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1.

Rappel des DONNEES GENERALES SUR L’AIRE D’ÉTUDE

1.1 Situation géographique

La commune rurale de Sidi Ali est délimitée par :

La commune de H’Ssyia à l’ouest,

Frontière Maroco-Algérienne au Sud,

Les communes de M’ssici et Errissani au Nord,

La commune d’Etaous à l’Est.

1.2 Cadre administratif

La commune rurale de Sidi Ali dont le siège est situé au douar Ksar Jedid, relève du cercle Errissani, de la
province d’Errachidia

Cette commune est constituée de 8 douars groupés en quatre fractions : fraction Oudika, fraction,
Safsaf, fraction Ramlia et fraction Tafraout.

1.3 CARACTERISATION DE L’AIRE DE L’ETUDE - ANALYSE DE LA


SITUATION EXISTANTE

Superficie
La commune de Sidi Ali s’étend sur une superficie de 10.320 Km2. La densité de la commune, calculée
sur la base de la population 2004, extraite des résultats de l’enquête de terrain, est de 0.5 hab/km2.
Cette densité reste très faible par rapport à la moyenne nationale, qui est de 37 hab/km2.

Infrastructure de base
ACCES
L’infrastructure routière n’est pas assez développée dans la commune, en effet, tous les douars sont
accessibles par piste seulement. La distance moyenne, les séparant de la route goudronnée, est de 90.4
km.

Dans cette commune, 88% des douars sont accessibles par des véhicules tut terrain et un seul douar est
accessible par tout type de véhicule.

Cette situation constitue une entrave empêchant les machines de forage d’accéder aux sites les plus
favorables pour les reconnaissances hydrogéologiques.
ELECTRICITE
En ce qui concerne l’électricité, 50% des douars (soit 4 douars) sont électrifiés et deux autres (oudika et
ksar lakdim) sont programmés.

ASSAINISSEMENT
En matière d’assainissement, l’enquête fait ressortir, en plus du mode d’évacuation direct des eaux
usées dans la nature (13%), deux types de systèmes d’évacuation des eaux usées dans la commune : les
puits perdus qui concernent 86% des douars et les latrines avec fosses qui ne concernent que 2% des
douars.

HABITAT
La structure de l’habitat, dans 63% des douars de cette commune, est groupée, elle est dispersée dans
38% des douars.

Les constructions sont dans 61% des douars en mixte (matériaux locaux et dur) et dans 30% en pisé.

INFRASTRUCTURE SCOLAIRE
La commune de Sidi Ali est bien dotée d’infrastructures scolaires ainsi 88% des douars (7 sur 8)
possèdent une école primaire. La distance à l’école, du seul douar (qui en est dépourvu), est de 2 km.

INFRASTRUCTURE SANITAIRE
En matière de santé, l’infrastructure existante n’est pas suffisante pour répondre aux besoins des
populations des douars en la matière, en effet, la commune, qui couvre une superficie très importante,
n’est dotée que d’un seul dispensaire situé au douar Ksar Jedid.

INFRASTRUCTURE ECONOMIQUE
L’infrastructure économique locale est bien développée dans la commune, puisque 88% des douars
disposent d’épiceries. Toutefois, l’infrastructure économique communale est absente puisque aucun
souk n’existe dans la commune.

INFRASTRUCTURE RELIGIEUSE
La commune est bien dotée d’infrastructures religieuse, chaque douar dispose de sa propre mosquée à
l’exception du douar Safsaf.

ACTIVITES ECONOMIQUES
Les activités économiques prédominantes dans cette commune sont l’agriculture et l’élevage.

L’agriculture est pratiquée dans 25% des douars en tant qu’activité première et dans 75% des douars en
tant qu’activité secondaire.

L’élevage est pratiqué comme première activité dans 3 douars, comme deuxième activité dans trois
douars également et comme troisième activité dans 2 douars. L’effectif du cheptel, recensé d’après
l’enquête, est réparti comme suit :
 1840 têtes d’ovins
 1275 têtes de caprins
 57 têtes de bovins
 295 têtes d’équidés
 221 têtes de camelins

La main d’œuvre est pratiquée dans six douars de cette commune. Trois la pratiquent comme première
activité et les 3 autres comme troisième activité.

COMPETENCES LOCALES
La commune enregistre un manque au niveau des compétences locales. L’enquête a recensé :

 Des maçons dans 4 douars


 Des plombiers dans 2 douars.

Les habitants des douars dépourvus de compétences ont recours aux centres ou aux douars voisins.

Mode d’alimentation en eau potable et situation actuelle de l’AEP

Les ressources en eau souterraine dégagées, ainsi que leur qualité, permettent de satisfaire les besoins
en eau potable des localités rurales de la commune non encore desservies. La qualité de l’eau devra être
cependant contrôlée auparavant.

Le taux de desserte dans la commune de Sidi Ali est de 85%. En effet, six douars totalisent une
population de 2366 habitants sont alimentés à partir de systèmes d’AEP. Leurs besoins de pointe
journalière s’élèvent à 1.67l/s et sont satisfaits à partir des eaux souterraines. Ces douars sont : Aqqane
tourza, ighf nighir, Ksar jedid, ksar lakdim, Maggamane et Oudika.

La population, non encore alimentée est de 418 habitants, regroupée dans les 2 douars de Ramlia et
Safsaf, soit 15% de la population totale de cette commune. Cette population s’alimente à partir des
puits collectifs et individuels.

Les besoins de pointe des deux douars s’élèvent à environ 1.21l/s

Etant donné l’éloignement important des adductions régionales (distance minimale d’environ 47 km), et
les faibles besoins de ces deux douars, il serait plus réaliste de mener une campagne de prospection
hydrogéologique au voisinage de ces douars pour capter les eaux circulant dans les grès et schistes
primaires. La productivité des ouvrages, captant ces formations dans la région, ainsi que la qualité
générale de l’eau, montre que la production d’un débit de 1l/s à partir de deux forages distincts (un
pour l’AEP de chaque localité) est tout à fait possible à partir de ces formations primaires.

Il est à préciser que la population prise en compte, pour le calcul du taux d’accès à l’eau potable, est
celle résidente seulement, la population nomade s’élève à 1513 personnes.

Le tableau, ci-après, donne la situation actuelle de l’AEP dans cette commune.


2. EVALUATION DES RESSOURCES EN EAU

2.1 INVENTAIRE DES RESSOURCES EN EAU UTILISEES ET


POTENTIELLES

Ressources en eaux potentielles


Cette commune occupe la partie sud-ouest du cercle Errissani et sud de la province d’Errachidia. Elle est
traversée au nord par l’oued Taghbalt (qui coule de l’ouest vers l’est), par son affluent Hssyia et par un
tronçon de l’oued Tarda (qui a un écoulement orienté au nord vers le sud).

Les formations géologiques de la commune sont constituées (d’après les couples lithologiques des
forages) notamment par les grès et schistes primaires et par les alluvions quaternaires déposés dans les
vallées des oueds.

Les résultats des forages inventoriés montrent que les ressources en eau souterraine de la commune
sont contenues dans les grès du schiste du Primaire.

La profondeur de l’eau des formations primaires varie entre 10 et 36m, avec une moyenne d’environ
19m.

La productivité des ouvrages varie entre 0 et 9.2 l/s, avec une productivité moyenne de l’ordre de 3.5
l/s.

La minéralisation des eaux faibles, généralement inférieure à 1 g/l, à l’exception du FR N IRE : 1210/65,
dont le résidu sec est d’environ 4.6 g/l.

A signaler que les ressources en eau dans cette zone sont très rares, vu le contexte géologique et
hydrogéologique. En plus le problème des accès est significatif consécutif aux dunes de sables
empêchant les véhicules et machines d’accéder aux points les plus intéressants.

3. Programme proposé pour les localités restantes à alimenter dans


la commune rurale de Sidi Ali

Dans le cadre de développement du milieu rural, et pour couvrir l’ensemble des localités de la commune
rurale en eau potable, plusieurs projets ont été identifiés pour les localités restantes, dont la réalisation
des SAEP tout en intégrant l’aménagement de piste et un barrage collinaire pour pouvoir développer les
ressources en eau dans la zone. Le montant prévisionnel pour l’ensemble de ces opérations s’élève à
85.404.000,00 DH. Le programme consiste en la construction de deux réservoirs, trois abris, trois
équipements en pompes solaires, la pose de 14500 ml de conduite, la construction d’un barrage
collinaire et l’aménagement de 98 Km de piste.

Besoins en eau

3.1.1 Hypothèses d’évaluation des besoins en eau


Les hypothèses d’évaluation des besoins en eau dans les localités de l’aire de l’étude
sont tirées du guide pour la conception, le dimensionnement et la mise en œuvre des
conduites et ouvrages annexes en milieu rural.

 Un taux d’accroissement démographique de 1%


 Un taux de branchement égal à 80% à l’horizon 2030.
 Une dotation de 50 l/hab/j pour la population branchée et de 20 l/hab/j pour
les habitants desservis par borne fontaine.
 Un rendement de distribution pris égal à 80%.
 Un rendement de production égal à 90%.
 Un coefficient de pointe journalière égal à 1,5.
 Un coefficient de pointe horaire égal à 2.

3.1.2 Besoins en eau

Les hypothèses d’évaluation de la demande en eau énoncées ci-dessus, donnent pour


la commune rurale on objet, les besoins en eau comme suit :