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G1 Des cartes pour comprendre le monde

Le monde bipolaire s’est achevé avec la fin de la Guerre Froide. Un monde multipolaire émerge, de plus en plus
complexe. Les acteurs de la mondialisation sont multiples. De nouvelles rivalités de puissances apparaissent, des
débats divers s’instaurent.
Des Etats du Sud souhaitent trouver une « part d’autonomie » stratégique face aux Etats du nord. Pour comprendre
cette situation nouvelle, il convient de mobiliser des grilles de lecture susceptibles d’apporter les explications. Les
cartes sont des outils indispensables pour analyser cette complexité. Leur utilisation nécessite cependant un regard
critique.

En quoi les cartes sont-elles des outils pour comprendre le monde ?
Comment, à partir de diverses grilles de lecture, peut-on expliquer la complexité du monde ?

I) Un monde complexe
La fin de la Guerre Froide et la nouvelle phase de la mondialisation ouvrent la voie à des recompositions
géopolitiques et géoéconomiques du monde et expliquent sa complexité.

A) La mondialisation : un processus de convergence ?
Le monde d’aujourd’hui semble être engagé dans un processus de rapprochement entre les différents territoires.
Celui-ci est lié au fonctionnement de la mondialisation entre les différents territoires. Celui-ci est lié au
fonctionnement de la mondialisation qui s’appuie sur le développement des réseaux de tout type (transports,
informations, entreprises). Il s’accompagne d’une diffusion de la croissance économique à l’échelle du monde . Des
pays émergents se rapprochent des pays développés et sont désormais des acteurs à part entière de la
mondialisation économique et financière.

L’occidentalisation est la facette culturelle de ce processus de convergence. La mondialisation de nombreux produits
alimentaires ou culturels en constitue des images concrètes. La convergence nait aussi de préoccupations qui
intéressent l’ensemble de l’humanité : comment concilier la poursuite du développement tout en ménageant les
ressources et l’environnement ? La nécessité d’adopter des pratiques assurant un développement durable s’impose
même aux Etats les plus réticents.

B) La mondialisation : un processus de fragmentation ?
La mondialisation est un processus sélectif. Elle crée un monde polarisé et hiérarchisé. Par la NDIT, elle met en
concurrence les territoires entre eux en fonction de leurs avantages comparatifs. Les inégalités économiques
persistent à toutes les échelles d’analyse. Si la lecture traditionnelle d’un monde traversé par une ligne de fracture
Nord Sud n’est plus pertinente, la diversité des Nord et des Sud persiste. Le monde s’organise autour des centres
dominants et de périphéries plus ou moins en difficulté.
La carte politique du monde est multipolaire. Certes, les Etats Unis disposent de tous les atouts d’une puissance
dominante, mais d’autres Etats s’affirment, à l’image de la Chine, devenue la seconde puissance, du monde. La
disparition de l’URSS et la montée en puissance des pays émergents rendent progressivement caduc le système
politique mondial né en 1945. De nouvelles revendications concernant la gouvernance mondiale se font entendre,
justifiant par exemple le passage du G7 au G20. Les structures de coopération économiques et politiques créent de
puissants ensembles continentaux. Néanmoins, l’Etat résiste. Il demeure un acteur essentiel de la gouvernance
mondiale à travers les institutions internationales (ONU) et dispose d’une certaine autonomie face à la
mondialisation en défendant ses intérêts économiques et stratégiques.
Enfin, la diversité est culturelle. Les grandes aires de civilisation restent bien tangibles à travers les comportements
alimentaires, les pratiques religieuses, linguistiques, sportives ou artistiques. L’occidentalisation suscite parfois des
formes de résistance.

multipolaire et fragmenté. L’analyse critique des cartes en constitue une des preuves. les approches globales peuvent être promues par des acteurs dont l’idéologie nécessite une approche simplificatrice et constitue un déni de la diversité. La diversité des cultures peut laisser espérer une multiplicité des modes d’articulation des sociétés au reste de l’espace mondial. Notre monde est complexité : ne l’aborder que dans sa globalité entraîne forcément des simplifications abusives. La mondialisation construit à l’aube du XXIème un monde complexe. Les relations tissées entre les Etats et les régions du monde sont fondées sur des complémentarités. C) Les limites d’une approche globale Néanmoins il est risqué et même parfois dangereux de se contenter d’une approche globale. . sur laquelle repose en fait la mondialisation.

Des cartes geopolitiques Des cartes géoculturelles .

Des cartes géoéconomiques Des cartes géoenvironnementales .