCRIPTION DES PROCEDES DE TRAITEMENT DE LA STEP DE MARRAKECH

8

 

1.2.1 Points de départ

8

1.2.2 Process general

8

1.2.3 Caractéristiques de l’influent

10

1.2.4 Diagnostic de la station

13

1.3 CONCLUSION

 

30

CHAPITRE 2 :

DIMENSIONNEMENT DES VARIANTES DE L’EXTENSION

31

2.1 INTRODUCTION

32

2.2 PREVISIONS DE LA POPULATION ET DES DONNEES DE POLLUTION

32

2.3 PRESENTATION DES VARIANTES

36

2.4 DIMENSIONNEMENT DE LA VARIANTE BA

37

 

2.4.1 Dimensionnement du traitement primaire

37

2.4.2 Dimensionnement du bassin d’aeration pour l’élimination de la DBO seule

42

2.4.3 Dimensionnement du bassin d’aeration pour la nitrification et l’élimination de La DBO

49

2.4.4 Dimensionnement du bassin de la dénitrification

55

2.4.5 Dimensionnement de la clarification

59

2.4.6 Dimensionnement de l’épaississement

61

2.4.7 Dimensionnement de la digestion

65

2.4.8 Dimensionnement de la déshydratation mécanique

70

2.4.9 Dimensionnement du stockeur de boues

72

2.5

DIMENSIONNEMENT DE LA VARIANTE SBR

74

2.5.1 Dimensionnement du réacteur SBR

74

2.5.2 Dimensionnement de l’épaississement

79

2.5.3 Dimensionnement de la digestion

81

2.5.4 Dimensionnement de la déshydratation mécanique

84

2.5.5 Dimensionnement du stockeur de boues

85

2.6

RECAPITULATIF DU DIMENSIONNEMENT

88

2.6.1 Variante SBR

88

2.6.2 Variante BA

89

2.7

CONCLUSION

91

CHAPITRE 3 :

ANALYSE MULTI CRITERES ENTRE LES VARIANTES

92

3.1

CALCUL DE LINVESTISSEMENT GLOBAL

93

3.1.1 Introduction

93

3.1.2 Calcul de l’investissement pour la variante SBR

93

3.1.3 Calcul de l’investissement pour la variante BA

96

3.2 ETUDE TECHNIQUE

 

97

3.3 RESULTATS DE LANALYSE MULTICRITERE

100

3.4 IMPLEMENTATION DE LA STATION

101

IX

INTRODUCTION GENERALE

A travers le monde, et surtout dans les pays en voie de développement comme le Maroc, des volumes titanesques d’eaux usées sont rejetés directement dans l’environnement. L’impact de ces rejets est sévère sur l’écosystème récepteur, d’autant plus que c’est une perte des ressources en eau à un moment où beaucoup prédisent qu’une pénurie d’eau mondiale est inévitable dans le futur proche.

Afin d’éviter à l’humanité un scénario aussi dévastateur, la réutilisation des eaux usées est devenue un besoin pressant. Pour illustrer le souci majeur de préserver l’environnement et les ressources hydriques, la Régie Autonome de distribution d’eau et d’électricité de Marrakech a lancé le grand programme de traitement et de réutilisation des eaux usées en

2006.

Dans le contexte de développement continu que connait la ville de Marrakech, la demande en eau augmente de manière alarmante alors que, paradoxalement, les ressources en eau se font de plus en plus limitées, la station d’épuration des eaux usées de Marrakech a vu le jour, destinée à impulser la politique nationale de sauvegarde de l’environnement. Cette STEP a été érigée en 2010, et traite plus de 100.000m 3 d’eaux usées en 2015.

Pour accompagner l’essor touristique, économique et démographique de la ville de Marrakech, la RADEEMA a prévu une extension de la STEP de Marrakech vu que celle-ci est arrivée à sa saturation.

Le présent travail porte sur le design de cette extension qui assurera le traitement des eaux usées jusqu’à l’horizon 2025. Pour suivre le conseil de Voltaire : « Si tu veux converser avec moi, fixe tes objectifs » nous allons commencer par présenter la RADEEMA et la STEP de Marrakech, préciser le cadre législatif qui régit le traitement des eaux usées au Maroc et ériger une idée générale sur le processus de traitement. Par la suite, nous allons considérer deux variantes de traitement et dimensionner les filières de traitement pour chacune d’elles. Finalement, nous allons réaliser une analyse multi critère pour trancher entre les deux variantes et implémenter celle choisie.

1

CHAPITRE 1 :

PRÉSENTATION

DE LA STEP DE MARRAKECH

CHAPITRE 1 : PRÉSENTATION DE LA STEP DE MARRAKECH 2

2

1.1

LA STEP DE MARRAKECH

1.1.1 PRESENTATION DE LA STEP DE MARRAKECH

STEP DE MARRAKECH 1.1.1 PRESENTATION DE LA STEP DE MARRAKECH Figure 1: STEP de Marrakech Pendant

Figure 1: STEP de Marrakech

Pendant des décennies, la ville de Marrakech connaissait des déversements des eaux usées brutes dans son milieu naturel, particulièrement dans les champs d’épandages, la palmeraie et les oueds. Cette situation présentait de véritables menaces pour l’environnement de la ville et à ses habitants qui étaient de plus en plus exposés directement ou indirectement aux risques de maladies hydriques. En effet, en l’absence d’un processus d’épuration des eaux usées de la ville de Marrakech, les effluents dont le débit moyen est d’environ 100 milles mètre cube par jour, sont collectés et déversés en majorité à l’état brut. Cette situation se traduit par la pollution du milieu naturel notamment la nappe souterraine avec toutes les retombées néfastes sur le plan sanitaire et environnemental. C’est ainsi que la RADEEMA a focalisé ses efforts dès la prise en charge du secteur d’assainissement liquide en 1998, sur la mise à niveau et la rentabilisation de ce secteur par le déploiement d’efforts considérables ciblant principalement les trois axes prioritaires à savoir :

Restructuration du réseau d’assainissement liquide de Marrakech ;

Suppression des points de rejets des eaux usées brutes dans la nature ;

Traitement des eaux usées avant leur rejet.

3

La station de traitement des eaux usées fait partie des composantes de la première tranche

des travaux d’assainissement liquide. Cette première phase dont la mise en exploitation a démarré fin 2008, consiste en un traitement primaire des eaux usées de la ville de Marrakech, par une succession des étapes de traitement suivantes :

Dégrillage grossier

Dégrillage fin

Dessablage-déshuilage

Décantation primaire

La deuxième phase de la station d’épuration des eaux usées consiste en l’extension de la filière de traitement selon le procédé des Boues activées pour atteindre le niveau d’épuration des eaux usées requis par les normes internationales d’irrigation des espaces verts. La station contient aussi une unité de cogénération fonctionnant avec le biogaz qui produit par la digestion des Boues, permet d’assurer 45% des besoins en énergie électrique de la station.

La deuxième phase de traitement complète la première et se compose des étapes de traitement suivantes :

Bassin d’aération

Décantation secondaire

Coagulation et floculation

Filtration sur lit de sable

Désinfection à l’Ultra-Violet

Le coût global de la réalisation de la station s’élève à 1 Milliard 76 Millions de dirhams financé dans le cadre d’un partenariat générant un scénario exceptionnel à l’échelle national.

4

1.1.2

RESEAU DE REUTILISATION DES EAUX TRAITEES

Les eaux traitées seront utilisées pour l’arrosage des golfs et des palmerais ainsi le réseau de réutilisation de ces eaux s’étale sur un linéaire de 60 Km comprenant 4 stations de pompage et de refoulement.

de 60 Km comprenant 4 stations de pompage et de refoulement. Figure 2: réseau de réutilisation

Figure 2: réseau de réutilisation des eaux traitées par la STEP

1.1.3 IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT

L’extension du niveau de traitement a comme impacts environnementaux :

Traitement de l’eau :

5

Amélioration de la qualité d’épuration des eaux usées par l’abattement de plus de 95% de la pollution organique et des matières en suspension.

Mobilisation d’une ressource renouvelable Mobilisation de 33 Millions de m3 d’eau traitée

répondant aux Normes et aux exigences de la réutilisation des eaux épurées pour l’irrigation des espaces verts.

Désodorisation :

La neutralisation des odeurs nauséabondes au niveau de la station, ce qui améliorera locale- ment la qualité de l’air ambiant.

Cogénération :

Couvrir 45% des besoins en énergie électrique de la station par la production de 30MWh/jour à partir du biogaz (20000 Nm3/jour).

Ecologie et efficacité énergétique :

La valorisation énergétique du biogaz contribuant à la réduction des émissions des gaz à effet de serre et la couverture de 45% des besoins d’énergie électrique ce qui constitue l’un des aspects distinctif de la station d’épuration de Marrakech lui permettant d’être plus intégrée dans son environnement.

1.1.4 IMPACT DU PROJET SUR LA POPULATION CONCERNEE

• Environnement et écologie :

Interception,

collecte,

- domestiques et industriels.

transfert

et

traitement

de

l’ensemble

des

effluents

- Protection de l’environnement et amélioration des conditions sanitaires et d’hygiène

par la suppression de tous les points de rejet des eaux usées à l’état brut en milieu naturel causant des nuisances olfactives.

-

Limitation des émissions des gaz à effet de serre et donc l’amélioration de l’air

ambiant.

6

• Economie et agriculture :

La station de traitement permet de mobiliser une énergie hydraulique renouvelable de 33 millions de m3/an soit plus de la moitié de la consommation de la ville de Marrakech. Cette Eau dépolluée à plus de 95% servira à l’irrigation des espaces verts.

• Promotion de l’emploi :

Cette démarche à divers opportunités permet également dans le cadre d’une vision globale d’accompagner et de poursuivre le dynamisme que connaît le développement touristique à Marrakech et ses régions par la mise à disposition d’une source alternative pour l’irrigation des Golfs ce qui contribuera largement dans la promotion de l’investissement notamment en projets touristiques comprenant des complexes golfiques. Ces projets constituent une source d’emploi majeure aussi bien lors de leur réalisation que pendant leur exploitation en plus de leur impact positif sur l’épanouissement du tourisme à Marrakech et environs.

1.1.5 BESOIN DE L’EXTENSION

La STEP actuelle a été finalisée en 2010 et ce pour l’horizon 2020, mais la station est arrivée à saturation de la charge hydraulique 117940m 3 /j en 2015. La RADEEMA prévoit donc une extension qui traitera le débit excédentaire jusqu’à l’horizon 2025.

7

1.2 DESCRIPTION DES PROCEDES DE TRAITEMENT DE LA STEP DE MARRAKECH

Dans cette partie, l’intérêt sera porté sur la STEP de Marrakech. Les différents procédés de traitement seront décrits en donnant une idée sur la performance de la STEP de Marrakech.

1.2.1 POINTS DE DEPART

Les eaux usées provenant de la ville de Marrakech sont rassemblées dans un déversoir d’orage à Elazzouzia (à environ 2 km de la STEP). L’eau est acheminé gravitairement par la suite à l’aide d’un collecteur jusqu'à l’entrée de la station, où va commencer le processus d’épuration.

1.2.2 PROCESS GENERAL

1
1

Pré traitement des eaux usées dès leur entrée en tête de station.

2
2

Objectif : élimination des éléments pouvant endommager les équipements de la STEP, le dégrillage élimine les corps étrangers, le dessablage a pour but l’extraction des sables et le déshuilage l’extraction des huiles et des graisses. Traitement primaire :

Libérées des déchets les plus volumineux, les eaux sont envoyées vers la décantation primaire : lorsque l’eau est au repos, les particules les plus lourdes descendent vers le fond par gravité. L’eau claire est récupérée à la surface pour être envoyée vers le traitement secondaire. Les boues obtenues sont d’abord pompées vers les épaississeurs avant d’être digérées.

3
3

Traitement secondaire/biologique :

Les micro-organismes absorbent la pollution organique dans les bassins d’activation biologique. Ces bassins sont aérés, ce qui fournit l’oxygène nécessaire au métabolisme des micro-organismes. Après le bassin biologique, la flore bactérienne est séparée de la phase liquide. Cette décantation secondaire a lieu dans les clarificateurs. L’eau ainsi séparée de la boue activée est maintenant suffisamment purifiée pour être renvoyée vers le milieu naturel dans l’Oued Tensift. Comme les boues primaires, les boues obtenues dans les clarificateurs, sont traitées dans des épaississeurs.

8

4
4

Traitement tertiaire :

5
5

La partie des eaux destinées à l’irrigation subit un traitement tertiaire afin d’en éliminer les bactéries et le reliquat de matières en suspension. La coagulation : ajout de chlorure ferrique pour supprimer les répulsions inter colloïdales. La floculation : ajout de polymères pour assurer la formation de flocs. La filtration sur sable : élimination finale des matières en suspension. Et le traitement bactériologique : désinfection UV et chloration. Traitement des boues : digestion anaérobie. Les boues organiques obtenues des traitements primaires et secondaires cachent un potentiel très précieux. Elles sont d’abord épaissies et ensuite digérées et décomposées par des bactéries à l’intérieur des digesteurs, dans un environnement anaérobie favorisant la dégradation des matières organiques et la production de biogaz.

6
6

Production d’énergie verte :

Le biogaz permet la production d’électricité verte grâce à quatre moteurs, appelés cogénérateurs. 50% des besoins énergétiques de la STEP sont produits par la station elle- même.

7
7

Traitement de l’air Les composés organiques volatils (COV) et les odeurs provenant du pré traitement sont éliminés en passant par des biofiltres et biolaveurs, technologie propre puisqu’elle nécessite ni produits chimiques ni énergie supplémentaire. Plus de 80.000 Nm³/h sont traités.

9

Figure 3: Processus général de la STEP 1.2.3 CARACTERISTIQUES DE L’INFLUENT Le dimensionnement de la

Figure 3: Processus général de la STEP

1.2.3 CARACTERISTIQUES DE L’INFLUENT

Le dimensionnement de la station d’épuration biologique est basé sur les caractéristiques de l’eau usée entrante pour l’année 2015.

10

Tableau 1: caractéristiques de l'influent

Paramètre

Unité

Valeur

Température de l’eau

°C

<30

pH

 

5,5 8,5

Débit nominal

m

3 /jour

117940

Débit de pointe (temps sec)

m

3 /jour

184896

Charge DCO

kg/jour

144600

Charge DBO 5

kg/jour

58100

Charge MES

kg/jour

53000

Charge NTK

kg/jour

11000

Charge P t

kg/jour

2000

Garanties de l’effluent

La qualité de l’effluent traité par le traitement biologique sur des échantillons non décantés, en moyenne sur 24 heures, est la suivante

11

Tableau 2: Garanties de l'effluent

 

Concentration

Paramètre

unité

valeur

DBO 5

mg/l

<20

DCO

mg/l

<100

MES

mg/l

<20

NTK

mg/l

<6

P

t

mg/l

<17

Après le traitement secondaire vient le traitement tertiaire. Les eaux traitées ainsi sont utilisées pour l’arrosage des terrains de golf à Marrakech. Les principaux impératifs sanitaires à remplir pour obtenir une eau de qualité suffisante pour l’irrigation des golfs sont :

• Teneur en germes fécaux < 200 U/100 ml

• Absence de Nématodes intestinaux

En complément des normes sanitaires, la qualité des eaux en sortie de traitement tertiaire devra respecter les limites suivantes

Tableau 3: Qualité des eaux en sortie du traitement tertiaire

Paramètre

Concentration

unité

valeur

DBO 5

mg/l

<10

DCO

mg/l

<90

MES

mg/l

<5

P

t

mg/l

<10

12

1.2.4

DIAGNOSTIC DE LA STATION

- Prétraitement et traitement primaire

L’eau usée est transportée gravitairement depuis le déversoir d’orage. A l’entrée de la station l’eau usée passe d’abord par une fosse à batard de volume 4,5m 3 afin de protéger le dégrillage de l’arrivée intempestive de gros déchets lors des pluies d’orage. Ensuite arrive le dégrillage qui se fait en trois temps : le pré dégrillage avec une maille de 100mm et un nettoyage manuel. Ensuite l’eau usée est partagée sur 4 canaux avec deux mailles une avec un espacement de 80mm pour le dégrillage grossier, et l’autre avec un espacement de 10mm pour le dégrillage fin, avec un nettoyage mécanique pour les deux grilles.

fin, avec un nettoyage mécanique pour les deux grilles. Figure 4: Pré dégrillage et dégrillage grossier

Figure 4: Pré dégrillage et dégrillage grossier et fin

Le refus des grilles sera repris par des vis compactrices assurant le convoyage, il peut être assimilé aux déchets ménagers et est donc envoyé à la décharge contrôlée de Marrakech.

Ensuite l’eau usée est acheminée vers le déssableur-déshuileur à double cellule, qui contient deux canaux chacun avec un volume de 600m 3 . Chaque ouvrage est équipé d’un pont double comportant deux pompes à émulsion de soutirage des sables, deux racleurs de fond, deux racleurs de surface pour la récolte des graisses. Chaque cellule de déssablage-dégraissage comprend des diffuseurs d’aération à grosses bulles dont le but et d’assurer le brassage pour dégorger le sable de la matière organique et de favoriser la remontée des graisses et flottants.

13

Le sable déposé dans le fond des dessableurs-dégraisseurs est extrait au moyen de pompes à émulsion emportées sur les ponts. L’émulsion s’écoule ensuite dans les canaux latéraux aux déssableurs-dégraisseurs alimentant une fosse à sable commune entre les deux ouvrages. Le sable est alors extrait par des pompes à sable et envoyé vers un laveur de sable.

Les graisses récupérées en surface des dessableurs-dégraisseurs sont envoyés vers une fosse à graisses commune, d’où elles sont reprises par une pompe à lobes pour être envoyées vers l’installation de traitement des graisses.

Ensuite, l’eau usée prétraitée est envoyée vers les décanteurs primaires. 3 décanteurs seront envisagés avec un volume unitaire de 3971m 3 avec un temps de rétention de 2h en débit moyen à temps sec, équipé chacun d’un pont racleur comprenant un système de raclage de fond et de surface.

c omprenant un système de raclage de fond et de surface. Figure 5: Décanteur primaire Le

Figure 5: Décanteur primaire

Le tableau suivant résume les caractéristiques du prétraitement et du traitement primaire.

14

Tableau 4: Caractéristiques du prétraitement

 

Prétraitement

Fosse à batard

Volume

4,5 m 3

 

Maille

100

mm

Pré dégrillage

Nettoyage

manuel

Nombre de canaux

1

 

Maille

80

mm

Dégrillage grossier

Nettoyage

automatique

Nombre de canaux

4

 

Maille

10

mm

Dégrillage fin

Nettoyage

automatique

Nombre de canaux

4

 

Volume unitaire

600

m 3

Déssablage-déshuilage

Nombre de canaux

2

 

Traitement primaire

 

Nombre

3

Décanteur primaire

Volume unitaire

3971 m 3

Temps de rétention

2h

15

- Traitement secondaire

L’eau usée, après le prétraitement et le traitement primaire, arrive au traitement secondaire par la chambre de répartition. Le temps de séjour est très court ; c’est une fosse destiné au transport de l’influent mélangé à la boue recyclée vers le traitement aérobie.

De la chambre de répartition, l'eau s'écoule par gravité vers le réacteur biologique. Le débit total de l’influent est distribué uniformément sur quatre voies identiques, ce qui implique que chaque voie assure 25% de la charge. Le traitement biologique n'est pas seulement conçu pour l'élimination de composés organiques, mais aussi pour l'élimination de l'azote. Le mélange des eaux usées entre d'abord dans le sélecteur anoxique, où la croissance des bactéries formant des flocs est stimulée, afin d'améliorer les caractéristiques de décantation et épaississement. Le volume unitaire est de 765 m 3 et le temps de séjour est 0,43 h au débit moyen nominal avec une recirculation de 70%.

Après le sélecteur, l'eau s'écoule dans le réacteur biologique de type carrousel. La circulation est assurée au moyen de 6 propulseurs immergées, afin de donner une vitesse horizontale moyenne de 0,27 m / s. La longueur totale moyenne du carrousel est de 267 m et la largeur est de 9,5 m. Le temps de rétention hydraulique (TRH) est en moyenne de 16 heures le volume unitaire est de 17710 m 3 . Quatre surpresseurs, chacune avec un débit maximal de 4450 m³ / h, assurent l'aération pour chaque réacteur biologique. Le débit d'air et la pression de l'air sont mesurés dans chaque ligne d'aération. Grâce à un réseau étendu de diffuseurs de type tubulaire (1152 paires au total) montés sur des raquettes relevables, des bulles fines sont soufflées dans la liqueur mixte. Des bulles fines permettent une meilleure absorption de l'oxygène par les bactéries. Le niveau d'oxygène dissous est mesuré par deux sondes à oxygène. Le potentiel redox est mesuré par deux sondes redox. Ces mesures d'oxygène, ainsi que les mesures d'oxydoréduction, contrôlent le cycle d'aération. Pour réaliser la nitrification dénitrification, il est fait appel au principe d’alternance de phases. Quand il n'y a pas d'aération, la dénitrification a lieu.

16

Figure 6: bassin d'aération La liqueur mixte entre dans le dégazeur via un déversoir. Le

Figure 6: bassin d'aération

La liqueur mixte entre dans le dégazeur via un déversoir. Le mélange est effectué par un mélangeur. La concentration des matières en suspension, qui est un paramètre processus très important, est mesurée dans cette partie du traitement biologique. Les particules de boues flottantes et les matières grasses qui restent, sont raclées de la couche supérieure et pompées vers une fosse distincte à côté du dégazeur. Des pompes transportent ce liquide vers une fosse de collecte à un débit de 22 m³ / h (contrôlé par des détecteurs de niveau).

Le poste toutes eaux recueille les particules de boue flottante et les maintient homogènes. Deux pompes envoient le contenu de ce puits vers le traitement des boues.

La liqueur mixte de chaque carrousel s’écoulent vers la deuxième chambre de répartition. À partir de là, chacun des quatre clarificateurs secondaires (du type à succion) seront chargés de manière égale. Les clarificateurs vont séparer les boues de l'effluent. Chaque clarificateur a un diamètre de 57 m et une surface de 2525 m². Le temps de rétention hydraulique est d'environ 10 heures à débit moyen, pour obtenir une bonne séparation. Ils sont équipés d’une goulotte à double déversoir. La vitesse ascensionnelle est de 1 m/h. Les boues épaissies recueillies au fond du décanteur sont pompées vers les chambres de recirculation des boues. Le pont tournant, en plus de collecter les boues du fond, va également supprimer la couche

17

flottante de particules de boue et nettoyer les déversoirs avec des brosses. Les surnageants ou effluent s'écoulent sur les encoches en V des déversoirs. Un débitmètre mesure le débit dans le canal Venturi, avant que l’effluent s’écoule vers le bassin de pompage.

Les fosses de recirculation des boues collectent les boues provenant des quatre clarificateurs. Une chambre collecte les boues des clarificateurs 1 et 2, l'autre des clarificateurs 3 et 4. Dans chaque chambre, trois pompes centrifuges sont installés, avec un débit moyen de 800 m³ / h chacune, recyclant les boues vers la première chambre de répartition. Une petite partie de la boue est pompée au moyen de quatre petites pompes centrifuges, avec un débit moyen de 70 m³ / h chacune, vers le traitement des boues. Le débit est mesuré dans la tuyauterie de recyclage, ainsi que dans la tuyauterie de refoulement.

de recyclage, ainsi que dans la tuyauterie de refoulement. Figure 7: Clarificateur Le bassin de pompage

Figure 7: Clarificateur

Le bassin de pompage contient une vanne murale, permettant à l'opérateur le choix sur l'opportunité d'évacuer l'eau claire directement à la rivière (Oued Tensift) ou l'envoyer vers le traitement tertiaire. Dans le second cas, cinq pompes, chacune avec un débit de 1100 m³/h, pompent l'eau vers les réservoirs de la coagulation.

Le tableau suivant résume les caractéristiques du traitement secondaire.

18

Tableau 5: caractéristiques du traitement secondaire

 

Traitement secondaire

 

Nombre

4

Temps de séjour

4,3h

Sélecteur anoxique

Volume unitaire

765 m 3

Taux de recirculation

70%

 

Nombre

4

HRT

16h

Bassin biologique

Age des boues

12j

Volume unitaire

17710

m 3

Puissance aération de fond

2188 KWh

 

Temps de séjour

10h

Clarificateur

Volume unitaire

10112

m 3

Efficacité

67%

19

Eaux usées
Eaux usées
Boues recirculées
Boues
recirculées

Chambre de répartition 1

Eaux usées Boues recirculées Chambre de répartition 1 Sélecteur 1 Sélecteur 2 Sélecteur 3 Sélecteur 4
Eaux usées Boues recirculées Chambre de répartition 1 Sélecteur 1 Sélecteur 2 Sélecteur 3 Sélecteur 4
Eaux usées Boues recirculées Chambre de répartition 1 Sélecteur 1 Sélecteur 2 Sélecteur 3 Sélecteur 4
Eaux usées Boues recirculées Chambre de répartition 1 Sélecteur 1 Sélecteur 2 Sélecteur 3 Sélecteur 4
Sélecteur 1 Sélecteur 2 Sélecteur 3 Sélecteur 4 AIR Bassin biologique 1 Bassin biologique 2
Sélecteur 1
Sélecteur 2
Sélecteur 3
Sélecteur 4
AIR
Bassin biologique 1
Bassin biologique 2
Bassin biologique 3
Dégazeur 1
Dégazeur 2
Dégazeur 3
Dégazeur 4
Chambre de répartition 2
Clari-
Clari-
Clari-
Clari-
ficateur
ficateur
ficateur
ficateur
1
2
3
4
Fosse de pompage 1
Fosse de pompage 2
Vers
traitement
tertiaire
Boues
recirculées
Figure 8: Schéma général du traitement secondaire
20
recirculées Figure 8: Schéma général du traitement secondaire 20 Bassin biologique 4 Vers traitement des boues
Bassin biologique 4
Bassin biologique 4
Vers traitement des boues
Vers
traitement
des boues

- Le traitement tertiaire

Le traitement tertiaire consiste en une étape de coagulation et une étape de floculation, suivie d'une filtration sur sable. Après, un traitement UV est appliquée, suivi de la chloration. Enfin, l'eau est prête à être utilisée comme eau d'irrigation pour les terrains de golf de Marrakech.

L'eau clarifiée, provenant du traitement secondaire, entre dans deux bassins de coagulation. Chaque réservoir est équipé d’un mélangeur rapide, permettant de disperser le coagulant énergiquement. Le chlorure ferrique (FeCl3) en solution est ajouté pour assurer une meilleure formation de flocs. Afin d’avoir une bonne répartition du temps de séjour, l’arrivée d’eau s’effectue au bas du réservoir et la sortie s’effectue en haut. Des détecteurs de niveau contrôlent la hauteur d'eau dans ces réservoirs.

Le chlorure ferrique à 40% est stocké dans deux cuves en matière synthétique placées dans un cuvelage étanche. Une station de dépotage est prévue pour effectuer le remplissage des cuves. Le dosage s’effectue au moyen de trois (2+1R) pompes doseuses à vitesse variable. Le débit des pompes doseuses est asservi au débit d’eau à traiter.

Grâce à des déversoirs et des canaux, l'eau s’écoule vers quatre réservoirs de floculation. Chaque réservoir de floculation contient un agitateur à vitesse lente et réglable, et une rampe de dosage de polyélectrolyte anionique. Le polyélectrolyte est un floculant qui est ajouté pour améliorer le processus de floculation. La combinaison des étapes de coagulation et de floculation nous permet d'obtenir un meilleur taux de capture TSS/COD dans la filtration sur sable qui suit.

Le polyélectrolyte est préparé dans une unité de préparation en continu à trois compartiments (préparation, maturation et stockage). Le dosage s’effectue au moyen de cinq (4+1R) pompes doseuses vers les floculateurs. Une dilution en ligne est prévue pour chaque point de dosage de PE. Le débit des pompes doseuses est asservi au débit d’eau à traiter.

La filtration sur sable permet l’élimination finale des matières en suspension qui restent dans l'effluent déjà purifié. À la sortie des floculateurs, l’eau pénètre à vitesse lente dans le chenal d’alimentation des filtres. Quatre chenaux placés en ligne sont prévus.

21

Figure 9: filtration sur sable Chaque chenal alimente un module de cinq filtres. L'unité complète

Figure 9: filtration sur sable

Chaque chenal alimente un module de cinq filtres. L'unité complète de filtration sur sable se compose donc de 20 unités de filtres. Le débit à traiter par un filtre est 220 m³/h. Chaque filtre à sable a une surface de 27,5 m² et est rempli de 1,2 mètre de sable. Le sable a une granulométrie de 1-2 mm. Les eaux usées iront de haut en bas à travers le lit filtrant et les matières en suspension seront bloquées par ce lit de sable. En raison de l'accumulation des matières en suspension sur le lit, le niveau d'eau va progressivement augmenter (surveillé par les détecteurs de niveau). Pour améliorer la durée de vie du filtre à sable, un lavage avec de l'air et de l'eau se fait, lorsque le niveau augmente au-dessus d'une certaine valeur et après une certaine période.

Après la filtration sur sable, l'effluent clair s'écoule à travers deux voies de désinfection UV parallèles. Chaque ligne de 10,5 m contient 2 bancs et chaque banc contient 8 modules. Un module contient 8 lampes, ce qui porte le total à 256 lampes installées. La capacité totale installée est de 64 kW et le débit nominal avec une désinfection garantie est de 2200 m³ / h par piste. Après la désinfection, l'eau tombe dans un bassin intermédiaire, d'où l'eau de service est extraite pour être utilisé dans la station d’épuration des eaux usées.

Après la désinfection UV, la chloration a lieu. Le bâtiment de stockage de chlore contient dix réservoirs fixes de chlore et six citernes de réserve. Grace à un système de dosage, le chlore est ajouté à l'eau, afin d’effectuer une désinfection résiduelle. Trois chlorateurs (2+1R) de 25

22

kg/h sont prévus, qui injecte l’eau de chlore dans le même chenal. Deux files de traitement indépendantes donne également plus de flexibilité, lorsque qu’il faut travailler à petit débit. Un système de neutralisation des fuites de chlore est placé à l’extérieur du local de stockage.

Après le traitement tertiaire, l'eau est prête pour l’irrigation. L’eau traitée passe un canal Venturi et s’écoule vers la lagune.

Le tableau suivant résume les caractéristiques du traitement tertiaire.

23

Tableau 6: caractéristiques du traitement tertiaire

 

Traitement tertiaire

 
 

Nombre

2

Temps de séjour

2

min

Coagulation

Volume unitaire

 

73

m 3

Puissance de mélange

4

KW

 

Nombre

4

Temps de séjour

7

min

Floculation

Volume unitaire

128 m 3

Puissance de mélange

1,5 KW

 

Nombre

 

20

modules sur 4 chenaux

Hauteur lit de sable

1,2 m

Surface unitaire

27,5 m 3

Filtration

Efficacité

93,3%

Durée de lavage

31,5 min

Durée entre 2 lavages

 

9h

 

Nombre

2

canaux de 2 bancs avec 8 lampes

Désinfection UV

Débit nominal

2200 m 3 /h

Efficacité

99,98%

Chloration

Dose de Chlore de pointe

 

10

g/m 3

24

Issu du traitement secondaire Bassin de pompage 1 FeCl3 Coagulation 1 Coagulation 2 PE Floculation
Issu du
traitement
secondaire
Bassin de pompage 1
FeCl3
Coagulation 1
Coagulation 2
PE
Floculation 1
Floculation 2
Floculation 3
Floculation 4
Air de
lavage
Eau de
lavage
Filtration 1
Filtration 2
Filtration 3
Filtration 4
Filtration 4
Traitement UV
Bassin eau filtrée
Eau de
Chlore
Chloration
Vers exutoire
Vers Lagune
naturel (oued
et GOLFs
tansift)
Figure 10: Schéma général du traitement tertiaire
25

- Traitement des boues

Depuis les fosses de recirculation des boues, les boues en excès sont pompées vers les flottateurs. Chaque flottateur a une capacité de 280 m3 et peut traiter jusqu’à 71 m3/h en charge massique maximale. Le taux de capture est de 92%. Ces boues sont injectées dans la conduite d’eau claire recirculée du flottateur. Cette eau est mise sous pression grâce à des pompes de pressurisation (2S + 1R) d’une capacité de 150 m3/h chacune. De l’air compressé, à raison 30 Nm3/h à 7 bars est injecté dans la conduite d’eau pressurisée grâce aux ballons de pressurisation. Du polymère est également ajouté afin d’améliorer la séparation de l’eau et des boues. Les eaux épurées, sortant en surverse de la fosse des eaux épurées par des vannes déversoirs, sont renvoyées vers la fosse à boues non filtrées par un réseau gravitaire. La turbidité de l’eau est mesurée dans cette fosse. Les boues décantées sont quant à elle pompées dans la fosse des eaux épurées via deux pompes.

pompées dans la fosse des eaux épurées via deux pompes. Figure 11: Flottation Des écopes enlèvent

Figure 11: Flottation

Des écopes enlèvent les boues flottées qui sont brièvement stockées dans les bâches de dégazage. Un agitateur y est placé afin de garder les particules solides en suspension. De là, les boues sont envoyées vers le stockage des boues flottées (capacité 100 m3) localisé dans le bâtiment digesteur, via deux pompes volumétriques (1S + 1R) d’un débit maximal de 40 m3/h chacune. Le débit est mesuré en sortie de ces pompes.

26

Les digesteurs sont alimentés par quatre pompes (2S + 2R) d’un débit maximal de 20 m3/h chacune. Des jeux de vannes permettent également l’envoi de boues vers les digesteurs existants. Les débits de boue pompés sont mesurés. Les digesteurs d’un volume de 6000 m3 chacun digèrent les boues à une température de 35°C. Le temps minimal de rétention est de 20 jours. La recirculation des boues du digesteur permet de garder les boues à température constant de 35°C. Chaque digesteur est ainsi équipé de 2 pompes (1S + 1R) d’un débit de 50 m3/h chacune recirculant les boues au travers d’un échangeur à chaleur. Un by-pass, contrôlé par un thermomètre permet de maintenir la température du digesteur à 35°C, via le contrôle de la température des boues recirculées. De l’eau chauffée par les systèmes de refroidissement de la cogénération est injectée dans l’échangeur à chaleur et permet de réchauffer les boues.

Les boues digérées sont acheminées vers deux réservoirs de stockage avec une capacité de 800 et 1200 m 3 . Les unités de déshydratation sont des filtres à bandes de 2,5 m de largeur utile avec un taux de capture de 94%. Ils sont alimentés par des pompes volumétriques de 30 m 3 /h. Le conditionnement pour la déshydratation est réalisé à l’aide de polymère en poudre, chaque unité a une pompe de dosage de ce polymère.

Les boues déshydratées sont ensuite conditionnées à la chaux et stockées dans 4 conteneurs d’une capacité totale de stockage de 152 m 3 .

Ces boues sont finalement larguées dans des terrains vides loués par la RADEEMA.

Les eaux de percolation et le filtrat s’écoulent gravitairement vers le réseau d’égouttage. Une fosse des retours est implantée pour reprendre les filtrats et autres rejets issus du process.

Le tableau suivant résume les caractéristiques du traitement des boues.

27

Tableau 7: Caractéristiques du traitement des boues

 

Traitement des boues

 

Nombre

2

Volume

140

m 3

Flottateur

Taux de capture

92%

Ajout de polymère

 

Stockeur boues flottées

Volume

100

m 3

 

Nombre

4

Volume unitaire

6000 m 3

Digesteur

Temps de rétention min

20j

Abattement

45,6%

 

Nombre

2

Stockeur boues digérées

Volume unitaire

800

et 1200 m 3

 

Nombre

2

Largeur du filtre

2,5 m

Filtres à bandes

Taux de capture

94%

Ajout de polymère

 
 

Nombre

4 conteneurs

Stockeur de boues déshydratées

Volume total

152

m 3

Ajout de la chaux

 

28

Boues Boues primaires secondaires Epaississeur 1 Epaississeur 2 Flottateur 1 Flottateur 2 Cuve de stockage
Boues
Boues
primaires
secondaires
Epaississeur 1
Epaississeur 2
Flottateur 1
Flottateur 2
Cuve de stockage 1
Digesteur 1
Digesteur 2
Biogaz
Cuve de stockage 2
Polymère
Déshydratation 1
Déshydratation 2
Chaux
Pompe
gaveuse
Conteneur 1
Conteneur 1
Conteneur 1
Conteneur 1
Figure 12: Schéma général de la filière boues
29

1.3 CONCLUSION

Le premier chapitre nous a permis d’avoir une idée globale sur le procédé de traitement des eaux de la station de Marrakech. Cette STEP arrive à saturation, la RADEEMA considère alors une extension de cette dernière. Le prochain chapitre vise le dimensionnement des variantes à considérer pour le processus de traitement utilisé pour l’extension.

30

CHAPITRE 2 :

DIMENSIONNE

MENT

DES

VARIANTES

DE

L’EXTENSION

 

31

2.1

INTRODUCTION

Ce chapitre porte sur le dimensionnement de l’extension de la STEP et ceci en considérant deux variantes, la première à procédé BA avec une clarification secondaire, la deuxième à procédé SBR. L’estimation de la population future ainsi que les données de pollution est le point de départ. Ensuite le calcul et le dimensionnement est effectué sur la base du livre « Wastewater Engineering Treatment and Reuse, 4th Edition » de Metcalf and Eddy. Finalement, le processus global des deux variantes est schématisé sous le logiciel Microsoft Visio.

2.2 PREVISIONS DE LA POPULATION ET DES DONNEES DE POLLUTION

Sur la base de la population de Marrakech en 2015 (1130382 habitants) on va faire la prévision de l’évolution de celle-ci sur les années à venir jusqu’en 2025.

La méthode de calcul adoptée est la rationnelle, avec un taux d’évolution de 1,25% fixe sur toute la durée.

Les différents paramètres de pollution donnés par la RADEEMA sont comme suit :

DBO 5 : 51,4g/hab/j

DCO : 127,9g/hab/j

MES : 46,9g/hab/j

Pt : 1,7g/hab/j

NGK : 9,7g/hab/j

La méthode rationnelle se base sur la formule : = 0 ∗ (1 + τ ∗ n)

Avec :

P n : Population à l’année n

32

P 0 : Population à l’année 0

n : nombre d’années entre Pn et P0

τ : taux d’accroissement de la population

Le tableau suivant résume les résultats de l’estimation de la population future :

Tableau 8 : Evolution de la population de Marrakech à l’horizon 2025

Rationnelle

2015 1130382

2016 1144512

2017 1158818

2018 1173303

2019 1187969

2020 1202819

2021 1217854

2022 1233077

2023 1248490

2024 1264096

2025 1279897

L’évolution des paramètres de pollution sera calculée en tonne par jour en multipliant les paramètres de pollution par jour et par habitant par la population, et sera comme suit :

33

Tableau 9: Evolution des paramètres de pollution à l'horizon 2025

DBO5 totale (t/j)

MES (t/j)

NGK (t/j)

Pt (t/j)

DCO (t/j)

2015 58,102

53,015

10,965

1,922

144,576

2016 58,828

53,678

11,102

1,946

146,383

2017 59,563

54,349

11,241

1,97

148,213

2018 60,308

55,028

11,381

1,995

150,065

2019 61,062

55,716

11,523

2,02

151,941

2020 61,825

56,412

11,667

2,045

153,841

2021 62,598

57,117

11,813

2,07

155,764

2022 63,38

57,831

11,961

2,096

157,711

2023 64,172

58,554

12,11

2,122

159,682

2024 64,975

59,286

12,262

2,149

161,678

2025 65,787

60,027

12,415

2,176

163,699

Pour le calcul de débit une dotation par habitant et par jour de D=110l/j est adoptée.

Le taux de raccordement au réseau d’assainissement T r de la ville de Marrakech est 98% en 2015. En principe, ce taux n’atteint jamais les 100%. Plutôt, ce taux sera maintenu à 98% pour tous les horizons futurs pour tenir compte du fait qu’il y aura toujours de nouvelles zones nécessitant une extension du réseau d’assainissement.

34

Le coefficient de rejet ou coefficient de retour à l’égout C r a été estimé par le SDNAL (Schéma Directeur d’Assainissement Liquide) à 80% pour les eaux domestiques et administratives, et à 75 % pour les eaux industrielles qui sont minimes à Marrakech.

Ce coefficient de rejet varie généralement de 0,50 pour les zones villas à 0,90 pour les zones d’habitat dense. Pour le cas de la ville de Marrakech, un coefficient de rejet de 0,75 sera retenu.

Nous allons d’abord calculer le débit entrant dans la station par jour qui sera égal à la dotation par habitant et par jour multipliée par la population totale et le coefficient de rejet ainsi que le taux de raccordement au réseau d’assainissement. Ce débit sera le débit entrant dans la station entière, afin d’avoir le débit moyen de l’extension uniquement, le débit nominale de la station existante sera déduit du débit calculé précédemment.

= ∗

Ensuite le coefficient de pointe est déterminé par la formule suivante

= 1,5 + 2,5 ∗

Finalement, le débit de pointe horaire en temps sec est calculé :

=

Et le débit de pointe horaire en temps de pluie est en estimation le triple du débit de pointe horaire en temps sec.

Le tableau suivant résume les résultats précédents :

35

Tableau 10: Débit de conception de la station

 

Débit

Débit moyen

 

Débit de pointe horaire temps sec

Débit de pointe horaire temps de pluie (m3/j)

(m3/j)

extension

coefficient de pointe

(m3/j)

(m3/j)

2015

90173

4642

1,5

7010

21031

2016

91300

5769

1,5

8712

26138

2017

92441

6911

1,5

10436

31307

2018

93596

8066

1,5

12181

36542

2019

94766

9236

1,5

13947

41842

2020

95951

10421

1,5

15736

47208

2021

97150

11620

1,5

17547

52641

2022

98365

12835

1,5

19380

58142

2023

99594

14064

1,5

21237

63712

2024

100839

15309

1,5

23117

69351

2025

102099

16569,8

1,5

25020,5

75061

Le débit de dimensionnement moyen est : = ,

Le débit de dimensionnement de pointe en temps sec est : = ,

2.3 PRESENTATION DES VARIANTES

Afin d’élargir la vue sur le dimensionnement du traitement biologique de l’extension de la STEP, il est judicieux de proposer des variantes. Pour ce faire, nous allons prendre deux variantes, la première étant le procédé à BA (boues activées) et la deuxième le procédé SBR (réacteur séquentiel discontinu).

36

2.4

DIMENSIONNEMENT DE LA VARIANTE BA

Cette partie portera en un premier temps sur le dimensionnement de la filière eau à savoir le traitement primaire, le réacteur biologique, la nitrification, la dénitrification, et la clarification. Ensuite la filière boues à savoir l’épaississement, la digestion et la déshydratation.

L’eau usée sera acheminée d’abord vers le traitement primaire puis vers le bassin anoxique de dénitrification ensuite le bassin d’aération ou l’élimination de la DBO et la nitrification ont lieu et finalement la clarification. Le recyclage des boues ce fait depuis le clarificateur et est envoyé à l’entrée des bassins de dénitrification.

2.4.1 DIMENSIONNEMENT DU TRAITEMENT PRIMAIRE

Afin de dimensionner le décanteur primaire, nous allons commencer par déterminer la surface requise, le volume du décanteur et le temps de rétention. Ensuite le calcul portera sur le taux de débordement et le temps de rétention de pointe. Finalement, la vérification de la vitesse horizontale par rapport à la vitesse ascensionnelle maximale et le taux d’élimination de DBO et MES.

2.4.1.1. HYPOTHESES ET DONNEES DE CALCUL

Débit de pointe en temps sec en 2025

= 25020,5 3 /

Débit moyen en 2025

= 16569,8 3 /

Taux de débordement

= 48 à 60

3 2 .

Les données de pollution basées sur les données de la RADEEMA sont résumées dans le tableau suivant :

37

Tableau 11: Données de pollution à l'entrée du traitement primaire

DBO

640

mg/l

DBOs

320

mg/l

DCO

1524

mg/l

DCOs

914,4

mg/l

DCOnb

457,2

mg/l

MES

584

mg/l

MESv

408,8

mg/l

NTK

100

mg/l

DCOb/DBO ratio

1,6

 

2.4.1.2. SURFACE REQUISE

La surface requise pour la décantation primaire se plie à l’équation suivante :

=

16449,1

48

=

=

A : surface du décanteur primaire

Q : Débit de pointe temps sec

τ : taux de chargement

Le rayon du décanteur sera : = √ = 10,48

345 2

Toutefois, pour des raisons de commodité, le rayon sera pris égal à 11 m.

38

2.4.1.3.

VOLUME DU DECANTEUR

Sur la base de cette surface et en prenant une hauteur du décanteur de 4m, le volume peut

être calculé :

= ∗ = 1520 3

V : volume du décanteur

H : hauteur du décanteur prise 4m

2.4.1.4. TAUX DE DEBORDEMENT ET TEMPS DE RETENTION DE POINTE

Le taux de débordement en temps de pointe :

=

= 55,3 3 2 .

τ p : taux de débordement de pointe

Q p : débit de pointe

Et le temps de rétention en pointe :

=

= 1,6 ℎ

La hauteur du décanteur sera donc = = 3,6

Le volume sera donc = 1368 3

2.4.1.5. VITESSE MAXIMALE DE REMISE EN SUSPENSION

Afin d’éviter la resuspension des particules déjà décantées, la vitesse horizontale à travers le

bassin doit être maintenue suffisamment basse. En se basant sur les recherches de Shields

(1936), Camp (1946) a développé l’équation suivante de la vitesse maximale :

39

= 8( − 1)

k : constante de cohésion = 0,05

s

: densité spécifique = 1,25

d

: diamètre des particules = 100μm

f

: facteur de friction de Darcy-Weisbach = 0,025

g

: accélération due à la gravité = 9,81 m/s²

Ainsi

= 0,063 /

2.4.1.6. VITESSE HORIZONTALE AU DEBIT DE POINTE

=

= 0,007 /

V : vitesse horizontale due au débit de pointe

A x : surface à travers laquelle le débit passe

L’alimentation en eau du décanteur se fait par le centre du décanteur avec un diamètre de 15

à 20% du diamètre du décanteur. Le diamètre d’alimentation sera pris égal à 15% du diamètre

total du décanteur. Donc le rayon de l’alimentation sera de 3,6 m.

La comparaison entre cette vitesse horizontale de pointe et la vitesse maximale de remise en

suspension entrainera la conclusion sur la remise en suspension des particules déjà décantées.

<

Même avec le débit de pointe, la vitesse horizontale est inférieure à la vitesse maximale de

remise en suspension, donc il n’y aura pas de remise en suspension des particules.

40

2.4.1.7.

TAUX D’ELIMINATION DE DBO ET MES

Les rendements d’élimination de la DBO et MES moyen et de pointe seront calculés sur la base du temps de rétention, en utilisant la formule suivante :

Où : t : le temps de rétention

a et b : constantes empiriques

=

+ ∗

Cette relation est tirée depuis le graphe dans l’annexe 1.

% é = 36,4

% é = 58,4

2.4.1.8. LA MASSE DES BOUES PRIMAIRES :

La masse des boues extraites du décanteur primaire est calculée selon la formule suivante :

= ∗ ∗ %é = 5609,2 /

2.4.1.9. CONCEPTION DES ZONES D'ENTREE ET DE SORTIE DES DECANTEURS :

Zone d’entrée

Comme cité auparavant, l’alimentation en eau se fait par le centre du décanteur avec un rayon de 3,6 m.

Zone de sortie

L’eau issue de la décantation sera collectée par un déversoir dans des goulottes. Le débit de dimensionnement des goulottes est Q p .

En prenant un taux de déversement u =18m 3 /m.h, la longueur de déversement est donnée par :

41

= ∗ 3600

= 58

Un déversoir rectangulaire va être placé tout autour du bord du décanteur permettant le

déversement du surnageant dans une goulotte.

= Pdec = 69m

Vérification du taux de débordement :

=

2.4.2 DIMENSIONNEMENT

DU

= 15m3/m. h

BASSIN

D’AERATION

L’ELIMINATION DE LA DBO SEULE

POUR

En un premier temps, le calcul ne portera que sur le dimensionnement du bassin biologique

pour l’élimination de la DBO seulement, dans un deuxième temps, le calcul se fera en prenant

compte du dimensionnement pour l’élimination de la DBO et la nitrification.

2.4.2.1. CARACTERISTIQUES

DE

L’EAU

TRAITEMENT SECONDAIRE

USEE

A

L’ENTREE

DU

Le tableau suivant résume les paramètres de pollution de l’eau usée à l’entrée du traitement

secondaire après le passage par la décantation primaire en prenant compte des abattements :

Tableau 12: Données de pollution à l'entrée du traitement secondaire

DBO

440

mg/l

DBOs

220

mg/l

42

DCO

1524

mg/l

DCOs

914,4

mg/l

DCOrb

457,2

mg/l

MES

277

mg/l

MESv

194

mg/l

NTK

100

mg/l

2.4.2.2. CONDITIONS ET HYPOTHESES DU DIMENSIONNEMENT

Le Dimensionnement de l’élimination de la DBO seule se fera sur la base des hypothèses et conditions suivantes :

Efficacité du transfert d’O 2 de l’aération du diffuseur = 35%

Profondeur du liquide dans le bassin d’aération = 5m

Le point d’échappement de l’air du diffuseur par rapport au fond du bassin = 0,2m

La demande en oxygène dans le bassin d’aération = 2g/m3

L’altitude du site = 466m (Ville de Marrakech)

Le facteur d’aération α = 0,5 et β = 0,95

Le facteur de colmatage du diffuseur F = 0,9

SRT = 5j

La concentration de MLMES = 3000g/m3

43

2.4.2.3. LES

CARACTERISTIQUES

DIMENSIONNEMENT

DE

L’EAU

USEE

POUR

LE

Le calcul suivant porte sur les caractéristiques de l’eau usée utilisées pour le

Dimensionnement, qui seront calculées à partir des paramètres de pollution cités plus haut.

= 1,6 ∗ = 704 /

= − = 820 /

= − 1,6 ∗ = 562 /

=

(⁄)( − )

= 0,58

= (1 −

) ∗ = 81,4 /

= − = 83 /

2.4.2.4. PRODUCTION DE BIOMASSE

Afin de chiffrer la production de biomasse, l’équation suivante est primordiale. La

température dans les bassins biologiques est de 15°C :

, = ( 0 − )

1

+ +

Avec à 20°C de température :

( 0 − )

1

+

P X,MESv : Production net de boues activées par jour en kgMES v /j

Q m = 16569,8 m3/j

So = DBO = 233 mg/l

Y = 0,4 gMESv/DCObs : Coefficient de croissance de la masse biologique

k d = 0,12 gMESv/gMESv.j : Coefficient de mortalité des microorganismes

44

f d = 0,15

Pour calculer la concentration de l’effluent : = (1+ )

( )−1

k s = 20 gDCOb/m3

μ m = 6 gMESv/gMESv.j

Il faut tenir compte de l’effet de la température sur les différents paramètres ; ainsi une fonction de correction est proposée. Les coefficients de correction des différents paramètres sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau 13: facteurs de correction de l'effet de la température

Paramètres

Valeur de θ

μ

m

1,07

k

s

1,04

k

d

1,00

(°) = (20°) ∗ θ °20

X : μ m, k s, k d

θ : facteur de correction

Le tableau suivant résume les résultats obtenus :

Tableau 14: La production de biomasse

μm 15°C

4,28

gMesv/gMESv.j

Kd 15°C

0,1

gMesv/gMESv.j

45

S

1,51

gDCOb/m3

P(x,bio)

2083

kgMESv/j

2.4.2.5. MASSE DE MES ET MESV DANS LE BASSIN D’AERATION

A

partir de la production journalière de boues activées, la masse des matières en suspension

et

celles en suspension volatiles peut être exprimée.

= ∗ =

, = , + ∗ = 3432 /

, = ,

0,85

+ ∗ + ∗ ( − ) = 5177 /

= , ∗ = 17161

∗ = , ∗ = 25884

2.4.2.6. VOLUME DU BASSIN D’AERATION ET TEMPS DE RETENTION

Ainsi le volume du bassin d’aération, le temps de rétention et la fraction des matières en

suspension volatiles ainsi que la liqueur mixte des matières en suspension volatiles peuvent

être déterminé :

= ,

= 8628 3

=

= 12,5ℎ

=

= 0,67

= ∗ = 1980 / 3

46

2.4.2.7.

F/M ET CHARGEMENT DE DBO

Ensuite le ratio d’aliments et de microorganismes ou la charge massique ainsi que le

chargement de DBO ou la charge volumique sont calculés :

=

=

0

= 0,43 ⁄.

= ℎ = 0

= 0,85 /

2.4.2.8. COEFFICIENT DE CROISSANCE OBSERVE SUR LA BASE DE MES ET MESV

Le coefficient de croissance observé des microorganismes est déterminé sur la base des

matières en suspension et celles en suspension volatiles et la quantité de DCO biodégradable

éliminée :

éé = ( 0 − ) = 7266 /

, =

,

éé ∗ 1,6 = 0,75 /

,

=

,

= 0,66

, = ,

= 0,5 /

2.4.2.9. DEMANDE D’OXYGENE

Par la suite la demande en oxygène du bassin d’aération est calculée selon la formule

suivante :

0 = ( 0 − ) − 1,42 ∗ , = 4308 ⁄

0 = 179,5 /ℎ

47

2.4.2.10.

DIMENSIONNEMENT DE L’AERATION FINE BULLE

Finalement, le Dimensionnement de l’aération fine bulle sur la base de la relation suivante :

= ∗ ̅,, ∗ 1,024 20 ∗ ∗

,20°

Où : AOTR : taux de transfert d’Oxygène réel dans les conditions du terrain

SOTR : taux de transfert d’Oxygène standard avec l’eau du robinet à 20°C et zéro Oxygène dissous

β : facteur de correction de la salinité - tension superficielle = 0,95

α : Facteur de correction du transfert d’Oxygène pour les eaux usées = 0,5

F : Facteur d’encrassement des diffuseurs d’air = 0,9

C L : concentration en oxygène de fonctionnement

T

: température de fonctionnement = 15°C

H

: altitude du site = 466m (ville de Marrakech)

̅,, : Concentration moyenne de saturation de l’Oxygène dissous dans l’eau potable dans le bassin d’aération à la température T et l’altitude H

Où :

̅,, = ,, 0,5 (

,

21

+

)

,, : concentration de saturation de l’Oxygène dans l’eau potable à T et H

P d : Pression à la profondeur de libération d l’Oxygène

O t : Pourcentage de la concentration d’Oxygène sortant du bassin = 20%

Le débit d’air sera alors déterminé selon l’équation suivante :

48

é =

∗ (60 ⁄ℎ) ∗ ( 2 3 )

Les résultats du calcul seront affichés dans le tableau suivant :

Tableau 15: Conception de l'aération fines bulles

P(466)/Po

0,95

 

C(s,15°C,466m)

9,5665

mg/l

Patm,H

9,82

m

C(~s,15°C,466m)

11,68

mg/l

SOTR

448,32

kg/h

ρ (15°C, 466m)

1,15

Kg/m3

poids de O2 correspondant

0,267

kgO2/m3air

Débit d'air

80

m3/min

2.4.3 DIMENSIONNEMENT

DU

NITRIFICATION ET L’ELIMINATION DE LA DBO

BASSIN

D’AERATION

POUR

LA

La partie précédente est centrée sur le dimensionnement du bassin d’aération pour l’élimination de la DBO seulement, mais la nitrification étant nécessaire pour la dénitrification, cette seconde partie portera sur le dimensionnement de l’élimination de la DBO et la nitrification.

2.4.3.1. TAUX DE CROISSANCE SPECIFIQUE

Ce dimensionnement sera similaire à celui de la première partie sauf que le SRT de Dimensionnement doit d’abord être déterminé. Pour cela, le taux de croissance spécifique des organismes nitrifiants est calculé selon la formule ci-dessous. Le taux de nitrification contrôlera le dimensionnement puisque les organismes nitrifiants croient plus lentement que les organismes hétérotrophes qui éliminent le carbone organique.

= (

,

) −

+

49

Où : : le taux de croissance spécifique des organismes nitrifiants

, : le taux de croissance spécifique maximal des bactéries nitrifiantes =0,75g/g.j à

20°C

N : concentration d’Azote =0,5 g/m3

K n : concentration de substrat à la moitié du taux d'utilisation du substrat spécifique maximal =0,74g/m3 à 20°C

k dn : coefficient de désintégration endogène des organismes nitrifiants =0,08g/g.j à 20°C

La concentration de l’Oxygène dissous dans l’eau affecte le taux de nitrification dans les boues activées. Pour tenir compte des effets de l’Oxygène dissous, l’expression du taux de croissance spécifique est modifiée comme suit :

= (

,

) (

0 ) −

+

+

DO : concentration de l’oxygène dissous = 2g/m3

K 0 : coefficient de la demi saturation = 0,5 g/m3

Le tableau suivant résume les valeurs de correction des différents paramètres :

Tableau 16: facteur de correction de l'effet de la température

Paramètres

Valeur de θ

μ

n

1,07

K

n

1,053

k

dn

1,04

(°) = (20°) ∗ θ °20

50

X : μ n, K n, k dn

Le tableau suivant résume les résultats obtenus :

Tableau 17: les paramètres de calcul à 15°C

μ(nm) 15°C

0,53

g/g.d

Kn 15°C

0,57

g/g.d

Kdn 15°C

0,066

g/g.d

μ(m) 15°C

0,13

g/g.d

2.4.3.2. SRT

Ainsi le calcul de SRT se fera que la base du taux de croissance spécifique des organismes

nitrifiants. Il faudrait alors prendre en compte un coefficient de sécurité qui est égal au rapport

de NTK de pointe et NTK moyen.

NTK de pointe = 150 mg/l

ℎé =

1

= 7,69

=

= 1,5

= ∗ ℎé = 11,5

2.4.3.3. PRODUCTION DE BIOMASSE

Ensuite, la production de biomasse sera calculée comme précédemment mais en tenant

compte de la nitrification.

, = ( 0 − )

+

1

+

( 0 − )

+

1

+

1

+

51

Q, Y, S 0 , k d et μ m sont définis et calculés précédemment

Y n = 0,12 gMESv/gNO x

NO x = 80% NTK

Cette dernière hypothèse est valable puisque l’équation d’équilibre de l’azote ne peut toujours

pas être faite.

La concentration du substrat limitant la croissance est :

=

(1 + ∗ )

( ) −

1

=

0,91

3

, = 1678 /

2.4.3.4. QUANTITE D’AZOTE OXYDEE EN NITRATE

La quantité d’oxygène oxydée en nitrate peut être déterminée en élaborant une équation

d’équilibre de l’azote :

La valeur d’azote maximale dans l’effluent est de 0,5 g/m 3

= − 0,12 ,

=

87

3

2.4.3.5. CONCENTRATION ET MASSE DE MES ET MESV DANS LE BASSIN D’AERATION

Par la suite, le calcul portera sur la détermination de la concentration et masse de matières en

suspension et celles en suspension volatiles dans le bassin d’aération :

=

, = , + ∗ = 3027 /

, = ,

0,85

+ ∗ + ∗ ( − ) = 4700 /

52

= , ∗ = 34815

∗ = , ∗ = 54056

2.4.3.6. VOLUME DU BASSIN D’AERATION ET TEMPS DE RETENTION

Sur la base de la masse des matières en suspension volatiles, le volume du bassin d’aération

peut être calculé :

= ,

= 18019 3

Le volume sera divisé sur 3 bassins donc le volume unitaire serait :

= 6006 3

Ensuite le temps de rétention de chaque bassin et la liqueur mixte des matières en suspension

volatiles seront déterminés :

=

= 8,7 ℎ

=

= 0,64

= ∗ = 1920

3

2.4.3.7. F/M ET CHARGEMENT DE DBO

Ensuite le ratio d’aliments et de microorganismes communément appelé charge massique

ainsi que le chargement de DBO ou charge volumique sont calculés :

=

=

0

= 0,2 ⁄.

= ℎ = 0

=

0,4

53

3 .

2.4.3.8.

COEFFICIENT DE CROISSANCE OBSERVE SUR LA BASE DE MES ET MESV

Le coefficient de croissance observé des microorganismes est déterminé sur la base des

matières en suspension et celles en suspension volatiles :

éé = ( 0 − ) = 7276 /

, =

,

éé ∗ 1,6 = 1,03 /

,

=

,

= 0,61

, = ,

= 0,63 /

2.4.3.9. DEMANDE D’OXYGENE

Finalement, la demande d’oxygène et le Dimensionnement de l’aération fine bulle est comme

suit :

0 = ( 0 − ) − 1,42 ∗ , + 4,33 = 10633 /

0 = 443 /ℎ

= ,20 1,024

( ̅,,

20−

)

= 851 /ℎ

Le débit d’air sera alors déterminé selon l’équation suivante :

é =

) = 152 3

∗ (60 ⁄ℎ) ∗ ( 2 3

2.4.3.10. QUANTITE DES BOUES EN EXCES

La quantité des boues en excès W sera déterminée à l’aide de la formule suivante :

54

=

= 636 3 /

V : Volume du bassin d’aération

X = 3000 mg/l

X r = 8000 mg/l (la fourchette est de 4000 à 12000 mg/l selon Metcalff and Eddy, le choix

du dimensionnement sera de 8000 mg/l)

Ainsi la masse des boues sera calculée en admettant que la siccité des boues est de 5% et que

leur humidité est de 95%.

=

1

+ 95%

5%

1

= 33470 /

ρ s : masse volumique des boues sèches = 1030 mg/l

ρ e : masse volumique de l’eau = 1000 mg/l

2.4.4 DIMENSIONNEMENT DU BASSIN DE LA DENITRIFICATION

Le Dimensionnement du traitement biologique comporte la dénitrification en plus de

l’élimination du carbone organique, la partie suivante traite le dimensionnement du bassin

anoxique qui permettra la dénitrification.

2.4.4.1. CONCENTRATION DE LA BIOMASSE ACTIVE

D’abord, le calcul de la concentration de la biomasse active sera comme suit :

= ( )

(

− ) = 4155

0

1 +

3

Tous les termes sont comme définis ou calculés précédemment. Et S 0 - S ≈ S 0

55

2.4.4.2.

LE RATIO DE RECYCLAGE INTERNE

Ensuite, le ratio de recyclage interne est déterminé en fonction des concentrations de

l’effluent et l’influent en azote et le ratio de recyclage des boues activées.

= − − 1 = 15,9

IR : ratio de recyclage interne

R : ratio de recyclage des boues activées retournées = 0,6

N e : concentration en NO3-N de l’effluent = 5g/m3

2.4.4.3. LA

QUANTITE

ANOXIQUE

DE

NO3-N

ALIMENTANT

LE

BASSIN

Sur la base du débit entrant dans le bassin d’aération, la quantité de NO 3 -N alimentant le

bassin anoxique est déterminée :

= ( + ) = 273403 3

Q an : débit entrant dans le bassin anoxique

= = 1367 /