Está en la página 1de 3

Le Thcmphe du Fascisme

L~.t' ~<<Kt'<' Je A«)~ 7~(~ Ct'Ctt~ (<C ptus intime des faits, éclairera mieux cette question,
p/<rat~'f (t la ~~)'aK~e (~e rilum'a~itc, c'est-à-dire corrigera ma version.
(/a<t{. <a~<-<!<e~t~<)~tC~MeCc'i/'<.))tUKtA~; Je ne vois pas seulement dans la victoire du fas-
C'c~t La tactique C&mmuniste et. fotïc.n- cisme un triomphe mécanique des armes fascistes,
St\f; 'tu CBipitttt. 7~c COK(c'/tM CM es< mais j'y vois aussi la plus grande défaite qu'aient
u'& dcuj; ~t.c'f~s' ~t"
!U(;<UC ~Jt-u- su!)ie le socialisme et le communisme depuis le com-
ttonCf.S p~i' jf~/t/r~ « jt~COX. dct'U'ttt <C mencement de ta période de révolution mondiale,
/t'" Cu)t~f<'& )ttU)tt/t< ~OUt' c/t~a~C)' ?)OS me défaite plus importante que celle ressentie par
Mtttf. u i'U'c c'C~C ~/<)(;/n<)'f, n0t<y ?tf <at;- la Hongrie soviétique. Car, la victoire fasciste est la
t'~)tt.S miCt.t:c ~itt'C ~UC d'en (<0?m<;r !r'< suite de ta banqueroute politique et inteItectueUe dont
«« )nn.)0)'/a)t< <t~<'<f~ J<? fhft~ttt'f <i'~t- souffre actuellement if. socialisme et tout le mouve-
~H ~«&Ct.n~ ment ouvrier italien. Quand on dit que les fascistes
représentent la contre-révolution bourgeoise, il est
C'est un fait très attri-tant que, nous tisons la
si inutile de s'étendre sur tes preuves celui qui détruit
'ittérature clandestine de la contre-révolution, si nous tes organisations ouvrières et établit la domination
suivons de près les circulaires, les brochures éditées de la bourgeoisie, celui-là est contre-révolutionnaire.
Si l'on se contente de cette vérité banale que là-bas
par tes mitieux contrf.-r''vatutionnaire~, nous soyons
obligés de nous dire ils sont mitte fois mieux ren- 1~' bourgeoisie a triomphé, on
renonce au devoir de
seignes sur ce que nuus Faisons, sur les dernières comprendre ce qui'sera de la plus grande impor-
idees df ta sLrate~ic révo!utiunnaire, même sur les tance, peut-être déjà dans les mois qui vont suivre,
dét:u)s de celle-ci, que nous sur leur activité. (Tft' pour tes mouvements tctiéco-slovaquc et attemand.
~x');). Mairie la domination l'agate de la contre- (7''M &toz.) La question se pose ainsi Co)'!M<'n< le
révolution en Europe, il existe if'tf Tte t~c~n/c de ~t ~)~/)<!f ~tt /n.ct.H:e /;t;7 ~OM:& ~!tf ~tfot ff~oje-
t't)f!!rf-ri'TO/)f;)')H qui comprend ses éléments les plus ~e~<'n<c-<7 de ~~tCH/ter da7M ya. cpM<r<
conscients. Rien qu'a ses acU's. nous reconnaissons )'c;o~t/;ot? e;[ru~ff.')!~e? M suffit peut-être de deman-
le plan que s'est tracé cette fraction de la contre- der Mussolini est-il a comparer, politiquement et
révotution qui poursuit son but avec énergie. Il est socialement, avec Stinnes et Bonar Law, o.u bien est-
indubitabtc que les milieux contre-révolutionnaires il quelque chose d'autre, bien que le programme de
uHemands, te cotone) Bauer en tête. se tiennent en Mussojim ne soit que celui de Bonnr Law et de
tiuison très étroit" avec tes monarchistes russes, avec Stinnes ? Rappelons-nous ce fait qu'étaient les fas-
):i Hongiie de itorthy et Lravaiitent aidés par Mus- cistes et comment ont-ils commencé ? Les couches
sotini, :t rétat))! avec le parti mititairu français, des inférieures de la bourgeoisie revinrent de ta guerre,
rotations que ta pondquc dévoilera un jour et fera tes intellectuels, tes pharmaciens, les instituteurs, les
apparaiU-e dans ta tumiére la plus crue. Si l'un oh- vétérinaires, etc. Ils y avaient tous joué un rote socia).
t.Ën Italie-, tes intellectuels jouèrent toujours un rôle
serve )''s a~is-'cments de cette aile droite de la con-
{ic-révoiution, on voit que ses membres comprenncn:. beaucoup plus grand que dans les autres pays il
admirablement qu'il y a en Europe ccntrate trois sufnt de se rappeler qu'avant la guerre notre parti
fovt'rs [jos-.ibiet. de révolution prolétarienne t'Attc- h'cre ttahen était composé d'environ ~o o/o de pro-
:na~ne induhtricHe. ta Tchéco-Stovaquie et 1 Italie, fesseurs ou de diptômés, pour voir combien sont
!~our ccnc raison, leur ptan.vise a la création dune nombreux en Ita)ie tes représentants de t'intcttigen-
b.irrière t.mre ces trois ;xtvs. 1-f's efforts en vue de ce.) Us revinrent donc de la guerre animés Jf Sfn-
faire de la Bavière une forteresse de ta conLn'-révo- timcnt;; nationanstes et découragés, car, malgré sa
)u(ion marchent de pair avec ceux tendant a t'assu- victoire, t'ttatic n'obtenait pas ce que réctamait son
j. n~st'mtnt de l'Autriche sous les ordres des contre- programme nationaliste.
,rvo)utionn.tires, ~ts sont revenus dans un pays tout a fait ruiné
t.a conférenf.'r' de f'.f.u'vc t'acte de dé))os:ession ér(~nomiqucment et t'Etat se trouve dans t'imposs)-
frappant le t'.utcmcnt autrichien ta suppression de bthié de les caser. )!s assistent a la rr.jissan'e dun
t.. jMtitv m!)i<e co!n;'osée, a Vienne, d éh-ments pro- mouvement ouvrier révotutionnaire. Ils en sont tes
jémritn: tom un comm.'nrcmen[. Quand la contre- (-nnenus, non point seutfmc'nt parce que c'est un
!évo)u)irn rcptatcra ouveru'ment !e~ \ViHcisbact] sur mouvement ouvrier, mais parce qu'its durent, en
ie tréne de t!iéi', !a rei~tioa a\ec t'.Autriche sera teur quaiité d'ituerventionnistcs. de partisans de fa
érabtic par !e Ty).<). t.Hongrie de tforttn' sera guerre, mener ta tuLtf contre- te parti soci.'itistc. 1~
transportée en t'.u.ope een'.raie. ee)ui-ci fait tout pour détourner de lui non scutc-
1-e triomjjhe des fa~ei-.le- en Italie est une partie ment ces hommes, mais encore les invalidas de
de cette politique tan~.L conduite méthodiquement, guerre. Si t on se rappettH ce fait que beaucoup de
tantôt décout.en! de t.) -u.tti.'n i! e~t important communes socialistes, er; JQ'f), ont abandonné tes
pour ) Intern.~tionate Communiste de comprendr'' t.t invatidcs de guerre, parce qu its ont été a la guerre
victoire fasciste et .~on ear.u tére. Vous me permettrez si t'on sait que te parti socialiste ne fut pas L'ap.ibte
donc de m'étendre .~ur cette question un peu plus de transformer en acte te sentiment que quelque
]nngtemt)s. peut-être, que je ne !e devrais. J'espère chose de nouveau se préparait et qu'il fa)iatt aban-
quL- te camarade Hordiga. gr.~e a --a conrru~ance. donner les ornière') du passé, sentiment qui étaient
général dans les masses, on peut s'expliquer immc- s:mcc. Les fascistes viennent avec une nouveUe toi.
diatement la naissance du fascisme. Rénéchissez ils disent le sociatisme )~' fut pns en état d'appo;-
Aux e)ections de décembre tt)i<), Mussolini n'obtient ter quelque cho~e de nouveau, ~nais nous, nous ser-
a Mitah que -).ooo voi.~t, bien qu i) se déclare pour virons de médiateurs entre te:, uuvrier.s t-t tes CLu'i-
!e contrûle du Parlement par les conseils d'ouvrier. tuilstes, nous <ontraimb-uns ceu\ ri ~att<-['aire )e~
la repartition de la propriété entre tes paysan?, )a na- besoins de-! ouvriers. l'-t vous, uuvricrs. vu~s devex
tionaiisation [progressive de t'industrie les fasciste-! tra~'aittcr, vou~ devc~ recon~truir" la natiun
sont en partie avec d'Annunzio, à tourne. et en part<~ Rusa ~uxcmb~.urg disait un jour Les meHieurs
dans de petits groupes dissémines. Entre temps défenseurs de ia bourgeoisie sui' <t ux uni ont des
s'avance dans !e pays la vague de ta rcvotution ce idusions o. Mais de'- iifo.sions. s u!e !a !;eh).c- bour-
ne sont plus seulement des grèves, mais la disse- geoisie pouv.ut en avoir et )e. sociab-mc ita)i':i
lution contptcte de )'ita))e bourgeoise, s'étant montré connue une Hiusi~n, les fascistes o.,u-
Dans la préparation de mon discours, jai trouve, valent lui opposer I'i))us!on peti!e-buur~coi-Ie. !ts
parmi mes matériaux, un article de l'écrivain contre- .nvahirent l''s ort~ani.ions c!es ouv-iiers. et ceux-ci
rcvotutionnaire potonais Nowaczynski, qui apporte ne surent pas ;-e défendre. Dans les viUes e): te-, cen-
une contribution intéressante au tableau de cet ecrou- t.ies industriels, !a masse fortnait. encore b!uc. M.'Js
ietnent. L'article traite du développement de la btte- dans tes. petites tocantes et dans les viiia~es. où b's
rature italienne au cours des années ]C)~-)[)22. li ouvriers étaient di~'rnm<s. ils furent \ictinn's du
est très intéressant comme illustration et j'ai votitu fascisme. Les fascistes envahi'-saienL !eurs orir:unsB.
discuter avec des camarades italiens des faits CiUi t~cn. a main armée, .puis.s'emparaient de iadireehoi
s'y trouvent énonces, de même que j'a! cnf'rche a j) n'y a aucun doute uur' si. dan-- tes ceutt-cs indu--
]cs contrôter en partie dans des revues t'itéra') es. De n-ie)s. !e. m:~?.Ci; ouvn<rc- ne -.oivirent point df
c'~t article, il appert qu'en JOiS )a titte-rature ]ta- c.~ur )('K fasciete-. d;~]- i:t [dninc ~L [es pctitf's vitif's.
]ienne était pacifiste, social-réformiste, pornogt'nphi- je fascisme ne ~a~na pas seutemf'nt s ou\riers avec
que, preuve la mc!)leure de la dissolution de la
bour- ~(.~ armes, mais aussi en par'ie !~race a sa politique
~eoise. Après la victoire remportée sur la classe ou- demag'og'ique. Kn pr:'n)!~re iit~n: son at~aqu~' ftonna
vt'ière, elle est nationa)iste. r.ai.ssance a une poussée réformsite.
Un de nos représentants diplomatiques l'étranger A Livourue. les reforinis~es n'étaient qu'un petit
tue racontait qu'en 1020~ au cours
d'une conversa- nombre. Au dernier Congrès de.: Syndicat- ~.ooo
liort des diplomates Italiens lui disaient K Mainte- voix se prononcèrent pour );t coalition nv~c ta hour-
nant, nous le voyons, !a. révolution triomphe elle peoisie Il est indubitahtc que !e j)roh'tnri:jt ne sa-
travailler chant comment s' défendre contre te fascis'r.c. one
nous donnera au moins la pos~ibitite debourgeoise. pa:t:<' des ouvriers
pius )'. C'était la conception de t Italie jeLèrent dans les bras du refor-
JL.e socialisme accroît sa force, mais
la g-aspnle dans misme. sorti battu de la guet'-p ).. p.~rti sociaH.ste
]'inaction. La décision de Mussolini de s'emparer du n~ montrant point aux ouvriers comment se df'fcndr~
pouvoir est: rapportée en ces mots dans la correspon- r.voiutionnair..ment conrr. )c.- fas(i~cs, une ;.artie
dance d'un journal bourg-eots atlemand Le c.orres- du pro)'tai-iat: suivit les n formi~es, qui p!'omet-
uondant demande a Mussolini « Risquerez-vous de taicnt de le prot.er contn. )e p!r.. r,r );) c.i);on
vous emparer du pouvoir par des voies
inégales ? avec fa bour~eui-) j;, ;~r(!~i)):mon ~.uvernL.-
Mussolini répond Lc~atement ou inégalement, je i"nt ).ourn'euis Mais cette partie du pro!t:iri;,L av.rt
le prends )'. Les socialistes sont battus parce qu'iis Lom:)té sans sou hutc. Lf~ o<.u:-p-!r!ers des r~for-
r/unt fait suivre les mots d'aucun acte. Mussolini nuste. avec la )j;.r)ic du la bour~enisie qui craignait
sentait que ses organisations militaires et la grande ic triotnphe des fasciste:,
– etie ne croyait pas les
fasciste. c:).L')t's de ~uverner -– furent une des
masse qui étaient a ses côtés se tourneraient rentre
lui s'il ne s'emparait pas du pouvoir. Ln force fascist.; causes de la précipitation fasciste renverser le gou-
csL née de ce que le parti socialiste ne fut pas en vernement l'acLa
état de conduire les masses à la lutte. Lorsque tes CamcU'adcs Si mainh'n;int ie f;cisme a \~i)~u
ouvriers occupaient te~ usines lorsque la bourgeoisie -.ins )a moindre résistance de la ciasse uuvticr. notts
italienne était à ce noint impuissante, que Giotitti, t'; pouvons dire (jue nou. f-onnnes arrj\s au point. )c
renard de Cuneo, disait a ~e ne veux pas envoyer j.fus étuvé du dé\c!op)Jf:mcn). (te f'oHen-ive capim-
!es so)dnts dans les fabriaues, autrement je serais ii-te ttatie.
f-u
assommé dans la rue )~ etlorsque avec l'aide des cause de ce df.'vcfo~pcment. j'ai évii.é d'ittaqne.'
réformistes italiens on eut convaincu les ouvncrs quelques camarade~ Certes, n'us )ie pouvons pas
qu'i! fallait sortir des fabriques, a ce moment- !a fair'' comme !e Sénat n'n'iain ai'ant a ]a rencontre
))OU)'feoisie it~dicnne a désappris la peur. Et elle .< d'un ~-énér.'d battu n~tur !c' sniuer, m~is num cev~)!;
pas.-é a )'offenslvf. dire un. ch~sc h! n'j.s (.'nnarades <i')t.!)!e, ~i fc
Maintenant vient cette Ctuest!on pourquoi nu te j'arti ~'cianstu itajim ne cu:n;)n'!ment pas L:s rai-
fa.it-e))c point au moyen d'' t'appareil (]e )'Hiat. des ~'us de notr'' d'f.u:.c. nu'j;; s<nmcs a[)!)C')f''s j ;-ubir
carabiniers, des tribunaux bourgeois et ('~ Mrtis une Jona-uc d!;rn!n:t);on du fascisme. C.r )a )utt''
bourgeois qui la représentent'.? 'ontr); ce dernier nc\)~' pas seLdf~nc'u ).i créa'i'a
Les partis Ijourgeois sont désafrégés i! ont con d'une or~ani-t!n !H( ga~ e!)e re réc!a!nc ;)-- <-cu'
(tuit ht g-uerre. i)< ont ruiné l'F.tat et )'éc~nom!c h'ment conr; Q'u d~tm~ue )e communism" i!;i-
)''
ils n'ont n)u=! rien a dire ni aux soldais, ni au\ ]ien e)fe fut au-~1 auc le fascisme co!) b.h) j'oii-
fonctionnaire! ni aux petits bourgeois, ~fnic !f~ tictuemcr.t. C es), s~'itement si !e=; comman'-tf- ita-
~!uaso)ini, tes Inte)]ectue)s nationalistes petits-borr- liens sont caoabtes d'apnorter aux mas-cs ouvrière-,
geois représentent une nouvelle voionté de puis- maigre 0~' qu'ctjcs ont vécu, une Dou~ef~ foi en la
force triomphante du socialisme, c e~t seulement & bourgeoisie industrielle du nord de l'Italie devra li-
cene condition qu'ils seront en état de reprendre vrer contre les agrariens du sud, des conflits sur-
bicnt~')t la lutte contre le fascisme, riront qui amèneront la désagrégation du fascisme.
Les fa~ct~tes représentent la petite bourgc'~I~e qui, Mussolini représente la politique de 1 impérialisme,
appuyée par la bourgeoisie, arrive au pouvoir et sera adversaire de la démocratie. Mais en attirant de
obligée, non d'exécuter son propre programme, mais larges masses démocratiques a sa politique, il a déjà
ce!ui du capit;t)isme. Ht. c'e-.t pourquoi cette brillante une aile démocratique.
centre-révolution est la ptus faible de. puissance;: ]~t ce qui justement est la force du fascisme sera
cuntre-i-évoluti.onnuires d Europe. Mussolini vient, aussi la cause de sa mort. Parce qu'il devient .un
suivi d'une grande queue d'intcDcctueI.s pctits-bour- parti petit-bourgeois, ii a un large front d'attaque,
geois <;t, premièrement, il .se trouve devant un de- l'enthousiasme, avec lequel il nous a battus. Mais
iieit d'Etatde milliards. Il développe le programme parce qu'il est un grand parti petit-bourgeois, il ne
de l'épargne, de la restriction de la bureaucratie pourra pas exécuter la politique du capital italien
mais derrière lui se trouvent déia des centaines de sans provoquer des révoltes dans son camp. Si. na-
milliers de personnes qui attendent une place du guère, le camarade Serrât! a protesté contre notre
gouvernement. Mussolini met en mouvement une programme agraire, aujourd hul la résurrection du
.irmée de chemises noires. et le jour où le roi ].' parti italien n'est possible que si nous savons: orga-
rcLoit )!our te reconnaître premi-'r nmubOc, Mu-so- niser le-! p~y:-nn= contre le fascisme. Si nos amis
)u)i dit démnbinsons, qu'il n'y ait ptub qu une .ir- communistes italiens veulent être un petit parti de
mée. Mais tes gens ne parcourent pas l'Italie pour purs, je peux leur dire qu'un petit, parti de purs trou-
)e= beaux veux de Mussolini. Ils vivaient ue leur y,.r~ fucitement place en prison. Il y pourra exercerr
p.ofe-~ion de condottieri blancs. Et ces gens p.ésen- son esprit à la culture du purisme. Mais si le parti
teront leur note, si Mus<,o)ini ne s'appuie que sur communiste italien veut devenir un torce, il devra
l'u-mee rc-gulière et renvoie chez eux de-; centaine~ mobiliser contre le fascisme les masses prolétaripn-
dt/ milliers d'hommes, n~ r.[ petite-bourgeoisps. Des résolutions sur le
Mussolini et )''s' fascistes. lorsqu'ils aid~ren.. la. front uniuuc, des considérations théoriques sur le
bourgeoisie .'t renverser la cl~s-.e ouvrière, .jb'-orb' fascisme, )'héroïsme m~me d'une petite troupe com-
tc-nt tous les éléments contre-révolutionnaires bour- muniste ne suffit pas :il faut que nous soyons le
gn'is. ~ous voyons dans le fascisme une ai!e" agra- de libération des masses.
rienne et une aile industrielle dans la lutte que la Karl RADEK.

Les tâches prochaines


du Parti Communiste
L'une, des misons ])rmcipM)t''s do )a décadence portunistG la théorie révolutionnaire fie la lutte
(1~, t'.nK n'n r':trt.i socint~~f. c'est son incnmprehcn- (Jcs ctnssp~.
siun tuta!c dti rote qui lui j'tf;omb:n't en tant que opposition à In politique réformiste de l'an-
rcpréspntant.fluDrolcta)'ia1.oup)utu[.cPslo'<ivr'!r ,j~ p~ti socialdemocrate. le Parti communiste
tf~etnrrtt éiar. 'icccptio)i du mot prolétariat
.< doit. s'.ifnrmRr uf-tt.ement comme le parti du pro-
qu'i) en )H.r.l~)t. sfjn sens de classe révotuLionnau-o
de la société. Kn effft. dans I')(k';o)og)e social-
jutariat – en tant que croupant les salariés fie
foutncatr-Horie–ctpIusparticuli&rcfnentdupr"-
démocr.ffc. le prolétariat conmrenf.I non seuicmr;nt. ),.).iat in'instrie!. C'est qu'en etTet, le prolétariat.
ja classe des salarh'-s de touic catégorie. p)n)i'o\-és p~ développement de !a crande indust.rif;
dans l'industrie. la banque. le commerce, l'agn- moft,.rne. concentré dan-s les entreprises géantes.
cuifnre. ),).)!s aussi ccDc df-s artisans, producteurs
indépontar~s. tfavaincnrs a donuciie, possédant
fr,nm la conscif-ncc de classe par l'exp~oitatiott
intense dont il est l'objet et rompu nu mamemenL
leurs propres moyens de production et. vivant de ,),. t'outina~e mfinstriej moderne Dorte seul en
leur propre travail, ~ans exploitation du travail ),,i les étéments matériets et intellectuels de la
d-autrm. ).i ehu~.ssant ams. ]'accept)on dn mot, transformation sociale, et constitue la seule ch~se.
~"yr~n~ r. on y introdmt des éléments t'été- ,i
soit intéressée.
rc~éncs. ,pn appartiennent p'us à la. honr~eoisi.- transformation. C'est f'H.
/f«)f ~xc c~«~ a cet!c
ce fjui explique pourquoi en
quan ].ro!etar)at rf que teur aléotogte. sinon leurs j,.c toutes les fractions du prolétariat le projéta-
mtéréis. sépare d'i projétanat. proprement dit. ,.j..it industriel et. en premier I!eu )e prolétariat
C'est prec!semenn'mt)aence,]eces étémentspctils- t)~ nrandes usines, est ee]m dont la conscience
Dour~eos qm a fau d.~aer tes partis sociatdémo- de rtasse est le plus développée et est par consé-
crates de leur (testinatinn première et. les a âme- destiné il prendre la rlirection du mouve-
nés & se traîner a la remorr;uc de la bourgeoisie, ment révolutionnaire. Représentant de toute ta
Ce sont eux qui ont. donné jiais.sance aux diver.s ctas.se ouvrière, le Parti eommumste être
fonrants réformistes et re\isionnistes nu son r!u a U) hauteur de sa tache rloit exprimer pour plus p u--
m<aivempnt. ouvrier et transformÉ en pratiqu.c cp- !.cu!iérement les intérêts ft. iHléolopie fie sa frac-