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T e x til e s y Ti nt e s e n

la ciudad antigua

Tissus et Teintures dans


la cité antique

Tesuti e Tenture a
la cità antica
PURPUREAE VESTES III
Textiles and Dyes in Antiquity

Collection du Centre Jean Bérard 36,


Archéologie de l’artisanat antique 4

Textiles y Tintes en la ciudad antigua

Tissus et Teintures dans la cité antique

Tesuti e Tenture a la città antica

Actas del III Symposium Internacional sobre Textiles


y Tintes del Mediterráneo en el mundo antiguo
(Nápoles, 13 al 15 de noviembre, 2008)

C. Alfaro, J.-P. Brun,


Ph. Borgard y R. Pierobon Benoit, eds.

UNIVERSITAT DE VALÈNCIA
CENTRE JEAN BÉRARD (CNRS-EFR) NAPLES
2 0 11
Esta publicación no puede ser reproducida, ni total ni parcialmente, ni registrada
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Fotografías de la portada: I. Radman-Livaja, D. Cardon, C. Cheval,


F. Médard, J. P Wild y A. p.g. Schieck
Dibujo contraportada: Marina Pierobon
Fotocomposición y maquetación: Artes Gráficas Soler, S. L.

ISBN: 978-84-370-7960-8
Depósito legal: V. 1.047 - 2011

Impresión: Artes Gráficas Soler, S. L.


www.graficas-soler.com
Julie Spantidaki
In memoriam
INTRODUCTION
D’Ibiza à Pompéi, les colloques Purpureae Vestes

L ’abri, la nourriture et le vêtement sont les trois bases matérielles sur lesquelles l’humanité s’est construi-
te, et s’est dépassée, pour atteindre les plus hautes réalisations intellectuelles et artistiques. Archéologi-
quement, l’abri est le plus aisé à reconstruire ; même les humbles cabanes en bois laissent des trous de
poteaux ainsi que des sols de terre battue. La nourriture commence également à être bien connue grâce au
développement des études portant sur les installations de production, sur les ossements animaux, sur les
conteneurs tels que les amphores et plus récemment sur le dosage de certains isotopes dans les restes humains.
Le vêtement reste à l’heure actuelle le plus mal connu. Certes, les représentations, peintures, sculptures sont
étudiées depuis longtemps, mais la matière même échappe le plus souvent car les tissus pourrissent et dispa-
raissent sauf conditions exceptionnelles de conservation dans des milieux humides ou au contraire très secs.
Les instruments associés à la fabrication des tissus sont peu décelables : fuseaux, métiers à tisser, entièrement
en bois le plus souvent, ne laissent que des traces partielles, voire aucune. Des installations de lavage de la
laine et de teinture, subsistent des vestiges plus conséquents, à condition que le niveau de production atteigne
celui de l’artisanat urbain ; à condition aussi que les archéologues sachent les reconnaître, ce qui dépend sou-
vent de leur état de conservation. Et pourtant l’habillement, et en particulier le travail du textile, ont certai-
nement constitué l’une des activités les plus prospères et les plus répandues de la Méditerranée antique. De
nombreuses régions avaient acquis des réputations flatteuses qui suscitaient une demande forte de leurs pro-
ductions. Pensons par exemple à Tarente et à Canosa avec leurs tissus de laine fine,1 à la Gaule Cisalpine et
ses centres textiles, nombreux et renommés,2 à la Gaule Transalpine avec les laines de Pézenas et les vastes
pâturages pour moutons dans la Crau,3 à la Bétique réputée pour ses laines soyeuses (chantées par Martial) et
issues de béliers du nord de l’Afrique, du tipe nominé « tarentine », croisés avec des brebis locaux.4 Il est
donc de première nécessité scientifique de s’attacher à reconstituer cette histoire de l’habillement, de ses tech-
niques, de ses mouvements commerciaux, de leur impact sur l’essor ou le déclin de cités ou de provinces mal-
gré la rareté des tissus antiques conservés sur les pourtours de la mer intérieure, exceptions faites de l’Égyp-
te et du désert de Syrie.
Tenter de combler ces lacunes en diffusant la documentation historique et archéologique disponible est
l’objectif que s’est donnée la série des rencontres Purpureae Vestes. Ces réunions périodiques d’historiens et
archéologues spécialistes du textile dans l’Antiquité ont déjà à leur palmarès quelques années de travaux et
de publications. Leur naissance, qui ne fut pas aisée, est liée à deux circonstances qui se complètent. D’une
part le désir de disposer d’une plateforme périodique de rencontres destinées aux études portant sur les tex-
tiles de la Méditerranée et de ses marges. D’autre part la volonté d’ouvrir un espace scientifique destiné aux
études de la couleur destinée aux tissus: teintures végétales et, spécialement, teintures d’origine marin pour
la production de la pourpre dans l’occident méditerranéen. Ce deuxième thème constituait un axe de

1
Pline N.H. VIII, 190-191; Martial XIV, 127.
2
Strabon V, 1, 12; Pline N.H. VIII, 191.
3
Strabon IV, 1, 6; Pline N.H. XXI, 57.
4
Columelle VII, 2, 4.

11
12 Introducción

recherche pour l’une d’entre nous depuis les années 1980-1990. En 2001, B. Costa et C. Alfaro initièrent les
études systématiques sur ce sujet dans les îles Baléares, et concrètement dans les îles Pitiuses. La Notitia
Dignitatum indiquait en effet que s’y trouvait une des teintureries impériales du Bas Empire. Certes, la
pourpre, si importante dans l’Antiquité en tant que marqueur social, avait déjà été étudiée à partir des sources
écrites et archéologiques qui avaient généré une immense bibliographie, mais il s’agissait de favoriser, grâce
à ces rencontres, le renouveau des concepts historiques, théoriques et aussi d’encourager l’archéologie expé-
rimentale sur les teintures anciennes de luxe.
Mêler les deux objectifs tenait de la gageure mais le groupe relativement restreint des chercheurs tra-
vaillant sur les textiles anciens qui collaboraient et se réunissaient périodiquement à l’occasion des Colloques
du North European Symposium for Archaeological Textiles (NESAT) était susceptible de répondre à cette ini-
tiative avec générosité et enthousiasme. Les relations professionnelles et amicales avec le groupe de cher-
cheurs liés au NESAT, longtemps dirigé par J.-P. Wild, donnèrent l’impulsion initiale. L’accueil chaleureux
offert par ces colloques à des recherches très peu nordiques telles celles conduites par C. Alfaro en Espagne,
par quelques autres chercheurs en Égypte (J.-P. et F. Wild, D. Cardon, L. Bender-Jørguensen, U. Mannering,
M. Ciszuck, etc.), en Syrie (A. Stauffer) ou à Masada (H. Granger-Taylor) démontraient le potentiel de ren-
contres spécifiquement tournées vers le bassin méditerranéen. L’implication de nouveaux collaborateurs
(archéologues, historiens, épigraphistes, spécialistes de l’étude de l’environnement et du paysage dans
l’Antiquité, biologistes, chemistes, etc.) fut d’un apport considérable en ce sens qu’il a permis de relativiser
et de compléter notre conception des phénomènes économiques et sociaux, donnant ainsi du sens à l’effort
engagé.
Les études sur les textiles anciens ont bénéficié du fonctionnement de ce groupe de travail et de ces col-
loques, qui ont ouvert la possibilité d’analyser les différences et les concomitances de la production textile en
Méditerranée aussi bien que de calculer l’importance de cette activité dans le cadre de l’économie ancienne.
Concernant les études sur la couleur nos colloques ont ouvert une nouvelle voie de recherche en Espagne.
Quelques collègues qui s’intéressaient depuis longtemps à la pêche ou à la production du garum, se tournè-
rent vers l’étude de la production de la pourpre, très développée dans le sud-est du pais. Outre les travaux déjà
parus dans les actes des Purpureae Vestes I et II, l’Université de Cadiz, sous la conduite de Darío Bernal, a
lancé un programme de recherche sur la production de la pourpre les territoires bordant le détroit de Gibraltar
(Mauretania Tingitana et Baetica), contrées de longue tradition phénicienne.
Le premier Symposium, qui se déroula à Ibiza en 2002, connut un grand succès. Pour élargir les limites
géographiques du sujet d’étude, le deuxième Symposium eut lieu à Athènes, en novembre 2005, grâce à l’ai-
de de notre amie et collègue Lilian Karali. À cette occasion fût prise la décision de consacrer le colloque sui-
vant à la question tellement importante de l’analyse des activités économiques et sociales d’une cité et de son
territoire pendant l’Antiquité. Il s’agissait de montrer le niveau de développement de la production textile et
de la teinturerie dans certaines régions. Philippe Borgard suggéra alors la possibilité d’organiser le troisième
Symposium au Centre Jean Bérard de Naples. Ce projet fédéra quatre institutions de recherche : l’Université
Federico II de Naples représentée par Rafaela Pierobon-Benoit, le centre Camille Jullian d’Aix-en-Provence
représenté par Philippe Borgard, le Centre Jean Bérard représenté par Jean-Pierre Brun et l’Université de
Valencia représentée par Carmen Alfaro.
Le livre que nous présentons aujourd’hui, Tissus et teintures dans la cité antique/ Textiles y tintes en la
ciudad antigua/ Tessuti e tinture nella città antic, est le résultat de ce troisième Symposium tenu à Naples.
Les recherches qu’il présente font la part belle à l’Italie, et notamment aux vestiges exceptionnellement pré-
servés par l’éruption du Vésuve de 79 de notre ère, mais aussi à des travaux portant sur la péninsule Ibérique,
sur la Grèce, sur l’Égypte romaine et même sur des terres de confins telles que Vindolanda, le Magdalensberg,
Trèves ou Siscia. Nous sommes fiers d’avoir tenu nos débats et de publier les articles non seulement en
anglais mais aussi dans toutes les langues latines que nous pratiquons sur les bords de la Méditerranée, Espa-
gnol, Français et Italien. C’est une contribution à ce monde plurilingue de la recherche en sciences humaines
et dont la diversité est ferment de richesse.
Le colloque a réuni trente huit intervenants pendant deux jours de travail les 13 et 14 novembre 2008 au
siège du Centre Jean Bérard, Via Crispi à Naples. Ces journées furent suivies, le 15 novembre, par une expé-
rimentation de teinture organisée à Pompéi par Philippe Borgard, avec la collaboration de Marie-Pierre Puy-
baret et de Roger Zérubia sur les lieux mêmes d’une teinturerie ensevelie en 79 de notre ère. Cette teinture-
rie, située dans l’îlot 1 de la région V, avait été installée dans une boutique après le tremblement de terre qui
dévasta la cité en 62 ou 63 après J.-C. Dégagée des lapilli au XIXe siècle, elle a fait l’objet de fouilles récen-
tes dans le cadre du programme de recherche conduit par le Centre Jean Bérard et le Centre Camille Jullian
Introduction 13

sur l’archéologie des structures artisanales dans la célèbre cité ensevelie par le Vésuve. Ce programme a été
constamment soutenu par le ministère des Affaires étrangères de la France et par l’Agence Nationale de la
Recherche. Les travaux sur la teinturerie V 1, 4-5 ont débouché sur une proposition de restitution et de fonc-
tionnement qui, grâce à l’accord de la Surintendance de Pompéi et au soutien du Surintendant Pietro Giovanni
Guzzo, ont autorisé une reconstitution in situ des chaudières et des cuves de teinture. Tout était donc prêt pour
remettre en fonction la teinturerie et pour tester l’hypothèse d’utilisation, durant le Ier siècle de notre ère et
pour le moins en Campanie, d’une part de l’alun pour le mordançage des fibres textiles et, d’autre part de pro-
duits naturels d’origine végétale (tels que la garance ou l’indigo) pour teindre en diverses nuances de couleurs
(en l’occurrence, en rouge ou en bleu). Leurs cuves et leurs chaudières désormais bien caractérisées, sont les
indices les plus sûrs, avec les amphores destinées au transport de l’alun (Amphores de Lipari ou de Milo), de
la présence des métiers textiles dans les agglomérations antiques. Des exemples récemment fouillés dans la
colonie romaine de Fréjus5 et dans le vicus de Pignans6 (Var, France) sont des illustrations parmi d’autres de
l’heuristique des recherches pompéiennes.
Mais au-delà de la présentation des installations bâties et des éclairages qu’elles offrent sur des vestiges
moins bien conservés, le colloque dont nous publions aujourd’hui les actes a été l’occasion d’une première
approche directe des tissus eux mêmes que les conditions créées par l’éruption du Vésuve ont permis de con-
server. Les collections de tissus, présentées par les chercheurs de la Surintendance de Naples et Pompéi sont
une opportunité pour un approfondissement des recherches conduites désormais en collaboration entre plu-
sieurs partenaires de cette rencontre, dans le cadre d’un projet de l’Agence Nationale de la Recherche (projet
Artifex). Quelques unes des résultats de ces travaux, non inclus dans ces actes, seront connus dans un future
non loin.
Ce livre a bénéficié du soutien économique du ministère espagnol de l’Éducation (HAR2010-21065), du
Centre Jean Bérard de Naples (CNRS), du Centre Camille Jullian (CNRS) et de la Commission européenne
(Union européenne), par le biais du Programme Culture (Project DressID2007-1765/001-001-CTU-COOP-
MU). Les articles publiés dans cet ouvrage reflètent le seul point de vue des auteurs. La Commission euro-
péenne ne saurait être tenue responsable des opinions qui y figurent.
Nous voudrions, pour finir, saluer la mémoire de notre chère collègue Julie Spantidaki, récemment dis-
parue. Elle mit une grande passion à faire connaître les tissus antiques de Grèce. La brillante communication
qu’elle avait présentée au colloque de Naples n’a pas pu être publiée du fait de sa disparition prématurée. Pour
autant, ni Julie, ni son travail ne sont prêts d’être oubliés !

CARMEN ALFARO
PHILIPPE BORGARD
JEAN-PIERRE BRUN
RAFAELA PIEROBON-BENOIT

5
Botte (E), Excoffon (E.), Pasqualini (M.) - Un quartier voué à l’artisanat textile à Forum Iulii Fréjus, Var), in : Brun (J.-P.) (éd.) — Arti-
sanats antiques d’Italie et de Gaule. Mélanges offerts à Maria-Francesca Buonaiuto. Naples, Centre Jean Bérard, 2009, p. 203-209.
6
Brun (J.-P.) — Carte archéologique de la Gaule, Département du Var. Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1999, p. 558 (avec
une erreur d’interprétation : les installations de lavage de la laine sont mentionnées comme étant des vestiges d’équipements d’une taverne).
14 Introducción

INTRODUCCIÓN
De Ibiza a Pompeya: los coloquios Purpureae Vestes

E l hábitat, los sistemas de alimentación y el vestido son las tres bases materiales sobre las que se constru-
yó la historia de la humanidad. A partir de ellas se alcanzaron las más altas realizaciones intelectuales y
artísticas. Arqueológicamente, los sistemas de habitación de los seres humanos son los más fáciles de recons-
truir; incluso las humildes cabañas de madera dejaron huella en la tierra de los orificios de los postes sobre
los que se sustentaban así como suelos de tierra batida que delatan su presencia. La alimentación antigua
comienza igualmente a ser bien conocida gracias a los estudios sobre las instalaciones de producción, los hue-
sos y las espinas de los animales sacrificados, los restos de elementos vegetales como frutos, pero también el
análisis de los contenedores de esos alimentos: ánforas que conservaron muestras de su contenido. Más
recientemente hemos visto aparecer técnicas que nos ofrecen información sobre ciertos isótopos a partir de
los restos humanos conservados. Sin embargo, las formas de protección directa del cuerpo (el vestido) siguen
siendo hoy en día las peor conocidas. Ciertamente, las representaciones del ser humano (pinturas, esculturas
o relieves) han sido estudiadas desde hace tiempo, pero la propia materia, los restos textiles, se escapan muy
frecuentemente a nuestro estudio porque los fragmentos conservados son muy pequeños normalmente y pere-
cederos, salvo en condiciones excepcionales de conservación en medio húmedo o, por el contrario, muy seco.
Los instrumentos asociados a la fabricación de los tejidos tampoco son demasiado descriptivos en su totali-
dad: husos (muchos de los cuales pudieron ser enteramente de madera), telares completamente de madera en
la mayoría de los casos, no dejan más que trazas parciales, o a veces ninguna. De las instalaciones de prepa-
ración de las fibras, del lavado de la lana, así como de los talleres de tintorería y de batanería subsisten ves-
tigios más claros, a condición de que el nivel de producción fuera más importante que el puramente domés-
tico y de que los arqueólogos sepan reconocerlos, lo que depende a menudo de su estado de conservación. Y
sin embargo, el vestido, y especialmente el trabajo del textil, han constituido una de las actividades más prós-
peras y más extendidas del Mediterráneo antiguo. Muchas regiones llegaron a adquirir una especial reputa-
ción fruto de una calidad especial que suscitó una fuerte demanda de sus productos. Pensemos, por ejemplo,
en la lana extremadamente fina de Tarento o de Canosa,7 en los múltiples y famosos centros textiles de la Gau-
lia Cisalpina,8 así como en los de la Galia Transalpina. Conocidas eran también las lanas de Pézenas y las vas-
tas áreas de pastos de las ovejas de la Crau,9 o los avanzados sistemas de mejora del vellón que se seguían
con las ovejas de la Bética, territorio conocido por sus lanas sedosas (cantadas por Marcial) fruto de la selec-
ción de los mejores carneros norteafricanos, del tipo denominado «tarentino», y a los que se cruzaba con las
ovejas locales.10 Es por todo ello una necesidad científica de primer orden el dedicarse a la reconstrucción de
la historia del vestido, de sus técnicas, sus movimientos comerciales, de su impacto sobre el desarrollo o el
declive de ciudades o de amplios territorios pese a la escasez de los materiales conservados en el Mediterrá-
neo, con la excepción de Egipto o del desierto de Siria.
Tratar de llenar estas lagunas al difundir la documentación histórica y arqueológica disponible es el objeti-
vo que se ha propuesto la serie de encuentros Purpureae Vestes. Estas reuniones periódicas de historiadores y
arqueólogos especialistas en el trabajo textil durante la Antigüedad tienen ya en su palmarés varios años de tra-

7
Pline N.H. VIII, 190-191; Martial XIV, 127.
8
Strabon V, 1, 12; Pline N.H. VIII, 191.
9
Strabon IV, 1, 6; Pline N.H. XXI, 57.
10
Columelle VII, 2, 4.
Introducción 15

bajos y publicaciones. Su nacimiento, que no fue fácil, está ligado a dos circunstancias que se complementan.
Por una parte el deseo de disponer de una plataforma periódica de encuentros destinados a los estudios dedica-
dos a los tejidos del Mediterráneo y sus áreas colindantes. Por otra parte la voluntad de abrir un espacio cientí-
fico destinado a los estudios del color: tintes para la vestimenta y en especial a la producción del tinte púrpura
en el occidente mediterráneo. Este segundo tema constituía un eje de investigación para uno de nosotros desde
los años 1980-1990. En el año 2001, B. Costa y C. Alfaro iniciaron estudios sistemáticos sobre esta cuestión en
las islas Baleares, concretamente en la Pitiusas. La Notitia Dignitatum indicaba en efecto que allí se encontraba
una de las áreas de tintes imperiales del Bajo Imperio. Ciertamente, la púrpura, un producto muy importante en
la Antigüedad como marcador social, había sido ya estudiada a partir de las fuentes escritas, los hallazgos
arqueológicos y la experimentación práctica (que arranca del Renacimiento), generando una inmensa bibliogra-
fía, pero para nosotros se trataba de favorecer, gracias a estos symposia, la renovación de los conceptos históri-
cos, teóricos, de expansión del fenómeno en el Mediterráneo occidental y también de propiciar entre los exper-
tos la actualización sobre nuevas técnicas relacionadas con las tinturas antiguas de lujo.
Aunar los dos objetivos tenía su dificultad, pero estábamos convencidos de que el grupo relativamente
restringido de investigadores que trabajaban sobre los tejidos antiguos y se reunían periódicamente en los
Coloquios del North European Symposium for Archaeological Textiles (NESAT) iban a responder a la nueva
iniciativa con generosidad y entusiasmo. Las relaciones profesionales y amistosas con este grupo, desde hace
tiempo dirigido por John Peter Wild, nos ayudaron efectivamente a dar el impulso inicial a la organización de
los Symposia sobre Textiles y Tintes del Mediterráneo Antiguo. En buena medida porque muchos de nuestros
colegas ya estaban interesados realmente en los textiles del Mediterráneo a través de varios proyectos larga-
mente asentados en Egipto (J.-P. et F. Wild, D. Cardon, L. Bender-Jørguensen, U. Mannering, M. Ciszuck,
etc.), en Siria (A. Stauffer) o en Masada (H. Granger-Taylor). Ello demostraba el potencial humano con el que
podíamos partir para la organización de tales reuniones científicas. La implicación de nuevos colaboradores
(arqueólogos, historiadores, epigrafistas, biólogos, químicos, especialistas en medio ambiente, paisaje anti-
guo, etc.) constituyó también un aporte considerable y permitió completar nuestra concepción de los fenó-
menos económicos y sociales, dando así sentido al esfuerzo acometido. Los estudios sobre los textiles anti-
guos se han beneficiado del funcionamiento de estos coloquios que pretenden determinar las diferencias y las
concomitancias de la producción textil en el Mediterráneo así como calibrar el peso que esta actividad tuvo
en el marco general de la economía antigua. En el campo del estudio de los tintes debemos destacar el empu-
je que ha sufrido el estudio de la producción de la púrpura en el Mediterráneo. La dificultad de estos estudios
es muy grande dado que no pueden avanzar sin la pesada carga de un sistemático trabajo arqueológico, his-
tórico y analítico a partir de los tejidos conservados y de los sistemas químicos que están debajo de fabrica-
ción del color deseado. El trabajo interdisciplinario es absolutamente necesario. Si en otros territorios del
Mediterráneo estos estudios habían logrado ya cotas de desarrollo importantes, en España apenas se habían
iniciado. Los Purpureae Vestes han permitido abrir una nueva vía de investigación con la publicación de las
excavaciones sistemáticas de importantes concheros en Ibiza y en las costas del sudeste peninsular. Algunos
colegas que se interesaban desde hacía tiempo en la pesca o en la producción del garum, se adentraron en el
estudio de la producción de este tinte de prestigio. Hoy podemos decir que, además de los trabajos ya apare-
cidos en las actas de los Purpureae Vestes I et II, la Universidad de Cádiz, bajo la dirección de Darío Bernal,
ha comenzado un programa de investigación sobre la producción de la púrpura en los territorios costeros del
estrecho de Gibraltar (Mauritania Tingitana y Baetica), áreas todas de larga tradición fenicia.
El primer Symposium tuvo lugar en Ibiza (en 2002) y conoció un gran éxito; en mucha medida gracias a
la colaboración del Consell Insular de Ibiza y Formentera, al Museo Arqueológico (MAEF) y a nuestros cole-
gas Benjamín Costa, Jordi H. Fernández y Joan Ramón desde esas instituciones. Con el ánimo de ensanchar
los límites geográficos de los temas de estudio, el segundo Symposium tuvo lugar en Atenas, en noviembre
de 2005, gracias a la ayuda de la Prof. Lilian Karali. Allí se tomó la decisión de consagrar la siguiente reu-
nión al análisis de las actividades textiles y tintoreras en el marco de la ciudad antigua y de su territorio, revi-
sando el impacto que esto pudo causar en su economía y en la sociedad que la sustentaba. Philippe Borgard
sugirió entonces la posibilidad de organizar el tercer Purpureae Vestes en el Centre Jean Bérard de Nápoles.
El proyecto federó finalmente a cuatro instituciones: la Universidad Federico II de Nápoles, el Centro Camille
Jullian de Aix-en-Provence, el Centro Jean Bérard de Nápoles y la Universidad de Valencia.
El libro que presentamos hoy, Textiles y tintes en la ciudad antigua/Tissus et teintures dans la cité anti-
que/ Tessuti e tinture nella città antica, es el resultado de ese tercer Symposium desarrollado en Nápoles. Las
investigaciones que en él se presentan constituyen una parte de la actividad llevada a cabo en Italia (textiles
de Pogiomarino-Longola, de Tor Carbone o los bien preservados por la erupción del Vesubio del año 79
16 Introducción

de nuestra era, así como los espacios de la producción de púrpura o el tráfico de alumbre en la zona del Adriá-
tico), en la Península Ibérica (zonas de producción y manufactura del lino y de diversos tipos de tintes vege-
tales y marinos), en Grecia (actividad textil en algunas poleis helenísticas y romanas, talleres de tintes vege-
tales y técnicas para el estudio de los concheros de púrpura), en el Egipto romano (normalmente textiles y tin-
tes de época bajo imperial romana) e incluso en tierras de los confines del Imperio tales como Vindolanda,
Noricum, Panonia, Galia Bélgica o Dalmacia. Estamos satisfechos de haber desarrollado interesantes deba-
tes y de publicar los artículos fruto del trabajo individual de los participantes no solamente en inglés sino en
todas las lenguas latinas que practicamos en las orillas del Mediterráneo: español, francés e italiano. Es una
contribución al mundo plurilingüe de la investigación en ciencias humanas y cuya diversidad es fermento de
riqueza.
El coloquio reunió a treinta y ocho intervinientes durante dos días de trabajo (13 y 14 de noviembre de
2008) en la sede del Centro Jean Bérard, Via Crispi en Naples. A estas jornadas les siguió, el 15 de noviem-
bre, una experimentación de tintura organizada en Pompeya por Philippe Borgard, que contó con la colabo-
ración de Marie-Pierre Puybaret y Roger Zérubia, sobre el propio espacio de une tintorería de la ciudad. Esta
tintorería, situada en la manzana 1 de la región V, había sido instalada en el local de una taberna después del
temblor de tierra que devastó la ciudad en el 62 o 63 después de J.-C. Liberada de las cenizas en el siglo XIX,
fue objeto de excavaciones recientes en el marco del programa de investigación dirigido por el Centro Jean
Bérard y el Centro Camille Jullian sobre la arqueología de las estructuras artesanales en la célebre ciudad
sepultada por el Vesubio.11 Los trabajos en la tintorería V 1, 4-5 desembocaron en una propuesta de restitu-
ción y de puesta en funcionamiento y reconstrucción in situ de los hornos y calderos de tintura, gracias al
acuerdo de la Superintendencia de Pompeya y al apoyo del Superintendente Pietro Giovanni Guzzo. Así todo
estaba preparado para poner en funcionamiento la tintorería y para comprobar varias hipótesis de utilización
de las técnicas utilizadas durante el siglo I de nuestra era, al menos en la Campania. Por una parte del uso del
alumbre para el mordentado de las fibras textiles y, por otra del sistema de trabajo de los productos naturales
de origen vegetal (como la rubia o el índigo) con el fin de teñir en diversas tonalidades de color (rojo o azul).
Las cubas y sus hornos bien caracterizadas son los indicios más seguros, junto a las ánforas de para transporte
del alumbre (ánforas de Lípari o de Milo), de la presencia de los oficios textiles en las aglomeraciones anti-
guas. Algunos ejemplos recientemente excavados en la colonia romana de Fréjus12 y en el vicus de Pignans13
(Var, Francia) nos ilustran sobre la heurística de las investigaciones pompeyanas. Pero más allá de las insta-
laciones en sí mismas, el coloquio del que hoy publicamos las actas constituyó la ocasión de una primera
aproximación directa a los tejidos conservados en Pompeya. Las colecciones de éstos, presentadas por inves-
tigadores de la Surintendance de Naples y Pompeya constituyeron una oportunidad de conocimiento de las
investigaciones que se siguen sobre ellos, con la colaboración de varios colegas que trabajan en el cuadro de
un proyecto de la Agence Nationale de la Recherche (Artifex). Los resultados de algunos de estos trabajos,
no incluidos en estas actas, se conocerán en un próximo futuro.
Este libro ha recibido el soporte económico del Ministerio de Educación español (HAR2010-21065), del
Centre Jean Bérard de Nápoles (CNRS), del Centre Camille Jullian (CNRS), y de la Comisión Europea a tra-
vés del Programa Cultura (Proyecto DressID2007-1765/001-001-CTU-COOPMU). La publicación de este
libro muestra los puntos de vista de los autores y la Comisión Europea no es responsable del uso de la infor-
mación mencionada.
Querríamos, para terminar, honrar la memoria de nuestra querida colega Julie Spantidaki, recientemen-
te desaparecida. Ella puso gran pasión en su trabajo de dar a conocer los tejidos antiguos de Grecia. La bri-
llante comunicación que presentó en el coloquio de Nápoles no ha podido ser publicada precisamente por
causa de su desaparición prematura. Sin embargo, ¡ni Julie ni su trabajo podrán ser olvidados fácilmente!

CARMEN ALFARO*
PHILIPPE BORGARD
JEAN-PIERRE BRUN
RAFAELA PIEROBON-BENOIT

11
Este programa ha recibido el soporte del Ministerio de Asuntos extranjeros de Francia y de la Agencia Nacional de Investigación.
12
Botte (E), Excoffon (E.), Pasqualini (M.) - Un quartier voué à l’artisanat textile à Forum Iulii Fréjus, Var), in : Brun (J.-P.) (éd.) — Arti-
sanats antiques d’Italie et de Gaule. Mélanges offerts à Maria-Francesca Buonaiuto. Naples, Centre Jean Bérard, 2009, p. 203-209.
13
Brun (J.-P.) — Carte archéologique de la Gaule, Département du Var. Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1999, p. 558
(avec une erreur d’interprétation : les installations de lavage de la laine sont mentionnées comme étant des vestiges d’équipements d’une taverne).
* La preparación de este libro debe mucho a mis colaboradores de la Universidad de Valencia M. Albadalejo, Mª J. Martínez y J. Ortiz.
ÍNDICE GENERAL

Pág.
––––––
Introduction .................................................................................................................................................... 11
Introducción ................................................................................................................................................... 14
Abreviaturas ................................................................................................................................................... 17

TEXTILES

MARIA TERESA PAPPALARDO, NATASCIA PIZZANO, CLAUDE ALBORE LIVADIE: La tessitura nella prima Età del
Ferro a Poggiomarino – Longola (Napoli) ............................................................................................... 23
GIORGOS M. SANIDAS: Les activités textiles dans les villes grecques aux époques hellénistique et romaine;
questions d’espace et d’économie ............................................................................................................ 31
KORDULA GOSTENĆ` NIK: Textile Production in Late Republic and Early Empire: “Old Virunum” on Magda-
lensberg in Noricum (Southern Austria) ................................................................................................... 41
CARMEN ALFARO: La cité de Saiti/Saetabis et son aire d’influence: économie du territoire et production de
tissus à l’époque ibéro-romaine ............................................................................................................... 55
JOHN PETER WILD: Vindolanda and its textiles: Gavvo and his Tosseae ........................................................ 69
LISE BENDER JØRGENSEN: Clavi and non-clavi: Definitions of various bands on Roman textiles ................. 75
FABIENNE MÉDARD, PHILIPPE BORGARD, CHRISTOPHE MOULHÉRAT: Le travail du textile a Pompei. Ateliers et
restes de tissus .......................................................................................................................................... 83
RICARDO GONZÁLEZ VILLAESCUSA, BENJAMIN DUFOUR: Batiments agricoles et indices de betail en Gaule du
Nord. Inventaire et perspectives ............................................................................................................... 91
NICOLE REIFARTH: Textiles in their scientifical context – Interdisciplinary Cooperation during the Evaluation
of Burial Textiles ...................................................................................................................................... 101
ANNETTE PAETZ gen. SCHIECK and ROBERT FUCHS: Colour Spectrometry – a non-destructive Method of
Dye Analysis applied on Late Roman Textiles from Egypt...................................................................... 109
MARIA RITA GIULIANI, IDA ANNA RAPINESI, DANIELA FERRO: Testimonianze di tessili da siti archeologici
della Roma antica. Il recente studio del ritrovamento di Tor Carbone .................................................. 119
KRISTIN H. SOUTH, JOYCE Y. SMITH, GIOVANNI TATA, C. WILFRED GRIGGS: Textile Finds from a Typical Early
Christian Burial at Fag el-Gamus (Fayum), Egypt .................................................................................. 127
ANA CABRERA, ENRIQUE PARRA, LAURA RODRÍGUEZ, LUIS TURELL AND ÁNGELA ARTEAGA: Late Antiquity
Textiles from Egypt: Dye Analyses of Spanish collection ....................................................................... 137
CAROL CHEVAL: Le travail de l’os au service de l’artisanat textile: l’exemple de Pompei ....................... 143

9
10 Índice general

TINTES

D. CONSTANTINIDIS and L. KARALI: A Proposed survey of East Mediterranean Murex Heaps from the Bronze
Age to Roman Times: A GIS analysis of possible Trade Networks ........................................................ 151
D. BERNAL CASASOLA, A. M. SÁEZ ROMERO y M. BUSTAMANTE ÁLVAREZ: Púrpura y pesca en el Gadir tardo-
púnico. La fosa-conchero de desechos haliéuticos de la c/ Luis Milena (San Fernando, Cádiz) ............ 157
IVAN RADMAN-LIVAJA: Le rôle des étiquettes de plomb dans le tavail du textile à Siscia ...................... 181
DOMINIQUE CARDON, WITOLD NOWIK, HERO GRANGER-TAYLOR, RENATA MARCINOWSKA, KATARZINA KUSYK
and MARCK TROJANOWICZ: Who could wear true purple in Roman Egypt? Technical and social conside-
rations on some new identifications of purple from marine molluscs in archaeological textiles .............. 197
ELENA DI FILIPPO BALESTRAZZI: La produzione di porpora nell’area di Venezia .......................................... 215
MIKO FLOHR: Consumption, not production. Understanding the Fullonicae of Pompeii .............................. 229
DORA KATSONOPOULOU: The Hellenistic Dye-works at Helike, Achaea, Greece ............................................. 237
INGE BOESKEN KANOLD: Purpurissum: Techniques of production inspires by Pliny the Elder ................... 243
JULIA MARTÍNEZ GARCÍA: Les plantes tinctoriales à l’époque ibéro-romaine: le territoire de Saitabi et son
environnement ......................................................................................................................................... 247
STEFANIA DE MAJO, ANDREA STAFFA: Anfore da allume ad Histonium: nuovi elementi di ricerca sull’economia
della città .................................................................................................................................................. 257
BENJAMÍ COSTA RIBAS: Mapa de los yacimientos purpurígenos de las Islas Pitiusas. Resultados de las pros-
pecciones realizadas en Ibiza y Formentera (2005-2007) ........................................................................ 261

ABSTRACTS ..................................................................................................................................................... 269

LÁMINAS ......................................................................................................................................................... 277


ABR E VIAT U R AS

AA Archäologischer Anzeiger, Berlin


AAAd Antichità altoadriatiche
AarchHung Acta Archaeologica Academiae Scientiarum Hungaricae
AAT Atti della Reale Accademia delle scienze di Torino Anzeiger der philosophisch-historischen
Klasse/Österreichische Akademie der Wissenschaften Wien
AE L’Année Épigraphique, Paris
AFLPer(class) Annali della Facoltà di lettere e filosofia. Università degli studi di Perugia. 1, Studi classici.
Perugia: Università degli Studi di Perugia
AION Annali dell’Istituto Universitario Orientale di Napoli
AJPA American Journal of Physical Anthropology, Baltimore
AltH W. Judeich, “Inschriften”, in Altertümer von Hierapolis, Jahrbuch des Kaiserlich Deutschen
Archäologischen Instituts, Ergänzungsheft 4, Berlin (1898), 67-202
AMCR Annali del Museo Civico di Rovereto
AMK Archiv für Mittelrheinische Kirchengeschichte
AN Aquileia Nostra, Aquileia
ANRW EE.VV, Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. Geschichte und Kultur Roms im Spiegel der
neueren Forschung, Berlin – New York
APL Archivo de Prehistoria Levantina, Valencia
ArchS Archäologie der Schweiz: Mitteilungsblatt der Schweizerischen Gesellschaft für Ur- und
Frühgeschichte, Basel
ATN Archaeological Textiles Newsletter, Manchester-Copenhavn
BABesch Bulletin Antieke Beschaving, Louvain
BACE The Bulletin of the Australian Centre for Egyptology, Sydney
BAR British Archaeological Reports, Oxford
BCACR Bulletino della Commissione Archeologica Comunale di Roma
BCH Bulletin de Correspondance Hellénique, Athènes – Paris
BE Bulletin Épigraphique, Paris
BJ Bonner Jahrbücher des Rheinischen Landesmuseums in Bonn und des Rheinischen Amtes für
Bodendenkmalpflege im Landschaftsverband Rheinland und des Vereins von Altertumsfreunden
im Rheinlande, Köln
BMC Boletín del Museo de Cádiz
BollMusCivPD Bolletino Museo Civico di Padova
BPH Bibliotheca Praehistorica Hispana
Bull. Com. Arch. Rom Bullettino della Commissione Archeologica Comunale di Roma
BStorAr Bolletino della Unione Storia ed Arte
CASC Centre d’Arqueologia Subaquàtica de Catalunya, Girona
CASEM Centro Andaluz Superior de Estudios Marinos
CIETA Centre Internacional d’Étude des Textiles Anciens
CIL Corpus Inscriptionum Latinarum
CPh Classical Philology, Chicago
CQ Classical Quarterly, Oxford

17
18 Abreviaturas

CSIC Consejo Superior de Investigaciones Científicas


DHA Dyes in History and Archaeology, Concordia
DdA Dialoghi di Archeologia
DPV Diputación Provincial de Valencia
EA Epigraphica Anatolica
EESAR Egypt Exploration Society. Archaeological Report
Epigraphica Epigraphica. Rivista italiana di Epigraphia
FA Folia Archaeologica
FABT Funde und Ausgrabungen im Bezirk Trier, Trier
FOLD&R Fasti On Line Documents & Research, Roma
GIAP Grup d’Investigació en Arqueologia del Paisatge, Tarragona
HR Heládico reciente
ICAC Institut Català d’Arqueologia Clàssica, Tarragona
IGIIC Gruppo Italiano International Institute for Conservation
ICPL Istituto Centrale per la Patologia del Libro
I Cos W. R. Paton, E. L. Hicks, The Inscriptions of Cos. Oxford (1891)
I Magnesia O. Kern, Die Inschriften von Magnesia am Maeander, Berlin (1900)
IRD Invertebrate Reproduction and Development, Israel
I Salamis T. B. Mitford, I. K. Nicolaou, The Greek and Latin Inscriptions from Salamis, Nicosia (1974)
ID EE.VV, Inscriptions de Délos, 7 vols, Paris (1926-1972)
IG II 2 Inscriptiones Graecae, XII. Inscriptiones insularum maris Aegaei praeter Delum, 2. Inscriptio-
nes Lesbi, Nesi, Tenedi, éd. W. R. Paton, Berlin (1899)
IG III App. Inscriptiones Graecae III, Appendix, Defixionum Tabellae, éd. R. Wuensch, Berlin (1897)
IG IV Inscriptiones Graecae IV - Inscriptiones graecae Aeginae, Pityonesi, Cecryphaliae, Argolidis,
Corpus inscriptionum graecarum Peloponnesi et insularum vicinarum 1, éd. M. Fraenkel, Berlin
(1902)
IG IV 1 Inscriptiones Graecae V, 1. Inscriptiones Laconiae et Messeniae, éd. W. Kolbe, Berlin (1913)
IG X 2, 1 Inscriptiones Graecae X. Inscriptiones Epiri, Macedoniae, Thraciae, Scythiae, pars II, fasc. 1,
Inscriptiones Thessalonicae et viciniae, éd. Ch. Edson, Berlin (1972)
IG Bulg II Inscriptiones graecae in Bulgaria repertae, éd. G. Mihailov, vol. 2, Inscriptiones inter Danu-
bium et Haemum repertae, Sofia (1958)
IGIIC Italian Group. International Institute for Conservation, London
INSTAP Institute for Aegean Prehistory, Philadelphia
IGR Inscriptiones graecae ad res romanas pertinentes, éd. R. Cagnat et al., 3 vols, Paris (1901-
1927); vol. 4, fasc. 1-9, éd. R. Cagnat, G. Lafaye, Paris (1908-1927)
IK Anazarbos M. H. Sayar, Die Inschriften von Anazarbos und Umgebung, I. Inschriften aus dem Stadtgebiet
und der nächsten Umgebung der Stadt, 2 vols. Inschriften griechischer Städte aus Kleinasien 56,
Bonn (2000)
IK Ephesos EE.VV, Die Inschriften von Ephesos, 8 vols. Inschriften griechischer Städte aus Kleinasien 11,1
– 17,4, Bonn (1979-1984)
IK Heraclea Pontica L. Jonnes, The Inscriptions of Heraclea Pontica. Inschriften griechischer Städte aus Kleinasien
47, Bonn (1994)
IK Kyzikos E. Schwertheim, Die Inschriften von Kyzikos und Umgebung, 2 vols. Inschriften griechischer
Städte aus Kleinasien 18 et 26, Bonn (1980-1983)
IK Prusa T. Corsten, Die Inschriften von Prusa ad Olympum, 2 vols. Inschriften griechischer Städte aus
Kleinasien 39-40, Bonn (1991-1993).
IK Side I J. Nollé, Side im Altertum, Geschichte und Zeugnisse, I. Inschriften griechischer Städte aus
Kleinasien 43, Bonn (1993)
IK Smyrna G. Petzl, Die Inschriften von Smyrna, 2 vols. Inschriften griechischer Städte aus Kleinasien 23
- 24,1-2, Bonn (1982, 1987, 1990)
IK Tralles F. B. Poljakov, Die Inschriften von Tralleis und Nysa, Teil I. Die Inschriften von Tralleis.
Inschriften griechischer Städte aus Kleinasien 36, 1, Bonn (1989)
IMT Inschriften Mysia und Troas, éds M. Barth, J. Stauber, München (1993)
INSTAP Institute for Aegean Prehistory
IRD Invertebrate Reproduction and Development, Rehovot (Israel)
JAS Journal of Archaeological Science
JCE Journal of Chemical Ecology, The Netherlands
JHVAF Jahrbuch des historischen Vereins Alt Füssen, Füssen
JMS Journal of Molluscan Studies, Oxford
JMSp Journal of Mass Spectrometry
JNES Journal for Near Eastern Studies
JRA Journal of Roman Archaeology: an International Journal, Portsmouth
Abreviaturas 19

JRS The Journal of Roman Studies, London


KIK-IRPA Koninklijk Instituut voor het Kunstpatrimonium, Bruxelles
LMK Landesmuseum für Kärnten, Klagenfurt (Austria)
MAEF Museu Arqueològic d’Eivissa i Formentera
MAMA Monumenta Asiae Minoris Antiqua, vols I-X, Manchester – London (1928-1993)
MASCA Museum Applied Science Center for Archaeology
MAZ Mainzer Archäologische Zeitschrift, Mainz
MBBAACC Ministero Beni Archeologici e Culturali
MCV Mélanges de la Casa de Velazquez, Madrid
MDAI(I) Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts (Abt. Istambul), Tübingen
MDAI(R) Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts, Römische Abteilung, Mainz
MEFRA Mémoires de l’École Française de Rome et Athènes
MIBMNL Musée Info, Bulletin d’information du Musée National d’histoire et d’art, Luxembourg
MSBEC Mémoires de la Société Belge d’Études Celtiques
NESAT Northern European Symposium for Archaeological Textiles, Esslingen
NH Naturalis Historia
Not.Sc. Notizie degli Scavi di Antichità
NSA Notizie degli Scavi di Antichità, Roma
NSER A. Maiuri, Nuova silloge epigrafica di Rodi e Cos, Firenze (1925)
OA Opuscula Archaeologica, Zagreb
OJA Oxford Journal of Archaeology, Oxford
ÖJh Jahreshefte des österreichischen archäologischen Institutes, Wien
OLP Orientalia Lovaniensia periodica, Louvain
Origini Origini. Rivista di Preistoria e Protostoria delle civiltà antiche.
PA Prehistoria Alpina, Museo Tridentino di Scienze Naturali, Trento
Phil. Trans. R. Soc. Philosophical Transactions of the Royal Society, London
PIAZ Prilozi Instituta za arheologiju u Zagrebu, Zagreb
PIR Prosopographia Imperii Romani, Akademie der Wissenschaften. Berlin
PSRMA Picus: studi e ricerche sulle Marche nell’antichità, Macerata
Purpureae Vestes I C. Alfaro, J.P. Wild y B. Costa (eds.), Textiles y tintes del Mediterráneo en época romana,
Valencia 2004
Purpureae Vestes II C. Alfaro y L. Karali, Vestidos, Textiles y tintes. Estudios sobre la producción de bienes de con-
sumo en la Antigüedad, Valencia 2008
QdAV Quaderni di Archeologia del Veneto
QuadStor Quaderni di Storia
RCRF Acta Rei Cretariae Romanae Fautorum Acta. Bern
RGFB Römisch-Germanische Forschungen, Berlin
RJAZU Rad Jugoslavenske akademije znanosti i umjetnosti, Razred za drustvene znanosti, Zagreb
RLÖ Der römische Limes in Österreich. Wien
SAGEEP Symposium on the Application of Geophysics to Engineering and Environmental Problems
SBBerlin Sitzungsberichte, Preussische [Deutsche] Akademie der Wissenschaften, Berlin
SEG EE.VV, Supplementum Epigraphicum Graecum, vols I-L, Leiden – Amsterdam (1923- 2003)
SFECAG Société Française d’Étude de la céramique antique en Gaule
SGDI II Sammlung der griechischen Dialekt-Inschriften, II. Epirus, Akarnanien, Aetolien, J. Baunack
(Delphi) et al., éd. H. Collitz, Göttingen (1885-1899)
SHA Scriptores Historiae Augustae
SOMA Symposium on Mediterranean Archaeology
StudAlb Studia Albanica
S.I.P. Servicio de Investigación Prehistórica, Valencia
TAM EE.VV, Tituli Asiae Minoris, Vienna (1901-)
TH Textile History, Leeds
TLL Thesaurus Linguae Latinae, Leipzig
TLL Vol. Onom. Thesaurus linguae Latinae suppl.: Nomina propria latina
TMJ Textile Museum Journal, Washington
TMO Travaux de la Maison de l’Orient, Lyon
TP Trabajos de Prehistoria, Madrid
TZ Trierer Zeitschrift für Geschichte und Kunst des Trierer Landes und seiner Nachbargebiete, Trier
VHAD Vjesnik Hrvatskog Arheoloskog Drustva, Zagreb
VVOHT Vlaamse Verenigung voor Oud en Hedendaags Textiel Bulletin, Bruxelles
ZA Ziva Antika, Skopje
ZPE Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik, Bonn

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