Está en la página 1de 77

Biophysique II. Pr.

ABDELHAMID BIYI

LES FACTEURS DE DEPLACEMENT
DES FLUIDES BIOLOGIQUES

A. LES CAUSES DE DEPLACEMENT DES FLUIDES :
Avant de les traiter répondons à cette question :
1. Qu’est ce qu’un fluide:
Se dit d’un corps (liquide ou gazeux) dont les molécules sont faiblement
liées, et qui peut ainsi prendre la forme du récipient qui le contient.
2. Travail et énergie :
Relation fondamentale
d W = F . dl
En fait c’est d W = F . dl cos Ө, Ө étant l’angle entre le vecteur force et le
sens du déplacement.
 Travail est dit moteur : s’il est positif
 Travail est dit résistant : si est négatif
Pour un fluide : Considérons le cas ou ce dernier se déplace dans une
canalisation de section circulaire S, dV est le volume déplacés sur le
distance dl.

1

Biophysique II. Pr. ABDELHAMID BIYI

d W = F . dl
or F = P . S (P est la pression)
dW=P.S. dl (S. dl exprime un volume)
dW= P . dV
La relation entre travail et énergie a été établie par le convention suivante :
W=-ΔE
dW = - d E
 Si le système reçoit de l’énergie ……E est+
 Si le système fournit de l’énergie….. E est-
Pour un fluide : dE = - P . dV

3. Potentiel chimique d’un gaz:
Le potentiel chimique d’un fluide quelconque, se définit comme étant le
rapport de l’énergie par la quantité de matière, et s’exprime en joule par
mole.
Énergie de compression d’un gaz est :
dE : -P. dV
Lorsque la pression varie de P1 à P2 l’énergie de compression ou de
détente est:
ΔE: ∫12 -P dV

n.R.T
V: (loi des gaz parfaits)
P

2

Biophysique II. Pr. ABDELHAMID BIYI

D’où

n.R.T. dP
dV :
P2

et ΔE: ∫ -P dV

ΔE: ∫ -n.R.T dP/P

ΔE = n.R.T Ln (P2 / P1)

L’énergie de pression d’un gaz est donc ΔE = n.R.T Ln P2 - n.R.T Ln P1
Cette relation peut s’écrire:
 E = n.R.T Ln P + constante (la constante= - n.R.T Ln P1)

Or le potentiel chimique d’un gaz est:
E
Ц=
n (nombre de mole)

E n.R.T Ln P + constante
Ц = =
n n

3

T. Pr. Biophysique II. (Les urines sont très concentrées quand on a soif et vice et versa) 4 . IL sera noté Ц0 Potentiel chimique d’un gaz: Ц= Ц0+ R. Ln Pi Pi étant la pression partielle du gaz dans le mélange. ABDELHAMID BIYI Le rapport constante/n correspond au potentiel chimique dans des conditions de référence. Potentiel chimique d’un soluté: De la même façon que pour les gaz. S’il s’agit d’un gaz dans un mélange: Ц i= Ц0+ R. on peut raisonner sur des molécules en solution.T. Le potentiel chimique d’une substance en solution est donc : Цi= Ц0+ R. Ln P S’exprime en joule par mole. Le volume de l’urine définitive dépend ainsi des besoins de l’organisme en eau et bien sur des apports. 4. Ln Ci (S’exprime en joule par mole) Ci: la concentration du soluté en mole par litre Intérêt: Travail du rein L’une des fonctions du rein est de concentrer les urines produites en abondance (urine primitive) avant de les éliminer dans les voies excrétrices.T.

5. la température celle du corps. R. Potentiel électrochimique d’un ion: Pour un ion en solution. Pour calculer le potentiel électrochimique. Ln (C2 / C1) A partir du plasma dont l’osmolarité est C1 = 300 mmol/l. 5 .z. Pr. l’énergie totale peut être representée par la somme de l’énergie des charges électriques qu’il porte + l’énergie due à son abondance dans l’échantillon. Ln Ci) Énergie électrique des ions: V. Énergie de concentration: n. nous calculerons d’abord les deux paramètres précédents.n Z : valence q0 : charge élémentaire V : potentiel électrique N : nombre de moles Le potentiel électrochimique devient : Pec= Цi + V. ABDELHAMID BIYI Ce travail de concentration (ou de dilution) peut être chiffré à partir de la relation ΔE= n.T.q0 Intérêt: La relation précédente prend son intérêt quand on veut rendre compte des DIFFERENCES DE POTENTIEL que l’on observe dans certaines membranes biologiques. (Ц0+ R.q0. le rein produit des urines d’osmolarité C2 = 600 mmol/l.z. le travail de concentration 1066 J. Biophysique II.T. Si le volume urinaire est de 1 L.

le potentiel électrochimique de K+ dans le milieu 1 est égale à son potentiel dans le milieu 2. Milieu 1 .T Ln C2 + V2 z. Biophysique II. qo = Ц0+ R. Or ce passage viole l’électroneutralité des deux solutions. Quand l’équilibre s’établie. + Ц ic = Ц ec On peut écrire : Ц0+ R.T Ln C1+ V1 z. Les ions K+ vont donc devoir retourner au compartiment 1. ddp qui dure tant que dure la différence de concentration entre les deux compartiments. mains sans passage de Cl- (membrane sélective). Ces diffusion et retour en sens inverse créent une différence de potentiel sur les deux faces de la membrane sélective qu’on appelle potentiel d’équilibre. La membrane est perméable aux ions K+ seulement. + Milieu 2 . Normalement des K+ vont diffuser de 1 vers 2. + K+ K+ . qo La ddp entre les deux faces de la membrane est donnée par la relation 6 . ABDELHAMID BIYI Deux compartiments sont séparés par une membrane sélective (membrane perméable à un seul type d’ion ou de molécule). Le compartiment 1 contient du KCl à forte concentration et le compartiment 2 à plus faible concentration. Pr.

b. A cette propriété des fluides on donne le nom de viscosité. RESISTANCES AU DÉPLACEMENT a. L’inverse de la viscosité prend le nom de fluidité.  et à T constante. Egalement l’expression des forces de liaisons inter moléculaires qu'il faut rompre pour mobiliser les unes par rapport aux autres les molécules d'un fluide en écoulement. 7 .  sous une même pression. Définition et relation fondamentale La viscosité exprime la plus ou moins grande facilité avec laquelle les différentes couches d’un fluide se déplacent les unes par rapport aux autres. Pr. La lenteur d'écoulement est due aux frottements plus ou moins importants entre les molécules de fluide. Elle est l’expression des forces mécaniques de frottement à l'intérieur du fluide. Faits expérimentaux : Remarquons qu’à :  volume égal. qo C2 (Cette relation prend le nom de relation de Nerst) Ces données seront reprises ultérieurement dans le chapitre « potentiel de membrane) B. Une solution huileuse s'écoule plus lentement qu'une solution aqueuse. Biophysique II. ABDELHAMID BIYI RT C1 V2-V1= Ln z.

avec la vitesse V+dV (voir schéma ci-dessous). il faut une autre force F+dF pour mobiliser la couche supérieure de même surface S. S’il faut une force F pour déplacer la couche « inférieure» de surface S avec la vitesse V. Appelons : Contrainte de cisaillement le rapport: dF ζ= dS Et Taux de cisaillement le rapport : dV γ= dx 8 . distante de la première de dx. Biophysique II. Pr. ABDELHAMID BIYI Maintenant essayons d’assimiler le fluide à un empilement de couches mobiles les une par rapport aux autres.

ce facteur va dépendre de certains paramètres qui sont selon les situations : 1. ABDELHAMID BIYI Le coefficient de viscosité est rapport de la contrainte de cisaillement sur le taux de cisaillement ζ η= γ Son unité est le: Poiseuille dans le système MKSA Poise dans le système CGS (1 Poiseuille = 10 Poise) Coefficient de viscosité relatif: (SANS UNITE) η ηr= η eau c. Biophysique II. Gaz ou liquide pur:  Nature du fluide  Température 2. Facteurs dont dépend le coefficient de viscosité: La viscosité étant une qualité due aux forces qui s’exercent entre les molécules d’un fluide. Solutions et suspensions: Il faut distinguer les solutions micromoléculaires et macromoléculaires des suspensions : 9 . Pr.

a. Pr. ABDELHAMID BIYI En voici quelques caractéristiques : Solution micromoléculaire <10 A° Inobservable Solution macromoléculaire Entre 10 A° et 3000 A° Microscope électronique Suspension > 3000 A° Microscope optique Le contenu des solutions micro et macromoléculaire reste toujours homogène alors qu’on assiste au phénomène de sédimentation pour les suspension (le sang est un exemple de suspension) 2. Tous ses paramètres sont réunis dans une relation du à Einstein. * la température. Solutions macromoléculaires et suspensions: Il faut tenir compte de la viscosité du solvant. η= η0 (1+KФ)  η : coefficient de viscosité de la suspension  η0: coefficient de viscosité du solvant  K : facteur dépendant de la forme de la macromolécule : 10 . Biophysique II. et du volume relatif. b. Solutions micromoléculaires: Le coefficient de viscosité dépend de : * la nature du solvant * la nature du ou des solutés * la concentration du ou des solutés. 2. de la forme de la suspension ou de la macromolécule.

ABDELHAMID BIYI K = 2. Si la vitesse modifie η. Biophysique II.  Ф : volume relatif Volume des macromolécules Ф= Volume total du fluide Un quatrième paramètre peut s’ajouter aux précédents :  La vitesse d’écoulement: Si η indépendant de la vitesse d'écoulement le fluide est dit NEWTONIEN.  Lors d’une baisse de température: η0 = 1. peut augmenter:  En cas de surproduction des molécules d’inflammation qui sont réputées de forme linéaire (fibrinogène). 1.70 poiseuille à 20 ° C. le fluide est dit NON NEWTONIEN (La vitesse intervient par modification de la structure du fluide) 3. Ф ou Hématocrite: augmente en cas de polyglobulie et diminue en cas d’anémie. Pr.6 pour les molécules de forme sphérique K > 1000 pour les molécules de forme linéaire. Cette augmentation de viscosité entraîne une mauvaise circulation au niveau des extrémités responsable d’engelures. 11 .30 poiseuille à 37° C. Application: Viscosité du sang Appliquons la relation d’Einstein : η= η0 (1+KФ) η0 ou viscosité du plasma.

Pr. 12 . Biophysique II. A plus forte vitesse le phénomène s’inverse. ABDELHAMID BIYI Vitesse d’écoulement : à faible vitesse on assiste au phénomène d’agglomération réversible des GR. Le sang est un fluide non Newtonien. Ces derniers ne sont plus séparés mais s’agglomèrent en rouleaux (influence le paramètre K).

ABDELHAMID BIYI RELATION TENSION-PRESSION DANS LES STRUCTURES ÉLASTIQUES DE L’ORGANISME I. Du point de vue biophysique. Biophysique II. Les pressions qui règnent dans ces structures dépendent en effet de leurs propriétés élastiques. cette élasticité est apprécié par ce qu’on appelle la tension de la paroi. RELATION TENSION-PRESSION 1. La tension est le rapport d'une force sur une longueur F T= L Son unité : Le N/m La force de rappel élastique s’exerçant pour contrer l’allongement d’un fil ou d’une surface s’appelle TENSION SUPERFICIELLE. Pr. II. GÉNÉRALITÉS Dans ce chapitre nous nous intéresserons à des phénomènes qui se passent aux niveaux des parois vasculaires et alvéolaires. Loi de Laplace pour une structure cylindrique La pression s’exerçant de l’intérieur vers l’extérieur d’un vaisseau cylindrique est proportionnelle à la tension superficielle (au niveau de la paroi du vaisseau) et inversement proportionnelle au rayon du vaisseau P= T : Loi de LAPLACE r 13 .

Généralisation de la loi de Laplace: Surpression due à une courbure Exemple : la crosse de l’aorte Pour une même pression transmurale. Biophysique II. la tension au niveau de la paroi de l’aorte n’est pas la même du coté concave (supérieur) que du coté convexe (inférieur). Cela explique pourquoi les anévrysmes (dilatation dans un vaisseau) de l’aorte. la tension superficielle est plus élevée sur le versant inférieur que sur le versant supérieur. Pr. Pour une même pression P (dans le vaisseau). 14 . siègent plus fréquemment sur le versant supérieur. quand ils touchent la crosse. ABDELHAMID BIYI 2.

Biophysique II. l’alvéole pulmonaire sera assimilée à une sphère de rayon r (bien sur variable). Pour l’abaisser les poumons secrètent le surfactant pulmonaire. Pr. La relation tension pression s’écrit : 2T P= r De cette relation. La tension superficielle au niveau de l’interface eau air de l’intérieur de l’alvéole est forte. la sphère va tendre à être la plus petite possible (tendance permanente à la rétraction) Les surfaces alvéolaires sont imprégnées d’eau. 15 . il s’avère que pour avoir le plus faible niveau de tension au niveau de la paroi. Loi de Laplace pour une structure de géométrie sphérique et les phénomènes superficiels dans les alvéoles pulmonaires : Dans ce qui suit. NB : cette relation s’applique également à l’œil et à la vessie (qui peuvent être assimilées à des structures « sphériques ») Le surfactant pulmonaire: Lipoprotéine secrétée en permanence par les pneumocytes de type II et éliminée en permanence. ABDELHAMID BIYI 3. C’est un agent tensioactif c-a-d il diminue la tension superficielle au niveau ou il est produit.

16 . la rétraction totale des alvéoles ne se produit pas. Pr. La pression d’ouverture des alvéoles : A la naissance. sa pression doit être supérieure à la pression d’ouverture de ceux- ci. Ceci se produit quand de l’air pénètre dans le sac pleural par perforation de la paroi : on parle alors de pneumothorax. Si cette pression est supprimée. les poumons ont tendance à se rétracter pour deux raisons. ABDELHAMID BIYI L’élasticité pulmonaire: Spontanément. dans l’organisme vivant.  Causes histologiques: il contiennent beaucoup de fibres élastiques  Causes biophysiques: provient de l’interface air surfactant qui tend à être la plus petite possible. Cependant. Ceci en raison de la pression négative exercée par le sac pleural et les muscles respiratoires. Biophysique II. pour que l’air pénètre pour la première fois dans les alvéoles. les poumons se rétractent.

le sac alvéolaire à déjà pris sa forme son rayon augmente et la pression diminue. cause non négligeable de mortalité néonatale par détresse respiratoire. Son absence à la naissance (chez l’enfant prématuré) conduit à la maladie des membranes hyalines. sa surface est presque plate. c’est le moment le plus difficile de la première inspiration pour le nouveau née. Au temps B. Pr. Biophysique II. Compte tenu de la loi de Laplace. la pression qu’il faut assurer est faible. le sac alvéolaire gonfle. son rayon passe par un minimum. et la Pm devrait l’être aussi. la tension superficielle y serait élevée. son rayon presque infini. Au temps C. donc la pression par un maximum (Pm). Le rôle du surfactant est justement de diminuer cette Pm. ABDELHAMID BIYI Au temps A. le sac alvéolaire commence à peine à ce gonfler. 17 . Si la surface alvéolaire était tapissée d’eau.

il faut fournir un travail égal à : Wc = σ (Sf – Si) Où:  σ est la tension superficielle du liquide  Sf la surface finale des gouttelettes et  Si la surface initiale de la goutte 18 . Pr. Biophysique II. ABDELHAMID BIYI L’ENERGIE SUPERFICIELLE: Pour pulvériser une goûte de liquide (eau par exemple) et en faire un aérosol.

Pr. II. ANATOMIE FONCTIONNELLE DU COEUR  Du point de vue biophysique le cœur peut être considéré comme une double pompe: o Cœur droit: circulation pulmonaire o Cœur gauche: circulation systémique  Dans chaque pompe existent deux cavités: Les pompes sont séparées par les septums IV et IA. Cette dernière est variable: Le sang est en effet un fluide non Newtonien dont viscosité augmente dans les petits vaisseaux du fait de l’agglomération réversible des érythrocytes. PARTICULARITES LIEES AU SANG : Le sang est une suspension complexe. un FLUIDE REEL fait de :  Plasma avec de l’eau. Si le coefficient de viscosité augmente de façon durable (du fait d’une polyglobulie par exemple). PARTICULARITES DU SYSTEME CIRCULATOIRE A. le débit cardiaque devrait diminuer (voir Loi de Poiseuille) 19 . Biophysique II. ABDELHAMID BIYI L’HEMODYNAMIQUE OU BIOPHYSIQUE CARDIOVASCULAIRE I. des micromolécules et surtout des macromolécules  Des éléments figurés qui participent à sa viscosité. Les cavités auriculaires et ventriculaires sont séparées entre elles et des vaisseaux par des valves.

Cependant. (Ceci est possible par soustraction provisoire d’une certaine quantité de sang et son remplacement par une solution de sérum physiologique: hémodilution) B. QUE CE PASSE-T-IL DANS LES VAISSEAUX? Une des conséquences fondamentales de la loi de Poiseuille est la diminution de la pression au cours de l’écoulement (du cœur vers la périphérie). • La vitesse d’écoulement diminue (application du théorème de Bernoulli) En revanche. Π. Pr. Biophysique II.Pc). Dans certaines situations (intervention chirurgicale). Il y a donc installation d’une hypertension artérielle.l Le système circulatoire est « obligé » d’augmenter la pression à son extrémité (PB) pour assurer le même débit. on diminue artificiellement la viscosité pour améliorer les performances du cœur. est important de rappeler que dans une dilatation vasculaire (anévrisme) : • La pression augmente. ABDELHAMID BIYI 4 (PB. • La vitesse d’écoulement augmente. 20 . dans un rétrécissement vasculaire (sténose) • La pression diminue. Ceci est à l’origine de souffle (audible) et de thrill (vibrations palpables). R D= 8 η.

Dans les vaisseaux de moyen calibre : L’écoulement est plutôt bilaminaire à faible vitesse: Avec une couche périphérique faite essentiellement de plasma et une autre centrale faite essentiellement de cellules.5 Veines 3à6 400 Veine cave 13 à 15 400 Dans les gros vaisseaux : L’écoulement devient turbulent du fait de la grande vitesse.3 Capillaires 0. 21 .01 0.5 à 0.1 2.05 à 0. A/ TYPE D’ECOULEMENT: Vaisseau Diamètre (mm) N de Reynolds Aorte 20 à 30 4500 Artères 1à3 400 Artérioles 0. NB: Le souffle anémique est du à une diminution de l’hématocrite et donc de la viscosité du sang qui circule avec une vitesse plus grande. Pr. ABDELHAMID BIYI Ces souffles peuvent apparaître même dans certaines pathologies valvulaires cardiaques. Biophysique II.

Biophysique II. (Il est vrais que le calibre individuel des vaisseaux diminue. ABDELHAMID BIYI Dans les vaisseaux de petit calibre: Les éléments figurés du sang se suivent en file indienne et sont « obligés » de se déformer pour y circuler. B.V 22 . Pr. VARIATIONS DE LA VITESSE D’ECOULEMENT DU CŒUR VERS LES ORGANES : L'arbre circulatoire est un système de ramifications en vaisseaux de plus en plus petits: Artère artériole capillaire Capillaire veinule veine La section globale augmente de l'aorte aux capillaires puis diminue de ces derniers aux veines caves. mais leur nombre augmente considérablement) Or D = S.

Ils se distendent quand ils sont soumis à une augmentation de pression. l’organisme n’assure plus un renouvellement suffisant de 23 . P= T/r La pression dans les vaisseaux évolue entre un maximum correspondant à la systole cardiaque (contraction ventriculaire) et la diastole (relâchement). on parle d’hypertension artérielle (HTA). Pr. La pression s’exerçant de l’intérieur vers l’extérieur d’un vaisseau cylindrique est proportionnelle à la tension superficielle et inversement proportionnelle au rayon du vaisseau. ABDELHAMID BIYI La vitesse du sang diminue de l'aorte vers les capillaires pour y favoriser les échanges (entre sang et cellules). Rappel : La force de rappel élastique s’exerçant pour contrer l’allongement d’un fil ou d’une surface s’appelle TENSION SUPERFICIELLE. En cas d’élévation. La loi de Laplace permet de comprendre certains aspects de sa physiopathologie :  Influence du paramètre T: Les vaisseaux sont dotés de fibres d’élastines. Elle est normale tant que : La pression systolique est < à 140 mm de Hg La diastolique < à 90 mm de Hg. En vieillissant. C. Biophysique II. qui sont comme leur nom l’indique élastiques. CONSEQUENCE DE LA LOI DE LAPLACE : o Concernant le réseau artériel : Les vaisseaux sont élastiques (différents des canalisations rigides).

Pr. Biophysique II.  Influence du paramètre r : ce dernier étant au dénominateur de la relation. sa diminution (par des dépôts lipidiques) peut entraîner ne HTA. Elles sont remplacées par des fibres de collagène plus rigides. Une vasoconstriction généralisée (diminution globale du rayon des vaisseaux) peut être la conséquence d’une sécrétion de certaines substances vasoactives (HTA secondaire à une sténose de l’artère rénale chez le jeune). Conséquences: • Dilatation du vaisseau (loi de Laplace) • Passage abondant de liquide du secteur vasculaire au secteur interstitiel (œdème). Cette dernière peut elle-même être la conséquence d’une augmentation du volume sanguin circulant (atteinte rénale entraînant une diminution de l’élimination des liquides)  Concernant le réseau veineux : Une compression veineuse extrinsèque ou une diminution de sa lumière « rayon » par un caillot sanguin (phlébite) entraîne une augmentation de pression dans la portion de la veine en amont à par rapport à l’obstacle.  Ces deux paramètres entraînent une augmentation de pression dans le secteur vasculaire. 24 . ABDELHAMID BIYI ses fibres. Cette perte d’élasticité est responsable d’une HTA.

Toute l’énergie produite sera répartie entre “énergie mécanique”. utile pour la propulsion du sang. L'élasticité vasculaire contribue à rendre le débit sanguin continu. Pr. Biophysique II. ABDELHAMID BIYI C. La pression dans le VG varie entre:  Un max = 140 mm Hg et  Un min = 0 mmHg III. PARTICULARITES LIEES A LA POMPE CARDIAQUE : Le sang est propulsé de manière discontinue. et “chaleur” puisque toute l’énergie produite ne peut être convertie à 100% en écoulement. Le diagramme pression-volume du VG peut être subdivisé en plusieurs phases. LE TRAVAIL CARDIAQUE: Le rôle de la pompe cardiaque est de fournir l’énergie nécessaire pour adapter les différents niveaux de pression et assurer la circulation sanguine. DIAGRAMME PRESSION-VOLUME DES VENTRICULES 25 .

3 W En cas d’exercice musculaire. Au cours d’une contraction cardiaque. Biophysique II. la puissance fournie est de  1.2 pour le VD soit au total 1. Pr.1 W pour le VG  et 0. le travail global est: ∫ P dV + ε ∫ T dt D’ où la notion de rendement mécanique du cœur: ∫ P dV R= ∫ P dV + ε ∫ T dt 26 . ABDELHAMID BIYI AB: Phase de remplissage: Le ventricule double de volume à pression constante BC: Phase de contraction isovolumétrique: Augmente la pression sans modification de volume. la puissance demandée au cœur peut être multipliée par 6 La mise sous tension des fibres musculaires dépense de l’énergie Le travail de mise sous tension est : ∆W = ε ∫ T dt (loi de Hill) Où ε représente un facteur de proportionnalité qui dépend des performances du myocarde. CD : Phase d'éjection DA: Phase de relâchement isométrique Le muscle se relâche et la pression chute brutalement Dans les conditions normales de repos.

Sa diminution est un bon signe d’altération du muscle cardiaque (diminution du débit cardiaque) 27 . Biophysique II. Pr. Il est égale à : Débit cardiaque= Fc x Ve Fc: fréquence cardiaque Ve: Volume d’éjection. de l’ordre de 3%. Il est possible de la chiffrer par échographie ou par méthode isotopique. Ve= VTD-VTS (volume télédiastolique – volume télésystolique) VTD-VTS FE = VTD FE ou fraction d’éjection ventriculaire varie entre 50 % et 70 % chez l’adulte normal. Peut atteindre 15 % à l’effort. ABDELHAMID BIYI R est très faible. CONTRÔLE BIOPHYSIQUE DU DÉBIT CARDIAQUE A. IV. Rappels de quelques notions importantes : Le débit cardiaque est d’environ 5 L/min en moyenne chez un adule normal.

Leurs débits doivent nécessairement être identiques Les différences ne peuvent être que passagères sous peine de voir un secteur. accumuler du sang et entraîner un effet pathologique (ex. Expérience de STARLING: La circulation impose la mise en série des ventricules droit et gauche. ABDELHAMID BIYI B. qui agissent comme deux pompes séparées. Étude des variations du « Ve » en fonction du « VTD » Commentaire de la courbe :  Première partie: A bas volume télédiastolique. Pr. donc une augmentation du débit du ventricule droit entraîne celle du VG. Starling a montré que le volume d’éjection est relié au volume télédiastolique (voir courbe). La courbe présente un maximum (Vc = volume critique) 28 . Les deux débits doivent donc s’ajuster automatiquement. oedème aigu du poumon). pulmonaire ou grande circulation. Biophysique II. toute augmentation de volume conduit à une augmentation du volume d’éjection.

Les phénomènes qui se produisent au cours de cette pathologie valvulaire peuvent être expliqués également grâce à la loi de Laplace. Biophysique II. Du fait d’une défaillance du plancher valvulaire aortique. Pr. il a toujours du sang qui reflue de l’aorte vers le VG pendant la diastole (relâchement du myocarde). Exemple: l’insuffisance aortique. C’est même le début du phénomène inverse : la décompensation par baisse du Ve quand le VTD augmente. (1/R1 + 1/R2) La même relation peut s’écrire : P R2 =T (1/R1 + 1/R2) 29 . La réponse du muscle cardiaque à cette augmentation de volume télé diastolique passe par les étapes décrites par Starling sur la courbe précédente. A l’intérieur du VG (coté concave) R1 P= T. ABDELHAMID BIYI  Deuxième partie: Une accumulation supplémentaire de sang n’entraîne plus d’augmentation du volume d’éjection.

Pr. en amont un encombrement du sang dans le système veineux de retour. Biophysique II. les rayons de courbure R1 et R2 augmentent. Les diurétiques diminuent la pression dans le secteur vasculaire L’effet des deux médicaments conjugués permet d’améliorer le débit cardiaque. Il s'ensuit. Pour aboutir à ce résultat la paroi ventriculaire doit devenir plus épaisse (plus de masse musculaire) : c’est la phase d’hypertrophie ventriculaire. 30 . En se basant sur la loi de Laplace on comprend les bases du traitement de l’insuffisance cardiaque: Les « médicaments cardiotoniques » (digitaliques) ont pour effet d’augmenter la tension pariétale du VG (augmentent la contractilité). Donc pour assurer une même pression le VG doit assurer une tension plus importante. ABDELHAMID BIYI Si le VG se dilate. en aval une diminution de la vascularisation sanguine et. Si le VG continue à se dilater même l’hypertrophie de la paroi ne suffit pas pour assurer le travail du cœur: C’est L’INSUFFISANCE CARDIAQUE L’insuffisance cardiaque s’installe quand le coeur ne peut plus effectuer correctement son travail de pompe : il n'assure plus le débit sanguin nécessaire au bon fonctionnement des tissus.

1 KPa (entre la tête et les pieds) 31 . Pr. Les variations de pression ne sont alors que de l’ordre de 0. ABDELHAMID BIYI VI. Biophysique II.h2) La loi de Pascal permet de rendre compte des variations de pression à differents niveaux du corps selon la posture de l’individu.8 KPa La pression artérielle doit être toujours mesurée chez un sujet allongé et au repos.3 KPa Au niveau du cœur= 13.3 KPa Au niveau des pieds= 26. CONSÉQUENCE DE LA LOI DE PASCAL SUR LA MESURE DE LA PRESSION ARTÉRIELLE Δp= P2 – P1 = ρg (h1. Au niveau du cerveau= 9.

Nature des membranes 1. Qu’est ce qu’une membrane  Une membrane est un dispositif d’épaisseur « e » qui sépare deux compartiments.Membrane hémiperméable ou semi perméable 32 . Caractéristiques d’une membrane  Mobilité Ui des particules à l’intérieur de la membrane  Coefficient de diffusion Di = UiRT  Perméabilité de la membrane Pi = Di/e (e = épaisseur de la membrane)  NB : Ui. b. Di et Pi = proportionnels  Grande mobilité = Grande diffusivité = Grande perméabilité c. Types de membranes : 1. Définitions et notions fondamentales a. Biophysique II.Membranes vivantes Sont le siège de transferts passifs et / ou actifs Les phénomènes actifs : * Peuvent aboutir à l’amplification d’un phénomène passif * Se font en sens opposé au phénomène passif * Et nécessitent un apport énergétique (ATP) d. ABDELHAMID BIYI INTRODUCTION A L’ETUDE DES MEMBRANES I. 2. Pr.Membranes inertes Sont le siège de transferts passifs selon un gradient de concentration et gradient de potentiel électrique (du niveau le plus élevé vers le niveau le plus bas).

Biophysique II.  Non perméable aux macromolécules 3 . 2 . NB : En général. Les phénomènes élémentaires observables dans les membranes a.Membrane sélective Perméable à un seul type d’ion ou de molécule. Mouvement de convection :  Soient deux compartiments « 1 » et « 2 » ayant la même composition Eau + Glucose à des concentrations égales et séparés par une membrane de dialyse  Le compartiment 1 est soumis à une pression P1 > P2 que subit le compartiment 2 Il se produit un flux ф de solution de 1 vers 2 selon la relation ф = k S (P1. ABDELHAMID BIYI  Perméable au solvant et non perméable aux substances dissoutes. Pr.Membrane de dialyse  Perméables au solvant. les membranes sont perméables à différents types de particules mais avec des perméabilités différentes.  Perméable aux petites molécules et petits ions et.P2) Avec : S = surface de la membrane 33 . II.

Mouvement de diffusion : Pour les solutés La membrane perméable au glucose est placée entre deux compartiments fermés contenant deux solutions de glucose de concentration C1 et C2. Pr.4 e si : coefficient de solubilité du gaz 34 .Di S si (P2 – P1) 22.Di S (C2 – C1) e Di : coefficient de diffusion de la substance « i ». ici le glucose e : épaisseur de la membrane S : surface de la membrane Pour les gaz dissous On applique la même relation sauf que l’expression des concentrations est remplacée par les pressions partielles (P2 et P1) en passant par la loi de Henry pour la dissolution des gaz Ф= . ABDELHAMID BIYI K = un coefficient qui dépend de la nature de la membrane et de son épaisseur b. Biophysique II. A t = 0: C1 > C2 A équilibre C1 = C2  La valeur du flux du glucose ф est donnée par la loi de Fick Ф= .

 Polarisation: Il y a potentiel de membrane quand il y a séparation des charges de signes opposés.  Dépolarisation: il y a moins de charges séparées  Hyperpolarisation: il y a plus de charges séparées. et du fait d’une répartition inégale des charges de part et d’autre de la membrane cellulaire. on parle alors de potentiel d’action PA. Du fait d’un stimulus extérieur. 35 . Pr. on peut assister à des variations de Vm. sans stimulus extérieur s’appelle potentiel de repos PR. DEFINITIONS ET NOTIONS FONDAMENTALES  Potentiels de membrane: A l’état de repos.  Repolarisation: Le potentiel de membrane revient au PR.LES POTENTIELS DE MEMBRANES : 1. la face externe de cette dernière est toujours chargée positivement par rapport à la face interne. La solution du compartiment 2 contient du K Cl à une concentration plus élevée que celle du compartiment 1. ABDELHAMID BIYI LES POTENTIELS DE MEMBRANES I. II. Biophysique II. Cas d’une membrane sélective: Observation : Il s’agit de deux compartiments (1 et 2) séparés par une membrane qui ne laisse passer qu’un seul type d’ion (K+ dans l’exemple qui suit). Cette répartition est à l’origine d’une différence de potentiel membranaire qui sera noté par convention Vm = V int – Vext Cette ddp qui apparaît à l’état de repos.

Normalement des K+ vont iffuser de 2 vers 1.(membrane sélective). le potentiel électrochimique (Ц) milieu lieu 1 est égal à son potentiel dans le milieu 2. ABDELHAMID BIYI On observe l’apparition d’une ddp de part et d’autre de la membrane qui sépare les deux compartiments. qo La ddp entre les deux faces de la membrane est donnée par la relation RT C1 V2-V1= Ln z. Interprétation : le potentiel d’équilibre de Nerst La membrane est perméable aux seuls ions K+. Biophysique II.T Ln C2 + V2 z.. Cette diffusion et retour en sens inverse créent une différence de potentiel potentiel entre les deux faces de la membrane sélective qu’on appelle potentiel d’équilibre. Des ions K+ vont donc devoir retourner au compartiment 2. Or ce diffuser passage viole l’électroneutralité des deux solutions. qo C2 36 .T Ln C1+ V1 z. Pr. mais sans passage de Cl. ddp qui dure tant que dure la différence de concentration entre les deux compartiments. qo = Ц0+ 0+ R. On peut écrire : Ц0+ 0+ R. ( ) de K+ dans le Quand l’équilibre s’établie.

Cas d’une membrane inégalement perméable à différents ions : 1. au niveau de la membrane. Le potentiel de membrane prend le nom de potentiel d’équilibre de Nerst et ne peut avoir lieu qu’au niveau d’une membrane sélective. les concentrations s’égalisent dans les deux compartiments : [Cl-]1 = [Na+]1 = [Cl-]2 = [Na+]2 et la ddp devient nulle. ABDELHAMID BIYI Cette relation prend le nom de loi de Nerst. 37 . l’apparition d’une ddp électrique + - + - + - + - + - + - + - + - Après un certain temps.1 Cas d’un anion et d’un cation de mobilités différentes à l’intérieur de la membrane : Observation :  Les solutions 1 et 2 contiennent toutes deux du NaCl mais les concentrations y sont différentes.  C1> C2  La membrane est perméable aux ions Na+ et Cl.> UNa+ On constate que [Cl-]1 et [Na+]1 diminuent et [Cl-]2 et [Na+]2 augmentent avec. 2. Biophysique II.mais la mobilité membranaire (U) du chlorure est supérieure à celle du sodium UCl. Pr.

Cas de deux cations de mobilités différentes à l’intérieur de la membrane: Si on place de part et d’autre d’une membrane inégalement perméable au K+ et au Na+ deux solutions de K Cl et Na Cl avec Uk+ > UNa+ Les solutions sont placées tel que : [K+1] > [K+2] et [Na+1] < [Na+2] [Cl-]1 = [K+]1+ [Na+]1 et [Cl-] 2= [K+] 2 + [Na+]2 On constate que :  [K+]1 et [Na+]2 diminuent. ABDELHAMID BIYI Interprétation La différence de [C] (donc dpp chimique) entre 1 et 2 entraîne : une diffusion de Na+ et Cl.  D’où la naissance d’une ddp électrique régit par la relation : Attention : Il s’agit d’un potentiel de diffusion qui disparaît quand les concentrations dans les compartiments 1 et 2 deviennent égales. Pr.> U Na+. 1.que de Na+ et se charge négativement.  La solution 2 reçoit plus de CL.2. donc :  La solution 1 perd plus de Cl. Biophysique II. et  [K+] 2 et [Na+]1 augmentent  Avec apparition d’une ddp qu’on appelle potentiel de diffusion  Ce potentiel s’annule quand l’équilibre est atteint  La valeur de ce potentiel est donnée par la relation de Goldman : 38 .que de Na+ et se charge ainsi positivement.de 1 vers 2 Or U Cl.

ABDELHAMID BIYI (Uk+). Une perméabilité membranaire inégale vis-à-vis de certains ions. Enregistrement des PR et PA: Possible grâce à des microélectrodes et un appareil de mesure (galvanomètre) B. Pr.[k+]e + (UNa+).[Na+]e Vi – Ve = RT/qo Ln (Uk+). Les fait expérimentaux: On sait qu’il y a : Une répartition ionique inégale de part et d’autre de la membrane cellulaire. 2.[k+]i + (UNa+).[Na+]i III.Le potentiel de membrane au niveau de la cellule nerveuse : A. Mécanisme du PR: 1. La théorie: BERNSTEIN (1902): Le PR serait égal au potentiel d’équilibre (et régit par la loi de Nerst) 39 . Biophysique II.

Horovicz (1959) a/ Dispositif expérimental : Une cellule est pénétrée par une microélectrode et le PR est mesuré. le PR est enregistrée. Biophysique II. Vérification: Hodgkin. b/ Résultat: 40 . La [K]e est modifiée dans le milieu et à chaque niveau de concentration. ABDELHAMID BIYI 3. Pr.

Biophysique II. Pr. ABDELHAMID BIYI

c/ Interprétation:
Le graphique montre
 Une bonne concordance entre les valeurs mesurées et celles
prédites par le calcul pour les valeurs élevées de [K]e.
 Une concordance imparfaite pour les faibles valeurs de [K]e.
 La cause en est une faible perméabilité aux ions sodium qui
tend à rendre la membrane cellulaire moins « négative » que ce
qui serait attendu.
d/ Conclusion: La loi de Nerst ne peut être utilisée, la membrane de la
cellule nerveuse n’est pas sélective !
e/ Quelle est alors la solution?
Raisonnons sur un modèle de membrane perméable à deux types d’ions
qui diffusent en sens inverse et de perméabilités membranaires
différentes, et essayons de vérifier la validité de la loi de Goldman
f/ Vérification de la loi de Goldman:
Même dispositif expérimental et même procédé que pour l’exploration du
PR, mais ce que l’on sait de plus c’est que la perméabilité UK+ est 100
fois supérieure à UNa+.
Important : Rapport α = UNa+ / UK+ = 0,01
g/ Résultat:

41

Biophysique II. Pr. ABDELHAMID BIYI

h/ Interprétation:
La concordance parfaite entre les valeurs calculées et celles mesurées
permet de dire que la loi de Goldman est vérifiée. Le potentiel de repos
est donc un potentiel de diffusion
(Uk+).[k+]e + (UNa+).[Na+]e
Vi – Ve = RT/qo Ln
(Uk+).[k+]i + (UNa+).[Na+]i
peut s’écrire: (UNa+ est négligeable devant UK+)

(UK+).[K+]e
Vi – Ve = RT/qo Ln (à titre d’approximation)
(UK+).[K+]i
Le Na+ étant principalement extra cellulaire, Vi – Ve est négatif. Sa
valeur est de -70mV.
La répartition ionique inégale de part et d’autre de la membrane cellulaire est la
conséquence d’un transport actif de Na+ et de K+ grâce à ce qu’on appelle LA POMPE
SODIUM POTASSIUM. Son effet est de faire entrer activement le K+ à l’intérieur des
cellules et d’en chasser le Na+.
C. Mécanisme du potentiel d’action:
L’expérience a montré le rôle crucial du Na+ : en son absence, on note
une diminution notable de l’amplitude du PA.
Nous sommes en présence de deux ions chargés positivement. Le
potentiel de membrane semble être gouverné par leur perméabilité
relative : Uk+ élevée au repos et UNa+ dépasse de très loin le niveau de
la première au moment de l’excitation. La relation :
(Uk+).[k+]e + (UNa+).[Na+]e
Vi – Ve = RT/qo Ln
(Uk+).[k+]i + (UNa+).[Na+]i

42

Biophysique II. Pr. ABDELHAMID BIYI

peut s’écrire: (Uk+ est négligeable devant UNa+)

(UNa+).[Na+]e
Vi – Ve = RT/qo Ln
(UNa+).[Na+]i
Le Na+ étant principalement extra cellulaire, Vi – Ve tend à devenir
positif jusqu’à un maximum de + 30 mV. Après, il se produit ce qu’on
appelle l’inactivation sodique: retour de la perméabilité membranaire au
Na+ au niveau de référence: c’est la phase de repolarisation (et retours
du potentiel de membrane au niveau du PR).
D. Propagation du PA:
Il se produit un déplacement des charges entre la partie excitée et la
partie au repos.
Ce déplacement provoque une augmentation du potentiel de membrane:
c’est la dépolarisation initiale qui engendre l’ouverture des canaux à Na+
elle-même responsable du PA. Il y a ainsi déplacement de proche en
proche.
Attention: la propagation se fait dans un seul sens: les canaux à Na+
restent inexcitables durant une brève période réfractaire.
Dans les fibres myélinisées:

Les ions ne peuvent se déplacer à travers la gaine de myéline (isolant).
Les courants ne peuvent se produire qu’au niveau des noeuds de
Ranvier.
C’est une propagation en saut (dite saltatoire) et donc plus rapide.

43

Membrane hémiperméable ou semi perméable  Perméable au solvant et non perméable aux substances dissoutes.Membrane sélective Perméable à un seul type d’ion ou de molécule. NB : En général. II. Types de membranes : 1. une solution aqueuse liquide d’osmolarité C et l’autre (2) de l’eau pure.  Non perméable aux macromolécules 3 . 2 . Dispositif expérimental : Si Une membrane hémiperméable sépare 2 compartiments contenant : l’un (1).Membrane de dialyse  Perméables au solvant. ABDELHAMID BIYI LES PHENOMENES OSMOTIQUES I.  Perméable aux petites molécules et petits ions et. les membranes sont perméables à différents types de particules mais avec des perméabilités différentes. Qu’est ce qu’une membrane  Une membrane est un dispositif d’épaisseur « e » qui sépare deux compartiments. b. b. 44 . L’osmose a. Rappels : a. Pr. Biophysique II. Définition : L’osmose : correspond au déplacement d’un volume de solvant pur vers une solution à travers une membrane hémiperméable.

Pr. plus élevé dans la solution (2) que dans la solution (1) c. D’une façon plus générale. Ce flux résulte simplement d'un effet de diffusion (régit par la loi de Fick) qui a pour origine la différence de concentrations entre les deux compartiments. Son expression est donnée par la loi de VANT HOFF : Π=RTC C = osmolarité de la solution T = température absolue (en degré Kelvin) 45 . ABDELHAMID BIYI cette dernière (l’eau) migrera vers le compartiment (1) plus concentrée en molécules de soluté. Biophysique II. Pression osmotique : La pression osmotique se définit comme la pression minimum qu’il faut exercer pour empêcher le passage d’un solvant d’une solution moins concentrée à une solution plus concentrée au travers d’une membrane semi-perméable (membrane hémiperméable). l'osmose correspond à un flux de solvant d'une solution diluée vers une solution concentrée et tend à égaliser les concentrations de part et d'autre de la membrane. Le flux dépend du gradient de potentiel chimique du solvant.

R. V = n.perméable rebondissent sur cette dernière en exerçant une certaine pression stable dans le temps. Analogie entre diffusion en phase gazeuse et diffusion en phase liquide. les solutés ne parvenant pas à traverser la membrane semi. l’un contenant l’eau pure et l’autre de l’eau et des solutés. Dans une enceinte à deux compartiments séparés par une membrane semi-perméable. Par agitation thermique. T Avec n = nombre de moles V = Volume de la solution n/V = osmolarité C du soluté qui ne peut pas traverser la membrane 46 . Biophysique II. T Par analogie. Pr. la pression exercée par les molécules du gaz sur la paroi de l’enceinte est donnée par l’équation d’état des gaz parfaits : P. Pour les gaz parfais. les molécules d’un gaz parfait placé dans une enceinte fermée exercent une pression sur la paroi de l’enceinte et rebondissent sur la face interne de cette paroi. la pression osmotique Π de la solution est : n/V. ABDELHAMID BIYI R = constante des gaz parfaits La pression Π a la même valeur partout et se mesure grâce à un osmomètre à membrane d. R.

T.ΔC f. montre que cette dernière n’est plus une droite mais plutôt une équation d’ type : f (C) = aC + bC2 + dC3 Dans cette équation :  Le terme C3 est négligeable à faible concentration  Le terme C2 est du pour les macromolécules non dissociées uniquement au volume exclu v 47 . Cas de 2 solutés : Pression osmotique due à deux solutions 1 et 2 de différentes concentrations (C1>C2) situées de part et d'autre d'une membrane hémiperméable : ΔП=R. ABDELHAMID BIYI e. Pression osmotique des solutions de macromolécules non dissociées Si maintenant le milieu (2) contient des macromolécules électriquement neutres (des protéines par exemple). Pr. la pression osmotique mesurée est un peu supérieure à celle prédite par la loi de VANT HOFF. Biophysique II. La courbe représentative de Π en fonction de l’osmolarité C en macromolécules.

ABDELHAMID BIYI La pression osmotique due aux macromolécules de concentrations faibles est donnée par la relation : Π = RTC + RT V C2 g. La pression osmotique mesurée est supérieure à celle prédite par la loi de VANT HOFF et un peu supérieure celle due aux macromolécules neutres. Explication: Les macro ions chargés ne peuvent traverser la membrane de dialyse. Cette nouvelle « forme de pression prend de nom de pression oncotique (la pression oncotique du plasma est essentiellement due à l’albumine. Les milieux (1) et (2) contiennent des ions diffusibles. les petits ions le peuvent. Ceci est responsable de l’excès de pression osmotique. Dispositif expérimental: Maintenant le milieu (2) contient des macromolécules chargées (des macro ions) non diffusibles. Pr. Biophysique II. Du fait de leurs charges électriques. la rétention d’ions dans le milieu (2) perturbe la répartition des charges dans les deux compartiments et fait 48 . en revanche. Pression osmotique des solutions de macromolécules dissociées (ou macro ions) : Phénomène de Donnan. ces macro ions retiennent dans le milieu (2) des ions qui normalement devraient diffuser (à cause d’une différence d’osmolarité) au milieu (1). Par ailleurs. Une hypoalbuminémie diminue cette pression).

49 . A ce déplacement correspond donc un travail que l’on peut facilement calculer grâce à la relation : ΔE= n. Si le volume urinaire est de 1 L (n= 600mmol). (Les urines sont très concentrées quand on a soif et vice et versa) Ce travail de concentration (ou de dilution) peut être chiffré à partir de la relation ΔE= n. Travail osmotique : L’osmose correspond au déplacement d’un volume de solvant vers une solution à travers une membrane hémiperméable.T. R. Pr. ABDELHAMID BIYI apparaître une ddp électrique de part et d’autre de la membrane qu’on appelle Potentiel de Donnan. Le volume de l’urine définitive dépend ainsi des besoins de l’organisme en eau et bien sur des apports de cette dernière.T. III. la température celle du corps. Biophysique II. Ln (C2 / C1) (Déjà démontrée au chapitre: Facteurs de déplacement de la matière) Intérêt: Travail du rein L’une des fonctions du rein est de concentrer les urines produites en abondance (urine primitive) avant de les éliminer dans les voies excrétrices. Ln (C2 / C1) A partir du plasma dont l’osmolarité est C1 = 300 mmol/l. R. le rein produit des urines d’osmolarité C2 = 600 mmol/l. le travail de concentration 1066 J.

b. Leur volume diminue. Ils peuvent ainsi gonfler jusqu’à l’éclatement (ceci devient reconnaissable par un virement au rouge de la solution si l’osmolarité est < 160 mmol/l). les dits GR sont prélevés et observés au microscope. Biophysique II. Après un certain moment. Etude de la résistance globulaire au « choc hypotonique » : a. c) <310 mmol/l : Le volume des GR augmente (turgescence). ABDELHAMID BIYI IV. Résultat : Si l’osmolarité de la solution NaCl est : a) =310 mmol/l (celle du plasma) : la forme des GR ne sera pas modifiée b) >310 mmol/l : il y a déshydratation des GR. Pr. Dispositif expérimental : Des GR débarrassés du plasma sont placés dans des solutions de NaCl de concentrations différentes. Crénelé normal Gonflé Lysé Concentration ionique de l’espace Hypertonique Isotonique Hypotonique Très hypotonique extracellulaire 50 .

la solution est dite hypertonique. Les membranes de ces derniers peuvent être assimilées à des membranes dialysantes séparant le sang du milieu interstitiel. Si C < 310mmol/l : le flux d’eau s’inverse : elle aura tendance à pénétrer dans les GR qui augmentent de volume : phénomène de turgescence. En (a). ABDELHAMID BIYI c. Si la concentration de la solution de NaCl est C > 310mmol/l : l’eau quitte les GR qui diminuent de volume : phénomène de plasmolyse. responsable d’anémie hémolytique. Pr. Interprétation La membrane du GR peut être assimilée à une membrane semi- perméable. la solution est dite isotonique. des GR du patient sont placés dans des solutions de concentrations (osmolarités) décroissantes : Si l’osmolarité de la solution est entre 160 et 310 mmol/l : augmentation du volume globulaire (la membrane globulaire résiste normalement au choc hypotonique) Si l’osmolarité de la solution < 160mmol/l : il y a hémolyse des GR (ce qui est toujours normal) Parfois. Conséquences pratiques : Mesure de la résistance globulaire Certaines maladies des GR sont dues à une fragilité de la paroi de ces derniers entraînant leur éclatement. d. Biophysique II. En (c). on trouve des protéines responsables d’une pression oncotique qui 51 . Dans le plasma. En (b). la solution est dite hypotonique. Le phénomène de Starling : Le sang circule des artérioles aux veinules par l’intermédiaire des capillaires. l’hémolyse se produit à partir d’une osmolarité ≤ 270 mmol/l témoignant d’une fragilité globulaire. V. Pour en poser le diagnostic.

Pi la pression interstitielle. 52 . A ce flux s’oppose un autre mouvement de molécules en sens inverse du fait de l’existence d’une pression dite hydrostatique qui est « communiquée au sang par les contractions cardiaques » Soient Pa et Pv les pressions hydrostatiques à l’entrée et à la sortie des capillaires (voir schéma). le flux entrant est égal au flux sortant : il n’y a pas d’accumulation d’eau dans l’un ou l’autre compartiment. Dans les conditions normales. l’eau et les micromolécules (les déchets en particulier) sortent vers le capillaire sous la résultante Δ π.  Flux sortant Φ = K S ([Pa – Pi] – [πc . Δ Pa = Pa – Pi = 40 mm Hg Δ Pv = Pv – Pi = 10 mm Hg πc = 28 mm Hg π i = 3 mm Hg Δ π = πc .π i = 25 mm Hg (NB: toutes les valeurs sus indiquées sont variables). ABDELHAMID BIYI a tendance à rappeler l’eau et les micromolécules de l’extérieur du vaisseau vers l’intérieur (le rôle de cette pression oncotique est de garder un volume sanguin (ou volémie) constant). πc la pression oncotique dans le capillaire et π i la pression oncotique dans le secteur interstitiel. Pr.Δ Pv. Biophysique II. l’eau et les micromolécules (les nutriments en particulier) sortent vers le milieu interstitiel sous la résultante Δ Pa – Δ π. A l’entrée du capillaire.π i])  Flux entrant Φ = K S ([Pv – Pi] – [πc . A la sortie du capillaire. Il se forme alors des oedèmes ce ci peut se produire en cas d’hypo protidémie).π i]) Si le flux de liquide sortant (du vaisseau) dépasse le flux entrant. il y a accumulation d’eau dans le secteur interstitiel.

ABDELHAMID BIYI Dans le cas contraire (quand le flux de liquide qui sort du capillaire est inférieur au flux entrant) on parle de déshydratation. Pr. ΔPa ΔΠ ΔΠ 53 . Biophysique II.

Formes de transport de l'oxygène dans le sang 1. Contenu en O2: (à lire seulement) C'est le volume d'O2 effectivement contenu dans 100 mL de sang. Biophysique II. 1g d’HB peut transporter 1.  Méthémoglobine (à cause du Fe+++) Pouvoir oxyphorique: (à lire seulement) C’est le volume d'O2 que peut lier au plus chaque gramme d'hémoglobine. Comme la consommation d'O2 au repos est d'environ 300 mL/min. 1 g d'hémoglobine lie (1 / 64 500) x (22400 x 4) ml d'O2. Puisque 1 mole d'hémoglobine (64 500g) lie à saturation 4 moles d'O2 ( 4 x 22 400 ml). soit 1.39 ml d’O2 III. soit 20. La forme dissoute: 10% de CO2 du sang veineux. Oxygène dissous: [O2] dissous dans le sang est proportionnelle à la pression partielle d'O2 et au coefficient de solubilité d'O2 (0.8 ml d'O2. La concentration d'O2 dissous dans le sang artériel est donc environ 0. Pr.003 mL d'O2 / 100 mL de sang / mm Hg). Propriétés de l’hémoglobine et pression partielle d’O2 Les formes d’hémoglobine: Certaines formes d’HB ne peuvent transporter de L’O2:  Hb Fœtale  Carboxyhémoglobine (liaison au CO). Introduction : Son étude revêt une importance particulière du moment que :  Le lieu d’épuration du CO2 et d’approvisionnement en O2 est le même : les poumons  Les lieux de consommation de l’O2 et de production du CO2: « sont loins des poumons » II. 54 . Oxygène lié a l'hémoglobine. le débit sanguin devrait être égal à 100 L/min pour faire face à cette demande! 2. Ce pouvoir oxyphorique est diminué chez les fumeurs parce que la liaison du CO à l'hémoglobine limite sa capacité de transporter l'O2. Les facteurs de transport 1.39 ml. La forme combinée: Dans le plasma: aux protéines et aux molécules d’eau (carbamates et bicarbonates respectivement) Dans les GR: aux molécules d’eau et d’hémoglobine.39 mL. ABDELHAMID BIYI TRANSPORT DES GAZ DANS LE SANG I. Capacité en O2: (à lire seulement) C'est le volume d'O2 que peut lier au plus un volume de 100 mL de sang. L’oxygène: A. Les 15 g d'hémoglobine contenus dans 100 ml de sang lient 15 x 1. Formes de transport du CO2 dans le sang 1. IV. HB molécule tétramérique.3 ml d'O2 par 100 ml de sang puisque la PaO2 est proche de 100 mmHg. Rôle important dans les échanges 2.

Pour une Pv. En cas d'anémie. 2-3 DPG: 2-3 diphosphoglycerate Si augmentation de 2-3 DPG dans les GR. Donc quand le sang est froid. Pour une PaO2 de 100 mm Hg. la saturation est d'environ 97. la saturation est d'environ 75%. l’affinité pour l’oxygène diminue. déviation à droite de la courbe de saturation et vice et versa. la concentration d'hémoglobine diminue. Pression de demi-saturation en O2: C'est la PO2 qui correspond à une saturation de 50% (P50). déviation à droite de la courbe de saturation et vice et versa. pH ou effet Bohr: Si chute de pH par augmentation de PCO2 (par exemple). la saturation n'est pas modifiée puisque capacité et contenu en O2 diminuent de la même façon. Elle est dans des conditions standard d'environ 27 mmHg. et le contenu en O2 diminue bien que la PaO2 soit normale. (Effet Bohr) Donc quand le sang est acide. Température: Si chute de T. Saturation en O2: (important) C'est le rapport entre le contenu en O2 et la capacité en O2. Biophysique II. Sa valeur augmente lorsque l'affinité de l'hémoglobine pour l'O2 diminue (déplacement à droite de la courbe de dissociation de l'oxyhémoglobine) B. il transporte plus d’oxygène. 55 . PCO2. C. Pr. Conséquence: Cela facilite la captation de l’O2 dans les poumons et son largage aux tissus.5%. ABDELHAMID BIYI En cas d'anémie. D. déviation à gauche de la courbe de saturation et vice et versa.O2 de 40 mm Hg.

Interaction des différents facteurs de transport et conséquences: c 1. le sens du transport est inversé mais les mêmes mécanismes sont impliqués pour sa libération au niveau des poumons. Une augmentation de la T. E. Température: La diminution de la T diminue l’affinité l’ de Hb vis-à-vis du CO2. F. Fin du chapitre.pH 2. c. l’affinité de l’HB diminue et vice et versa (Effet HALDANE). La PCO2 : Si PCO2 augmente. d. La concentration des protéines plasmatiques: Si hypo protidémie. Une forte teneur en CO2 produits par les métabolismes et. Une diminution du pH. Biophysique II. Pr. B. D. La PO2 : Si PO2 augmente. la quantité de transportée augmente. b. 2-3 DPG: 2-3 3 diphosphoglycerate Si augmentation de 2-3 3 DPG dans les GR on assiste à une diminution de la quantité de CO2 transportée (phénomène de compétition). il en renferme 15 ml 5ml ont été libérés en raison de: a. ABDELHAMID BIYI 2. Cela favorise la liaison du CO2 dans les tissus et son rejet par les poumons.. La différence de pression partielle entre les poumons et les tissus. Le pH : L’alcalinisation diminue la quantité transportée. 56 . C. A la sortie des poumons le sang artériel contient 20 ml d’O2 Au niveau des tissus. V. la quantité de CO2 transportée diminue. Le dioxyde de carbone: carbone A. Pour le CO2.

Pr. Le pouvoir tampon: C’est le nombre de mole d’ion H+ qu’il faut ajouter ou enlever à un litre de solution pour pou que son pH varie d’une unité.Log[H+] = . il doit être maintenu une valeur stable: pH= 7.Log [X-] [X-] pH = pKa + Log [XH] C’est l’équation d’Henderson-Hasselbach d’Henderson B. Les enzymes cellulaires fonctionnent à un pH bien déterminé et toute modification de ce dernier perturberait le métabolisme cellulaire.42 : Alcalose Si pH < 7. Introduction et notions fondamentales L’équilibre acido-basique. Systèmes tampons: Définition : Système physico-chimique physico capable d’amortirrtir les variations de pH provoquées par un apport ou un départ d’ions H+. Ce système est fait d’un mélange d’un acide et de sa base conjuguée. ou homéostasie du pH. basique. Biophysique II. Ce système doit être capable:  De libérer des ions H+ en cas de manque de ceux-ci ceux  De capter des ions H+ en cas d’excès. 57 . pH = .40 ± 0. Nous utiliseront seront comme valeur de référence le pH du sang artériel Dans ce dernier.02 Le maintient de l’équilibre acido-basique acido basique malgré les agressions acides ou bien basiques représentées par les apports alimentaires alimentaires et les déchets du métabolisme cellulaire et assuré grâce aux systèmes tampons et à l’intervention des poumons et des reins. Le pH (potentiel hydrogène) d’une solution reflète la mesure de sa concentration en ions H+. mais il est difficile à explorer. est une des fonctions essentielles de l’organisme.38 : Acidose A. ABDELHAMID BIYI L’EQUILIBRE ACIDO ACIDO-BASIQUE I.Log k .log [H+] Le pH à sauvegarder est celui intracellulaire. con [X-] x [H+] k= [XH] [XH] . Si pH > 7.

ABDELHAMID BIYI NB: un système tampon est d’autant plus efficace que son pKa est proche du pH à protéger. Biophysique II. 58 .4 mmol / unité de pH.  Bonne topographie: intérieur du GR ou se trouve l’anhydrase carbonique. Intervention des systèmes tampons C’est la première ligne de défense de l’organisme l’organism 1. Les protéines du plasma:  Contiennent de l’histidine dont le pKa est voisin de celui du plasma  [Protéines]= 75 g/L. il devrait y a voir autant d’ion H+ que HCO 3. Cl b) Les tampons extracellulaires: Ce sont les bicarbonates produits par le métabolisme du CO2 qui constituent le système tampon ex extra tra cellulaire le plus important de l’organisme.  Selon la réaction chimique précédente. les ions phosphates (HPO42-)) et l’hémoglobine. a. HCO3 [HCO3. Pr. Constatation expérimentale : Pouvoir tampon total du sang:  Sang total: 21.  Les HCO3.00004 mEq/L.6 mmol / unité de pH  Plasma: 5. Les systèmes tampons de l’organisme: on peut les classer en tampons intracellulaires et extracellulaires a) Les tampons intracellulaires: Ce sont surtout les protéines. L’ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE BASIQUE ET SA RÉGULATION A.ou bicarbonates] ≈ 24 mEq/L dans le plasma [H+] = 0. mais seule l’albumine a un effet non négligeable. NB : Cette dernière réaction se produit sous l’effet de l’anhydrase l’anhydrase carbonique c. Cette différence le rôle majeur joué par les tampons se trouvant à l’intérieur des cellules sanguines notamment l’hémoglobine oglobine des globules rouges 2.  Elle contribue à elle seule à environ 30 % de l’effet tampon total. b. L’hémoglobine du GR Rôle important car :  Forte orte concentration: 15 g/ 100 ml  Beaucoup d’histidine. Le couple CO2 / HCO3- Il s’agit d’un système tampon ouvert dont le pouvoir tampon augmente de façon linéaire avec la concentration des ions HCO3-. Le tamponnement tamponnement des ions H+ par l’hémoglobine libère dans le globule rouge un ion HCO3- HCO3 qui va gagner le plasma (échangé avec un Cl-).plasmatiques sont ainsi disponibles pour tamponner les excès d’ions H+ d’origine métabolique. II.!!!  C’est la fixation des ions H+ par l’hémoglobine qui explique cette différence.

l’acide carbonique. augmentation (faible) de cette excrétion. Une légère augmentation du pH par baisse de concentration des H+ conduirait donc à une hypoventilation. Lors d’une Hyperventilation (augmentation de la ventilation ventilation alvéolaire). Intervention des poumons et des reins 1. ABDELHAMID BIYI a= 0. Pr.  Ce système est ouvert grâce aux poumons et aux reins. renseigné sur l’état du pH grâce aux chémorécepteurs (voir plus loin) 2.40 ± 0. mais cette hypoventilation est stoppée par l’hypoxie l’hypoxi quelle engendre.03 mol. les ions H+ et augmentant donc le pH. rétention du CO2. IV. B. mmHg-11 si PCO2 en mmHg a= 0. L-1.23 mol. Biophysique II. B/ Élimination (sécrétion) des H+ Au niveau du tube contourné distal: chaque jour. b) NH4+ (origine hépatique): En cas d'acidose.40 !!! car :  Sa concentration est sujette à des modifications pouvant être considérables selon les besoins de l’organisme. 60 mmol de H+ éliminé sous 2 formes : a) H2 PO4 (origine osseuse): En cas d'acidose. Le rôle des reins: NB: C’est un processus lent A/ Elimination (sécrétion) et Réabsorption des bicarbonates 4300 mmol/jour de bicarbonates sont filtrés (30 fois la quantité quantité contenue dans le sang). donc du CO2 dissous avec une augmentation des ions H+ dans le sang. Les déséquilibres acido-basiques basiques pH normal = 7. KPa-11 si PCO2 en KPa C’est un Bon système tampon même si son pKa est loin de 7. et ainsi à une ré-augmentation ré augmentation des ions H+. le sujet élimine plus de CO2 diminuant ainsi la PaCO2.02 59 . cette excrétion peut être multipliée par 10 Ces processus se déroulent au niveau des reins ou se trouvent l’anhydrase carbonique des cellules tubulaires. la quasi-totalité totalité étant réabsorbée au niveau du tube contourné proximal. L-1. La fréquence respiratoire est contrôlée par le système système nerveux. Le rôle des poumons : ils intervi interviennent ennent plus précocement par rapport aux reins : Toute modification de la ventilation va modifier l’équilibre acido-basique acido Ainsi une Hypoventilation ventilation (baisse de la ventilation alvéolaire) conduit à une augmentation de la PaCO2.

Régulation rénale: . PaCO2 baisse et pH augmente . .38 : Acidose  Si la perturbation initiale résulte d’une variation de la PaCO2. Mode d’action des organes impliqués dans la régulation 1. Régulation pulmonaire: Rôle des chémorécepteurs centraux et périphériques : modulation de la fréquence respiratoire .  Un trouble métabolique (acidose ou bien alcalose) est généralement compensé par un processus respiratoire et. Pr.  Si la perturbation initiale résulte d’une variation de [HCO3-].42 : Alcalose pH < 7. 60 . .Élimination (sécrétion) des H+ d’acidose respiratoire.Elimination (sécrétion) des bicarbonates en cas d’alcalose respiratoire. le trouble est dit métabolique. le trouble est dit respiratoire.ALCALOSE: hypoventilation alvéolaire. Biophysique II.  On peut ainsi décrire différentes situations selon les cas : . ABDELHAMID BIYI pH > 7. PaCO2 augmente et pH baisse 2.  Un trouble respiratoire (acidose ou bien alcalose) est généralement compensé par un processus métabolique et.ACIDOSE: stimulation de la ventilation alvéolaire.Réabsorption des bicarbonates en cas d’acidose respiratoire. <21 21 à 29 >29 HCO3 mmol / L mmol/L mmol / L PaCO2 > 44 Combinaison acidose Acidose Alcalose mm Hg métabolique et Respiratoire métabolique respiratoire compensée par une acidose respiratoire et vice et versa 34 à 44 Acidose État Alcalose métabolique mmHg Métabolique Normal < 34 Acidose Alcalose respiratoire Combinaison mm Hg métabolique alcalose métabolique compensée par une et respiratoire alcalose respiratoire et vice et versa V.  Une combinaison des deux c’est-à-dire troubles métabolique et respiratoire est possible.

Pr. Biophysique II. ABDELHAMID BIYI 1 2 61 .

La vision est l’une de ces fonctions qui permet à un observateur de transformer un signal lumineux en une sensation interprétable par le cerveau. ABDELHAMID BIYI LA VISION DES COULEURS I. INTRODUCTION : Les fonctions sensorielles réalisent l’interface entre notre environnement et la représentation cérébrale que nous en avons. LA CHAINE DE MESURE SENSORIELLE Une fonction sensorielle peut être systématisée sous la forme d’une chaîne de mesure spécialement dévolue au recueil. II. Pr. à la transformation et à l’analyse d’une forme spécialisée d’énergie Cette chaîne permet de passer du signal dont les caractéristiques pertinentes seront appelées « message physique » à une sensation : le message sensoriel. 62 . Ce chapitre traite des relations existant entre les caractéristiques du flux de photons (quantité et qualité) et les sensations lumineuses colorées qui en résultent. Biophysique II.

En deçà de 700 nm. Généralités sur le système Luminance. . de 380 nm. L’œil est sensible aux radiations lumineuses dont la longueur d’onde est comprise entre 380 et 700 nm. IV. Biophysique II. L’IMAGE LUMINEUSE : Une image est une représentation en deux dimensions d’une grandeur physique mesurée point par point selon un plan dit plan d’incidence.bleu. Pr. On peut l’exprimer dans deux systèmes équivalents : . c’est le domaine des infrarouges. A.Rouge – vert . V.saturation. LE MESSAGE SENSORIEL DE LA VISION : Toute sensation lumineuse peut être entièrement caractérisée par trois variables et trois seulement.Teinte. Cette propriété est appelée trivariance visuelle.Luminance – teinte. c’est le domaine des ultraviolets.saturation La luminance : est la sensation qui permet à un sujet d’indiquer l’intensité de la lumière perçue. ABDELHAMID BIYI III. Ici la grandeur physique est la lumière et les mesures concerneront « la quantité » de celle-ci et les « couleurs » des différentes émissions. LE SIGNAL PHYSIQUE DE LA VISION Il est constitué de lumière visible en provenance de points précis. En dessous. 63 .

Pr. c’est le cas de la lumière du jour. sa saturation est forte. créée selon les longueurs d’ondes. la couleur paraît plus « pure ». la saturation est faible. Lorsque toutes les longueurs d’onde sont présentes dans une lumière visible (c’est-à- dire toutes les longueurs d’onde comprises entre 380 et 700 nm) en proportions adéquates. la couleur paraît « délavée » et si elle domine le mélange. La proportion entre la longueur d’onde donnant la tonalité et les autres longueurs d’onde du mélange. la sensation résultante est appelée blanche . Il consiste à lier un mot qui caractérise la tonalité à la sensation. elle donne sa tonalité à la sensation résultante. Si la proportion des émissions correspondant à une couleur est relativement faible. L = Lx + Lw La saturation est alors mesurée par le facteur de pureté : Lx Lx P= L Lx + Lw 64 . La saturation : permet à un observateur d’indiquer le pourcentage de lumière blanche qui « délave » une teinte donnée. Biophysique II. correspond à une sensation de saturation. dans ce mélange aboutissant à une lumière blanche. une longueur d’onde est présente en proportion plus importante. Si. ABDELHAMID BIYI Elle se chiffre en Candela (intensité lumineuse correspondant à celle d’une bougie) ou en Nit (un candela = 10 nit) La teinte : ou tonalité : sensation qui permet à un sujet d’indiquer la couleur de la lumière perçue (différencier entre le rouge et le vert par exemple) La dénomination des couleurs est le fruit d’un apprentissage culturel. Toute sensation lumineuse de luminance L peut ainsi être définit par la superposition d’une quantité donnée Lx d’une lumière de longueur d’onde x et d’une quantité donnée Lw de lumière blanche.

Première expérience : La plage lumineuse est large. On trace les variations du seuil absolu en fonction du temps écoulé depuis la mise à l’obscurité. Après. ABDELHAMID BIYI B. séparant deux courbes décroissantes (graphique n°1). et sur la rétine périphérique dans un 65 . Son image se trouve sur la fovéa dans un premier temps de l’expérience. on constate une perte plus ou moins prolongée de la sensibilité de l’œil. on lui fait observer une plage lumineuse dont on fait varier l’intensité et la surface. Pr. Etude expérimentale : Dans un premier temps. Ce seuil dépend bien sûr de la luminance de la source qui excitait l’œil auparavant. ADAPTATION AU NIVEAU DE LUMINANCE Si on change les conditions d’éclairage (d’une salle très éclairée on passe à une salle sombre). L U M I N A N C E Temps Graphique n°1 : Adaptation à l’obscurité avec une plage lumineuse large Deuxième expérience : La plage lumineuse est très étroite. Biophysique II. on expose l’œil pendant un temps suffisant à une forte luminance (≈10 000 nits). La courbe obtenue présente une cassure importante. On appelle seuil absolu : La plus petite luminance susceptible d’être perçue par l’œil.

QUANTIFICATION DE LUMINANCE : Constatations : La sensation de luminance est liée à l’intensité (I) de la source de lumière perçue. On obtient deux courbes distinctes ne présentant pas de cassure (graphique n°2). les deux sources vont entraîner la même sensation de luminance. Dans une ambiance peut éclairée. Ce phénomène s’appelle Effet Purkinje. L’hypothèse la plus vraisemblable est que ces courbes correspondent à deux types de récepteurs rétiniens. ABDELHAMID BIYI deuxième temps. Pr. Si la longueur d’onde λ est la même (pour les deux sources). il s’agit d’une source bleue et d’une autre rouge. 66 . elle entraîne la même sensation de luminance. l’observateur percevra la source bleue avec une luminance plus forte que celle rouge. Considérons deux sources lumineuses de même I. C. toutes deux ayant la même intensité. L U M I N A N Rétine centrale C E Rétine périphérique Temps Graphique n°2 : Adaptation à l’obscurité avec une plage lumineuse étroite éclairant deux endroits différents de la rétine. En lumière du jour. Les uns se trouvent au niveau de la rétine centrale et ont un seuil d’excitation assez élevé. Biophysique II. Maintenant. Les autres siègent préférentiellement au niveau de la rétine périphérique et ont un seuil relativement plus bas.

diurne). D. elle entraînerait une sensation lumineuse de luminance L. qui ne correspond en fait à aucune couleur. On trace ainsi selon le niveau de luminance les courbes d’efficacité lumineuse : En lumière du jour (ou vision photopique. Ces expériences renforcent l’hypothèse de l’existence de deux types de récepteurs rétiniens. la sensibilité est maximale à 555 nm qui correspond à la couleur bleu-vert. Les seconds le permettent mais. On appelle le rapport Iλ / Iφ : coefficient d’efficacité lumineuse. elle l’est à 507 nm. Dans ces conditions. Déterminons par l’expérience l’intensité Iφ d’une source de longueur d’onde λφ et qui peut entraîner la même sensation de luminance et déterminons le rapport Iλ / Iφ . vu leur seuil élevé. Il est compris entre 0 et 1. Pr. Les premiers à seuil bas. Biophysique II. ABDELHAMID BIYI Etude expérimentale: Considérons une source colorée monochromatique de longueur d’onde λ et d’intensité Iλ. les couleurs ont tendance à virer vers le noir et le gris. LES RECEPTEURS RETINIENS : 67 . En vision scotopique (vision de nuit). ne permettent pas de vision colorée. ils ont besoin d’une « quantité de lumière » adéquate pour être excités.

Les bâtonnets sont des cellules très sensibles qui permettent de voir dans des conditions de faible luminosité. ce qui provoque la séparation de la scotopsine et du rétinal . le rétinal. Biophysique II.donc la décoloration de la rhodopsine . la scotopsine. molécule synthétisée à partir d'une protéine. par exemple la nuit. dérivé de la provitamine A (= molécule provenant de l'alimentation et maturée en vitamine A. La carence en provitamine A peut donc mener à une diminution considérable de la vision nocturne. En absence de lumière. Pr. mais permettant la vision 68 . et d'un caroténoïde. nécessitant la clarté du jour pour être excitées. mais qui ne rendent possible qu'une vision achromatique (« a » privatif et du grec "khroma" = "couleur"). Les bâtonnets : Très nombreux surtout à la périphérie de la rétine. Le pigment sensible des bâtonnets est la rhodopsine. Lorsqu'un photon arrive sur un bâtonnet.et engendre une réaction biochimique à la base d'un influx nerveux transmis au cerveau. mais si la lumière intense demeure. la rhodopsine reste décolorée et les bâtonnets restent insensibles. ABDELHAMID BIYI L’étude microscopique a effectivement mis en évidence deux types de récepteurs : les cônes et les bâtonnets. dans le foie). La sensibilité aux faibles lumières ne s'acquiert donc qu'après un certain temps d'adaptation. pour d'autres fonctions. la scotopsine et le rétinal reforment un complexe photosensible. appelée héméralopie. la molécule de rétinal change de forme. plus long quand on vient d'un lieu très lumineux. Les cônes : En nombre élevé au niveau de la rétine centrale. c'est-à-dire une vision en noir et blanc. ce sont des cellules relativement peu sensibles.

soit du violet au rouge. le rétinal et d'une protéine. la photopsine ou iodopsine. Pr. NB : le rétinal est le même pour les cônes et les bâtonnets. NOTION DE COULEUR : 69 . c'est-à-dire la perception des couleurs. abusivement appelés cônes rouges. mais sont aussi très sensibles au rouge. dont la composition en acides aminés diffère légèrement selon la sensibilité du pigment:  Les cônes "S" (pour "Short Wavelenght" ou "courte longueur d'onde") ou cônes bleus contiennent majoritairement un pigment sensible au bleu-violet et présentent une réaction maximale autour de 420 nanomètres.  Les cônes "M" (pour "Medium Wavelenght" ou "moyenne longueur d'onde") ou cônes verts contiennent majoritairement un pigment sensible au vert et présentent une réaction maximale autour de 534 nanomètres. contiennent majoritairement un pigment sensible au jaune et présentent une réaction maximale autour de 564 nanomètres. Ces molécules sont synthétisées à partir d'un caroténoïde. Biophysique II. ABDELHAMID BIYI chromatique. Il existe chez l'Homme trois types de cônes incluant des pigments ou photopsines sensibles à des couleurs différentes. E.  Les cônes "L" (pour "Long Wavelenght" ou "grande longueur d'onde"). Les cônes humains permettent de capter les longueurs d'ondes lumineuses comprises entre 380 et 700 nm.

d’absorption et de diffusion. Il existe 7 couleurs fondamentales dans le spectre de lumière visible. • La couleur d’un objet dépend de la composition de la lumière qui l’éclaire et de ses propriétés de réflexion. 70 . a. On appelle couleur complémentaire la couleur opposée à une autre sur le cercle chromatique. Biophysique II. ABDELHAMID BIYI • La sensation de « couleur » est l’interprétation consciente de l’interaction entre la lumière visible et les photorécepteurs visuels.  Marron : rouge + noir.  Couleurs « incolores » : sont en fait des niveau de gris. illustration représentant sous forme de cercle le spectre des fréquences colorées visibles par l'œil humain. La couleur (ou teinte) dépend de la longueur d’onde de la lumière. la résultante est une lumière blanche. Pr.  Noir : correspond à l’absence de lumière. D’autres couleurs sont dites rabattues tels le marron et le vert olive : teintes de longueur d’onde bien déterminée mais dont le facteur de réflexion est très faible. Mélange de couleurs : On superpose deux lumières monochromatiques de tonalités différentes (longueur d’onde λ et λ2).  Blanc : correspond à l’absence de couleur. Couleurs complémentaires : Ecart entre λ1 et λ2 tel que pour des « quantités » de lumière de longueur d’onde λ1 et λ2. La sensation résultante dépend de l’écart entre λ1 et λ2. 1.

puisqu'en synthèse additive bleu + jaune = blanc. le bleu "blanchit". Le fait que le tissu présente plus d'éclat. et donc jauni. Biophysique II. c. 2. il y a celle due à la fluorescence). Régénération des couleurs spectrales : Ecart inférieur à celui des couples de couleurs complémentaires : leur mélange redonne une couleur du spectre : ex : rouge + jaune = orange. alors même que le tissu paraît bleuté. le tissu paraît bleu. Eclairé sous UV et uniquement sous UV. 1. C'est pourquoi on parle de "blanc bleuté".Sur un tissu blanc vieilli. Pr. ABDELHAMID BIYI Exemple : Bleu + jaune = Blanc !!! Application courante : Les lessives contiennent des molécules fluorescentes qui absorbent les UV dans le proche invisible et réémettent dans le bleu. donne une sensation de blancheur par un effet physiologique de perception. b. cette émission dans le bleu a deux effets lorsqu'on éclaire le tissu à la lumière du jour. Les pourpres : 71 .Sur un tissu blanc non jauni. Sur un tissu blanc. la faible lueur bleutée rend le tissu plus "éclatant" car nos yeux reçoivent plus de lumière (visible) que celle qui tombe sur le tissu (puisqu'en plus de celle renvoyée par le tissu.

La synthèse trichrome : Une lumière quelconque de luminance L peut être obtenue par un mélange de trois lumières monochromatiques convenablement cho choisies isies (que l’on appelle alors les primaires) : c’est le principe de la synthèse ADDITIVE. ABDELHAMID BIYI Si écart supérieur à celui d’un couple complémentaire (ex rouge + bleu). Ces primaires sont le vert. 72 .. bleu) la couleur obtenue est pourpre 2. le rouge et le bleu. La luminance totale est égale à la somme des luminances de chaque source lumineuse. L= LR + LV + LB Vert + rouge + bleu = blanc Vert + rouge = jaune Vert + bleu = cyan Rouge + bleu = magenta Synthèse additive. Biophysique II. Pr.

Un point du plan est caractérisé par sa distance à chaque coté du triangle que l’on appelle : coefficient trichromatique. Biophysique II.  Bleu : λ = 380 nm. La couleur du point P sur la figure est définie par les coefficients suivants : LR R = LR + LV+ LB LV V = LR + LV + LB LB B = LR + LV + LB Chaque valeur indiquant la proportion de la couleur primaire correspondante. ABDELHAMID BIYI Attention : il existe un autre système de régénération des couleurs dit synthèse soustractive. 73 . 3. Triangle des couleurs : Proposé par MAXWELL Triangle équilatéral au sommet duquel sont placés les primaires  Rouge : λ = 700 nm  Vert : λ = 546 nm. Le blanc est situé au centre de gravité du triangle. Pr. Il est basé sur le mélange des pigments colorés. C’est ainsi que les peintres arrivent à générer du vert en mélangent le bleu et jaune.

et 100% respectivement pour les cônes rouges. Les bords relativement incurvés sont en accord avec les équations mathématiques cités ci-dessus. Les pourcentages de stimulation seront 0. vert et bleus. ABDELHAMID BIYI V P B R Triangle des couleurs de Maxwell (1785) La représentation graphique de ce « triangle » a été ensuite améliorée. Pr. 74 . Réponse des cônes aux différentes radiations lumineuses : La vision colorée dépend du rapport de stimulation des cônes aux différentes longueurs d’ondes : un point coloré perçu comme bleu ne stimule pas les cônes rouges ni les verts. Biophysique II. 0. F.

diabète) ou bien constituer l’effet indésirable de certains traitements (traitement de la tuberculose. Les dyschromatopsies génétiques peuvent être dues à l’absence de certains gènes ou bien à la présence d’une forme mutée.45 % chez les femmes. la réception du cerveau de 10 influx provenant d’un neurone connecté à un cône bleu correspond à la vision d’un point bleu. ANOMALIES DE LA VISION DES COULEURS: Elles d'environ 8% chez les hommes et 0. vert et bleus. Dans ce cas. Pr. Donnons à titre d’exemple le nombre 10 influx pour une réponse maximale. 75 . ABDELHAMID BIYI Le codage de l’information se fait par rapport au nombre d’influx nerveux envoyés au cerveau par unité de temps. 80% et 0% respectivement pour les cônes rouges. Elles peuvent être acquises ou bien dues à des anomalies génétiques. paludisme). La couleur jaune correspond aux rapports de stimulation de 100%. Celles acquises peuvent être secondaires à certaines maladies (glaucome. Biophysique II. La réception du cerveau de 10 influx provenant des neurones connectés aux cônes rouges. de 8 influx provenant des cônes verts et l’absence de stimulation des bleus sera interprétée comme une « vision d’un point jaune ».

Les dyschromatopsies sont classées en trois catégories : Les monochromatopsies : ou achromatopsie : Absence devisions colorée.  Tritanope : aveugle au bleu. Biophysique II. Impressions colorées possible mais par mélange de deux couleurs primaires seulement. Les dichromatopsies. On décrit trois types :  Protanope : aveugle au rouge. Absence de sensation de saturation. La vision de type scotopique. leurs variations de codage sont plus fréquentes. (Daltonisme)  Deuteranope: aveugle au vert. ABDELHAMID BIYI Le photopigment S est codé par un gène situé sur le chromosome7. L’achromatopsie anormale : du à un dysfonctionnement nerveux. Absence de sensation de saturation On distingue : L’achromatopsie « normale » due à l’absence de cônes. Pr. ou à la présence de cônes non fonctionnels. 76 . Les photopigments L et M sont codés par deux gènes différents situés sur le chromosome X . Ses variations de codage sont exceptionnelles.

Biophysique II. ABDELHAMID BIYI Les trichromatopsies anormales : Les impressions colorées sont possibles par mélange de trois couleurs primaires mais les impressions visuelles résultantes sont différentes des sujets normaux. 77 . la vision de croissant lumineux coloré peut être un signe précoce de décollement rétinien. Pr. Attention : en dehors du cadre des dyschromatopsies.