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Traité des obligations en général, par René Demogue ... Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Traité des obligations en général, par René Demogue ... Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Traité des obligations en général, par René Demogue ...

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Demogue, René (1872-1938). Traité des obligations en général, par René Demogue .... 1924. 1/ Les contenusici pour accéder aux tarifs et à la licence 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr . " id="pdf-obj-1-2" src="pdf-obj-1-2.jpg">

Demogue, René (1872-1938). Traité des obligations en général, par René Demogue

....

1924.

Demogue, René (1872-1938). Traité des obligations en général, par René Demogue .... 1924. 1/ Les contenusici pour accéder aux tarifs et à la licence 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr . " id="pdf-obj-1-10" src="pdf-obj-1-10.jpg">

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TRAITÉ

DES OBLIGATIONS

EN

GÉNÉRAL

PA-R

RenéDEMOGUE

Professeur à

la

Faculté de

droit de

l'Université de

Paris

1

Sources des Obligations (Suite)

TOME

IV

PARIS

LIBRAIRIE

ARTHUR

ROUSSEAU

ROUSSEAU ET Cie

14.

RUE

SOUFFLOT,

14

1924

-

Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation

réservés pourtous pays

DES OBLIGATIONS EN

GÉNÉRAL

LES

SOURCES

IV

TRAITÉ

DES OBLIGATIONS

EN

GÉNÉRAL

René

PAR

DEMOGUÊ

Professeur à

la Faculté de

droit de

l'Université de

Paris

1

Sources des Obligations (Suite)

TOME

IV

LIBRAIRIE

PARIS

ARTHUR

ROUSSEAU

ROUSSEAU ET Ce

14,

RUE

-

SOUFFLOT,

1924

14

Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réserves pour tous pays

CINQUIEME

(suite)

PARTIE

-

CHAPITRE

III

La relation de cause à effet(1)

  • v 365. Pour qu'il y ait responsabilité civile, il faut qu'il

y ait relation de cause

causé. L'art.

«

causeà

à effet

entre la

faute et le préjudice

tout

fait que

1382 l'indique en

parlant de

autrui un dommage ». La jurisprudence a fré-

quemment répété

une relation

qu'il

de causoà

fallait entre la faute et le dommage

effet2. Certaines décisions ont même

1

V.

Guex, La relation de

à effet

dans les

obligations

extracon-

cause

tractuelle-s,th. Lausanne

igo4.

Pierre Marteau, La notion de causa

Lité dans la responsabilité civile, th. d'Aix, 1914.

Oser, Obligations

recht, p.

182. Degni,

Giur.

Maliana, 1918,

1,

a42.

Leone,

A'c.sso

causait tra

Folchieri,

colpa

Della

e

danno, Rivista

causalita

giuridica,

Encyclopedia giuridicha

italiana,

v.

Responsabilité civile, nOS

i3oi

v.

et

di diritlo civile,

1913,

Mélanges

Simoncelli,

p.

p.

577.

25.

-

suiv.

Rep.

Pandectes belges, du droit fran-

-

gén.

çais.

v.

Responsabilité, nos 4uI et suiv.

2

V.

not.

Req., 29 nov.

1911, D.

1913,1, 111.

Trib. comm. Seine,

n avril

1913, Loi,

9

mai

139,

D.

1907,

2,

189.

Cass. lkq.,

If) juill.

1896,

civ.,

7

fév.

Tqglt, S.

1898,

1913. -- Orléans,

ier mars

Cass.

civ.,

I3

mars

1900,

1907,

S.

S.

1903,

S.

1897,

1,278; D.

1,

229;

1894,

D.

1898,

141.

1,

1,23g, Gaz. Pal.,

1907,

1,

2,

26.

Cass.

1894, 1,

semblé préciser

et

rétrécir cette idée en

parlant de cause

effective, de conséquence inévitable et certaine, de relation

directe1.

366. Mais que faut-il entendre

relation de cause

par

à effet. Les arrêts ont résolu la question implicitement sans

se référer aux diverses théories qui ont été émises à ce sujet

en Allemagne.

La jurisprudence paraît pouvoir se ramener aux deux principes suivants.

Il

a

être

question de

tout autant qu'il

le

le

peut

ne

cause

que

que,

relation nécessaire entre le

Il

faut

qu'il soit certain

fait incriminé et

sans

ce

fait,

y

une

dommage.

dommage n'aurait pas eu lieu2. Ainsi, il ne suffit pas qu'une

ait contrevenu à certains règlements, il faut

personne

sans

que

cette contravention le dommage n'eut pas eu lieu3. Même

291. Angers,

1898,

Cass.

D.

1901,

Req.,ier

19 juill.

1899,

S.

1,

420.

Alger,

1899,

2,

28

juin

263.

Cass.

civ.,

1894,

D.

189G,

2,

fév.

1892,

le

Droit, 23

fév.

1892.

-

Ageh,

22

fev.

Go.

26

-7-

mai

1902, D.

1903,

5,

654.

Hue, VIII, n°

406.

Ripert,

Revue

critique,

1909,

p.

1

Cass.

131

et

civ.,

1911,

p.

19

mars

133.

1888,

S.-

1890,

1,

397.

Grenoble,

6

nov.

1901,

igo3.

D.

1902,

Trib.

335.

Lyon, leI" avril

1903,

2,

10 mars 1905,' Gaz. Trib.,

Seine,

Mon.

Lyon,

2

août

1905.

21

mars

Bor-

deaux, 3o décembre

1904,

S.

1907,

2,

Anvers, 2 mars

qo" 42-44

comm. sabilité, 1,

1907, P.

F.,

69,

D.

1907,

5,

1905, 2,.43i.

Cf.

trib.

64.

Sourdat, Respon-

2

Gons.

d'Etat,

27

juin 1890,

D.

1892,

3,

12.

Caen,

6

avril

1914,

S.

igi5,

2,

Cass.

Req.,

43.

Cf.

5 août

1912,

Montpellier, 31

oct.

1908.

S.

1914,

1,

427. Req.,

2

S.

1908,

2,

29U.

déc.

1884, D.

1885,

1,

423.

3

Cass. Req., 7'mars 1892, D.

1892,

2,-

143.

Toulouse, 15

1892,

1,

502;

S.

déc.

1894.

Gaz.

1892,

Midi,

l,

17

271, Gaz. Pal.,

fév.

1895.

Rouen, 24 mars

1897, D.

10

l,

déc.

173.

1897,

1900,

1894, Rec. Rouen, 1894,

1,71;

D.

S.

1901,

1897,

1,

1,,36o.

25

196.

Pal

..

Cass. Req.,

1,

1890,

97.

12 janv.

1,

231, Gaz.

1897,

mai

1,

167. Req:,

D.

18g4,\

Celui

qui

respon-

Besançon, 28

1916,

S.

n'est

pas

estimons

Rappr.Crhn.,

nov.

1917,

conduit une automobile sanspermis

sable s'il

écrase

un

passant.

Nous

nécessairement

cependant, que

l'absence

la jurisprudence admet qu'il

pas

certain

que

l'absence de

n'y

cause lorsqu'il n'est

a

pas

contravention eut empêché le

dommage. Ainsi, un entrepôt de bois ayant été ouvert sans

autorisation, le propriétaire n'est

de plein

droit

pas

res-

ponsable de l'incendie qui s'est communiqué à un immeu-

ble voisin, alors cependant qu'on peut se demander si l'auto-

risation sollicitée eut

été

obtenue1.

Ici, la relation n'est

plus

absolument nécessaire et le juge en est réduit à dire

même si l'on s'était conformé à

que sans doute eu lieu.

la

loi,

le dommage eut

Nous arrivons donc à cette formule : il,n'yarelation cau-

sale

si l'acte

incriminé n'ayant pas eu lieu, l'effet 'ne se

réalisé.

que

futprobablement pas

Ces données sont

conformes à la conception scientifique

de

la cause qui

ne peut être qu'un fait

sans lequel un autre

n'eut pas

eu lieu.

Peu

importe le moment où

se produit l'effet. Un

acci-

dent peutne produire ses conséquences qu'un certain temps

après2.

367. Il paraît se dégager de la jurisprudence une autre

solution beaucoup

plus

délicate.

D'ordinaire un effet ne

résulte pas d'une seule cause, mais d'un ensemble de con-

ditions,

de

conséquence

sorte que

eut

fait

si

l'une d'elles avait fait défaut,

la

défaut également.

Chacune de

ces

conditions peut être qualifiée cause du résultat produit.

de

permis,

peut

constituer

une

présomption

de

fait

d'ignorance

et

d'inhabilité. Cf.

18 mars

igo3,

S.

1, 323.-

1898,

Reiq.,

2,

5

août

1912,

S.

1914,

427.

Poitiers,

S.

1878.

21

fév.

F.,

1,

1878,

1905,

238.

Cass.

1896,

Req., 27

2,

fév.

Nancy,29

juin 1895, S.

1903,

l,

207. Cass.

23 juill.

civ.,

S. 1898,

x,525; D.

400. Paris,

1898, P.

1899,

2,

55.

1

Nancy,

Lyon,

23

nov.

30 mars

1893.

Aix,

1907, Mon.

4 juill.

Lyon,

25

1894,

Rec.

mai

1907.

Assurances,

1894,

449-,— Rappr.

M.

Roux.

Celui

nécessairement

s'il écrase un

Crim.

qui

25

1916,

nov

S.

1917,

1,

97,

note

n'est

de

pas

..

avec

conduit

automobile

permis inobservation des

sans

une

coupable d'homicide par

passant.

règlements

2

Cf.

trib.

Seine,

26

nov.

1902,

Gaz.

Pal.,

1902,

2,

707.

La jurisprudence paraît admettre

qu'elle

pourvu

même il

soit

chacune des condi-

incriminée

que

tions,

fautive, peut être

quand bien

tion

en eut fallu d'autres

pour la réalisa-

pas néces-

pas

néces-

de l'effet.

La causalité d'un fait n'est donc

sairement unique, elle peut être multiple. Il n'est

saire qu'un

fait soit l'unique cause du dommage pour être

qualifié cause

La- jurisprudence en a fait une application

cas

sur

lequel

nous

reviendrons:

très impor-

le

cas

de

tante dans un

faute commune.

parce que

deux

dommage n'a pu se produire que

la victime et un tiers ont com-

de

ces fautes

Si

personnes:

un

mis chacun une faute,

de sorte qu'une seule

ayant fait défaut,

le résultat eut défailli également, il y

a,

dans une proportion à déterminer, responsabilité des deux

personnes2.

De façon plus générale, la jurisprudence a fréquemment

reconnu que celui qui

pose une des conditions d'un

fait

en est responsable si cette condition est fautive.

Ainsi

de

machine agricole n'étant

un

engrenage

pas

ecouvert dun

appareil protecteur, le-patron est respon-

sable si l'ouvrier en voulant rattraper les guides qu'il avait

laissées échapper est pris dans l'engrenage3

Si

un conducteur abandonne sa voiture et

qu'un tiers

ivre

monte et cause un accident,

y

responsable4.

le conducteur en

est

1

Cass.

1912,

S.

7

mars

1909, D.

civ.,

1913,

28 mars

1,

16;

1900, D. D. 1914,

1910, Gaz.

Trib.,

1910,

1900,

1,

1,

144.

2e

sem

..

,

208. -'Cass.

civ.,

31 juill.

-

>,

Cf.

(sol.

271.

implic.),

Orléans,

Nîmes,

23

juin

1909, 2, 355 qui diminuent l'indemnité, vu le caractère excep-

@

tionnel des autres causes.

2

V.

not.

Cass.

31 juill.

1912, D:

r,

4o3.

23 jànv.

Cass.

1903,

D.

3

Cass.

civ.,

28

civ.,

24

nov.

1913,

D.

1914,

civ.,

i,

144.

4

fév.

Cass.

1903,

D.

1905,

2,

255.

fév.

1910,

S.

1911,

1,

1914,

1,

293.

civ

..

10 mars

1903.

1,

378.

829,avec

note

4

Douai, 31

déc.

1900,

S.

1903,

2,

286.

Gass.

civ.,

1902,

D.

1903.

-

Chnmbéry,

de

M.

Appert.

Il

time

a responsabilité si une faute détermine chez la vic- une maladie déjà en germel qui aurait pu ne jamais

y

se manifester. Si une personne

remplir les

achète à un voleur des lingots volés sans

formalités légales, elle est responsable vis-à-vis

du volé2. Si des odeurs répugnantes venant d'un charge-

ment ont rendu malade un employé dans un wagon voisin

celui-ci

étant descendu sur la

voie

soit blessé,

la

et

que

Compagnie de chemin de fer est responsable3. Si, un tram-

allant trop vite dans une descente, le voyageur effrayé

way

saute à terre et se blesse, le conducteur est responsable4. Si

une banque paie à l'employé d'un client des chèques irré- guliers et lui permet ainsi de détourner de l'argent au pré-

judice5 de son patron,

le banquier est responsable. Si un

patron,par sa négligence, laisse son employé commettre un

vol,

il répond du faux exécuté

utiliser le vol6.

pour On pourrait beaucoup multiplier les exemples7.

La responsabilité de celui qui pose une condition d'un

I

1

Caen,

3o

avril

1891,

Rec.

Caen,

1891,

i8g5

et

4

fév.

1896,

Rec.

Amiens,

nov.

2Req., 4 juin1904,D. 1904,1,348.

189.

1896,

37.

Rappr.Amiens,

3

Grenoble,

13

fév.

1894,

D.

1898,

2,

376.

4

Trib. Marseille, 17 janv.

1908, D.

1908,

5,

36.

fr.,1905,

1896,

Req.,

Cass.

V.

5

6

7

3

juill.

1905,

Pand.

394.

1,

civ.,22 nov.

1892,S.1893,

1895,

S.

S.

1899,

1,

1.23.

i-

Gass.civ

22

fév.

..D.uuùL

1898.

127;

1901,

492;D-

Cass.

civ.,

D.

1,

20

oct.

1899,

Gaz. Pal.,

1899,

2,

644

(le patron avant

1896,

423.

1,

81.

-

Nancy.

la

loi

des

acci-

dents du travail est responsable

de

tous

les

accidents survenus à

son

personnel pendant le temps

il

travaille au

delà des heures légales

de travail). Nancy,

fév.

1894,

D.

que

1895,

393

(notaire qui t-inlo

9

2,

à prendre une inscription, de sorte

thèque

légale

de

la

femme

19

qui

déc.

1917, D.

rend

possible

1919,

1,

43

la

faute

prime

le débiteur se mariant l'hypo-

inscrite).

Req,

à

niveau

nov.

l'hypothèque

(faute d'un

gardien de passage

Cass.

civ.,

d'un

chauffeur).

1892,

D.

faute de

1893,

r, 6o4 (détournements commis

civ.,

2 août

par

D.

son patron). Cass.

1876,

un employé

1878,

1,

36,

par

la

le

fait

fait existe alors même qu'untiers qui pouvait empêcher le

dommage ne l'a

fait1.

pas

368. — Et la jurisprudence applique ce principe

de

la

de lacon-

causalité des conditions, même au cas où à côté

dition incriminée volontés humaines,

il

a comme autres conditions d'autres

au

cas

de

l'homme ivre qui

y

comme

monte dans une voiture abandonnée, ou même des décisions de personnes qui, pour statuer, ont s'informer, juger

la

situation au

sens large

du mot.

Ainsi celui qui

a

fait

saine d'esprit pour folleest respon-

par

ce moyen,

bien

certificat constatant l'alié-

passer une personne

sable du dommage qu'elle lui a causé

qu'un médecin

ait

délivré

un

de créer un crédit apparent

que

D.

d'autres

1908,

2,

personnes

69

(le

à

personne peut être la

faits. — facilite

Aix,

à

un

une

luiont

notaire

qui

cause de prêts

18

fév.

1908,

père

dissipa-

teur

qui

administre

somme

qu'il

dissipe

les

est

biens

de

ses

responsable).

enfants

la

remise

Grenoble,-

19

d'une

janv.

1897,

D.

1898,

390

2,

d'un employé).Req.,

faible d'esprit à

vendre

(accident

survenu par

la

faute

du patron

et

26

des

nov.

1856,

D.

1857,

rentes sur

l'Etat dont

I,

il

57

(pousser un

dissipe

le

prix

emporte

responsabilité de

cette

dilapidation).

Bordeaux,

12

août

1859, D.

1859,

216

(si

deux

cochers luttent de vitesse et

Droit,

le

2,

que

pre-

mier provoque

causé).

un accident, l'autre

15

fév.

1898,

le

doit être considéré comme l'ayant

29

mars

1898

et

trib.

Seine,

Paris,

14

on

ou

1900.

développele

nov.

du mal).-

Gaz.

Trib.,

1901,

Ier sem.,

2,

422 (l'acte qui aggrave

germe

Cass.

d'un mal préexistant est cause de l'aggravation

civ.,

31

oct.

1900,

D.

1900,

1,

554

(celui qui

conseille un

remploi

exposé à

Rappr.

Sourdt,

Responsabilité,

éviction,

engage

I,

n°

693.

sa

responsabilité).

Crim.,

21

nov.

1856,

D.

1856,

1,

471.

2,

271.

1901.

Peq.,

D.

l!)o3,

1899,

11

(la

-

Nîmes,

7

mars

1910.

17

2.

nov.

415.

1868,

S.

1869,

Amiens,

1,

18

Gaz.

Trib.,

61.

Trib.

avril

1899,

1910,

Seine,

2e

sem.,

Iermai

Rec.

Amiens,

responsabilité

d'une

fracture

emporte

responsabi-

lité

du

défaut

de

consolidation

fut-il

exceptionnel).

11nov.

1896,

S.

1898,

1,

228.

Cass.

t'M ..

191S, I. 442,resp.contractuelle.

Naples,

Douai,

18 janv.

1918,

28

déc.

1846, D.

Civ.

Giur.

1847

2

,19.

1Cf.

Jau,

3

Req.,

mars

7

juin

1909,

D.

1910, D.1911,

1911,

2,

171.

r,

292

(resp.

contractuelle).

nation mentale. Celui qui a

substitué à d'autres des blés

admis sans

droit

l'importation et a

ses agissements

à

par

amené l'Administration à supprimer au propriétaire des blés

le bénéfice de

la zone franche en est

responsable2. Celui-là

l'est aussi qui, étant expert, a, par un rapport fautif, contri-

bué à former la conviction du juge3.

Mais lorsqu'il

ainsi

y

a

discutée etle

causalité est

interposée entre l'acte dont la résultat la volonté d'une autre

une question très

délicate pour

personne,

poser.

Cettevolonté a-t-elle été déterminée

minéou non ?

le

juge va

se

par l'acte incri-

Aussi il arrive souvent que

causé préjudice,

car elle

le juge

n'a pas

y

dit que

été

la faute n'a

déterminante de

pas

la

décision a la

suite de laquelle il

a eu dommage.

Celui qui pousse à acheter des valeurs mauvaises n'est

responsable si ses conseils n'ont

été la cause déter-

pas

pas

minante4. Une vente irrégulière de cyanure de potassium un pharmacien une personne qui se suicide n'est

par

la

pas

cause de la mort, si la personne était fermement décidée

à

se tuer5.

Si

un notaire ne transmet pas à un client qui a élu domi-'

cile en son étude la sommation de prendre connaissance du

cahier des charges, il- n'est pas prouvé que le client eut enchéri6.

responsable s'il n'est pas

Dans tous ces cas, préciation du juge7

il y aura en

fait une large place à l'ap-

1. Caen,

16

janv.

1901, D.

igo4,

2,

370.

  • 2 Chainbérv,

3

6 juill.

1898, D.

D.

Grenoble,21murs1898,

1899,

2,

1893,2,

420.

293.

4 Paris,

17

nov.

P.

F.,

1905,

2,

91.

1892.

D.

Paris,

1893,

2,

26

mars

r:h.

i88f>.

D.

?3

D.

1887,

D.

mars

1898,1,

421.

1887,

2.

251.

-

Cf.

Cass.

Lyon.

15

déc.

1887,

civ.,

2,

20

57.

juill.

1904.

Paris,

1898,

5 Paris,

6 Req.,

23 juill.

-

1898,

24 juin

1902. D.

P.

F.,

1902,

1899.

2.

55.

T,

424.

Cet arrêt.

responsabilité partielle du notaire.

toutefois. admet

la

7

V.

encore Douai.

23

mars

IQTI, D.

1Q12,

2.

1G7.

-

Cour de

la

La jurisprudence a même considéré comme cause une omission alors que si elle n'avait pas eu lieu le préjudice eut

pu se réaliser

causé la

d'autres causes.

pour

Ainsi, un fondateur de société quia,

nullité de

la

société

est

sa négligence,

envers un

par

responsable

actionnaire au montant de son action, la société eût-elle

péricliter par suite d'insuffisance de capital1.

Toutefois

il

a là une hypothèse extrême

la cause

y

solution critiquable.

Il résulte de

abstention. Il

dommage n'aurait

lajurisprudence que

y

a

cause dès

pas

pu

que toute abstention

et même une

peut être une

sans cette abstention le

On

ne peut donc dire

que se réaliser.

estcause, mais l'abstention de ceux

qui étaient à même d'empêcher le résultat dommageable est causale. Elle emportera responsabilité si l'abstention est

fautive, c'est-à-dire comme nous

devoir d'agir (v

suprà, III,

n°

l'avons indiqué, s'il y avait

258).

368

bis.

Si

des spéculations illicites ont amené la

hausse d'un produit, une

en ce sens qu'elle a dû

personne

acheter des

victime de cette hausse

produits plus cher peut-

elle agir en indemnité contre le spéculateur ? Nous croyons

qu'il

a lien de causalité suffisant malgré l'acte volontaire

y

que constitue l'achat et la spéculation a un lien assez étroit

avec le dommage. La victime

spéculateurs aient entre ces derniers

pu

pourra agir, bien que d'autres

au

même résultat.

Il

y

a

contribuer

solidarité.

369. La jurisprudence ne s'est cependant pas ralliée

complètement à cette thèse très simple

d'un fait peut en être considérée

que toute condition

cause et

que

les

commela

conditions sont toutes équivalentes. Dans nombre de déci-

sions, on voit les tribunaux faire une comparaison entre les

Cass.civ.,13

1898-99,

17 juin

Guadeloupe, Ier juill.

1900,

1,

588.

1872,

D.

1874.

90.

2,

mars.

liée.Ftiom,

Limoges, 4

janv.

1898.

133.

IQO3, 2, IpS.--Nan'y.

19"

Trib. Seine, 1er mars 1901, D.

Rec.

1

Nancy, Cass. Req.,

1913,. 195.

18

mai

1885,

S.

1885.

r,

473,

avec note

de

M

Labbé.

diverses

conditions

d'un

dommage

et

reléguer

hors

du

domaine de la

causalité les

actes

fautifs qui comparés

à

d'autres ne leur semblent

assez importants.

pas

Ainsi les agissements fautifs d'un chargeur ne le rendent

pas responsable d'un défaut de déclaration en douane, s'ils

n'ont

empêché le capitaine de navire de vérifier les

pas

colis chargés à son bord et de faire une déclaration1.

Le

de distance entre un pont et la paroi des wagons

fut-il fautif,

la cause

peu

qui passent sous ce pont n'est pas,

d'un accident si celui-ci vient de

ce qu'un voyageur,.con-

trairement aux règlements, s'est penché à la portière2.

Un

automobiliste se lançant

passàge à niveau ne répond

pas

rière qui était cardiaque et qui

une allure vive sur un de la mort de la garde-bar-

à

succombe à l'émotion3.

Si une excavation n'est

pas munie

de

barrière, le pro-

priétaire n'est pas responsable de l'accident survenu à une

tombée dans cette excavation par sa faute4. locataire installe un poêle mobile dans une cheminée

personne

Si un

mauvaise, il peut et:

résulte5.

seul responsable de l'accident qui en

Si

des

imprudents ont moins déterminé un suicide

personne visée, il

n'y a

pas res-