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Opus Dei

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V∴ M∴ et vous tous mes FF∴

La prélature de l’Opus Dei
Si l’intégrisme musulman a fait la « Une » des journaux, les activités de la droite chrétienne s’effectuent souvent dans l’ombre, comme en témoigne la troublante ascension de l’Opus Dei, appelé également « l’Oeuvre » Opus Dei ! Ce nom suscite des controverses acharnées. Société secrète, Pieuvre cléricale, Garde blanche du pape, Sainte mafia…. J’ai voulu en savoir plus. Internet est un bel outil. L’Opus Dei y a un site de propagande fort d’une cinquantaine de pages. Le « réseau Voltaire » association de journalistes pour la liberté d’expression, a édité de nombreuses notes d’information sur les personnalités gravitant autour de l’Opus Dei. Des écrits ont également été tirés des archives du « monde diplomatique », du « Nouvel Observateur » et quelques autres organes de presse ainsi que de la lecture de quelques livres. (Voir bibliographie) Il ne s'agit point de dénoncer une religion, mais de dénoncer une association qui, sous couvert de la Foi catholique, veut investir le monde économique pour le seul profit de quelques dirigeants dont on connaît l'ardeur à défendre, non la foi, mais leur pouvoir.

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Il est bon de faire un petit résumé historique. José Maria Escriva naît le 9 janvier 1902 à Barbastro, petite ville d’Aragon, au nord de l’Espagne. Il a 5 frères et sœurs. En 1915, l’affaire de son père, qui travaille dans l’industrie textile, fait faillite. Il est obligé de partir pour Logrono et c’est dans cette ville que José Maria Escriva perçoit pour la première fois sa vocation. Il suivra ses études d’abord à Logrono, puis au séminaire de Saragosse. Un ordre militaire catholique, celui de Saint Jacques de l’Epée, (Órden Militar de Sant’Iago de la Espada), fondé en 1170 avait pour mission la conservation du Pouvoir par les catholiques et la sécurité des pèlerins. L’Ordre s’était éteint vers 1500. Dans le début des années 1920, un cardinal espagnol, Vérone, réorganise l'armée de l'ombre «Sant’lago de la Espada» dont l'emblème est un coeur transpercé d'une flèche. Les membres de cet ordre exercent une forte influence sur les jeunes catholiques. José Maria Escriva est ordonné prêtre à Saragosse le 28 mars 1925.. En 1927 il s’installe à Madrid pour préparer un doctorat de droit civil.

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Le 2 octobre 1928, trois ans après son ordination, au cours d’une retraite spirituelle, Il fonde l’Opus Dei et recrute ses membres parmi l’élite, les étudiants, les universitaires et les professions libérales. En Espagne, la république est établie en avril 1931. Tout de suite, l'Église catholique déclare la guerre à la démocratie : Le 7 mai 1931, l'archevêque de Toledo, le Cardinal Pedro Segura publie une pastorale invitant les fidèles à prendre les armes contre la république. José Maria Escriva n’a pas 30 ans lorsqu’il est nommé Supérieur du séminaire de Saragosse puis Recteur de l’Ecole « Real Patronato de Santa Isabel » à Madrid. Cette école appartient au journal « El Debate », organe officiel de l'Associacion « Catolica de propagandistas », fondée par un Jésuite, le père Ayala, en 1909. Cette association a pour but de « former des minorités choisies, composées d'hommes apostoliques, appartenant aux professions les plus variées sans qu'ils aient besoin de faire un voeu spécial de caractère religieux » Ce mouvement est richissime et influent, et le père Ayala est à la tête d'un véritable empire : Une agence d'informations, agence de presse (Editorial Catolica), six journaux, un hebdomadaire et à l’origine de la création du CEDA (Confédération Espagnole des Droites Autonomes), préparant aussi bien les dirigeants de l'Action Catholique que ceux des mouvements nationalistes.. A la suite d’inspirations divines, à un moment où déferle en Espagne un anticléricalisme des plus violents, José Maria Escriva déclare que les catholiques doivent exercer leur foi dans la foule, sans être visibles. Directeur de conscience de Franco, il entreprend de sélectionner et de former les élites de la dictature jusqu’à contrôler l’essentiel du pouvoir. C’est un mystique, un illuminé. Ses disciples, comme lui, regrettent l’ancien temps où le régime catholique pesait sur l’économie, l’agriculture, l’industrie et les finances de l’Espagne. Ils proviennent pour une grande part de «Catolica de propagandistas » et de « Sant lago de la Espada ». Il s'agissait pour les adeptes de parvenir à la sainteté en participant à l'instauration d'un régime théocratique dont José Maria Escriva était le prophète. La guerre civile leur apparut comme l'occasion inespérée d'établir l'Etat catholique de leurs rêves, un retour à une religiosité pure et dure. En 1933, le premier centre ouvre à Madrid : « l’académie DYA », où l’on y dispense des cours de droit et d’architecture. Dya deviendra par la suite une résidence universitaire. Les membres y proposent une formation chrétienne et diffusent la catéchèse de l’Opus Dei qui se résume à : « Sanctifie le travail de tous les jours ». Une partie importante de cette tâche consiste à assurer l’assistance aux pauvres et aux malades des quartiers de la banlieue de Madrid ainsi qu’à diffuser le message du « padre ». Mais très vite, l’inspiration première de l’Opus a été pervertie par la personnalité de son fondateur : petit-bourgeois, ambitieux, coléreux et vaniteux,

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grossi par le diabète, sans charisme apparent. En 1935, José Maria Escriva fait éditer un petit livre rouge en 11 langues ainsi qu’en braille en espagnol et anglais. Ce livre n’est ni la Bible miniaturisée, ni le programme du parti socialiste, ni les pensées de Mao Tsé toung…. Ce livre a comme titre « Camino » (chemin), comprenant 320 pages et 46 chapitres incluant 999 courtes maximes numérotées, conseils et préceptes. Pourquoi 999 ? Par référence à la trinité : trois fois trois font neuf et trois neuf font 999. C’est le fondement de l’Opus Dei, une référence incontournable pour les adeptes. Le « Mein Kampf » de José Maria Escriva.. Il est « le Père » qui parle au nom du Christ. Le Vatican le présente comme un manuel de sainteté. En 2000, « Camino » affichera un tirage de plus de 3 millions 700 mille exemplaires en plus de 250 éditions et en 40 langues. Il y déclare : « L’existence de tous ceux qui ne sont pas ses disciples est stérile. Ils laissent derrière eux une trace visqueuse et sale et ils sont impurs » (01) Plus loin : « Bénie soit la douleur, sanctifiée soit la douleur, glorifiée soit la douleur » « Il faut donner au corps un peu moins que le strict nécessaire. Sinon, il trahit » (196) «Si tu sais que ton corps est ton ennemi pourquoi le traites tu avec tant de mollesse » (227) «les trésors de l’homme sur la terre sont la faim, la soif, la chaleur, le froid, la douleur,le déshonneur, la pauvreté, la solitude, la trahison, la calomnie, la prison » (194) « Comment faire pénitence ? celle que te donne ton directeur, un quart d’heure de plus de silice pour les âmes du purgatoire, cinq minutes de plus pour tes parents, cinq autres pour tes frères d’apostolat, jusqu’à ce que tu ais épuisé le temps prévu par ton horaire. Une telle mortification, quelle valeur n’a-t-elle pas ! » (899) Renforçant l’idée que de sévères mortifications corporelles sont monnaie courante à l’intérieur de l’Ordre. José Maria Escriva avait coutume de se fouetter violemment le dos Ce recueil est gorgé de toute la mythologie fasciste, aliéné par l’idolâtrie de ses chefs, avec une soumission totale de la hiérarchie, dur, dépourvu de sentiment, militariste intolérant, convaincu que lui seul et les siens sont les bons. «Le Père l’a dit, le Père le veut.. Le seul droit des membres, c’est d’accomplir son devoir » (53) «Les femmes n'ont pas besoin d'être savantes, il leur suffit d'être prudentes !» (946) « Obéissez comme un instrument obéit aux mains de l’artiste » (617) « Ton obéissance doit être muette » (627)

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Ou quelques citations peuvent nous édifier sur le degré de tolérance et d'amour de l’ouvrage, cet état d'esprit rappelle les incitations à la désobéissance des lois des républiques prônée par le pape actuel si elles ne correspondent pas aux vues de l'Eglise. L’idéologie fasciste apparaît en filigrane. « Sois fort, sois viril, sois homme et ensuite sois ange » (22) « Te laisser aller, toi ? Ferais-tu partie du troupeau alors que tu es né pour être un chef ? Pas de place parmi nous pour les tièdes ! » (16) « Il te faut un directeur spirituel. Pour te donner et t’abandonner. En obéissant » (62) « Transiger est le signe certain qu’on ne possède pas la vérité » (394) Tels sont les arguments fondamentaux qui justifient toutes les formes d’ordres ou de décisions. C’est l’expression d’un catholicisme de croisade, de lutte et d’extermination. « Contraignez ceux que vous rencontrez à venir dans ma maison… nous devons être un peu fous…il faut être prêt à tout pour faire de nouveaux convertis » (30) « Que de crimes on commet au nom de la Justice. » (46) « Le niveau de sainteté que le seigneur demande de nous est déterminé par trois points : une sainte inflexibilité, une sainte violence et une sainte audace » (387) « Ne crois-tu pas que l'Egalité, telle qu'ils la comprennent, est synonyme d'injustice ? (400) « Virilise ta volonté pour que Dieu fasse de toi un chef. Ne vois tu pas de quelle façon agissent certaines sociétés secrètes ? Elles n’ont jamais gagné les masses. Elles forment à l’agitation les foules, quelques hommes qui les affolent et les entraînent derrière eux, le précipice de tous les désordres sur le chemin de l’enfer. Ces gens là sèment une graine mauvaise. » (833) Il y transparaît la soumission totale au supérieur, le mépris du laïc, le paternalisme. « Quand un laïc s’érige en maître de morale, il se trompe fréquemment : les laïcs ne peuvent être que disciples » (61) Le Père réprimande tendrement le disciple : « Pauvre instrument que tu es ! » (477), Et il l’exhorte à agir avec science et maîtrise. « Grand ou petit, délicat ou grossier..., sois un instrument. (...) Ton devoir est d’être un instrument » (484). Il met en garde avec fermeté : « On ne peut laisser les instruments se rouiller » (486). On y retrouve également l’image terne du serviteur, un peu minable persécuté. Ces deux images se superposent pour former l’homo-opus-dei, convaincu que tout devient saint entre ses mains.

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La vigueur préconisée par Escrivá englobe tous les domaines de la vie spirituelle et affective. « Qui t’a dit qu’il n’était pas viril de faire des neuvaines ? » (574). La prière, souligne-t-il à plusieurs reprises, doit être « Vigoureuse et virile » (691) Et les larmes des appelés à la milice seront donc également « Brûlantes et viriles » (216). C’est pourquoi il convient d’adopter un modèle de conduite qui ne prête pas le flanc à la critique ; « Si tu n’es pas viril et normal, tu seras non pas un apôtre, mais sa risible caricature » (877). Observe-t-il en définissant le terrain de la singularité conseillée, il souligne en conséquence : « Etre enfant, ce n’est pas être efféminé » (888). A la fin de l’ouvrage, il en vient même à théoriser le concept ahurissant «D’obéissance aveugle à l’œuvre et à sa hiérarchie » (941) « Qui es-tu pour juger de la sagesse de ton supérieur? Ne vois-tu pas qu’il a plus de jugement, plus d’expérience que toi?… » (457) On y trouve la solution au problème des « accès voluptueux » « N’aie pas la lâcheté d’être courageux : fuis, quand tu as cherché pour compagnie la satisfaction de tes sens… quelle solitude ensuite » (136) Et l‘explication du mystère qui règne autour de l’Opus Dei « Ne révèle pas à la légère les détails intimes de ton apostolat. Ne vois tu pas que le monde est plein d’incompréhension égoïste ? » (643) En énonçant ces quelques préceptes désormais connus, José Maria Escriva est parvenu à transformer ses ouailles en un corps unique et fanatisé. A cette époque, José Maria Escriva choisit son camp : celui des franquistes. Il rejoint San Sébastien, où se trouve le quartier général du « Caudillo » Franco dont il est le directeur de conscience. Le général deviendra rapidement un surnuméraire de l’Opus Dei. En Allemagne, Hitler, pragmatique, se proclame catholique dans "Mein Kampf", l'ouvrage où il annonce son programme politique. Il y affirme aussi qu'il est convaincu qu'il est un "instrument de Dieu". L'Église catholique ne mettra jamais "Mein Kampf" à l'Index.

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Le 12 avril 1933, quelques semaines seulement après l'arrivée de Hitler à

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la chancellerie, une philosophe catholique allemande d'origine juive, Edith Stein, ose écrire à Rome pour demander au pape Pie XI et à son secrétaire d'état, le cardinal Pacelli, ancien nonce en Allemagne et futur Pie XII, de ne plus se taire et de dénoncer les premières persécutions contre les juifs. Comment expliquer que Église catholique resta si longtemps sourde à une lettre aussi prophétique et mit soixante-dix ans avant de la sortir de ses archives ? Edith Stein sera gazée et déportée à Auschwitz en 1942.

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En 1935, en Espagne, un quarteron de généraux conservateurs tente un coup d'état militaire, qui échoue et dégénère en guerre civile. José Maria Escriva vit la guerre civile en Espagne comme une lutte entre catholiques et communistes en qui il voyait l’incarnation du mal. L'Église soutient la rébellion, prêtres et évêques bénissent les canons des insurgés dirigés par Franco. En 1936, les franquistes, aidés par l'engagement des intellectuels et des phalangistes pratiquèrent dans les territoires qu'ils contrôlaient une féroce épuration politique. Tous les partisans du Front populaire, ainsi que les anarchistes, les francsmaçons, les libres penseurs, les intellectuels de gauche et les athées, sont incarcérés, souvent torturés et fusillés. « Pour sauver l'Espagne - déclara le général Franco - je ferais fusiller la moitié de la population s'il le fallait ». Et de fait, des centaines de personnes furent fusillées dans les arènes. La guerre fait plus d'un million de morts, et si Franco fait fusiller au moins 200 000 prisonniers pendant la guerre, il fera fusiller autant de « rebelles » après. L'Église soutient la guerre et les exécutions. A quelques mois du début du conflit, l'aviation allemande et nationaliste détruit Guernica. Face à ce massacre, certains catholiques commencent à douter de la sainteté de la cause nationaliste. L'Église vient au secours de Franco : Elle justifie encore une fois la guerre, la hiérarchie catholique prend position officiellement pour les exécutions de prisonniers : Une lettre, signée par deux cardinaux, six archevêques, 35 évêques et 5 vicaires généraux (la quasi-totalité de l'épiscopat espagnol), est adressée "à tous les évêques du monde". Elle définit la guerre civile comme étant une croisade et un plébiscite armé. Les signataires se réjouissent des exécutions de prisonniers car au moment de l'exécution, l'exécuté se réconcilie avec Dieu. Mgr Diaz Gomara évêque de Carthagène dira " Bénis soient les canons si, dans les brèches qu'ils ouvrent, fleurit l'Évangile " En 1938, les SS et SA organisent la "Nuit de Cristal" : Déguisés en civils, les miliciens nazis attaquent synagogues et magasins appartenant à des juifs. La population allemande est à la fois horrifiée et terrifiée. L'évêque de Freiburg, Monseigneur Gröber, déclare alors, en réponse à des questions sur

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les lois raciales et les pogroms de la "Nuit de cristal" : « On ne peut refuser à quiconque le droit de sauvegarder la pureté de sa race et d'élaborer les mesures nécessaires à cette fin.» En 1939, le journal "La Croix" publie un article de l'abbé Thellier: "des milliers et des milliers de combattants succombent (...) Si douloureux que soit leur trépas, il leur apporte, par la miséricorde divine, un bien supérieur à la vie. (...) Sans la guerre, beaucoup de nos morts auraient mené une existence moralement insignifiante, religieusement presque nulle, destinée à s'achever dans une fin médiocre, peut-être mauvaise, qui les eût menés à un avenir douteux." Dans l’Espagne de 1939, la croisade franquiste a vaincu le communisme et l’église est dans le camp du vainqueur. José Maria Escriva rentre à Madrid. Il a deux objectifs : siéger à Rome et contrôler les universités. Le terrain est propice. Les plaies de la guerre civile sont encore à vif. Il n’y a plus de bastion universitaire en Espagne. Beaucoup étaient sympathisants du côté républicain. Avec l’Opus Dei, tout individu, sans vocation particulière, peut devenir « saint ».. Un saint boulanger, un saint coiffeur, un saint chef d’entreprise, ou une sainte femme de ménage. Plus besoin de passer par le presbytère ou le couvent. Dans l’Espagne ultra cléricale de l’époque, ce discours est radicalement nouveau. Toujours en 1939, Eugenio Pacelli est élu pape et prend le nom de Pie XII. Il félicite Franco pour la «victoire catholique» remportée en Espagne. En 1941, vient le temps des « persécutions » venues des Jésuites qui dirigent encore de puissantes congrégations et pour qui devenir « saint dans le monde profane » est pure folie. L’Opus passe pour une secte hérétique d’autant plus perverse qu’outre les exercices de charité, de mortifications et de piété, elle prône le célibat et la chasteté. On brûle « Camino », alors qu’aujourd’hui, il est devenu best-seller mondial. Pour échapper aux Jésuites, José Maria Escriva se cache et emprunte le nom de Balaguer.. Il en voudra toujours au Jésuites. Maria del Carmen Tapia, dirigeante de la section féminine de l'Opus Dei Venezuela, se souvient d'avoir entendu de la bouche de José Maria Escriva cette déclaration extraordinaire que "Mieux vaut mourir sans les derniers sacrements que les recevoir des mains d'un Jésuite". La méfiance du fondateur de l'Opus Dei envers ceux qui n'avaient pas subi son influence était profonde : « Comme je n'ai pas cessé de vous en avertir, le mal vient de l'intérieur (de l'église) et de très haut. La pourriture est authentique et palpable, au point que le corps mystique du Christ semble parfois un cadavre en décomposition, qu'il pue... » « Demandez pardon, mes fils, de ces actes méprisables permis par l'église et qui, venus d'en haut, corrompent les âmes presque dès l'enfance" (Cronica). » Il disait à "ses enfants" : "Vous avez la liberté de vous confesser à qui vous

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voulez, mais ce serait folie de vous remettre en des mains étrangères, qui ont peut être honte d'avoir été consacré. Vous ne pouvez pas avoir confiance en celles là". Il y a eu épuration et répression. A la conquête des chaires universitaires l’Opus Dei, en manipulant certains responsables, obtiendra près de 40% des postes 1943 voit la fondation de « la Société sacerdotale de la sainte croix », qui permettra l’ordination des prêtres de l’Opus Dei. Tout comme Pie XII, José Maria Escriva de Balaguer minimise ensuite l’horreur du nazisme et même la gravité de l’holocauste y voyant un rempart providentiel contre le communisme. Le monde diplomatique cite une de ses paroles : « Le christianisme a été sauvé du communisme par la prise de pouvoir du général Franco avec l’appui du chancelier Hitler, ce dernier, étant contre les slaves, était contre le communisme » Le Pape Pie XII prend ouvertement parti pour l'occupant, contre les résistants : Le 12 mars 1944, pendant la fête de son ascension sur le trône, il lance un appel contre l'insurrection populaire contre l'occupant Tout en condamnant l’idéologie nazie, les principaux responsables de l’église catholique soutinrent massivement les régimes fascistes. L’écroulement du III ème Reich aurait dû se traduire non seulement par l’épuration de la classe politique européenne, mais aussi par celle de l’église romaine. Il n’en fût rien. Les ecclésiastiques collaborateurs manipulèrent l’illusion religieuse au point que tout questionnement de leur responsabilité dans des crimes contre l’humanité apparut comme un blasphème. Ils s’employèrent à « exfiltrer » vers l’Amérique latine les chefs fascistes pour les soustraire à la justice et empêcher que des procès ne viennent révéler leur propre culpabilité. Dans ce contexte, l’Opus Dei consacra toutes ses forces à effacer les traces de l’histoire en favorisant la réconciliation européenne. Est-ce un hasard si l’on retrouve Paul Touvier, milicien du régime pétainiste, dans un cloître proche de Nice, propriété de l’Opus Dei ? Le certificat de résistance dont se prévaut Maurice Papon depuis le 25 octobre 1944 est signé d’un certain Claude Arnould, alias colonel Olivier, chef du réseau de renseignements « Jade-Amicol », traité par l’intelligence service britannique. Or Arnould était avant la guerre un agent du Saint Siège et de l’Opus Dei, chargé de renseigner Pie XII sur les questions extrême-orientales. Arnould a notamment établi les certificats de Paul Baudouin, ancien président des affaires étrangères de Pétain, cofondateur de L’Opus Dei en France, de Mg Felletin, du cardinal Suhart et de René Bousquet (procès instruit conjointement avec celui de Papon) Un cas surprenant est celui de Robert Schuman. En septembre 1944, ce politicien chrétien démocrate, alors âgé de cinquante-huit ans, apparaît comme l'éphémère conseiller du maréchal de Lattre De Tassigny lors de la libération de l'Alsace-Lorraine.

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Il est élu député en 1945, nommé ministre des Finances en 1946, président du Conseil en 1947, ministre des Affaires étrangères en 1948. En 1949, il installe le siège de l'OTAN à Paris. Il lance l'idée de l'Europe communautaire en 1950 (CECA et CED), participe activement au gouvernement d'Antoine Pinay. Maintenu à l'écart des affaires françaises au retour de De Gaulle, il fut le premier président du Parlement européen. Atteint de sénilité, il meurt en 1963 et reste dans les mémoires comme "le père de l'Europe". On le savait profondément religieux, assistant à la messe chaque matin, se livrant à de douloureuses mortifications, on apprend aujourd'hui à l'occasion de son procès en béatification qu'il était membre de l'Opus Dei.

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L’Eglise a souligné en 1998 la particularité de la Shoah. Mais sa déclaration par le Vatican concentre toute son attention sur l’histoire tumultueuse des relations entre juifs et chrétiens. Il est clair que la présentation d’une histoire vieille de deux mille ans, de cohabitation et de confrontations entre juifs et chrétiens ne peut comporter trop de nuances. Il n’est plus question d’imputer au peuple juif la crucifixion de Jésus. Cette réparation a été faite par Jean XXIII en 1965. Mais on explique que, à la naissance du christianisme, des désaccords ont eu lieu entre l’église primitive et le peuple juif et ses responsables, qui, dans leur attachement à la Loi, se sont opposés, violemment parfois, aux prédicateurs de l’Evangile et aux premiers chrétiens. La persécution des juifs par les nazis n’a-t-elle pas été « facilitée » par les « préjugés enracinés » dans les esprits et les cœurs chrétiens ? Comme le dit à l’époque, la déclaration du Vatican sur la question juive : « ceux qui n’étaient pas chrétiens n’ont pas toujours joui d’un statut juridique garanti » Pie XII, juriste de formation, connaissait bien l’Allemagne, puisqu’il avait été nonce en Bavière. Il ne voulait pas que les catholiques allemands soient pris en otage en cas de représailles et la préoccupation essentielle de Pie XII était de barrer la route au «danger bolchevique et aux peuples slaves» Un exemple est resté célèbre. Au lendemain de l’entrée des Allemands en Autriche, le 12 mars 1938, le cardinal Théodore Innitzer, archevêque de Vienne, rend visite à Hitler. Le 15 mars 1938, il s’adresse au clergé catholique et aux fidèles de Vienne : « ceux qui ont en charge d’âmes se rangeront sans condition devant le grand état allemand et le Führer, car la lutte historique contre la criminelle illusion du bolchevisme et pour la sécurité de la vie allemande, est visiblement accompagnée de la bénédiction de la Providence. »

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Le 1 avril 1938, le cardinal Innitzer exprima l’espoir que les évêques allemands se rallieraient à la déclaration de l’épiscopat autrichien, ce qui fut fait à 99% des voix. Au bas du message, la signature du primat autrichien était précédée d’un « Und Heil Hitler » écrit de sa main. Paradoxalement, Pie XII, dès la fin de la guerre, a su s’allier avec la CIA grâce à son appel à la guerre sainte contre le communisme. « Personne –disait le pape- ne peut être un bon catholique et en même temps un vrai socialiste, en aucun cas, le socialisme ne peut se concilier avec la confession du catholicisme ». Les américains s’engagèrent à encourager cette nouvelle croisade.

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L’Opus dei s’installe au Portugal en 1945, en Angleterre et en Italie en 1946, en France et en Irlande en 1947, aux Etats Unis d’Amérique en 1949, au Chili en 1950, en Belgique en 1965…. En fait, en 1948, le pape s’aperçoit que le vide laissé par le fascisme est une chance unique et incite les catholiques à créer la démocratie chrétienne, victorieuse de la gauche. Les évêques et les curés dispersés parviendront à verrouiller la société italienne. L’Opus Dei est omniprésent. Selon Civiltà Catholica : "L'Église catholique, consciente d'être, de par une divine prérogative la seule vraie Église, ne peut prendre en considération que pour elle-même le droit à la liberté, car ce droit ne peut être assuré qu'à la vérité et jamais à l'erreur" Le pape déclare que toute personne qui voterait communiste ou qui aiderait ce parti de quelque manière que ce soit, sera automatiquement excommuniée. La mesure divise des familles, provoque des exclusions socialement intolérables pour beaucoup, et contraint à la clandestinité nombre de communistes de zones rurales. Les curés italiens s'empressent de traduire cette décision dans les faits, et appellent leurs ouailles à voter pour le grand parti anticommuniste (DC Democrazia Cristiana). Le régime DC s'effondrera ensuite dans la corruption généralisée au milieu des années 1990 Tout le monde se sent espionné par le Vatican lorsqu’on découvre que le SIFAR (contre espionnage militaire italien) surveille même les leaders démocrates chrétiens dans le but de ficher leurs éventuelles escapades extra conjugales. Certains jeunes catholiques s’apercevront que la réalité de la présence de l’Eglise a peu de chose en commun avec le message de l’évangile.

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D’abord défini par le Vatican comme « Pieuse union » réunissant des laïcs (85% de ses membres ne sont pas du clergé, l’Opus Dei s’installe à Rome en 1946. Il devient en 1947 le premier institut séculier de l’Eglise, dont les membres pratiquent les conseils évangéliques, en vue d’atteindre la perfection chrétienne. Pie XII promulgue alors un décret de louanges de l’Opus Dei. Le 16 juin 1950, Le Saint Siège accorde son approbation définitive à l’Opus Dei, d’admettre dans l’Oeuvre des personnes mariées. Pie XII signe le décret « primum Inter » donnant à l’Opus Dei le droit de compter parmi ses membres même des non chrétiens qui pourront être convertis plus tard. On peut considérer qu’à partir de cette date, l’expansion de l’Opus Dei va s’accélérer. Efficace, puissante et secrète, on redoute ses membres. Ils ont des ministres dans les Gouvernements ou les dictatures, un empire économique, des journaux et des studios de radio. En 1952, création à Pampelune (Espagne) du « Studium Générale de Navarre » qui deviendra par la suite « l’Université de Navarre ».. Dans cette ville prude, au coeur de l'Opus Dei espagnol, entre des rues neuves tracées au cordeau, l'amateur serait bien en peine de trouver un ciné porno, un sex-shop ou une cave de drogués. En 1953, un collège pour la formation des femmes du monde entier est créé : « le Collège romain de Sainte Marie ». José Maria Escriva de Balaguer n’avait pas d’objection à ce que les femmes poursuivent leurs études jusqu’au doctorat et pratiquent leur profession, sans toutefois négliger leur foyer. Il tenait par contre à ce que les femmes s’investissent dans l’hôtellerie. José Maria Escriva de Balaguer a affirmé que « les femmes sont responsables à 85% des infidélités de leur mari parce qu’elles ne savent pas les conquérir chaque jour » « Quand votre mari rentre du travail… qu’il ne vous trouve pas de mauvaise humeur. – Arrangez-vous, faites-vous belles, et à mesure que les années passent, ravalez un peu plus la façade comme on fait pour les vieux immeubles. Il vous en sera reconnaissant ». (Palais des congrès d’Anhembi Park, São Paulo, Brésil, 1974). Pour sortir de la crise économique, Franco s’entoure de ministres faisant partie de l’Opus Dei. José Maria Escriva de Balaguer aurait voulu étendre son "Oeuvre" en Europe mais il en fut partiellement empêché par l'isolement diplomatique de l'Espagne. Ses objectifs étaient de recréer une internationale anticommuniste (comparable à l'alliance Franco – Mussolini - Hitler pendant la guerre civile), de désenclaver l'Espagne franquiste et de favoriser la construction européenne. En 1957, pour garantir l’entraide des fascistes réinsérés au sein des

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nouvelles institutions européennes José Maria Escriva de Balaguer fit créer, par l’archiduc Otto von Habsburg-Lothringen, héritier du trône d’AutricheHongrie, le centre européen de documentation et d’information (CEDI). Ce lobby fut tout naturellement installé par l'Opus Dei à l'abri dans la mère patrie, à Madrid, sous la protection du caudillo, le généralissime Franco. Son Altesse impériale l’archiduc Otto von Habsburg-Lothringen s’est fait élire simple député européen. Grâce à lui, au parlement européen, les démocrates chrétiens (PPE) ne sont plus à droite et les socialistes (PSE) ne sont plus à gauche mais les deux grands groupes abandonnent leurs programmes et votent ensemble la plupart des textes. Il n’y pas de conflit politique, il n’y a que des intérêts partagés et les affrontements idéologiques sont réservés à la galerie à l’occasion des élections. Le CEDI pesa ainsi sur la rédaction du traité de Rome portant création de la « Communauté Européenne ». De 1957 à 1974, le fondateur effectue de nombreux voyages de propagande et de catéchèse à l’étranger, notamment en Amérique du Sud. Il se fait appeler « El Padre» Bien qu'il n'exerça aucune responsabilité directe dans le régime, le "padre" ne cessa de conseiller le généralissime. C'est lui qui suggéra le rétablissement de la monarchie de droit de divin, dont Franco fut proclamé régent à vie. L'abbé Escriva envisagea de se faire proclamer régent lorsque surviendrait le décès du Caudillo. C'est pourquoi il se fit anoblir en 1968 sous le titre de Mgr José Maria Escriva de Balaguer, marquis de Peralta. … bel exemple d’humilité.... alors qu’il prêche la modestie. Mais ce plan fut modifié puisque l'année suivante Franco désigna le prince Juan Carlos 1er de Bourbon pour lui succéder. Avoir le pouvoir suppose des appuis et José Maria Escriva de Balaguer les trouvera auprès d’un proche de Franco, l’amiral Luis Carrero Blanco, éminence grise de Franco depuis la guerre. C’est un catholique militant et c’est lui qui va faire rentrer les membres de l’Opus Dei au Gouvernement. Donc, à cette époque, l’Opus Dei joue un rôle important au sein du Gouvernement espagnol. Avec les juntes militaires, l’Opus Dei s’identifie au parti unique. Le règne des technocrates va durer 15 ans. Des oratoires de l’Opus sont installés dans les ambassades espagnoles qui facilitent les contacts avec les élites locales. Les premiers balbutiements de l'Europe communautaire se concrétisèrent en 1950 avec l'instauration de la « Communauté économique du charbon et de l'acier » (CECA). Elle réunissait comme par hasard les intérêts des grands industriels catholiques producteurs des matières premières de l'armement lourd.

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En 1957, la Communauté Européenne vit le jour grâce au traité de... Rome. Les textes fondateurs emploient une phraséologie empruntée aux encycliques sociales : "communauté", "communion", "subsidiarité", etc. Le siège de la Commission fut établi à Bruxelles, capitale du très pieux Opusien Baudouin 1er. En 1961, le financier mafieux Michele Sindona chargé du blanchiment des revenus du trafic d'héroïne entre la Sicile et les États-Unis fait entrer dans le capital de sa banque: la Banca Privata Finanziara de Milan le I.O.R.: Institute per le Opere di Religione, l’institut des œuvres religieuses, la banque du Vatican, grâce au futur pape Paul VI. En 1969, Franco proclame Juan Carlos héritier de la couronne, celui-ci a été élevé par un précepteur de l’Opus Dei. Quelques mois plus tard, sur 19 ministres du gouvernement, 12 sont membres de l’Opus Dei. Au fur et à mesure de son expansion, l'Opus Dei a élargi ses objectifs en Europe. Au recyclage des fascistes, à la défense des monarchies catholiques, au contrôle des nouvelles institutions démocratiques s'est ajouté la défense des grands intérêts économiques. Même si la consigne est formelle de ne pas faire de politique, ils n’en reste pas moins que des membres influents ne se privent pas pour se faire les missionnaires de la pensée unique dans les milieux politiques. A partir d’une conception dépassée de la conversion du peuple par la classe dominante, des dirigeants le l’œuvre sont à l’aise dans les grands salons où ils fréquentent, avec complaisance, les chefs nationaux. Ils n’hésitent pas à copiner avec les dictateurs, sans tenir compte du fait que ces gens ont outrageusement bafoué les droits humains et les valeurs démocratiques. Dans une lettre aux membres de l’œuvre intitulée « Dei Amore » José Maria Escriva de Balaguer a clairement exposé une impressionnante théorie des trois taches qui salissent selon lui le monde. La première : « Tache rouge qui démolit tout» le matérialisme et l’athéisme marxistes. La seconde « la libération des femmes » dans une sensualité débridée qui amène les hommes à se conduire comme des animaux. La troisième plus dangereuse qui s’insinue le plus sournoisement dans les sociétés sans montrer sa couleur, c’est « la laïcité » « Tache d'une autre couleur, dans les tendances sans cesse croissantes à dénier leur place à Dieu et à l'Eglise, à dire leur réalité et leur signification objectives, pour les reléguer dans un coin de la vie privée, sous la tutelle d'une conscience subjectiviste, autrement dit l'expulsion hors de la vie publique de la foi et de ses manifestations ». C'est dans ce refus obstiné de la sécularisation de la société et de la laïcisation de ses institutions que se fonde l'engagement philosophique et politique des membres de l'Opus Dei, dans la lignée de la pensée de Pie X.

Selon José Maria Escriva de Balaguer, « la liberté de conscience doit ainsi être niée comme une erreur de l’époque »

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Une série de scandales financiers secoue l’Opus Dei que ses détracteurs appellent « sainte mafia » ou encore «Franc Maçonnerie blanche » A cette époque, les financiers de l’Oeuvre mettaient en place le réseau, qui allait permettre à tous de jongler avec des millions de dollars. Toute l’action de l’Opus Dei tend au renforcement du capitalisme, partout où il s’implante. Hier secte du diable, l'Opus Dei a désormais pignon sur rue à Barcelone, comme à Madrid, à Valence, à Valladolid, à Séville. Dans un pays où le souvenir de Franco est aussi lointain que celui d'Alphonse XIII, la plupart des responsables et des partis, y compris la gauche et les nationalistes, le courtisent. En 1971, en Espagne où l’œuvre est bien implantée, on lui compte 18 banques, dont la puissante Banco popular de Espana, 14 sociétés d’édition et de publications, 14 journaux, 22 sociétés de constructions immobilières, 4 sociétés commerciales, 8 sociétés cinématographiques, 7 sociétés de publicité et de tourisme, et 4 sociétés de produits chimiques. Plusieurs fondations sont créées en Allemagne et en Amérique Latine, avec l’appui de banques espagnoles. Très vite va graviter une nébuleuse de sociétés, de banques et de fondations, dirigées anonymement par des membres de l’Opus Dei.

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En 1973, après le coup d’état de Augusto Pinochet au Chili, José Maria Escriva de Balaguer se rend à Santiago, célébrer une action de grâce pour son fils spirituel, également l’un des plus hauts dignitaires de l’ordre souverain de Malte. Là encore, il choisit son camp. C’est en Espagne que les membres de l’Opus Dei sont les plus virulents avec la franc-maçonnerie. En 1972, l’amiral Luis Carrero Blanco n’a cessé durant sa vie politique de rendre la franc-maçonnerie responsable des maux de l’humanité. Il disait que c’était une ennemie tenace. Ami de Franco il a toujours entretenu d’étroites relations avec les milieux de l’Opus Dei. Lors de son assassinat, en juin 1973, on pouvait lire dans un journal de Madrid : « pour Carrero Blanco, la maçonnerie était l’ennemie fondamentale de l’Espagne. Si c’est elle qui a tiré les fils de l’assassinat, nous saurons difficilement quels en sont les auteurs ». L’article était signé Julio Martinez, ex ministre de l’éducation et super numéraire à l’Opus Dei. On saura plus tard que c’est en fait l’ETA qui a organisé l’attentat. En 1973 a lieu le coup d’Etat militaire au Chili. C’est le moment que choisit José

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Maria Escriva de Balaguer pour se rendre à Santiago. Là encore il choisit son camp. Il faits des conférences et de l’action pastorale envers les bons catholiques en oubliant les « mauvais » chiliens qui finissent torturés et assassinés dans les prisons de la junte. * En novembre 1974, une vingtaine de militants syndicalistes sont arrêtés à Madrid et comparaissent devant le tribunal de l’ordre public, plusieurs seront exécutés. Le Général Surnuméraire Franco dont le confesseur est José Maria Escriva de Balaguer dira : « .... en Espagne, on est catholique ou on n’est rien » * Lorsque le fondateur de l’Opus Dei décède en 1975, quelques mois avant Franco, plus de 60 000 personnes de 85 nationalités font partie de l’œuvre. Ces hommes et femmes, totalement fanatisés par leurs vœux, n’hésitent pas à livrer des informations confidentielles ou faire disparaître des preuves gênantes dès lors que la demande émane de l’ordre. Mis à l’épreuve, démonstration de l’esprit de sacrifice, les justifications ne manquent pas pour pousser les disciples à exaucer les vœux de la Prélature. José Maria Escriva de Balaguer repose dans l’église Sainte Marie de la paix, propriété de l’œuvre à Rome. * C’est à tort que l’on a cru que l’Opus Dei allait disparaître après le décès de Franco et de Escriva de Balaguer. L’essor reprit trois ans plus tard. L’Opus Dei réussit à convaincre les cardinaux d’élire l’un de ses prédicateurs comme pape, l’archevêque de Cracovie : Karol Wojtyla. En 1982, Jean-Paul II « prélature personnelle ». fait accèder cette association au rang de

De ce fait, elle ne reçoit plus les ordres de l’évêché du lieu d’implantation de la structure, mais directement du pape, par l’intermédiaire de son Prélat que le Saint Siège ordonne évêque. Ce qui est le plus important à retenir, c'est que le Prélat qui dirige l'Opus possède une immunité parfaite, il est sous le seul contrôle du Pape, ce qui lui donne tous les droits, et, depuis José Maria Escriva de Balaguer, les chefs ont été souvent à l'honneur.

* En septembre 1982, les troupes du Général Sharon entrent dans le camp palestinien de Sabra et Chattila. Un journaliste français, Duparc, a remarqué -et consigné par écrit la présence de troupes « incontrôlées » dont l'écusson portait un coeur transpercé d'une flèche … l’insigne de l’ordre militaire «Santiago de la Espada», ordre dissous et dont les membres ont rejoint l’Opus Dei. Ce journaliste payera de sa vie cet acte sacrilège : rapporter le massacre de Sabra et Chattila, des centaines de civils tués dans les camps du Liban par les milices libanaises de droite, sous l’oeil complice des soldats israéliens..

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* En 1992, soit 17 ans après sa mort, Jean-Paul II engagea un procès canonique de l'abbé José Maria Escriva de Balaguer et proclama sa béatification le jour de son propre anniversaire, le 17 mai. Cette mascarade souleva de vives polémiques dans l'Eglise romaine. Tous les témoignages opposés à la "cause du saint" furent rejetés sans être entendus, tandis que six mille lettres postulatoires furent jointes au dossier. Elles émanaient notamment de soixante-neuf cardinaux, de deux cent quarante et un archevêques, de neuf cent quatre-vingt-sept évêques et de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement. Déjà évêque de Cracovie, Karol Wojtyla venait à Rome invité par l’Opus et était hébergé dans une des belles demeures cossues de l’Oeuvre. Il était le candidat idéal de l’Opus Dei à la Papauté. L’œuvre, en collaboration avec l’illustre Ordre de Malte, finança les voyages du cardinal avant son élection et l’invita comme orateur dans ses résidences. Il fallait un pape jeune et en bonne santé, et surtout qu’il plaise aux représentants des pays du tiers monde car le tiers monde est l’un des enjeux majeurs pour l’Eglise à cette époque. Tout l’entourage de Jean-Paul II est d’ailleurs, depuis son élection, membre de l’Opus Dei. A ce moment là, personne ne savait que Jean-Paul II était membre de l’œuvre. Son appartenance a été révélée lorsqu’il a fait imprimer un recueil de ses prédications dans les centres de l’Opus Dei. Jusqu’alors, tout le monde ignorait son cursus. Jean-Paul II constitua presque exclusivement son cabinet d'opusiens et s'employa à casser toute résistance au sein de l'Eglise. Fidèle au fondateur de l’Opus de santé" - le supérieur des administrateur provisoire de leur Dezza. Mais il n'osa pas dissoudre Dei face aux jésuites, il fit isoler - "pour raison jésuites, Pedro Aruppe, et nommer un ordre en la personne d'un Opusien, le père la compagnie de Jésus.

Il opéra une gigantesque reprise en main des prêtres latino-américains, coupables de partager les analyses marxistes et de s'opposer aux dictatures catholiques. Deux hommes servirent avec zèle sa politique : Mgr Josef Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et Mgr Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille. * En Colombie, l’Opus Dei est à l’origine de la création d’un centre informatique, jouissant du statut d’extraterritorialité. Doté d'un ordinateur de capacité stratégique, dont les terminaux sont installés à la cité du Vatican, on y a fiché toutes les activités politiques des religieux latino-américains. C'est à partir de ces renseignements que furent notamment assassinés par des "escadrons de la mort" le père Ignacio Ellacuria ou encore Mgr Oscar

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Romero. Assisté de la CIA, l’Opus dei a pu ainsi s’intégrer dans les affaires nationales des pays d’Amérique latine, et réussirent à pervertir puis corrompre et manipuler les guérillas marxistes ou nationalistes contrôlant de vastes territoires (M19, FARC en Colombie, Sentier Lumineux au Pérou, Contras au Nicaragua.) La lutte contre la théologie dite de libération est déclarée. C’est grâce à un institut de L’opus Dei au Chili, que fut préparés en 1973, avec la collaboration de la CIA la chute du président Allende et le coup d’état de Pinochet.. Plusieurs Membres de l’Opus Dei obtinrent des postes de direction dans son administration. On sait, depuis l’affaire de « l’iran gâte » sous le règne de Ronald Reagan, a quel point la Contras a été impliquée dans le trafic de Cocaïne avec la bénédiction de la CIA, au nom de la lutte anti communiste. Les enquêtes sur les trocs armes - drogue, ont donc toutes les chances de passer aux oubliettes de l’histoire pour cause de raison d’Etat. On trouve également des membres de l’œuvre à la tête du « mouvement chilien pour la réconciliation », créé pour défendre l’héritage du dictateur surnuméraire Pinochet (membre par ailleurs de l’Ordre de Malte). C’est par l’intermédiaire du secrétaire d’état Angelo Sodano (1er ministre du Vatican –ambassadeur du pape au chili de 1978 à 1988) que l’Opus Dei a obtenu le lancement par le pape d’une campagne diplomatique pour empêcher l’extradition en 1999 de Pinochet). L’Opus Dei s’est également illustré aux côtés de la CIA, dans la tentative de renversement du président Vénézuélien Hugo Chavez, pourtant élu démocratiquement. A cette occasion ,l’évêque Ignacio Cardenal est apparu à la télévision comme le porte parole officiel des putschistes, tandis qu’un autre membre de l’œuvre, José Rodriguez Iturbe, était désigné ministre des affaires étrangères du gouvernement provisoire.

* L’Opus s’est toujours montré généreux envers les polonais, en participant par exemple au financement de Solidarnosc et plus tard en aidant Lech Walesa, membre de l’Opus Dei, à être candidat à l’union européenne.

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Mais venons en à la description et l’organisation de la prélature de l’Opus Dei. Opus Dei veut dire : Œuvre de Dieu. Son nom complet officiel est : « Prélature de la Sainte Croix et Opus Dei » Son activité se borne au conseil spirituel de ses adhérents et sa mission est de promouvoir, parmi les fidèles chrétiens de toute condition, une vie pleinement

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cohérente avec la foi et contribuer à l’évangélisation de la société. L’important, c’est la tendance à la perfection évangélique, d’où découlent trois conseils : pauvreté, chasteté, obéissance. Pour les fidèles, sanctifier le travail veut dire : travailler avec la plus grande perfection possible et réaliser ce travail dans le respect des lois et y rechercher l’union avec Dieu. Les fidèles de la prélature réalisent leur tâche d’évangélisation dans tous les milieux de la société, puisqu’ils travaillent dans tous les domaines professionnels et doivent contribuer à apporter une solution chrétienne aux problèmes de la société, en y rendant témoignage de leur foi. L’esprit de l’Opus Dei invite à cultiver la prière et la pénitence, qui permettent de soutenir l’effort pour sanctifier les occupations ordinaires. C’est pourquoi les fidèles doivent intégrer dans leur vie des pratiques régulières : méditation, assistance quotidienne à la messe, confession fréquente, récitation du chapelet, retraites spirituelles, etc.… Les laïcs liés à L’Opus Dei de manière contractuelle ne prononcent aucun vœu. Les hommes et les femmes fonctionnent sans aucune promiscuité, dans des entités cloisonnées et parallèles. Pour surveiller ses brebis, José Maria Escriva de Balaguer inscrit dans le paragraphe 255 ce texte "Les membres auront chaque semaine un entretien familier et confidentiel avec leur directeur local afin d'organiser et d'encourager une meilleure activité apostolique". Les "confidences" sont un éléments essentiel dans le système de l'Opus (lavage de cerveau), à tel point que non contente de les citer au nombre des "pieuses activités", l'organisation les inscrit encore au nombre des "obligations dévotes" assumées par les membres. Il s'agit, dit le paragraphe 268, d'une "conversation ouverte et sincère" avec le directeur, destinée à donner aux supérieurs une connaissance plus claire, plus complète et plus intime des membres de l'organisation ; les supérieurs s'assureront ainsi que les membres possèdent une "volonté constante de se sanctifier et de poursuivre leur apostolat en accord avec les principes de l'Opus Dei"; un climat de "totale franchise et de compréhension mutuelle" s'établira de cette manière entre supérieurs et subordonnés. Maria del Carmen Tapia, ancienne dirigeante de la section féminine de l'Opus Dei Venezuela, rappelait que les membres étaient priés de tenir leur directeur au courant de leur vie sexuelle et de leurs problèmes. Ceci s'appliquait même aux femmes mariées. Ce qui distingue la spiritualité opus déiste, c’est qu’elle s’adresse spécialement aux laïcs en passant par la méditation incontournable du directeur spirituel pour aller vers Dieu. Il s’agit bien d’une direction, à cause de la condition d’abandon et de soumission obligatoire aux directives données. Le laïc marié est considéré comme un chrétien de seconde zone. Pour José Maria Escriva de Balaguer « le mariage est pour la troupe et non pour l’Etat-major du Christ. Alors que manger est une exigence de l’individu, procréer n’est qu’une exigence de l’espèce, les individu pouvant s’y soustraire » (Camino 12).

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Il oublie que l’Eglise est d’abord un peuple dans lequel tous les membres sont égaux. Il y manifeste une conception pyramidale, où tout vient d’en haut, avec une espèce de monopole du prêtre. Le prosélytisme que Escriva de Balaguer appelait « apostolat de la confidence », fait partie intégrante de l’apostolat qui s’opère par une sélection élitiste dans les milieux ou les hommes et les femmes occupent ou sont susceptibles d’occuper, des postes de pouvoirs à revenus élevés. La clientèle étudiante, surtout dans les facultés de prestiges des universités, est particulièrement ciblée. Bien que l’Opus Dei veuille se présenter comme une association laïque au service de la foi chrétienne, il ne faut pas oublier que l’association a été fondée par un prêtre, qu’elle est encadrée et dirigée par des prêtres, et ce à proximité de la hiérarchie catholique qui lui apporte aide et sympathie. D’où le nom de prélature, entité analogue aux diocèses puisque dirigée par un prélat, qui peut être évêque, et composée de prêtres séculiers et de fidèles laïcs. Le 28 novembre 1982, l’Opus Dei fut érigé par Jean-Paul II en « prélature personnelle » de dimension internationale par commission apostolique. De ce fait l’Opus Dei possède des objectifs clairs, et la capacité d’intervenir sur la scène internationale pour influencer, directement ou indirectement, sur les Etats des Pays considérés sociologiquement, à majorité catholique... L’Opus Dei se situe dans la ligne des holdings et des conglomérats financiers, qui interviennent dans les circuits économiques, échappant de plus en plus aux Etats. * * La structure de l’Opus Dei est complexe. Ses membres partagent une même vocation, mais sous des formes diverses. Il y a deux filières : l’une masculine, l’autre féminine. On les dit selon leur engagement et leur disponibilité : « Numéraires » c’est l’élite, qui incarne l’unité de la foi et de la science, le noyau dur, possédant au moins un doctorat, totalement disponible pour s’occuper des tâches apostoliques et de la formation, ils vivent dans les centres de la prélature et mènent une vie de chasteté.. Certains s’infligent encore des mortifications physiques en se flagellant ou (et) en portant un cilice, qui est une large chaînette serrée en haut de la cuisse, portée plusieurs heures par jour et dont les pointes laissent de petites écorchures dans la peau. L'Opus Dei exige de ses membres, numéraires, hommes et femmes, qu'ils soient titulaires d'un doctorat ou capable d'obtenir un diplôme équivalent. C'est une organisation tournée vers l'enseignement et plus spécialement l'enseignement universitaire. Traitant des activités des laïcs membres numéraires, les Constitutions sont explicites : "Ils assument et gardent des fonctions et des charges dans l'Administration publique, dans l'enseignement universitaire, dans les institutions *

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civiles ou dans les professions du secteur privé, avocats, médecins, et autres semblables ; de même ils s'occupent de commerce ou d'affaires financières ; Dans l'exercice de toutes ces fonctions, ils s'efforcent de développer avant tout une activité apostolique, par le parfait accomplissement de leur profession, par leur exemple, l'amitié et leurs manières"18. Les membres de l'Opus Dei ont si bien mis en pratique cette spiritualité qu'on les retrouve très présents aux postes d'influence politique, scientifique, économique ou professionnelle. Ils sont ministres, professeurs d'université, généraux, grands financiers, au point que l'on a pu parler de l'empire économique et financier de l'Opus Dei. « Agrégés ou oblats », ou membres associés. Ils ont certaines obligations, mais moins rigoureuses, hommes ou femmes célibataires qui sont disponibles pour certaines activités apostoliques. Ceux qui appartiennent à ces deux catégories doivent faire vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Ils sont dans l’obligation de verser la quasi totalité de leurs gains à l’œuvre. Les membres se détachent de leurs biens de façon affective. Ils les gardent en pleine propriété mais n’en disposent plus que sous le contrôle de leurs supérieurs et de façon limitée. Nombreux sont ceux qui ont fait vœu de chasteté, mais ils ne résident pas dans les installations de l’Ordre. On y trouve également des femmes chargées de l’entretien, de la nourriture et du nettoyage des installations de L’Opus Dei. « Surnuméraires », environ 70% des membres, pour la plupart mariés, qui doivent respecter les obligations de pauvreté et d’obéissance. Ils incarnent l’influence séculière de l’Institut. Ils doivent défendre les idées de l’Opus et veiller à rassembler les fonds nécessaires. Tous suivent un plan de vie déterminé pour les numéraires. Une grande partie de leurs revenus est également versée à l’ordre. « Coopérateurs », ils soutiennent l’œuvre par le travail et l’aumône, sans lui appartenir. Ils peuvent participer aux moyens de formation de la prélature. Une appréciable proportion de donateurs versent des sommes importantes et ne sont pas obligatoirement de confession catholique. Mais surtout lui est organiquement unie « la Société Sacerdotale de la Sainte Croix », association de plus de 2 000 diacres et prêtres, du clergé diocésain du monde entier, choisis parmi les « numéraires » et « associés » masculins, qui ont été sollicités pour la prêtrise En fait, il y 2 catégories de prêtres. Ceux qui ont suivi les cours dans les universités opusiennes et ordonnés par la suite : Les « Prêtres numéraires ». Beaucoup occupent de hautes fonctions à l’Opus Dei. Ceux qui sont admis à l’Opus après avoir été ordonnés prêtres restent sous la dépendance de leur évêque et ne pratiquent que la spiritualité de l’Opus. *

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Les fidèles suivent des cours hebdomadaires, sur des sujets doctrinaux ainsi que des retraites. La formation est donnée dans les sièges des centres de la prélature. La méfiance entre les membres est entretenue, par tout un faisceau de prescriptions méticuleuses : règles domestiques, contrôle mutuel, interdictions. Outre la formation et le soutien de ses membres, l’Opus Dei assume des engagements, qui s’exercent principalement dans l’enseignement universitaire, la recherche scientifique, l’architecture, le droit et l’action éducative, telle l’université de Navarre à Pampelune, qui jouit d’une réputation internationale avec 20 universités et une clinique universitaire. Il y a également l’université de Saint Sébastien : une école d’ingénieurs et un institut supérieur de secrétariat et d’administration. Citons aussi l’Instiuto de estudios Superiores de la Empresa (IESE) créé à Barcelone en 1958, institut de renommée mondiale et qui collabore avec Harvard.. Il offre un master en économie et direction d’entreprises ainsi qu’un doctorat en sciences de la direction et des affaires. L'Opus Dei mentionne des associés non catholiques ou non chrétiens pour souligner le caractère oecuménique de la fondation, ou évoque la présence d'ouvriers et de paysans pour réfuter le reproche d'élitisme qui lui est souvent fait. La lecture du chapitre des Constitutions intitulé Des membres de l'Institut fait entrevoir la structure assez complexe de la fondation de Escrivá de Balaguer. Des membres "numéraires" aux "coopérateurs", l'Oeuvre paraît organisée selon une série de cercles concentriques, dont celui du centre - les numéraires représenterait le noyau le plus solide, jusqu'à des zones assez floues où le rattachement à l'Oeuvre est plus lâche.

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Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le siège de l’Opus Dei est à New York, Lexington avenue, et non à Rome ou en Espagne. Inauguré le 1er janvier 2000, le bâtiment de 17 étages d’une valeur de 42 milliards de dollars ne comporte aucun signe distinctif quand à l’identité de ses occupants. L'Opus Dei n'ayant pas de statut juridique en droit américain, l'immeuble est géré par une association ad hoc, la « National Center Foundation », et porte le nom de "Centre de conférence", plutôt que celui de siège national. Pour faire partie de l’Opus Dei, il faut le solliciter et que les autorités de la prélature acceptent la demande. Au bout de 6 mois, on peut accorder l’admission au demandeur, un an plus tard, l’intéressé peut s’incorporer à la prélature, pour une période renouvelable tous les ans. Cinq ans après, il peut s’incorporer de façon définitive, en s’engageant à

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respecter les normes qui régissent la prélature. Les engagements sont les suivants : De la part de la prélature : Dispenser à l’intéressé une formation à la foi catholique et à l’esprit de l’Opus ; et lui apporter toute l’attention pastorale nécessaire par les prêtres de la prélature. De la part de l’intéressé : Se placer sous la juridiction du prélat, respecter les normes qui la régissent, et accomplir les obligations propres aux fidèles, en fait, s’engager à rechercher la sainteté et faire de l’apostolat selon l’esprit de l’Opus... * * *

Mais les activités de l’Opus Dei ont été observées méticuleusement et on y trouve des pratiques sectaires. La doctrine est empreinte des mêmes thèmes : croire et affirmer que Dieu les a choisis, pour interpréter son plan et servir la vérité. L’organisation avance masquée. Les membres attirent l’attention des familles, qui cherchent des structures éducatives pour leurs enfants, ou des groupes à vocation culturelle. Si l’enfant a le profil, il va être recruté. Le recrutement auprès des enfants est interdit, mais l’Opus contourne l’obstacle en créant la catégorie des « aspirants ». En fait toutes les émanations collectives de l’Opus sont des centres de recrutement. Par le « love-bombing (matraquage d’amour)», l’adepte est placé dans un environnement complètement fermé, progressivement coupé de sa famille, de ses amis, de son église. L’utilisation de l’isolement en internat, le contrôle du processus rationnel de pensée, l’élimination de toute information ou influence extérieure, qui pourrait briser la fascination et le processus d’assimilation des sentiments et des modèles de comportement sont les premières phases de l’endoctrinement. On raconte aux adeptes qu’il n’est pas nécessaire de penser et que tout est écrit. On leur apprend à savoir accepter ce que leur conscience peut leur faire apparaître comme mauvais et à renoncer à tous leurs droits. Toute lecture doit être autorisée par les supérieurs et il existe un index des livres prohibés. La lecture spirituelle est uniquement limitée aux écrits du fondateur. « On achète facilement ce qui est inutile et nocif. Souvent les hommes croient qu’ils ont entre les mains un livre. En réalité, ils transportent un chargement de déchets » (Camino 339) Le périodique secret de l’Opus Dei « Cronica » ne peut être lu qu’avec l’assistance d’un directeur spirituel. On y défend des positions, on y fait de recommandations on y définit des stratégies.

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Les amitiés extérieures à l’ordre sont exclues. On y retrouve de méthodes d’altération de la conscience par bombardement intellectuel, conduisant à des perturbations de la connaissance et l’utilisation de clichés inhibant la réflexion. Le maintien des recrues dans un état d’occupation est continu par des exhortation et formations continuelles, dans le but d’arriver dans un état d’exaltation spirituelle, de soumission automatique aux directives. De plus les membres incitent les jeunes au mensonge, en leur disant de ne rien dire aux parents car « leur vocation est une fleur fragile ». Beaucoup de jeunes s’engagent dans l’Opus Dei à l’insu de leurs parents, parfois même en affirmant le contraire. C’est déposséder les parents de leur autorité. « Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas ton chemin. Ne t’évertue pas à leur faire comprendre, tu perdrais ton temps et susciterais des indiscrétions » (Camino 650) On y relève également l’obligation de se confesser chaque semaine auprès d’un prêtre membre de l’Opus Dei. Il s’agit en fait d’entretenir un climat de culpabilité, nécessaire aux cultes fondamentalistes, et d’une mauvaise opinion de soi, recours à l’autorité extérieure comme soutien. En plus de la confession, il faut que l’activité soit docile et zélée. Les disciples ne discutent pas. Les échangent de paroles font naîtrent des controverses, au lieu d’édifier l’esprit. Et pour éviter de perdre son temps à expliquer certains points qui ne sont intéressants que pour celui qui a soulevé la question, des boîtes sont installées à cet effet. Les étudiants notent leurs doutes par écrit et les signent. C’est ainsi qu’on stimule l’intérêt des étudiants, en esquivant leurs questions. Si un doute surgit malgré tout, par suite d’une lacune dans la formation, on peut y remédier avec tact et en privé. Comme leurs questions découlent le plus souvent de problèmes personnels, on apprend à les connaître ce qui offre la possibilité de pousser plus loin la formation. Le résultat de toutes ces mesures est que beaucoup de membres perdent toute personnalité et se laissent guider par des stéréotypes. Ils ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils ont été. Les membres sont priés de rédiger un testament en faveur de l’opus dei. Leur courrier est contrôlé. Beaucoup de simples membres sont sincères, mais sont abusés. « Il s’agit d’inculquer sous couvert d’une instruction religieuse catholique, la vision du monde propre à l’Opus Dei » (Camino 812) Le « plan de vie », cette méthode intangible d’accès à la sainteté,mis en place par José Maria Escriva de Balaguer, prévoit des retraites spirituelles mensuelles et d’autres plus longues, à effectuer une fois par an.

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Ce même plan implique la formulation d’actes de réparations pour les péchés et la pratique de l’oraison mentale. A cela s’ajoute l’exercice quotidien de l’esprit de sacrifice et de pénitence. Cet exercice implique des jeûnes et des mortifications corporelles. Les instruments de mortifications sont distribués aux membres de l'Opus Dei dans de petits sacs de couleur marron (même à des enfants de 15 ans). Les cadences de mortification pourraient être augmentées avec l'accord du directeur spirituel. La plus spectaculaire étant le port d’un cilice, (2heures par jour) sur la cuisse pour que l’instrument et les meurtrissures restent invisibles. Il y a le fait pour les numéraires de se fouetter le dos jusqu’au sang avec une « discipline » une cravache de 5 ou 6 lanières, avec laquelle ils doivent se fustiger les fesses le temps qu’il faut pour réciter la prière. Escrivà, lui même, en tant que père supérieur a répandu son sang, éclaboussant les murs de sa salle de bain en raison de la fureur avec laquelle il fustigeait sa misérable enveloppe charnelle Ces pratiques masochistes existent toujours au sein de l'Opus. Elles font partie intégrante de la formation spirituelle de ses membres. Les châtiments corporels que s'infligeait Escrivà sont visiblement un sujet de fierté pour ses disciples. L’objectif de ce plan est la purification de l’âme. Cette auto humiliation personnelle, née de l’augustinisme moral, entraîne à la dépendance, en même temps qu’elle crée un type d’homme sans scrupules moraux puisque tout est réglé par la confession et la mortification.. Les confesseurs utilisent ensuite les informations recueillies pour orienter la stratégie de formation interne. Le "secret", une véritable obsession, appelé "discrétion" par l'Opus Dei, est pratiqué d'abord et peut-être avant tout à l'intérieur de l'Opus Dei. La constitution de l’Opus, rédigée en 1947 a été publiée pour la première fois par un journaliste espagnol Jesus Ynfante. Son très secret article 193 stipule : la présente constitution, les instructions déjà publiées et celles qui pourront l’être, de même que d’autres documents, ne peuvent être diffusés, même à l’intérieur de l’organisation. Ils ne peuvent être traduits sans l’autorisation du Père. Les membres ne doivent parler de l’institut d’où ils dépendent qu’avec circonspection, car son fonctionnement doit rester discret. L’Opus Dei en tant que tel n’apparaît nulle part dans aucun acte officiel et n’y est jamais représenté. (Constitutions art 6). Les membres de l’Opus agissent soit individuellement, soit sous couvert d’associations auxiliaires. * La plupart des membres de l'Opus Dei, en particulier les plus jeunes d'entre

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eux, ignorent tout du caractère invivable de leur Fondateur. José Maria Escriva de Balaguer, de petite taille, plein de fougue, est défini comme un impétueux, voire impulsif, violent, prompt à la colère… un maniacodépressif dirait un psy ! Ils ignorent également toutes les "affaires" et le népotisme pratiqués en Espagne à l'époque du "Plan de Desarrollo" [Plan de Développement] de Franco. C'est seulement le témoignage d'anciens membres qui peut apporter des pièces à cette mosaïque. * Ces abus ont ici de l'importance seulement dans la mesure où ils sont révélateurs du manque de liberté et d'autonomie des membres de l'Opus Dei. En fait, ce qui est réellement mauvais dans l'Opus Dei, ce n'est pas qu'il prétende être un mouvement religieux, mais qu'il soit effectivement un mouvement financier ou politique, ou plus encore que ce mouvement lui-même (et non seulement des membres à titre individuel) se compromette à l'occasion dans des activités politiques ou financières allant à l'encontre des règles de l'éthique. Les personnes choisies sont ciblées parmi l’élite intellectuelle en Europe et en Amérique latine. Parmi eux des patrons de multinationales, des magnats de la presse et de la finance, des chefs d’Etat et de Gouvernement. De chacun, l’Opus Dei exige une austère discipline et une complète obéissance. Les membres recruteurs, particulièrement sympathiques et chaleureux ont une méthode d’approche fondée sur la séduction et consistant à valoriser les jeunes, en se montrant attentif à leurs activités extra scolaires. Plus tard, ces personnes exerceront de grosses responsabilités civiles, alors qu’elles seront soumises par un vœu d’obéissance, à un pouvoir ecclésiastique. * * *

Mais l’activité de l’Opus Dei ne se contente pas de cette formation, l’œuvre intervient également sur des phénomènes de société. Un des derniers grands exemples est l’affaire des commandos anti-IVG, dont le meneur est Jérôme Lejeune, un médecin antisémite, antimaçonnique, docteur honoris causa de l’université Opusienne de Navarre. Je reviendrai sur lui. L’épiscopat français n’a jamais soutenu les commandos anti-IVG, n’a jamais soutenu que des personnes aillent détruire du matériel dans les hôpitaux publics. Néanmoins, huit évêques français sont venus témoigner, à des procès intentés contre ces commandos et apporter leur soutien personnel aux accusés, tout comme d’ailleurs le cardinal Lustiger. * * *

Les principaux financements de l’Opus Dei, sont des spectacles dont ils tirent des royalties. En premier lieu, ce sont les jeux olympiques. Initialement, les jeux olympiques furent conçus pour rapprocher les écoles

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religieuses des écoles laïques, par des épreuves sportives entre grandes écoles internationales. Il s’agissait sous l’impulsion du baron Pierre de Coubertin, de substituer la notion d’appartenance nationale, à celle de classe. Depuis, et malgré son évolution, le comité des JO reste aux mains de l’extrème droite catholique. Au nom du comité international olympique, M. Juan Antonio de Samaranch, membre de l’Opus Dei et ancien ministre du général Franco, a pendant des décennies jusqu’en 2001, négocié secrètement les droits de retransmission télé des jeux Olympiques (budget global des JO de Barcelone :sept milliards de francs). Devant le comité, il annonçait seulement le montant global de l’enveloppe récoltée, sans dire quels sont les partenaires et le montant des contrats. En 1981, Juan Antonio de Samaranch supprima le mot « amateur » de la charte olympique, pour que les jeux profitent mieux de l’argent amené par les sponsors des athlètes professionnels. Il est à noter que M. Samaranch a exercé à titre bénévole la présidence des JO, qu’il s’agissait de sa seule activité, et qu’à titre bénévole, il est devenu milliardaire. Jacques Rogge est le huitième président du CIO. Il a été élu le 16 juillet 2001 à la 112e Session du CIO à Moscou. Opusien comme son prédécesseur, il est belge, chirurgien orthopédique de profession. Jacques Rogge assuma la présidence du Comité Olympique et Interfédéral Belge de 1989 à 1992. Il devint président des Comités Olympiques Européens dès 1989. Il fut élu membre du CIO en 1991 et membre de la commission exécutive en 1998. Depuis 1990, il présidait l'Association des comités nationaux olympiques européens (ACNOE). L'Italien Mario Pescante, secrétaire général des Comités olympiques européens (COE), a été élu président des COE à la place de Jacques Rogge, nouveau président du Comité international olympique (CIO) * Le deuxième grand spectacle sur lequel il est fait de l’argent, ce sont les déplacements du Pape, surtout avec Jean Paul II. C’est un spectacle itinérant extraordinaire. Tous les droits dérivés des voyages et sorties publiques (télévision, ventes de souvenirs) sont reversés à une société privée « la société du Belvédère » qui appartient à l’Opus Dei. C’est comme si en France, les droits dérivés des voyages du Président de la République étaient reversés à l’UMP. * La direction internationale de Volkswagen, est connue pour son soutien financier au Lindenthal institut, créé par l’Opus Dei à Cologne.

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La firme « l’Oréal » n’est pas loin non plus et bon nombre de ses dirigeants sont proches de l’Opus Dei comme Eugène Schueller, le fondateur de l’Oréal et d'André Bettencourt, directeur de l’Oréal qui lui succéda.. Eugène Deloncle, Aristide Corre, Jean Filliol, Jacques Corrèze, bientôt rejoints par Gabriel Jeantet, François Méténier et le docteur Henri Martin constituent l'Organisation secrète d'action révolutionnaire nationale (OSARN). En septembre 1940, Eugène Deloncle et Eugène Schueller, le fondateur de l’Oréal, créent le Mouvement social révolutionnaire (dont l'acronyme MSR se prononce « aime et sert ») avec le soutien de l'ambassadeur du Reich, Otto Abetz, et l'approbation personnelle du chef de la Gestapo, Reinhardt Heydrich. Les réunions de la direction du MSR se tiennent au siège de l'Oréal (14, rue Royale à Paris). Avec l'aide de l'Opus Dei, Henri Deloncle (frère d'Eugène) développe L'Oréal-Espagne où il emploie Jean Filliol.. Quant à Jacques Corrèze, il devient patron de l'Oréal-États-Unis. André Bettencourt, directeur de l’Oréal, devient le dirigeant la « PropagandaStaffel », Il est placé sous la triple tutelle du ministre de la propagande, Joseph Goebbels, de la Wehrmacht et de la Gestapo. Il a la haute main sur toutes les publications françaises, qu'elles soient collaborationnistes ou nazies. Son bureau Rue Saint Dominique, devient une résidence de l'Opus Dei. Tandis que Robert Mitterrand, frère de François, épouse la nièce d'Eugène Deloncle et s'installe rue Dufrenoy dans l'immeuble qui abritera le siège de l'Opus Dei en France. En 1950, André Bettencourt épouse Liliane, la fille unique d'Eugène Schueller. Qui est depuis la mort d’André, la présidente de l’Oréal.

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Qu’en est-il aujourd’hui de l’Opus Dei ? Auparavant, la stratégie mondialiste était tournée contre le communisme, la subversion marxiste. Pour assurer le triomphe de « l’ordre chrétien », l’Opus s’est allié avec les Etats Unis et diverses sectes anticommunistes comme la secte Moon qui partage la même idéologie à imprégnation capitaliste : haine du communisme, recherche du profit et manipulation des esprits. La nouvelle lutte semblerait être le puissant jeu contre la laïcité et l’islamiste. Le pape est malade, il ne gouverne plus. Il n’est que le jouet de son entourage. Son médecin personnel : Joachim Navarro-Vals est devenu tout puissant. Il est le porte parole à la fois du Saint-Siège et de l’Opus Dei. Tous ceux qui peuvent prétendre à la charge suprême connaissent la Prélature de l’Opus Dei, sont connus d’elle et doivent compter avec cette organisation. *

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En Espagne, le beau-père de M. Aznar est l’un des grands patrons de l’Opus Dei. L’armée est commandée par plusieurs « numéraires ». On en retrouve également parmi les hommes de confiance du roi, notamment le chapelain, qui est l’un des fondateurs de l’Opus. Les grands portefeuilles sont tenus par des opusiens ou proches de l’œuvre. C’est grâce aux largesses de l’Opus qu’en 1992 ont été financés l’exposition universelle de Séville et les 500 ans de la découverte du nouveau monde à Madrid. En Italie, dans les années 1992/1993, le président Scalfaro refusait d’habiter son palais, vivant dans l’une des résidences de l’Oeuvre. Le directeur d’une maison d’édition contrôlée par Silvio Berlusconi est proche de l’Opus Dei. Bien qu’il n’apparaisse dans aucune de ses manifestations, ce dernier semble également très proche de l’Oeuvre. A Milan, en 1994, lors de la sortie d’un livre sur l’Opus Dei, un show télévisé en direct, réunit le gratin de la société italienne la plus conservatrice. A l’issue, des extraits du livre furent lus et on recueilli les impressions en duplex de M Itzhak Rabin, du Président du Sénégal Abbou Diouf, ainsi que de Edouard Balladur. En Allemagne, plusieurs leaders de la CSU sont membres de l’Opus Dei. * La nouvelle stratégie de l’Opus Dei, est d’infiltrer les organisations internationales, comme les Nations Unies, ou l’OCDE. Par ailleurs, le président de l’UNESCO, Federico Mayor est membre de l’Opus Dei Le parlement européen à Strasbourg et la commission à Bruxelles, sont des lieux de prédilection. Moyens massifs de communication moderne, efficacité et rentabilité en sont les maîtres mots, tout est là pour la stratégie de l’Opus Dei. Dans les années 1980, le prince Miguel de bourbon, membre de l’Opus Dei a déclaré au journal ouest-allemand « Tageszeitung » : « L’Opus Dei doit régner sur l’Europe entière. Je suis convaincu que c’est le seul moyen de sauver l’Europe. » En septembre 1997, le premier ministre italien a demandé la désignation de Hans Tietmeyer, à la tête de la future banque centrale européenne. Membre de l’Opus Dei et conseiller financier du saint siège, il est parmi les dirigeants de la Bundesbank. L’Opus Dei a eu pour ambition de lancer un satellite catholique de télévision, pour sa stratégie de diffusion planétaire de la pensée de Jean Paul II… et de ses propres thèses, mais le projet n’a pas été concrétisé. Premier membre de l’œuvre a avoir été nommé cardinal par Jean Paul II, Jan luis Cirpriani a exposé publiquement en 1997 sa conception de la pauvreté comme problème moral à Ayacucho au Pérou : « au Pérou, la pauvreté n’est pas un problème, tout simplement par ce que les paysans et les ouvriers dilapident leur argent en beuveries et en s’amusant lors des fêtes religieuses » *

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L'Opus Dei protège les anciens SS en fuite depuis 1945, ce dans le monde entier, comme l'ancien recteur de l'Université d'Aix-la-Chapelle, en fait un SS proche collaborateur d'Himmler. La France n’est pas à l’abri de ces intrusions. L’abbé Wenceslas Munyeshyaka, criminel contre l'humanité, responsable de massacres et de viols à Kigali en juin 1994 a obtenu l'asile en France grâce à Mgr. Joseph Duval, président de la Conférence épiscopale de France, qui aurait couvert sa fuite en lui offrant en prime un ministère sacerdotal. L'Église de France réédite la soustraction à la Justice d'un criminel contre l'humanité, malgré le précédent scandaleux de Paul Touvier. Un haut prélat d'Amérique du sud laisse 4 religieux se faire torturer (car opposant au pouvoir en place). Ce digne personnage sera reçu avec faste par Mr Gaudin maire de Marseille, membre de l'Opus comme Mr R. Barre. * La Maison mère de l’Opus Dei en France est située 5 rue Dufrénoy à Paris, mais n’y figure pas en tant que tel. En fait, de nombreuses associations, émanations de l’opus, gravitent autour de ce centre, notamment l’association de culture universitaire et technique (ACUT) et la société anonyme pour le développement culturel (Saidec).. Parmi ceux qui ont y fait leur cursus, on peut donc parler de M. JC Gaudin, surnuméraire à l’Opus Dei. Il a commencé au centre de l’Opus Dei à Marseille. Sa première activité professionnelle était professeur d’histoire et d’allemand dans ce centre. En 1992, Jean-Claude Gaudin avait accepté l'invitation spéciale de l'Opus Dei aux fastes de canonisation de Mgr Escriva de Balaguer. Trois ans plus tard, il a été nommé ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Intégration et de la Ville. Ensuite, Antoine Pinay, (ancien ministre et père du franc) est surnuméraire à l’Opus Dei. (je reviendrai sur lui) Ayant repris le Centre National des Indépendants, J.C. Gaudin s’y est inscrit. Lorsque Edmond Giscard-d’Estaing, père du président, a fait créer le parti des Républicains Indépendants, il l’a suivi. Or ce dernier préside à cette époque la « société financière pour la France et les pays d’outre mer », actionnaire principal de la « Banque des intérêts français », dont l’Opus Dei détenait 40 % des actions. Edmond Gircard-d’Estaing, à ce titre, était considéré comme le trésorier de l’Opus Dei en France François Gontrand, porte parole de l’Oeuvre en France, était l’ancien directeur de communication du CNPF. Parmi ses amis Opusiens on comptait Michel Abert, directeur des AGF, Didier Pineau-Valenciennes, ancien directeur de Schneider, Henri Pradier, ancien directeur de Schell-France et directeur des œuvres françaises de l’Ordre Souverain de Malte et Louis Schweitzer, patron de Renault.

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Un autre exemple est celui de Klaus Barbie qui sévissait à Lyon, où Jean Moulin fut arrêté, torturé et exécuté. Or, toujours à Lyon, c'est un certain Raymond Barre qui a organisé la messe de béatification de José Maria Escriva de Balaguer en 1988, en attestant des « signes de sainteté » du fondateur de l'Opus Dei. Dans le gouvernement Barre, on comptait des Opusiens comme Michel d’Ornano, Jacques Barrot et Bernard Sellier. Jacques Barrot a accepté de sacrifier sa vocation sacerdotale et de quitter le séminaire pour succéder à son papa comme député-maire d'Yssingeaux. Bien qu'il n'ait jamais exercé d'autre métier dans la vie que celui de permanent du CDS, il a été nommé ministre du Travail, lui qui confesse une pieuse adoration pour Jean-Paul II et qui récite les encycliques sociales. M. Philippe de Villiers n’est pas membre avéré de l’Opus Dei, mais la plupart de ses collaborateurs en sont membres, comme Christian Boutin et Michel Poniatowski Dans les années 1970, Charles et Chantal Million animaient un groupe de réflexion catholique : « le club de l’astrolabe », un club catholique contrerévolutionnaire présidé par son beau-père Michel Delsol et fréquenté par de nombreux membres de l’Opus Dei. Ce n'est qu'en 1988 qu'il rompit vraiment avec le Front national tout en conservant des liens avec des groupes monarchistes. M. Edouard Balladur a parfaitement intégré l’idéologie papale, au point de citer plusieurs fois Jean-paul II, dans son message de candidature présidentielle. Edouard Balladur fut PDG du Tunnel du Mont-blanc après Edmond Giscard d'Estaing. il ne faut pas oublier un autre protagoniste de la SFTRF (Tunnel du Fréjus et autoroute A43 - Savoie - France): Michel Barnier, ministre de Balladur et comme par hasard, organisateur des J.O. d'Albertville…. Ainsi qu’Hervé Gaymard en parlementaire de la Savoie … En fait, les J.O., les tunnels à péage vers l’Italie, tout est lié à une magouille politique et financière par le biais de sociétés satellites de l'Opus Dei.. Mais revenons à Balladur, Il a privatisé les entreprises nationales, exactement selon le schéma des « catholiques pour les libertés économiques », association Opusienne. Il s’est entouré de nombreux chefs d’entreprises Opusiens, comme Claude Bebear, directeur d’Axa Assurances. * * *

De grands scandales seraient liés à l’Opus Dei en France, en Italie et en Espagne.. Il faut se souvenir de l’affaire « Meleux ». Louis Meleux, associé de l’Opus Dei était un chef d’entreprise travaillant pour l’Etat, avec la garantie de la caisse Nationale des Marchés. Une vérification des comptes de son entreprise révéla un trou de près de deux milliards de francs de l’époque. Il fut retrouvé mort en forêt de

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Fontainebleau en mars 1965. Les sommes disparues avaient été investies en Espagne dans une banque actionnaire de l’entreprise Meleux : « la Banque des Intérêts français » dont plus de 35000 actions avaient été acquises par la Banco Popular Espanol, appartenant à l’Opus Dei. * En 1976, Le prince Jean de Broglie (ancien ministre, signataire des accords d’Evian qui mirent fin à la guerre d’Algérie et ancien trésorier de la campagne présidentielle de Giscard d’Estaing), était assassiné. Pour en comprendre les mobiles, il faut remonter aux années 1960, où 80% des crédits espagnols à l’exportation sont alloués à la Matésa, fleuron du domaine textile en Espagne. Matesa, ce sont les initiales d'une société commerciale espagnole : «Maquinaria Textil (del Norte de España), Sociedad Anónima » (Outillage textile du nord de l'Espagne, société anonyme). Il s'agissait d'une entreprise créée le 20 juillet 1956, au capital de 600 millions de pesetas en 1968, et dont le siège social était à Pampelune. En apparence, on ne voit pas le rapport entre une société industrielle spécialisée dans l'exploitation d'un brevet français de machines à tisser et une organisation religieuse qui dit elle-même n'avoir pour but que de « diffuser dans la société contemporaine, notamment dans les milieux intellectuels, les principes de la perfection chrétienne ' (définition donnée par le Grand Larousse Encyclopédique). Oui, mais... Matesa crée de nombreuses filiales en Espagne et dans le monde entier (plus de 70). Matesa s'inscrit dans le « Plan de Développement ' franquiste, voulant être le symbole d'une Espagne nouvelle, ouverte au développement économique et apte à affronter la concurrence internationale. En fait, au lieu d'exporter des métiers à tisser, Matesa transfère surtout des capitaux espagnols lui permettant de prendre des participations dans des sociétés étrangères, et ces capitaux sont principalement d'origine officielle et en principe destinés à aider les entreprises exportatrices... Il y a donc, dans le cas Matesa, détournement pur et simple des deniers publics. En 1967, De Broglie rencontrait le responsable de la Matésa pour créer la Sodetex, dispositif financier mis en place au Luxembourg, pour remplir les caisses de l’Opus Dei. En fait, la Sodetex servait de super taxi, utilisant de fausses factures pour blanchir l’argent que l’état espagnol versait à la Matésa. De Broglie, naïf, aurait accepté de prendre la tête de la Sodetex à cette époque. Le principal dirigeant de la Matésa, Juan Vila Reyes avait à l’époque exporté des milliers de dollars en Suisse par l’intermédiaire de la « Banco Occidental ». Il était lié avec de nombreux hommes politiques. Il avait subventionné la campagne de Nixon qui était un ami personnel de Laureano Lopez Rodo, une des personnalités de l’Opus Dei en Espagne et

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conseiller de l’amiral Carrero Blanco. Lorsque après la liquidation de la Matésa l’Etat espagnol demanda restitution du capital, De Broglie fut dans l’impossibilité de le rembourser, très certainement versé à une caisse politique. 800 millions de francs allaient disparaître et l’affaire révélait en 1969 que tous les ministres et industriels impliqués dans l’affaire étaient membres de l’Opus Dei. Prêt à toutes les compromissions pour rembourser ses dettes, De Broglie aurait pris part à un trafic de bons du trésor qui devaient être écoulés en Europe et en Afrique. Voulant profiter personnellement de ce trafic, il aurait mis en danger l’Opus Dei. En quelques jours, le minsitre de l’intérieur Michel Poniatowski, prétendait avoir bouclé l’enquête. Plus tard, on découvrit qu’il aurait pu bénéficier des largesses de la victime, étant proche de l’Opus Dei. Pire, il est apparu par la suite que la police était au courant d’un contrat lancé sur la tête du prince et que la surveillance dont il faisait l’objet avait été levée peu avant son assassinat. L’inspecteur de police accusé du meurtre, a toujours clamé son innocence. Dans un livre paru en 1999, il raconte les activités réelles de Jean de Broglie, comme trafiquant d’armes et blanchisseur d’argent de l’Opus Dei. * On se souvient tous des fameux avions renifleurs, révolution technologique d’ Aldo Bonassoli, capable de détecter à plusieurs milliers de mètres sous terre des nappes de pétrole. Pour comprendre l’origine de cette affaire, il faut remonter à la fin de la guerre d’Algérie, quand Jean Violet, avocat international et honorable correspondant du service d’espionnage français, rencontre le révérend Dubois, chargé de missions spéciales pour le Vatican. En 1955, Antoine Pinay, Ministre des affaires étrangères, fait accréditer l’avocat à la délégation française de l’ONU à New York. Jean Violet et le révérend Dubois, tous deux, en relation avec le colonel Hervé chef du SDECE en poste à l’ONU parviendront en 1959 à éviter une condamnation de la France sur son intervention algérienne, en soudoyant les ambassadeurs du Brésil, du Pérou, du Paraguay et du Nicaragua, affiliés au camp des tiers mondistes. Jean Violet, avec Tropel, a convaincu le PDG d’Elf en 1970, du projet des fameux avions renifleurs. Antoine Pinay à qui Giscard d’estaing doit son premier porte feuille ministériel, apporte sa caution morale à l’affaire. En retour d’ascenseur, Giscard d’estaing autorise Pierre Guillaumat PDG d’Elf à méconnaître les obligations de contrôle administratif et financier. C’est Jean Tropel, responsable de la sécurité chez Elf qui a été le cheval de Troie en introduisant dans la compagnie pétrolière l’homme clé : Jean Violet En mai 1976, un transfert illégal de 400 millions de fonds vers la Suisse est effectué sur un projet que garantissait la seule parole de Jean Violet. Jean Violet et Jean Tropel se sont connus au SDECE, ancêtre de la DGSE,

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service d’espionnage français, dont Tropel est un Colonel en retraite, ex responsable de la sécurité du « service VII » démantelé après l’affaire Ben Barka en 1965. En Suisse, l’argent aurait été récupéré par un nommé abbé Marnier, membre de l’Opus Dei, correspondant de l’abbé Dubois à Fribourg. L’abbé Marnier est le confesseur et ami de Philippe de Weck, directeur des Banques Suisses, présent à la signature des contrats. L’invention est une escroquerie. L’un des inventeurs du projet est un industriel italien, Aldo Bonassoli, membre de la loge P2. L’enquête n’est jamais allée jusqu’en Italie. Raymond Barre, alors premier ministre, classera l’affaire, arrangeant un dîner avec Antoine Pinay, Jean Violet, et Philippe de Weck. Malgré une note de Giscard d’Estaing attestant du doute de la présidence sur cette invention, le nouveau PDG d’Elf, Albin Chalandon, va verser 500 millions de francs supplémentaires pour exploiter le procédé à parts égales avec la « Fisalma », société implantée à Panama, et représentée par Philippe de Weck. L’intéressé, par ailleurs ancien président de « l’Union des Banques Suisses », et Opusien, a été nommé par Jean Paul II membre de la commission d’experts chargés de réformer le règlement de l’institut des œuvres religieuses (IOR).. La piste italienne conduisant à la loge P2 montre l’industriel italien Pesanti, actionnaire principal de la banque Ambrosiano, banque détenant une grande partie des fonds du Vatican et travaillant avec l’IOR, l’institut des œuvres religieuses. Carlo Pesanti, décédé en 1984, comptait parmi ses amis Guilio Andreotti, ancien premier ministre et ministre des affaires étrangères en 1985. Un Opusien. Les inventeurs ainsi que Jean Violet ne seront jamais inquiétés par Elf. Tous les principaux acteurs impliquées dans cette affaire appartiennent ou ont appartenu à des organisations militants pour une Europe de droite catholique (AESP) et sont membres ou sympathisants de l’Opus Dei. L’ombre de cette organisation plane sur toute cette affaire. Une hypothèse est que ces fameux avions renifleurs auraient plutôt dû servir à photographier les mouvements de troupes en Afrique centrale ou Méridionale, dans le cadre de la lutte contre le communisme. L’autre hypothèse plus vraisemblable est que l’escroquerie aurait été décidée afin de rembourser l’Opus Dei de ses efforts financiers antérieurs et pour honorer les dettes contractées dans le passé via la Sodetex dirigée par Jean de Broglie.. La supercherie aura duré trois ans. Il est à noter que l’AESP avait pour but la construction d’une Europe Catholique, conservatrice et forte. Elle sympathise ouvertement avec les régimes de Taiwan, d’Afrique du Sud, de Corée du Sud. L’AESP entretenait des relations directes avec la World Anti communist League (WACL), organisation subsidiée par la CIA et la secte Moon. Cette secte contrôle le Washington Times et accorde son soutien

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financier aux contre révolutionnaires nicaraguayens, action menée en 1985 par Jane Kirlpatrick, membre éminent de l’Opus Dei aux USA. En Espagne, l’alliance apostolique anti communiste (A.A.A.) étroitement liée à l’Opus Dei, est également liées avec la WACL. L’un des principaux points de contact de ces organisations est le « comité Pinay » ou « Cercle Pinay ». C’est l’organisation par excellence où se rencontrent les membres de l’Opus Dei et des services de renseignements occidentaux. Leurs centres d’intérêt communs jusqu’à présent étaient l’anticommunisme et la subversion. On pouvait trouver à ces réunions différents ministres de gouvernements européens, des agents et responsables de services secrets occidentaux, un ancien directeur de la CIA, et des directeurs de banques européennes. Le Cercle Pinay nous amène à une autre organisation prestigieuse : l’Ordre de la Toison d’or.. Instauré en 1404 pour faire revivre l’esprit de la chevalerie, cet ordre devint une organisation influente pour la défense de l’Eglise et de la Foi. L’actuel souverain de « l’Ordre de la toison d’Or » est le Prince Otto de Habsbourg.. Tous adhèrent à l’Opus Dei. Un seul but : unifier l’Europe sous le signe de la croix. * Dieu s’est-il résigné à devenir un parrain mafieux ? Sans aucun doute. Dans les années 1960, l’Opus Dei a orchestré de vastes campagnes de désinformation, de coups tordus et autres opérations spéciales. Cela a pu se faire avec l’aide du Vatican, des services secrets sous l’égide de la C.I.A. , ainsi que leur double obscur, la Mafia, autant le syndicat du crime américain que la Cosa Nostra sicilienne. L’Opus Dei était propriétaire de la Finibank, établissement bancaire suisse que contrôlait le financier Michelle Sindona, connu comme grand argentier de la mafia sicilienne. Sindona, ancien président des jeunesses catholiques siciliennes, par différentes relations, devint le banquier attitré du Saint Siège sous Paul VI, avec le contrôle total des investissements de la banque du vatican, l’I.O..R.., l’institut des œuvres religieuses dont l’archevêque américain Marcinkus est le président. La plupart de l'argent sale, frauduleux de l'Opus Dei, est versé aux oeuvres pour la religion (Institu Per la Opere di Religione ou I.O.R.) ; Maria del Carmen Tapia calcula qu'elle versait à l'époque, au milieu des années 60, entre 10 et 12 mille dollars aux I.O.R. (nom officiel de la Banque du Vatican). Cet établissement bancaire fit ses débuts en 1887 en collectant des fonds pour les oeuvres de l'église à travers le monde. il s'appelait alors Administration des Oeuvres de religions. C'est le pape Pie XII qui lui donna son nouveau nom en 1942, et accrut son rôle en l'autorisant à recevoir de l'argent en dépôt et à l'investir pour le compte

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des ordres religieux et d'autres entreprises liées à l'église qui avaient des fonds à gérer partout dans le monde. Sindona fut en contact avec l’incomparable spécialiste du marché noir, affilié à la Mafia américaine : Vito Genovese. Or Sindona était également membre d’une loge maçonnique, « Propaganda due », créée par Licio Gelli à l’intérieur de la maçonnerie italienne.. Grâce à son plan de renaissance démocratique, la loge P2 était considérée par les Etats-Unis, comme une structure capable de prendre en main le gouvernement de l’Italie dans une hypothèse de victoire électorale communiste ou d’extrême droite. Elle était composée essentiellement de militaires de hauts grades, de financiers, de ministres, d’industriels ainsi que de dirigeants de presse. Elle se glissait avec ses hommes dans toutes les parties vitales de l’Etat. Durant une dizaine d’années, tous les chefs des services secrets italiens seront membres de la loge P2, devenant une gigantesque machine à collecter et à distribuer l’argent, les faveurs et les protections parmi les plus grandes institutions d’Italie. Les Etats Unis avaient des vues sur l’Italie depuis 1947 et avaient construit une structure clandestine sous commandement anglais et américain. Sous le nom de « Gladio » (Glaive), ce groupe avait une base d’entraînement et des caches d’armes, prête à effectuer des opérations paramilitaires. Le « Gladio » était subventionné par la CIA et passé sous commandement OTAN. Lucio Gelli et la loge P2 étaient liés au Gladio.. Aucun responsable français n'a officiellement confirmé l'existence du « Gladio » réseau qui était encore très récemment implanté dans toute l'Europe. Crée par Henri Ribière, le patron socialiste du SDECE (service d'espionnage français), en liaison avec les américains au début de la guerre froide, on y trouera autant Jacques Foccart que François De Grossouvre (alias monsieur Leduc) qui dirigera ce groupe à l'échelle nationale après avoir été chef de section pour le Lyonnais. Plus grave, le SDECE embauchera les services d'anciens responsables de la collaboration tels René Bousquet (qui fournira le fichier anticommuniste de l'occupation) ainsi que Paul Touvier qui malgré ses crimes sera protégé par une partie de la hiérarchie catholique. On cite même Jean Marie Le Pen.. A cette époque, l’IOR (institut des œuvres religieuses) participait au capital des banques Ambrosiano, Bafisud, Cisalpine, Rothschild, Morgan, Bakers, et des sociétés Général Motors et Shell. Les dépôts se chiffraient en 1980, à 55 milliards de nos francs et à plus de 25 tonnes d’or à Fort Knox aux Etats-Unis. Roberto Calvi, président de la banque Ambrosiano, membre de la loge P2 et de l’Opus Dei, fait parvenir en Pologne plus de 40 millions de dollars lorsque Jean-paul II accède au pontificat. L’IOR contrôle 20% des actions de l’Ambrosiano. *

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Bizarrement, tous les témoins gênants ayant des renseignements sur les liaisons entre la loge P2, la banque Ambrosiano et la mafia, vont être éliminés. 1979 voit l’Assassinat du magistrat milanais Emilio Alessandrini, peu de temps après avoir effectué une enquête sur la banque Ambrosiano. La même année verra l’assassinat de Carmine Pecorelli, journaliste membre de P2, trop bavard. Le chef de la mafia de Rome: Giulio Andreotti (appelé par les mafieux «Zi'Giulio » «Oncle Giulio» ou «u Gobbo» «le Bossu », également ministre, sénateur et chef du gouvernement est un Ami personnel de Jean-Paul II. C’est une figure de la « Démocratie Chrétienne » (qui s'est effondrée dans la corruption) après avoir été acquitté. Il sera finalement condamné en 2002 à 24 ans de prison pour avoir commandité le meurtre de Carmine Pecorelli.. Assassinat également de Giorgio Ambrosoli, à cause de son témoignage contre Sindona (qui blanchissait l'argent de la mafia à travers la banque du Vatican en Suisse) donné au chef de la police de Palerme Boris Giulano assassiné quinze jours après ….son successeur Emanuele Basile sera assassiné l'année suivante. D’autres Assassinats vont suivre : celui du magistrat Cesare Terranova. Puis c’est au tour du colonel Giuseppe Russo et du lieutenant colonel Antonio Varisco qui enquêtait sur la P2. Puis de Roberto Rossone, président adjoint de la Banco Ambrosiano.. * En 1980, c’est l’escalade. La banque Ambrosiano se lance dans une série d’emprunts par l’intermédiaire de sociétés écrans. Tous transitent par l’IOR et l’Opus Dei, qui récupéra de confortables bénéfices placés sur des prêts à court terme. Les sommes étaient destinées en fait à acheter des hommes politiques et des groupes de presse. Le groupe Rizzoli, le plus important d'Italie passe doucement entre les mains de Mgr Marcinkus, Calvi et Gelli de la loge P2. On raconte que l'affaire Rizzoli commença chez monsieur Dominique Fratoni, au casino du Ruhl à Nice. Les deux associés de l'ami de Jacques Médecin, mort en 1992 à Lugano, que la justice de leur pays tient pour des mafiosi, ont simplement plumé le patriarche Angelo Rizzoli. Il aurait perdu au jeu une quinzaine de milliards de francs et l'IOR lui aurait avancé plusieurs milliards de lire en échange de 80 % de son journal, le « corriere della serra ». L’affaire du crack de la banque Ambrosiano mit la lumière sur la complicité entre le Vatican, représentée par l’IOR et la Cosa Nostra, représentée par Michelle Sindona, le banquier de Dieu et de la mafia, sous la houlette du vénérable Licio Gelli et la loge P2.. Selon certains experts, les pertes s’élèvent à plus de 1200 millions de dollars de 1982.

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Les pertes se sont accumulées par la faute du président, Roberto Calvi et de l’archevêque américain Marcinkus, président de l’IOR. Accusé lourdement, ce dernier fut défendu jusqu’au bout par Jean-Paul II, qui le fit protéger par l’immunité diplomatique vaticane. Roberto Calvi fut retrouvé suicidé, pendu sous le pont des Black Friards à Londres. Plus tard, selon le tueur repenti (le parrain mafieux Pippo Calo) qui a avoué l’avoir tué, c’est la mafia qui a commandité le crime, ayant perdu beaucoup d’argent dans le crack de la banque. Micelle sindona fut empoisonné avec un café à la strychnine, dans une prison italienne, juste avant sa comparution devant les juges, pour l’assassinat du commissaire liquidateur de la banque Ambrosiano. L’Opus Dei lâchera progressivement la loge P2, qui fut dissoute en décembre 1981. En fait il était apparu qu’elle entretenait des liens étroits avec la Mafia et surtout avec le terrorisme d’extrême droite, responsable des attentats meurtriers de Milan, et surtout de la gare de Bologne. En 1982 la secrétaire de Roberto Calvi : Grazziella Corrocher est "suicidée" en tombant du 4e étage des bureaux de la Banco Ambrosiano, suivi de l’assassinat de Roberto Rossone directeur général de la Banco Ambrosiano. En juillet 1982, Jean-Paul II procédera à la béatification de Giuseppe Tovini, fondateur de la banque Ambrosiano. * Lorsque Ortega Pardo, membre de l’Opus Dei et fondateur d’innombrables entreprises commerciales en Espagne et au Portugal, partit au Venezuela pour y bâtir une nouvelle résidence pour l’Opus Dei, on découvrit dans ses valises 225 000 dollars en espèces et des bijoux pour une valeur de 40 000 dollars. Ortega Pardo fut aussitôt réembarqué à bord d’un avion en partance pour Madrid. Mais il réussit à disparaître, et avec lui, toute la liste des passagers de ce vol. * Revenons un peu sur l’archevêque Marcinkus. L’intéressé est originaire de Cicero, banlieue de Chicago, ancien fief du légendaire Al Capone. La Cosa Nostra utilisait des prêtres de Chicago pour ses transferts de fonds internationaux dans les affaires de blanchiment d’argent et fournissant des liquidités aux Vatican par l’Opus Dei et la sa banque « l’institut des Œuvres religieuses ». L’archevêque Marcinkus participait à ces transferts. Les valises diplomatiques du Vatican étaient plus souvent remplies de billets que de documents. Le magot transitait par la Continental Illinois Corporation (CIC), une banque de Chicago possédant des intérêts dans la Finibank en Suisse, dirigée par Sindona. Dans les années 1950, un vent de panique souffle sur Washington, la CIA assistée du SIFAR (contre espionnage militaire italien) posent des micros dans le bureau et les appartements du pape pour contrôler l'église romaine.

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C'est de cette manière que l'agence d'espionnage américaine parviendra à être informé de l'état de santé précaire du pape Jean XXIII, influant ainsi sur le choix du successeur élu par un conclave. Marcinkus est protégé par quatre anticommunistes virulents : le cardinal Spellman David Kennedy, le directeur de la Continental Illinois Corporation bank qui deviendra secrétaire au trésor sous Nixon - John B. Connaly, gouverneur du Texas et futur ministre des finances du même Nixon John Sheen, archevêque de Newport - ainsi que le secrétaire d'état du Vatican, Dell'acqua. Depuis son diocèse de Chicago, Marcinkus entre en contact avec Sam Giancana, chef incontesté de la Cosa Nostra jusqu’en 1975 et auxiliaire de la CIA. A cette époque, il faut lutter contre le communisme et toutes les alliances sont bonnes. Sam Giancana sera d’ailleurs l’instigateur, sous Kennedy, de la débâcle « de la baie des cochons ». Mais Kennedy dérangeait la prude Amérique, par ses relations avec Marilyn Monroe, et il dérangeait tout autant la CIA que l’Opus Dei, en étroite liaison avec la Cosa Nostra de Sam Giancana.. Certaines thèses prétendent que Sam Giancana ne serait pas étranger à l’aide fournie pour l’assassinat de John et Bobby Kennedy, ainsi que de Marilyn Monroe. Mais revenons à l’archevêque Marcinkus. En 1952, L’archevêque Marcinkus obtient un poste au Vatican, puis fera un stage à la « Continental Illinois Corporation » en 1959, après avoir été nonce apostolique en Bolivie et au Canada.. En 1968, le parrain de la Mafia de Chicago, Sam Giancana, est reçu en audience privée par le pape. (Il est à noter que ce moment là a été repris dans le film « Le Parrain » où on voit le pape qui le reçoit …) En janvier 1969, l’archevêque Marcinkus devient secrétaire général de la banque du Vatican et va être mêlé à une falsification de titres et d’obligations des sociétés Pan Américan, Chrysler etc... Le nouveau ministre des finances de Nixon : Connaly est plusieurs fois cité. L’enquête sera interrompue à la demande du président américain qui dira que cette affaire a été montée de toute pièce pour éliminer les plus fidèles collaborateurs du combat américain contre le communisme international. Marcinkus se retrouvera chef de la sécurité du nouveau pape Paul VI.. Non seulement l’archevêque Marcinkus allait être accusé, au sommet de sa carrière, de blanchiment d’argent dans le cadre du scandale de la banque Ambrosiano, mêlant le Vatican, la Mafia, syndicat du crime américain, la Cosa Nostra sicilienne, les services secrets italiens et la loge P2, mais il fut aussi soupçonné dans la liquidation du pape Jean-Paul 1er en 1978, après 25 jours de règne. Lorsqu’une bonne sœur découvre le cardinal Albino Luciani, Jean Paul 1er de son nom de scène, au matin du 28 septembre 1978 mort dans son lit, elle appelle le chef du service de sécurité, l’archevêque Marcinkus, qui reste seul, enfermé dans la chambre pendant plus d’une demi-heure. Lorsqu’il ressort pour prévenir le secrétaire d’Etat et un médecin pour

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constater le décès, il n’y a plus aucun papier sur le bureau du pape. Malgré cette mort suspecte et le pape ne souffrant d’aucune maladie, il ne sera ordonné aucune autopsie. Albino Luciani n’avait pas de cursus opusien. Il semblait vouloir couper les ponts avec la Cosa Nostra et voulait sans doute « faire le ménage ». Il n’en a pas eu le temps. Le certificat de décès (non signé) parle d'un probable problème cardiaque. Un journaliste anglais, David Yallop prétendra que le pape a été assassiné par la loge P2. (Un journaliste : Carmine Pecorelli avait publié la liste des personnalités du Vatican impliquées dans la P2. Jean-Paul I avait démarré une enquête au sujet de la banque du Vatican (IOR) et venait de demander au Cardinal Villot d'écarter du Vatican les personnes appartenant à la P2. Mais rien n’a pu être prouvé contre le chef de la sécurité l’archevêque Marcinkus, devenu secrétaire général de la banque du Vatican. Une commission de contrôle de l’Institut des Œuvres religieuses, la banque du Vatican, composée de 15 cardinaux, trouva un déficit de 80 milliards de lires. A la demande de Jean-paul II, l’archevêque Marcinkus fut remplacé aussitôt à la présidence par un membre de l’Opus Dei et fut renvoyé aux Etats Unis pour éviter de comparaître devant les tribunaux italiens, malgré un mandat d’arrêt international qui fut levé ultérieurement. Il fallait éloigner l’archevêque Marcinkus de la justice. Il connaissait trop de secrets. * Après l’attentat contre le Pape, l’auteur du coup de feu Ali Agca sera retrouvé porteur d’une photo de l’archevêque Marcinkus. En fait celui-ci était devenu gênant et faisait l’objet d’une une cabale montée par Licio Gelli, vénérable de la Loge P2. * L’IOR, chargée de gérer l’argent du Vatican a continué de servir en toute discrétion de banque parallèle. La justice a ouvert une enquête sur les pots de vin versés à l’occasion de la restauration de la cathédrale de Monreale, qui avaient directement profités au principal clan de la Cosa Nostra, celui de Corleone, que dirigeait Toto Riina. Le secrétaire de l’archevêque Marcinkus : Mario Campisi fut accusé d’avoir rendu de nombreux services à Léon Bagarella, mafieux et frère de Riina. *

En 1983, à l’initiative de Felipe Gonzalez, fut nationalisé l’entreprise géante Rumasa. On découvrit alors un trou de plusieurs milliards de francs. Avec près de

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40 000 employés, Rumasa était le plus grand employeur privé d’Espagne. Il possédait banques, entreprises immobilières, entreprises de construction. A sa tête, José maria Ruiz Mateos est membre de l’Opus dei. * En 1994, la banque du Vatican: IOR (Instituto per l'Opere del Religion) utilisée aussi par la CIA) dérape de nouveau: elle est compromise dans le scandale Enimont où l'IOR a servi de relais à un pot de vin de 93 milliards de lires payé aux partis politiques italiens pour s'assurer la mainmise sur la chimie italienne. La banque du Vatican est aussi impliquée dans un trafic d'armes au profit d'une famille mafieuse de Catane et dans une tentative de détournement informatique de subventions européennes. La justice italienne a aussi ouvert une enquête sur les pots de vin versés à l'occasion de la restauration de la fameuse cathédrale de Monreale, d'une valeur de plusieurs milliards de lires, qui avaient directement profités au principal clan de Cosa Nostra, celui de Corléone que dirigeait Toto Riina actuellement en prison. Le secrétaire de l'archevêque, Mario Campisi, fut accusé d'avoir rendu de nombreux services à Léoluca Bagarella, le beau frère de Riina. Le successeur du patron du premier trust mondial de l'héroïne avait ainsi l'habitude de téléphoner et donc de diriger les activités de Cosa Nostra de l'intérieur même de l'archevêché en utilisant le téléphone personnel de Mgr Salvatore Cassica, évêque de Monnedo, qui fut par ailleurs mis en examen pour corruption et trafic d'influence. En 1995, on ne s’étonnera plus de l’inculpation pour trafic d’armes, de pierres précieuses et surtout de cocaïne, du cardinal Ricardo Maria Carles Gordo, archevêque de Barcelone, mis en cause à la suite de témoignages de repentis recoupés par des écoutes téléphoniques. En 1996, la justice italienne lancera un mandat d'arrêt international contre le cardinal, le Parquet le considèrera comme le principal chef de la Camorra: la mafia napolitaine. * * *

L’Opus Dei n’hésite pas à crucifier ses fidèles. Pour chaque déplacement du pape, Don Orione était chargé de prévenir les autorités de la ville où il se rendait. Il fut à cette occasion accusé d’entretenir des relations sexuelles avec diverses femmes. Comme personne ne portait crédit à ses récriminations, il fut décidé de passer aux actes. Un barbier habitué à couper la barbe de Don Orione fut corrompu et accepta d’entailler « malencontreusement » la nuque et y déverser du pus syphilitique. C’est ainsi que Don Orione mourut de la syphilis, dans la confusion de n’avoir jamais pu expliquer ce drame. *

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Le 4 mai 1998, le chef de la garde suisse du Vatican, Alois Estermann , son épouse Gladys et un vice-caporal Cédric Tornay sont retrouvés morts par balles au Vatican à quelques dizaines de mètres de la chambre du pape. Rapidement, avant la fin de l'enquête, le Vatican annonce que Cédric a tué son patron et sa femme par jalousie puis s'est suicidé. Autopsie bâclée, pas d'enquête, des douilles ont disparu, incohérence entre l'arme et la blessure. Le Vatican exhibe une lettre de Cédric expliquant son geste: un faux manifeste. Dans les jours qui suivent, les 2/3 des sous-officiers de la garde suisse démissionnent sans vouloir donner de motif. Alois Estermann avait la confiance du pape et savait beaucoup de choses. Il était aussi membre de l'Opus Dei et agent de la Stasi: les services secrets de la RDA. Il a joué un rôle dans l'attentat contre le pape en 1981. Il craignait pour sa vie. Sa femme était peut-être un agent de la CIA.

* * *

En 1983 était créé l’outil le plus remarquable de l’Opus Dei : La Table Ronde des Industriels Européens (ERT) sous l’impulsion du vicomte Etienne DAVIGNON (alors commissaire européen chargé de l’industrie). Cette association rassemble une quarantaine de dirigeants d’entreprises dont plus de la moitié sont des membres de la sainte secte. L’adhésion se fait par cooptation, à titre individuel pour ne pas engager officiellement les entreprises. L’ERT adresse régulièrement ses recommandations à la Commission Européenne. Elle est le lobby économique le plus puissant en Europe. Ses membres emploient plus de trois millions de personnes et réalisent annuellement (3600 milliards de francs en 1998) soit plus de deux fois le budget de la France, ce qui lui permet d’imposer ses exigences. Le "social chrétien" Jacques Delors, celui qu’on appelait perfidement "le curé de Bruxelles" ne lui refusait jamais de rendez-vous. il disait de l'ERT : "C’est l’une des forces majeures derrière le marché unique ». L’ERT mise sur le contrôle de l’évolution institutionnelle et sur le contrôle des médias. Un de ses membres est nommé à la Commission Européenne avec un maroquin découpé sur mesure. Marcelino Oreja-Aguirre s’est vu ainsi confier entre autre la négociation du traité de Maastricht. Ils se sont prononcés pour un élargissement de l’Europe sur le critère de la culture chrétienne et non pas sur celui de la démocratie. C’est sur ce principe qu’ Helmut Kohl s’est opposé au soutien européen à la république laïque de Bosnie Herzégovine, dont la population est à majorité musulmane. En 1992, Jacques Delors, alors président de la commission européenne, a créé un autre groupe informel de consultants (Forward Studies Unit), dont l’un était spécifiquement chargé des questions religieuses.

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Sous les présidences de Jacques Santer et Romano Prodi, ce groupe est devenu le GOPA (group of Policy Advisors). La plupart des membres du GOPA sont des catholiques très pratiquants…. En 1998, dans un programme européen « une âme pour l’Europe », une subvention de 10 000 euros a été versée à un centre de formation finlandais baptisé « Interculture Européan Training Center » dont le projet initial consistait à financer un séminaire sur les valeurs éthiques et spirituelles de l’intégration européenne. A priori rien de répréhensible sauf que ce centre appartient et est géré par l’Opus Dei. * * *

Mais revenons en France. L’Opus Dei existe sous forme d’une association loi 1901qui a son siège 122, boulevard Bineau à Neuilly. La prélature déclarée officiellement depuis 1982 a son siège: 5 rue Dufrénoy à Paris. Elle est présente au travers de diverses associations dont l’ ACUT (association de culture universitaire et technique), 199 boulevard St germain à Paris. En 1992, selon des données officielles, Il existe plusieurs « centres culturels » en France: 2 à Marseille, 2 à Toulouse, 2 à Lyon, 2 à Grenoble, 2 à Strasbourg, 4 à Paris et Ile de France. * Bernard Billaud, ancien conseiller à l’ambassade de France près le SaintSiège, directeur de cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris, est conseiller à la Cour des comptes. Membre de l’Opus Dei, il a été élevé par Jean-Paul II, à la dignité de Grand officier de l’ordre de St Grégoire. En 1994, il fut l’un des fondateurs de l’ « association des amis du professeur Lejeune », parmi ses membres on trouve de nombreux cardinaux ainsi que Jacques Chirac. Toujours en 1994, François de Grossouvres (alias Monsieur Leduc), ancien conseiller de Mitterrand, mouillé dans les affaires africaines, la loge P2 de Licio Gelli et la Mafia, sait beaucoup de chose : Il est retrouvé suicidé d'une balle dans la tête, dans son bureau de l'Élysée, le 7 avril (assis sur son fauteuil, une épaule luxée). Aucune enquête ne sera effectuée et le permis d'inhumer sera accordé. (Son gendre sera retrouvé également suicidé d'une balle dans la tête en 1997). * Au cours de la même année 1994, Certains religieux participent aux massacres au Rwanda. En juillet, les troupes du FRP « Front Populaire pour le Rwanda » (Tutsi) entrent à Kigali et mettent fin au massacre. Les génocidaires fuient en masse vers les pays voisins. L'Église catholique met en place un vaste réseau pour permettre à ses membres qui ont participé au génocide de retrouver des cieux plus cléments et d'échapper à la justice internationale.

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L'affaire ne deviendra publique qu'en avril 2001, lorsque l'Europe, stupéfiée, découvre sur ses écrans de télévision deux religieuses Rwandaises accusées de participation à un génocide devant un tribunal belge. Soeur Gertrude (Consolata Mukangango) et soeur Kisito (Julienne Mukabutera) étaient en avril 1994 respectivement Mère supérieure et Intendante lorsque des centaines de réfugiés sont massacrés et en partie brûlés vifs. Les deux soeurs ont livré les réfugiés cachés dans leur couvent de Sovu, et apporté elles-mêmes des bidons d'essence puis enflammé le hangar plein de réfugiés. Dès août 1994, l'Église catholique donne refuge aux deux soeurs dans un couvent au Sud de la Belgique. Le public européen découvre avec stupéfaction que le cas des deux soeurs n'est pas isolé. En Belgique, mais aussi dans d'autres pays européens, l'on trouve maints prêtres et religieux accusés de participation au génocide qui coulent des jours paisibles loin des tribunaux Rwandais et internationaux, grâce à l'aide de l'Église catholique. Par exemple, l'abbé Emmanuel Rukondo, prêtre officiant (2002) dans la paisible paroisse de Granges-Canal à Genève, l'abbé Martin Kabalira qui officie aujourd'hui (2002) à Saint-Béa près de Luchon (Haute-Garonne) * Marceau Long, qui fut président de l’ORTF, d’Air France et aujourd’hui de l’Ena est un Opusien. Il fut secrétaire général des gouvernements Chirac et Barre. Sous le haut patronage de Jacques Chirac, il fut désigné en 1996, président du « comité pour la commémoration des origines », chargé de parrainer et de coordonner les manifestations publiques, relevant de ce comité. Il a déclaré sans rire, qu’il veillerait au respect de la laïcité, mais il est pour le moins paradoxal qu’il fasse appel pour son bureau, à un cardinal, trois évêques, un grand rabbin et un pasteur. En 1996, Jean-Louis Beaumont, député UDF du Val de Marne a diffusé une lettre de soutien de Jean Foyer, Garde des sceaux RPR du Général De Gaulle. Les deux députés sont Opusiens. Dans la missive on peut lire : « un parti qui se réclame du Gal De Gaulle aurait mieux à faire, que flatter un individualisme outrancier et avoir comme objectif prioritaire, de plaire à la franc maçonnerie, grande instigatrice de l’avortement libre ». * * *

En mars 1996, la chambre des représentants de Belgique, a constitué une commission parlementaire d’enquête, avec mission d’élaborer une politique, en vue de lutter contre les pratiques illégales de sectes et les dangers qu’elles représentent pour la société et les personnes. Après d’âpres débats, la commission a dressé une liste des mouvements sectaires où elle a inscrit « le renouveau charismatique » et « l’Opus Dei ». Devant les réactions de l’église catholique, la chambre des représentants a

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finalement adopté le rapport, mais sans la liste. Il faut dire que le Roi Baudoin 1er et la reine Fabiola étaient personnellement présents, aux côtés du prima de Belgique, à St Pierre de Rome en 1975 lorsque Paul VI reconnut « le renouveau charismatique » comme association de l’église catholique. Lors du vote de la loi dépénalisant l’avortement en Belgique, le roi Baudouin s’et montré ferme dans ses convictions catholiques. A la suite de cette prise de position, il aurait pris du grade dans l’Ordre de malte et du St Sépulcre.. L’actuel roi Albert II et la reine Paola ont participé à des retraites du « renouveau charismatique » Par ailleurs, la princesse Astrid et son époux Lorentz de Habsbourg sont liés à l’Opus Dei. * * *

En Mai 1996, François Bayrou nomme les recteurs François Dumont à l’académie de Nice et Maurice Quenet à celle de Créteil. Ils sont réputés tous deux numéraires à l’Opus Dei. François Dumont, économiste et démographe, est entre autre, expert auprès du conseil pontifical pour la famille. Il est également un fanatique pourfendeur de l’immigration musulmane et de la liberté sexuelle. Maurice Quenet est professeur de Droit. On lui doit un rapport sur la condition des professeurs dans l’enseignement supérieur qui sert de référence à l’actuelle politique de recrutement. En février 1997 Il a été invité par le Grand Orient de France, au temple Groussier pour y traiter de « la violence à l’école », à l’invitation des respectables loges « Droiture et solidarité » et « du devoir et de la raison » Récemment, il a rejoint Philippe de Villiers, dans son Mouvement pour la France. Ce dernier, fervent catholique, ne cache pas ses amitiés avec les Opusiens. Son grand ami est le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du conseil pontifical pour la famille, par ailleurs mis en cause dans l’affaire de l’exécution des Jésuites de San Salvador. C’est un homme assez mondain qui fréquente les cocktails et le hasard fait qu’il y rencontre souvent ses amis du MPF. Jacques Chirac est allergique au cléricalisme, mais l’Elysée vaut bien une messe. Il a toujours accordé son parrainage, voire des subventions, à diverses organisations proches de l’Opus et nommé ses collaborateurs de l’Opus Dei au Gouvernement. Dans ses allocutions, l'adresse au pape est systématiquement faite par l'utilisation de la majuscule dans "Vous", "Votre"..., marque supplémentaire de soumission d'un personnage élu par le peuple à un despote dont le pouvoir ne résulte d'aucune légitimité démocratique. En récompense de ses bons mots et de ses agenouillements répétés devant le pape, Jacques Chirac a été intronisé chanoine d'honneur en la basilique Saint

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Jean de Latran. A quoi Jacques Chirac a répondu par un autre discours édifiant. Il y amarre la France au joug de l'Eglise: "Mon émotion est faite du souvenir des liens historiques qui, depuis Pépin le Bref et Charlemagne, unissent la nation française à la première Eglise de la chrétienté. Ici, plus que partout ailleurs, la France se souvient de son titre de "fille aînée de l'Eglise"" Pour ensuite ignorer la séparation de l'Eglise et de l'Etat: "Ma présence se veut aussi, Eminence, le gage de relations fécondes, de relations à poursuivre et nourrir entre la France et le Saint-Siège en même temps qu'entre l'Eglise et l'Etat." En septembre 1997, Jacques Chirac impose à la direction des journaux officiels, un proche de l’Opus Dei : Jean Paul Bolufer. L’intéressé faisait partie de son cabinet à la mairie de Paris, de 1979 à 1989, tout en étant durant la même période, président de la « fondation Pompidou ». Le gouvernement Juppé comportait deux apôtres : Hervé Gaymard et son épouse Clara Lejeune, fille du chef de file des anti IVG, et co-fondatrice de l’association du même nom.

* * *

Jérôme Lejeune né en 1926, devient en 1963 professeur de génétique à l’hôpital Necker et rejoint l’Opus Dei dans les années 1970. Très engagé politiquement, il fut nommé par Pompidou, au conseil des douze sages qui se réunissaient régulièrement à Matignon. Après la trahison de Giscard d’Estaing qui soutint la loi Veil, il prit la tête de la croisade anti-IVG en France et aux Etats Unis. Il appela au renversement de la République en novembre 1974, lorsque fut votée la loi. Il disait notamment : « La République, œuvre de mort, organisée avec la complicité des dirigeants actuels de la France, vient de l’emporter par le vote d’un texte, légalisant sous le terme hypocrite d’interruption de grossesse, le meurtre des enfants avant la naissance. » Et ailleurs : « C’est bien d’un complot qu’il s’agit. il est clair que les fils des ténèbres (les juifs), les fils de la veuve (les francs maçons), étaient conjurés contre les fils des hommes, ou plus précisément contre le fils de l’Homme (Jésus) ». Tout cela ne l’empêcha pas de collectionner les titres honorifiques et récompenses académiques. La maladie l’emporta en 1994. Jean-Paul II l’appelait son frère. Mais il était avant tout, selon les mots de Karol Wojtyla, un laïc engagé "prêt à devenir un signe de contradiction sans

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considération des pressions exercées par la société permissive". En clair, il se consacra à la lutte politique de l'Opus Dei d'instauration d'un gouvernement chrétien par le contrôle des moeurs. En 1972, il réussit à convaincre la « Cité catholique » (organisation politique dévouée à la pénétration des valeurs morales par le biais culturel) de s'intégrer dans la stratégie mondiale de l'Opus, sans pour autant perdre son particularisme maurassien. Pendant vingt-deux ans, il participa chaque année au congrès de la Cité catholique, devenue ICTUS, sous la houlette de maître Jacques Trémollet de Villers, défenseur de Paul Touvier et du régime de Vichy. On lui doit divers ouvrages dont « L'Enceinte concentrationnaire », ainsi que divers outils de propagande. D'abord, l'assimilation de l'avortement aux crimes contre l'humanité perpétrés par la dictature nazie….. Ce qui prend tout son relief quant on connaît sa complaisance pour Paul Touvier. Puis, la réalisation de vidéos, plus proches du film d'horreur que du documentaire, dénonçant le "génocide de l'avortement". Des copies en ont été gracieusement offertes à chaque parlementaire par Christine Boutin, député (CDS) des Yvelines et consulteur du Vatican. En Juin 1995 les nominations au gouvernement de Clara Lejeune (directrice de cabinet du ministre de la Solidarité entre les générations) et de son époux Hervé Gaymard (secrétaire d'Etat aux finances) marquent-elles des gages de Jacques Chirac aux commandos antiavortements ? On l'imagine... tant la famille Lejeune est active au sein du dispositif papal contre "la culture de la mort". Les obsèques de Jérôme Lejeune ont été célébrées en grande pompe le 6 avril 1994 en la cathédrale Notre Dame de Paris par le cardinal Jean-Marie Lustiger et Mgr Lorenzo Antonetti, nonce apostolique. Dans un message d'action de grâce, Jean-Paul II a remercié Dieu pour l'oeuvre du défunt et a souligné le sens mystique de la mort du "défenseur de la vie" survenue le jour de Pâques, "fête de la résurrection du Christ". Le 25 mai 1994, la veuve, les cinq enfants, la belle-fille et les deux gendres du défunt ont créé une Association des amis du professeur Lejeune. Domiciliée à Paris dans la demeure familiale transformée en résidence de l'Opus Dei, l'association a choisi l'inévitable Jean Foyer (ancien garde des Sceaux puis ministre de la Santé et président de l'Association des juristes pour le respect de la vie) comme président et l'historien contre-révolutionnaire Pierre Chaunu comme secrétaire général. La famille Lejeune, mobilisée au grand complet, est aujourd'hui unie dans le combat posthume de son patriarche. La douairière, Birthe, est membre ad honorem de « l'académie Pro Vita ». La fille aînée, Anouk, est membre, ainsi que son époux, du « conseil pontifical pour la famille » aux côtés de Christine Boutin ; ils coorganisèrent le

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pèlerinage des familles françaises à Rome du 6 au 9 octobre 1994. Ensemble ils militent contre l'avortement. Le fils cadet, Damien, est devenu prêtre de L'OEuvre. .. Carine Lejeune a épousé l’Opusien et énarque Jean marie Le Méné, conseiller maître à la Cour de comptes, qui dirige aujourd’hui la puissante fondation des « amis du professeur Lejeune ».. Anouck Lejeune a épousé le professeur Jean marie Meyer, avec lequel elle porte la parole opusienne au sein du MPF de Philippe de Villiers. Clara Lejeune, après avoir appartenu au cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris, vient d'être nommée directrice de cabinet de Colette Codaccioni. Colette Codaccioni est Sage-femme. Chargée de mission par Edouard Balladur, elle rendit un rapport sur la famille débutant par cette citation : "Je vous salue Marie, le fruit de vos entrailles est béni (...)"... Elle proposa de supprimer la politique sociale et de lui substituer une politique familiale avec salaire maternel. Hostile à l'avortement, elle a choisi Clara Lejeune comme directeur de cabinet. Son ministère absorbe le secrétariat d'Etat aux droits des femmes (à rester à la maison). C’est grâce à Dominique de Villepin, professeur à Sciences Po que Clara Lejeune a pu avoir son billet d’entrée à l’ENA où elle va rencontrer Hervé Gaymard.. Les Chirac connaissent bien la famille Lejeune, puisque Bernadette et Jacques ont trouvé un médecin à l’écoute de leurs angoisses devant la maladie de leur fille Laurence, gravement anorexique. Jérôme Lejeune prend la jeune femme, étudiante en médecine, dans son service hospitalier. En échange, Jérôme Lejeune trouvera toujours l’aide financière de Jacques Chirac, alors à la mairie de Paris, pour financer ses laboratoires de recherches. Hervé Gaymard, époux de Clara Lejeune et le père de ses enfants, a été élu en 1993, sans mener campagne, député de la Savoie. Il est fondateur de « Laissez-les vivre » et premier président de l'académie pontificale Pro Vita.. Il fut en effet choisi comme suppléant du très catholique Michel Barnier, dont la promotion ministérielle était prévue. Il a activement participé au recours en annulation de la loi sur la bioéthique devant le Conseil constitutionnel. Pendant la campagne présidentielle, il est devenu le directeur de la communication de Jacques Chirac. Tout naturellement, il a été nommé secrétaire d'Etat aux finances dans le gouvernement Juppé. * Pour contrôler ses ouailles en France, L’Opus a délégué dans notre pays en octobre 1995 le nonce apostolique Mario Tagliaferri.

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Véritable commissaire du pape, il n’a jamais eu une vision très optimiste sur l’évolution des démocraties occidentales, puisqu’il est le responsable de la canonisation des martyrs espagnols franquistes de la guerre civile. A quand la béatification de Pétain, Bousquet, Touvier et Cie… ? * En décembre 1997, Le baron Ernest Antoine Seilliere de Laborde, a chaudement remercié les deux personnalités, qui ont favorisé son élection comme président du CNPF : François Pinault PDG de Schneider et Claude Bébéar, patron d’AXA, tous deux opusiens. Si le baron ne l’est pas, toute sa famille est historiquement liée à l'Opus Dei. En janvier 1998, Jean-Pierre Chevènement a nommé Thierry Klinger à la préfecture d’Evreux. L’intéressé fut secrétaire général au centre d’études spatiales, directeur des personnels de la délégation générale pour l’armement, directeur des centres d’expérimentation nucléaire. Patron chrétien, il fut aussi président des houillères de Lorraine. Il est considéré comme très proche de l’Opus Dei. En juin 1998, Georges Vedel a été élu à l’académie française. Il est l’incontournable professeur de droit constitutionnel en France. Il est aussi l’un des fondateurs de l’Opus Dei en France. En novembre 1998, l’Opus Dei organisait un colloque consacré à Georges Bernanos. Cette manifestation, financée par le conseil général d’Ile et Vilaine, était placée entre autre sous le patronage de Pierre Méhaignerie, président du conseil régional et François-Régis Hutin directeur de Ouest-France. En décembre 1998, la proposition de loi relative au pacte civil de solidarité, a été présentée à l’Assemblée nationale, par un député de Hte Saône. Elle a été principalement rédigée par un proche Maître Jean-Marc Florand, qui fut en 1980, secrétaire de la fédération des juristes catholiques, une association présidée par le frère du prélat de l’Opus Dei. En janvier 1999, Jacques Chirac a nommé Olivier Echappé, secrétaire général de la grande chancellerie de la légion d’honneur. L’intéressé, vice doyen de la faculté de droit canonique de l’institut catholique de Paris est, comme son beau-père, réputé proche de l’Opus Dei. Auparavant, le général Jean-Philippe Drouin, connu comme membre de l’Opus Dei, avait été nommé également par Jacques Chirac grand chancelier de la légion d’honneur. Il y a quelques années, l'Opus Dei a enfin choisi comme porte parole en France, le très libéral François Gondrand, jusque là directeur de la communication du CNPF * * *

En 1998, selon une enquête publiée dans un journal italien, il était établi que l’Opus Dei s’investissait dans 497 universités et lycées, 52 stations de radio, 12 sociétés de production cinématographique et 38 agences de presse et publicité.

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Avec L’Opus Dei, nous sommes confrontés à de puissants réseaux politiques, économiques et financiers, dans une cinquantaine de nations, de Paris à Tokyo, de Zurich à Manille et de Londres à Panama. * * *

En 1998, l'Église catholique reconnaît qu'elle a toujours soutenu le dictateur Pinochet jusqu'au bout : Le cardinal chilien Jorge Medina (préfet de la Congrégation pour le Culte Divin au Vatican) a reconnu que le Saint-siège a effectué des démarches discrètes pour libérer Pinochet alors détenu à Londres. Selon Mgr Fransisco Javier Erra Ruiz, archevêque de Santiago du Chili : "Les arrestations de Pinochet étaient moins choquantes que son arrestation à Londres". * En avril 1999, de nombreuses organisations caritatives catholiques sont engagées dans les Balkans. L’archevêque Sgreccia, membre de l’Opus Dei et vice président de « l’académie pontificale Pro Vita » a rappelé à l’ordre les responsables de ces organisations. Il s’indigne des instructions données par le « Haut commissariat aux réfugiés », de faire distribuer des pilules abortives aux femmes et jeunes filles violées, rappelant le caractère intrinsèquement mauvais de l’action abortive. Il souligne que cette distribution est inacceptable. Pour le Saint Siège, les viols ne sont qu’un prétexte pour permettre la contraception et l’avortement dans les camps de réfugiés du monde entier. En rétorsion, le Saint siège a suspendu sa contribution symbolique de 2000 dollars par an à l’UNICEF. Le porte parole de l’Unicef avait alors déclaré que des centaines de jeunes filles, parfois âgées de 12 ans, étaient systématiquement violées dans les camps de réfugiés et que la distribution de la pilule était la seule solution pour faire face au drame de ces filles qui risquent des grossesses traumatisantes. Rien n’y fait, finalement, en mai 1999, le parlement albanais, autorise la création d’un ensemble de services sociaux et de psy pour les femmes victimes de viols et en situation de détresse. Ce projet sera soutenu et financé par l’Opus Dei pour un montant de 2 milliards de lires. Que deviendront les enfants nés de ces viols, dont les mères n’auront eu droit qu’à une consultation psy ? Il est vrai que quelques années plus tard, en mars 2000, Jean-Paul II invente le nouveau "Catéchisme". En matière de morale sexuelle il confine au délire : emporté par la logique de la procréation, poursuivie avec une rigueur aveugle, il édicte une échelle de valeur aberrante. Aux yeux de Rome, il est nettement moins grave de violer une femme que

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d'aimer un autre homme et de vivre avec lui.

En effet ces deux actes seraient l'un et l'autre dégradants pour la personne humaine et contraires à la chasteté, mais en plus le second serait contraire à la loi naturelle. * Mais les préoccupations du saint père et de l’Opus Dei ne concernent pas seulement la pilule abortive puisqu’il a autorisé l’archevêque de Nairobi au Kenya a brûler des préservatifs, des brochures d’informations sur le SIDA et des livres d’éducation sexuelle comme symboles pornographiques dans un pays gravement touché par cette maladie. En 1996, Jean-Marie Untaoni Compaoré, archevêque de Ougadougou au Burkina-Faso lance un slogan : "Pour combattre le sida, luttons d'abord contre le préservatif car celui-ci empêche d'avoir une conception globale de la relation sexuelle comme signe d'amour et de vie". * * *

En juin 1999, M Jean-Louis Guigou, époux du garde des Sceaux, avait accepté de donner une conférence devant un parterre de décideurs bretons, à l’institut de Locarn en Bretagne. M Guigou ne pouvait ignorer les liens de filiation de l’institut de Locarn, par rapport à L’Opus Dei, puisqu’il anime des séminaires de formation dans cet institut, depuis sa création en 1994. Nombreux sont les chefs d’entreprise ayant donné des conférences au Centre Garnelles de l’Opus Dei à Paris. On y retrouve Claude Bébéar, Didier Pineau Valencienne, mais aussi Michel Albert, patron des assurances AGF ET Albert Schweitzer, patron de Renault… En octobre 1999, François Michelin annonce devant un parterre d’analystes financiers, les bénéfices records de son entreprise et 7000 suppressions d’emploi. Il choisi la méthode des déclarations outrancières, en provoquant une énormité et s’assurer qu’elle rencontrera une opposition insuffisante. L’intéressé a épousé la sœur de Rémy Montagne, fondateur du groupe de presse de l’Opus Dei : «médias participations » dit « groupe Ampère » La méthode Michelin est payante. Aucun député ou ministre n’est intervenu. Lionel Jospin a invité les employés à manifester leur impuissance. En 1999, Eric de Montgolfier vient d’être nommé procureur de la République à Nice. Venant de Valenciennes, Il s’était rendu célèbre en mettant en cause publiquement Bernard Tapie. Bien qu’il s’en défende, Eric de Montgolfier est, comme ses parents, proche de l’Opus Dei. En 1994, Armand de Montgolfier, fut, aux côtés de Clara Gaymard, l'un des cofondateurs de l'association Progénèse, suscitée par l'Opus Dei pour

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préfigurer la Fondation Jérôme Lejeune. En 1998, la surnuméraire Charlotte de Montgolfier, fut l’une des principales organisatrices des manifestations suscitées par l’Opus contre le projet Aubry de plafonnement des allocations familiales. Le 7 octobre 1999, Eric de Montgolfier réapparaît dans les médias, pour mettre en cause l’influence réelle ou supposée des francs maçons dans l’administration de la justice de la ville. Il n’est pas question de critiquer les motifs de mise en examen et la possible responsabilité des personnes soupçonnées, mais de l’énergie déployée à cette fin, d’autant que la franc-maçonnerie a toujours été ouvertement combattue par l’Opus Dei. * Le 30 mars 1998, Isabelle Schneider, secrétaire générale du " Collectif des maires de France pour le mariage républicain " (CMFMR) entend s'opposer au projet de légalisation des couples homosexuels. Elle est également, sous son nom marital d'Isabelle Müller, la viceprésidente de l'Association pour la promotion de la famille (APPF). Cette organisation, initialement fondée en 1994 sous le titre " Association pour la promotion de l'Année de la Famille " (APF), avait été créée par Anouck Lejeune et son époux Jean-Marie Meyer pour promouvoir en France des manifestations prévues au Vatican. Anouck Lejeune Meyer (fille du professeur Jérôme Lejeune et belle-sœur d'Hervé Gaymard) et Jean-Marie Meyer sont tous deux membres surnuméraires de l'Opus Dei et membres du Conseil pontifical pour la Famille. * En décembre 1999, Le magazine de Jean-Marie Le Pen « Français d’abord », accorde un entretien à son Altesse royale l’archiduc Otto de HabsburgLothringen, le présentant comme l’artisan de la chute du mur de Berlin. L’intéressé fut dans les années 1950, le fondateur et élu président à vie du centre européen de documentation internationale (CEDI), l’organe d’influence de politique internationale de l’Opus Dei. Otto de Habsburg a joué également un rôle clef dans les stratégies secrètes du Vatican et des Etats-Unis. Il est Né en 1912 et il est héritier de la vieille dynastie des Habsbourgs. Son père était le dernier empereur d’Autriche. Lorsque la République retira aux Habsbourg les droits au trône, il essaya de redresser la situation en s’alliant à l’Opus Dei, rassemblant des personnalités importantes de l’aristocratie, de l’industrie, de la politique, des services de sécurité et de l’armée, dans un combat commun contre « la décadence morale de l’Occident » et le « péril du communisme rouge athée ». On lui doit ces paroles devant la presse belge en 1984 : «Notre Union vise à constituer un empire européen par delà les frontières entre l’est et L’Ouest et se fondant sur les idéaux de christianisme et de liberté » Dans les années 60, il aurait été lié, comme Jean-Marie Le Pen, aux services secrets de l’Otan avec le « Gladio ». L’archiduc est député européen. De son côté, Jean-Marie le Pen est un ami personnel de son éminence le

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cardinal Josef Ratzinger, opusien et numéro 2 de l’administration vaticane, la curie. Lorsque le cardinal vient faire ses dévotions au monastère du Barroux et se détendre du stress du Vatican, il peut se faire qu’au même moment, Jean Marie Le Pen se déplace avec son bureau politique au monastère et qu’ils se réunissent là-bas. Ainsi donc par un effet du hasard qui se répète souvent, le cardinal Josef Ratzinger se retrouve en contact avec le bureau politique du FN. Le cardinal Josef Ratzinger est préfet de « la Congrégation pour la doctrine de la foi ». Joli comme nom, sauf qu’autrefois, cela s’appelait « la Sainte Inquisition ». La congrégation est la plus secrète et ténébreuse des institutions romaines, la gardienne sévère de la doctrine et des moeurs, chargée de déceler les moindres déviations, elle est informée de tout ce qui est écrit, imprimé, enseigné, prêché, voire pensé dans l'église. Un impitoyable tribunal des hommes et des idées. Alors que le Christ a bien révélé ceci : "Ne jugez pas pour n'être pas jugés ; car du jugement dont vous jugez on vous jugera, et de la mesure dont vous mesurez on usera pour vous." ( Mtt ,7 ,1-2 ) Cette toute puissante congrégation a pesé de tout son poids auprès de JeanPaul II pour la béatification du fondateur de l'Opus Dei, J.M. Escrivà de Balaguer.. L'Opus Dei, cette organisation puissante et riche, ultra conservatrice, qu'on décrit parfois comme la franc maçonnerie de l'église, se targue de l'appui de quasiment tous les cardinaux dont Ratzinger. * L’un des plus hauts dignitaires de l’Opus Dei, membre du congrès général de l’œuvre, son excellence monseigneur Julian Herranz est président de la commission disciplinaire de la curie romaine. * En Belgique, L’Opus Dei a réussi son implantation grâce aux instances européennes et le CEDI. Un club Belge : « la Relève » groupement estudiantin politique se situant autour des démocrates chrétiens n’y est pas étranger. Des membres de « la Relève » siégeaient au Parlement, dans les cabinets ministériels, les bureaux des partis. Dans les années 1960, « la Relève » se rangea aux côtés de l’Opus Dei qui recherchait un rapprochement avec la CEE, indispensable au déploiement de l’Institut. L’association « Campus Kulturele Vereniging» après la division des universités, fut érigée par l’Opus et se concentra sur l’université catholique de Louvain. L’association « Verinigde Ontmoetings en Studiecentra voor jeugd » pris en main l’aile néerlandophone. Antonio Romano, docteur en droit et responsable à l’époque du bureau formation de l’Opus dei en Belgique fut le fondateur de « Campus ».

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Il développa une branche du CEDI, le CEDI Belgique, composé exclusivement d’Opusiens. Parmi ses fondateurs se trouvaient bon nombre de hauts dignitaires, ministres et anciens ministres et des industriels, Le représentant pour la Belgique, Nicolas de Kerchove d’Ousselghem fut membre du CEPIC (aile droite du PSC) et responsable des relations politiques du ministère de la défense nationale avec l’OTAN. Paul Vankerkhoven, également membre du CEPIC, connu pour ses relations d’extrême droite fut nommé secrétaire général du CEDI Belgique. Un neveu de Otto de Habsbourg, Lorenz, fut pendant un temps le président des « junge europa studente-initiative », une organisation estudiantine élitaire d’extrême droite qui s’appuie sur l’union Paneuropéenne. Il épousa la princesse Astrid, fille du Prince Albert et de la Princesse Paola de Belgique. Deux résidences universitaires furent créées à Louvain sous les auspices de « Campus » : Arenberg et Leopoldstaat. Xavier Gonzales, plus tard à la tête de la division belge de l’Opus y résidait. Des bourses d’études furent attribuées par l’Espagne à des étudiants belges afin d’étudier dans une sorte d’Harvard de l’Opus, « l’Instiuto de estudios Supériores de la Empressa » (IESE) à Barcelone. Il y eu aussi la création de « l’institut pour la famille » tourné vers une bourgeoisie élitaire par le biais de la mise en question des problèmes d’éducation dans les sociétés « décadentes » de l’occident…. Et l’ACTEC, une organisation non gouvernementale pour la coopération au développement. Dans les années 1970, Campus faisait des affaires avec la SA LOVIMM, une société immobilière de Jean et Luc Lovinfosse de Waasmunster. Tous deux étaient bien sûr proches de l’Opus. Plusieurs membres des familles catholiques aristocratiques belges sont connus pour leur appartenance à l’Opus Dei.

*

Il faut citer l’association familiale de Brouchoven de Bergeyck dont le comte René, est chevalier d’honneur dans l’Ordre de Malte, en étroites relations avec l’Opus Dei. Cette famille est un actionnaire important de la caisse hypothécaire anversoise « AN HYP » (Antwerpse Hypotheekkas) intégrée dans la vie commerciale grâce à la firme Ieteren qui a le monopole de distribution des voiture Volkswagen et Audi en Belgique. Il y a aussi le baron Claude de Vilenfagne de Vogelsanck, qui par ses liens avec toutes les associations secondaires de l’Opus Dei en Belgique est considéré comme le « profane top niveau » de l’opus. Chevalier de l’Ordre de Malte depuis 1976, et relié à la caisse hypothécaire anversoise, il est chef de service de « l’AN HYP » en 1968, directeur du département développement en 1984 et membre du comité

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directeur en 1985. Le baron Claude de Vilenfagne de Vogelsanck a épousé la comtesse Isabelle’tKint de Roodenbeke, dont la famille est l’actionnaire le plus important du holding belge « la société générale » * « Campus » lors de scission de l’université, se tourna vers l’université francophone de louvain la Neuve (UCL). L’UCL est un exemple belge de stratégie universitaire de l’Opus Dei et les candidats étudiants sont un gibier de choix. La résidence universitaire Bauloy permet le développement selon la norme Opus Dei.. Jacques de Cuyper de Sterrebeek, professeur à la faculté de sciences appliquées est en 1985 président des « amis de l’université de Louvain » dépendant de l’UCL. Il est également actif dans l’ACTEC. A Louvain La Neuve, L’Opus dei possède trois résidences universitaires : Bauloy pour les étudiants, Neussart pour les étudiantes et une en dehors de la ville, aux Vieux Chemin de Namur. Ceux qui louent dans ces résidences ne savent même pas qu’ils aboutissent dans une maison de l’Opus Dei.. Plus tard la résidence universitaire féminine Steenberg s’installera Leopol straat à Louvain. On retrouve le même scénario à la « Katholieke Universiteit » de Leuven et où Eugène de Jonghe est la figure de proue puisqu’il fut en 1965 le secrétaire général de l’université. Plus tard, doyen de la faculté des sciences politiques et sociales, il eut une énorme influence dans les milieux universitaires. Il a écrit : « L’Opus Dei est, à côté du mouvement charismatique de Focolari et autres mouvements un signe de renouveau, mais également de tradition. » prouvant son attachement à l’œuvre. L’Opus Dei s’est également emparé de l’Antwerpse Katholieke Universitaire Fakulteiten St Ignatius (UFSIA) traditionnellement aux mains des Jésuites au centre Middelheim, Bosmanslei à Anvers. En 1979, l’Opus Dei couronna son travail en achetant le château et les 8 hectares environnants de Dongelberg près de Jodoigne dans le Braban Wallon. Le « centre international de rencontres (C.C.C.) », nom officiel de la structure, accueille des jeunes, des étudiants, des adultes, qui durant les W.E. ou en périodes de vacances, peuvent mieux se pencher sur la dioctrine de l’Opus. La caisse hypothécaire anversoise « AN HYP » aidée du Crédit Commercial de France (CCF) qui dispose d’une filiale à Bruxelles et a pu dégager des crédits importants pour les achats immobiliers. Depuis 1972, la fondation « De Boog » fournit toute la nourriture spirituelle des adeptes de l’Opus Dei, soutenu par la C.C.C. « Coopérative pour Centres Culturels » dont Didier Van Havre fut le premier président. * La Famille Desclée de Maredsous est mieux connue sur le plan des affaires, dans les milieux de la Société Générale et du groupe Bruxelles Lambert.

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Jules Desclée est vice président de la seconde banque de Belgique la « BBL : Banque Bruxelles Lambert » Il est également le directeur de la « Banco Di Roma » dont le prince Giulio Pacelli, administrateur de la banque est le neveu du pape Pie XII. On y retrouve le Comte Adémar d’Alcantara, ex ministre et du bureau directeur de la Banco di Roma et le prince Werner de Merode, président, par ailleurs ambassadeur belge au Vatican et à l’Ordre de Malte dans les années 1970. Jean Desclée est administrateur du journal « le courrier de l’Escaut » à Tournai. Toute la famille Desclée joue un rôle important dans la stratégie de l’Opus. Une autre famille est le prototype de la noblesse catholique belge, les « de Brouwer » qui créent « l’Union Familiale de Brouwer » à l’Abbaye de Maredsous pour défendre les valeurs chrétiennes. Gaétane Brouwer épousa le chevalier Georges de Havre, frère du président des C.C.C.. Bernard Desclée, tout comme Albert de Brouwer vivent au château de Barges à Ere près de Tournai. Ce dernier enseigne à l’Institut supérieur Industriel Catholique du Hainaut à Charleroi. * Même si elle y possède des alliances solides, l’œuvre agit clandestinement. Par exemple, elle n’est jamais propriétaire des bâtiments qu’elle occupe. C’est « la Coopérative pour Centres Culturels » inféodée à l’Opus qui possède les titres de propriété de l’œuvre en Belgique au 327 avenue de Molière, Dans la capitale, le cœur de L’Oeuvre est au 112 avenue de Floride sous le couvert du « Centre Culturel Langeveld ». Cette maison luxueuse abrite Stephan Seminck, porte parole de l’Opus en Belgique et les autres numérarii belges. Le Vicaire pour la Belgique est l’ Abbé Emmanuel Cabello. C’est également à Uccle que se trouve la branche féminine le « centre culturel Senna » à l’avenue Louis Lepoutre, 106. Un club pour femmes se trouve à la même adresse. . Le « club Narval » au 263 avenue Tervueren est une maison de jeunesse. Un directeur spirituel surveille les enfants et sélectionne ceux qui moralement ou intellectuellement sont les plus avancés. Le journal « la libre Belgique » met régulièrement ses colonnes à la disposition de l’Opus Dei depuis qu’Hervé Pasqua, un Opusien, en a été le directeur. Le siège social de l’ATEC fut situé en 1982 à Uccle 325 avenue Molière, où se trouvait déjà la C.C.C... Quelques années plus tard, l’ATEC déménage, tout comme la CCC et Campus vers l’avenue René Gobert à Uccle. En 1974, La Gesbanque de Liège d’un groupe financier catholique de droite Richard Van de Wijck fut reprise par la « Banco Occidentale ». *

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En 1982 Arno Newman propriétaire de la « Geoffreys Banck » était impliquée dans une série de transactions d’armes mystérieuses, où la CIA jouait un certain rôle. A ce moment là, la « Banco Occidental » était l’actionnaire principal de la « Gesbanque » qui rachète la « Geoffreys Banck ». L’histoire ce trafic d’armes n’a pas gêné les membres de l’Opus dans cet achat. Le Prince Miguel de Bourbon dira à l’époque : « Les armes existent depuis que le les hommes veulent se libérer, pourquoi ne leur vendrions nous pas ? Les armes ne sont pas bonnes ou mauvaises, ce sont les hommes. L’Opus Dei est un gouvernement comme les autres et leur donne des moyens de se défendre » * Le centre culturel 36 avenue Brandt Withlock est réservé à une élite de l’Opus. A Leuven, 29 Schapenstraat, l’Opus possède un bâtiment ayant abrité un centre social, mais qui est aujourd’hui squatté. * Au Canada, l’œuvre est présente dans plusieurs centres et résidences universitaires tels que : le Centre universitaire Fonteneige (Montréal), la Résidence Trimar (Québec), le Camp Chilawee Trails (Barry's Bay - Ontario) , Ernescliff College (Toronto) , la Résidence d'étudiants Boisgomin (Québec) , Northmount School (Toronto) , le Centre Riverview (Montréal), le Club des adolescentes de Valrideau.

* * *

En 1999, Georges Cottier, le théologien du pape au Vatican, déclare sur Radio Vatican « on ne peut pas rejeter l'inquisition en bloc » et il se demande si « on peut réconcilier la torture et la mort, utilisées par l'inquisition, avec les évangiles » * En mai 2000, on abordait dans les milieux de la bourse la gestion frauduleuse d’Eurotunnel, mettant en cause plusieurs dirigeants et quatre établissements bancaires. Le niveau de rémunération de ces dirigeants était exorbitant par rapport aux résultats de l’entreprise. Les informations diffusées lors de l’augmentation de capital auraient été pour tromper les petits porteurs. Or la gestion frauduleuse aurait commencé plusieurs années auparavant. D’importantes sommes auraient été détournées au profit du projet satellitaire conduit par l’Opus Dei. De 1983 à 1986, Jean-Loup Dherse (études chez les Jésuites avant d’entrer à polytechnique) fut successivement directeur des ciments Lafarge, directeur délégué de Péchiney-ugine-Kulhman, président de la banque mondiale (1983/1986) et directeur général d’Eurotunnel (1986/1987).

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Mais il ne fut pas que cela : En 1987, Jean-Paul II Je le nomma adjoint du synode sur les laïcs.. En 1989, il est devenu administrateur du « groupe Ampère », la holding de presse de l’Opus Dei et devint le trésorier de « Lumen 2000 » projet pharaonique (non abouti) de télévision par satellite du Vatican. C’est à cette occasion que des fonds d’Eurotunnel se seraient évanouis en subventionnant cette entreprise. * Dernièrement, L’Opus Dei a réussi un grand coup dans le monde des affaires et de l’édition de livres. Il a été créé courant 2000, une société de distribution du livre religieux « D.L.R. » avec associées du « groupe Ampère » de l’Opus, les éditions Fleurus-Mame. Leur activité commune devrait aboutir avec près de 10 000 titres et 500 points de vente à un revenu annuel de 120 millions de francs. *

En Juin 2000 est adoptée en France une loi sur la « liberté de communication » qui rend obligatoire la mise à disposition par les pourvoyeurs d’accès de logiciels de filtrage des sites internet. Ces logiciels fonctionnent comme de moteurs de recherche et bloquent l’accès aux sites comportant des mots tabous évoquant le sexe, la violence ou les sectes. D’autres fonctionnent comme des annuaires. Dans ce cas il convient d’établir une liste actualisée des sites censurés et la mettre jour régulièrement. La société « Edunet » a investi des sommes importantes pour mettre au point cet annuaire international des sites tabous. Edunet est installée au parc technologique de San Sébastien en pays basque espagnol. Son logiciel a été mis au point à l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs de l’Opus Dei. La branche française est confiée à ClassMédia. Le Directeur n’est autre qu’Albert Navarro, haut cadre de l’œuvre. Edunet a bénéficié du travail de « Yahoo Espana » géré par l’université de Pampelune de l’Opus Dei. * * *

Il y a des coïncidences troublantes. L’année même du centenaire de sa naissance, José Maria Escriva de Balaguer a été proclamé « saint » par Jean Paul II. Avec près de 300 000 fidèles, 500 évêques et cardinaux, et plus de 80 pays représentés, l’Oeuvre a démontré sa force le dimanche 6 octobre 2002. C’est le 465ème saint canonisé par Jean Paul II depuis le début de son pontificat en 1978. Un record. 27 télévisions ont couvert l’événement. Selon le père Jacques Trouslard, qui ne reconnaît pas l’Opus Dei, « la canonisation de Balaguer ne relève pas de l’infaillibilité de l’Eglise qui n’a pas

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reçu mission du Christ la promesse d’infaillibilité pour affirmer l’héroïcité des vertus de Balaguer, celle-ci fût-elle éminemment visible, ce dont on est libre de douter, même toute bonne foi » * * *

En Février 2001, le pape a préparé sa succession. Il a nommé 44 nouveaux cardinaux. Le sacré collège passe donc à 185 membres, quasiment tous nommés par Jean Paul II : 65 européens, 16 nord-américains, 24 latino américains, 13 africains, 13 asiatiques et 4 océaniens. Le prochain pape pourrait être non seulement extérieur aux frontières italiennes, mais aussi à celles de l’Europe. Une chose est certaine, il sera Opusien.

* En novembre 2001, il est établi que le Vatican est le principal destinataire de plus de 55 milliards de dollars US d'argent sale italien et se place à la huitième place des destinations utilisées à travers le monde pour le blanchiment d'argent, devant des paradis fiscaux comme les Bahamas, la Suisse ou le Liechtenstein. Une enquête récente du "London Telegraph" et du "Inside Fraud Bulletin", cite la Cité du Vatican comme étant un des principaux États "cut out" au même titre que des paradis fiscaux tels que Nauru, Macao et l'Ile Maurice. Un État "cut out" est un État dans lequel la législation sur le secret bancaire rend impossible la traçabilité de l'origine des fonds qui y sont déposés. La Banque du Vatican tente désespérément de s'opposer à une plainte en justice déposée par des survivants serbes et juifs de la Shoah devant la cour fédérale de San Francisco (Affaire "Alperin contre la Banque du Vatican") et visant à l'obliger à rendre compte de fonds spoliés lors de la Deuxième Guerre Mondiale. S'opposant à ces accusations, l'avocat de la Banque du Vatican, Franzo Grande Stevens a déclaré sous serment devant la cour, que la "raison d'être fondamentale [de la Banque du Vatican] est de promouvoir des actes de piété" et que ses clients dépositaires sont "essentiellement des employés de l'État de la Cité du Vatican, des membres du Saint Siège, des congrégations religieuses ainsi que des personnes déposant des sommes destinées pour une part au moins à des œuvres de piété." Stevens a également déclaré à la cour que la Banque du Vatican est sous le contrôle du Pape et que les registres de la banque ne sont pas conservés audelà d'une période de dix ans. La Banque du Vatican a déjà été accusée par le passé d'héberger des fonds spoliés par les Nazis et est actuellement soupçonnée d'entretenir des liens avec le milieu du crime organisé, en conséquence le moment où elle devra rendre des comptes semble ne plus être bien loin. Les preuves s'empilent et tendent à démontrer que les activités de la banque s'apparentaient plus à des actes de piraterie que des œuvres de piété

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À la différence des autres paradis fiscaux, le blanchiment d'argent n'est pas opéré dans l'État de la Cité du Vatican par des banques privées, mais par la Banque centrale l’I.O.R. (Istituto per le opere di religione). Celle-ci est reconnue par la Banque des règlements internationaux (Bank for International Settlements). Depuis le 1er janvier 2002, elle est autorisée à émettre des euros vaticans, alors même que l'État de la Cité du Vatican n'est pas membre de l'Union européenne. * En Octobre 2003, l’Église catholique demande aux séropositifs de ne pas porter de préservatifs. Le Vatican nie l'efficacité du préservatif et l'archevêque de Nairobi estime que les préservatifs ont augmenté l'extension de l'épidémie contre l'avis de l'OMS. Ces prises de position ne sont peut -être pas étrangères à l'extension de l'épidémie de Sida dans les pays africains à majorité catholique en Afrique comme le Kenya. * En Février 2004, en Ouganda, 200 personnes sont massacrés par des rebelles de "l'Armée de résistance du Seigneur" des chrétiens fanatiques qui incendient un camp de réfugiés. On ne verra pratiquement pas une ligne dans les journaux occidentaux, contrairement à l'attentat islamiste en gare de Madrid, quinze jours plus tard, qui a fait à peu près le même nombre de victimes mais a été abondamment commenté dans la presse. * En Septembre 2004, un quotidien américain rapporte que le Vatican abriterait des prêtres pédophiles. Selon cet organe de presse, sept prêtres catholiques accusés de pédophilie viennent d’être affectés à Rome et y bénéficient de l’immunité vaticane. Pourtant Jean-Paul II a reçu en audience solennelle les cinq cents participants du VIIe congrès international d'oncologie gynécologique réuni à Rome début octobre 1999. Au cours de son allocution, le Saint-Père a déclaré : " On ne devrait pas non plus hésiter à souligner clairement que le cancer peut être une conséquence du comportement des personnes, et de certains de leurs comportements sexuels, ainsi que la pollution de l'environnement et de ses effets sur le corps lui-même ". Jean-Paul II relayait ainsi les théories de certains chercheurs catholiques selon lesquelles la prostitution et le multi partenariat provoquent des cancers de l'utérus, tandis que les pilules contraceptives et les cosmétiques provoquent des cancers du sein. L'allocution a soulevé de vives réactions parmi les congressistes qui ironisaient sur les enseignements de ses prédécesseurs selon lesquels la masturbation provoque, quant à elle, la surdité. * * *

Notons qu'Hervé Gaymard a repris du service dans les Gouvernements

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Raffarin en 2003 et brièvement en 2004/2005. Il est père de 8 enfants maintenant et son épouse Clara Lejeune est actuellement Directeur général de l'Agence française pour l'investissement international. N’oublions pas non plus que Madame Christine Boutin, très proche de l’Oeuvre, a brandi sa Bible lors du débat sur le PACS.

* * *

Selon le journaliste Edgar González Ruiz, le Pérou, berceau de la théologie de la libération, a fait l'objet en janvier 2005 d'une reprise en main des grands propriétaires et de l'Église catholique -qui y bénéficie d'un concordat avantageux-, par le biais de l'Opus Dei. L'un de ses prélats, Mgr Cipriani Thorne, impliqué dans les crimes de la dictature d'Alberto Fujimori, a été « créé » cardinal par Jean-Paul II. Il exige de ses fidèles l'obéissance aux autorités et refuse la communion aux élus favorables au droit à l'avortement. Mis en cause par les jésuites, il est accusé de faire chanter ses collègues évêques, d'avoir couvert des meurtres et commandité l'assassinat de son prédécesseur. À Lima, les princes de l'Église se livrent des combats mortels et le sang ne tache pas la pourpre cardinalice. * * *

L’Opus Dei est né sous le franquisme. Cette organisation travaille pour instituer une ré évangélisation de l’Occident. L’Opus Dei serait-il un mouvement d’Eglise comme les autres ? Cela ne fait pas l’ombre d’un surplis. Mais cela ne signifie pas qu’il a renoncé à prendre le pouvoir à l’échelon mondial. En fait l’Opus parvient parfaitement à placer ses pions au sommet de l’institution L’Opus Dei exerce son œuvre sur un vaste empire économique international. L’oeuvre s’est enrichie grâce à ses associations auxiliaires, des entreprises commerciales qui sont contrôlées par l’Opus Dei, mais dirigées par des laïcs qui lui sont dévoués. Le pape Jean-Paul II a donné à cette institution un statut particulier. Actuellement, c'est Xavier Etchevarria qui est le Patron de l'Opus, successeur de Alvarro del Portillo. Né à Madrid en 1932, il est membre de l’opus dei depuis 1948. Ordonné prêtre en 1955 il a été le secrétaire personnel de Escriva de Balaguer dès 1953 et jusqu’à sa mort en 1975. José Maria

Il devient secrétaire général de l’œuvre puis en 1982 le vicaire général. Le pape l’a nommé Prélat de l’Opus Dei en avril 1994 et ordonné évêque en janvier 1995.

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En 1994, ils étaient 140 membres électeurs appelés « congressistes » pour élire le nouveau « père » de l’Opus. 32 avaient été nommés par Portillo, et les 108 autres avaient été nommés par José Maria Escriva de Balaguer, ce qui permet d’affirmer que les plus importantes fonctions au sein de l’œuvre sont assurées par des vieillards. .. Au dessous de ce Prélat, on trouve les Vicaires Généraux (le Vicaire Général pour la France est Augusto Romero) L’Opus n’est pas une légion de prêtres, mais une Oeuvre dont la vocation est la formation de laïcs, visant l’élite de la société. Cette quête de la perfection a quelque chose qui peut paraître orgueilleux et malsain, car au bout du chemin, on retrouve toujours l’intolérance et l’exclusion. D’ailleurs, si le nombre d’admissions et de recrutements ne diminue point, les nouveaux venus ne restent pas. Les vocations se révèlent fragiles, et les vœux de fidélité à l’œuvre inconstants. Les défections sont nombreuses, au point que l’Opus Dei est devenu une organisation de passage. Les militants y viennent fort jeunes et en grand nombre, y font leurs études, acquièrent le sens de l’appareil et du pouvoir, se constituent un réseau d’amitié, puis l’âge venant, abandonnent l’Opus Dei, sans forcément renier ses principes et ses valeurs. Ce comportement expliquerait pourquoi, depuis plus de vingt ans, les effectifs de l’Opus Dei demeurent stables, malgré les intenses efforts de recrutement. Il y avait (en 1998) environ 85 000 adhérents, dont 1 600 prêtres. (48 000 en Europe, 29 000 en Amérique, 5 000 en Asie et Océanie, 2 000 en Afrique) Mais on peut estimer que plus de 150 000 personnes ont suivi la formation Opusienne et que parmi les « non-inscrits », un bon nombre se retrouve aujourd’hui dans les hautes instances de la société, tant nationale qu’internationale. Et cette « garde blanche » du Vatican suscite des résistances. Un sujet à la mode est que l’Opus Dei a pour mission avant tout de lutter contre ceux qui réfutent les dogmes chrétiens. On se retrouverait donc devant deux hérésies : Une majeure : Les Eglises chrétiennes nous cacheraient quelque chose depuis deux mille ans. Théorie explosive, propre à attirer les attaques des fondamentalistes, des apologistes et même des chrétiens libéraux La polémique la plus profonde et durable à ce sujet est de savoir si un individu appelé Jésus-Christ a réellement existé. Bien que cette controverse puisse ne pas être évidente au vu des publications habituellement disponibles dans les librairies populaires, quand on examine cette question de manière plus approfondie, on trouve un énorme volume de littérature.

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En fait, en dehors du Nouveau Testament, aucun auteur parmi tous ceux qui auraient été les contemporains de Jésus, ne nous a transmis à son sujet le moindre renseignement. Ainsi des historiens, avec une précision croissante, constatent d'abord que sur une trentaine d'auteurs connus de l'époque qui auraient pu parler de Jésus, tous sont muets. D'autres éléments d'ailleurs permettent de dire que si l'inexistence du Christ peut seule expliquer le silence de l'histoire à l'égard de ce personnage, le silence de l'histoire à son tour démontre son inexistence. Le pape Pie XII, prenant la parole à un Congrès International d'historiens qui s'est tenu à Rome en 1955, répéta de nouveau que « pour les catholiques, la question de l'existence de Jésus relève de la foi et non de la science ! » C'est en effet beaucoup d'avoir attendu 150 ans pour consigner par écrits des événements uniques, en admettant qu'ils aient eu lieu. L'historien juif Flavius Josèphe, attentif à tout ce qui se passait en Palestine les ignore, ainsi qu'une prétendue première Église à Jérusalem. Le livre de l'Apocalypse écrit vers 69-70 et remanié par un chrétien au IIe siècle de notre ère, n'en dit rien. L'"apôtre" Paul, dont les épîtres (lettres) ont été mainte fois remaniées après sa "mort" au bénéfice d'une christologie plus orthodoxe et toujours majorée ne sait rien d'un Jésus historique. Il ne cite ni Joseph, ni Marie, ni Judas. Nulle mention d'une crucifixion sous Ponce Pilate par les romains, mais plutôt d'un Christ immolé par les puissances planétaires dans un sacrifice cosmique. Ce qui faisait dire à Ernest Renan :"Pour Paul, le Christ n'est pas un homme qui a vécu et enseigné, c'est un être tout divin". Ces archives démontrent à maintes reprises, logiquement et intelligemment, que Jésus-Christ est un personnage mythologique au même titre que les hommes/dieux grecs, romains, égyptiens, sumériens, phéniciens ou indiens, qui sont tous actuellement perçus comme des mythes plutôt que comme des personnages historiques. En fouillant plus avant dans cette grande quantité de documents, on peut découvrir les preuves que le personnage de Jésus est basé sur des mythes et des héros beaucoup plus anciens du monde antique. Le Pape Léon X est explicite sur le sujet : "On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ nous a été profitable.." L’autre mineure : Certains historiens valideraient l’inexistence du Jésus des évangiles en suggérant que le fils de Marie dont il s'agit serait "Jean le Baptiste" ? L’union de Jésus/Jean et de Marie-Madeleine correspondrait aux noces de Canna … Le Christ aurait eu une fille prénommée Sarah. Marie-Madeleine se serait réfugiée dans le sud de la France pour sauver sa descendance, d’où les nombreux sanctuaires qui lui sont dédiés. Le Saint Graal ne serait plus la coupe ayant servi à la Cène puis recueilli le sang de Jésus crucifié que Joseph d’Arimathie a apporté en Grande Bretagne.

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L’idée est de faire du Graal comme une métaphore pour désigner une véritable descendance du Messie. Le Saint Graal devenant « le Sang Real », la descendance royale….. On retrouve souvent Marie-Madeleine dans l’entourage de Jésus/Jean pendant ses déplacements, pendant la crucifixion, pendant l’ensevelissement et comme témoin de la résurrection. Elle a donc une grande importance dans le domaine symbolique (le féminin sacré) qui expliquerait l’animosité de Pierre envers elle. Sa représentation comme prostituée repentante est fausse, mais le malentendu n’a jamais été dissipé par l’Eglise. Un tel changement de perspective remettrait en question notre compréhension de la foi et du monde qui nous entoure. L’enjeu est considérable. De nombreux courants de pensée considérés comme hérétiques vont dans ce sens. * N'attendons pas de l'Église qu'elle devienne, miraculeusement, ce qu'elle n'a jamais pu être, ce qu'elle ne sera jamais : l'expression visible, sur cette planète, du "Royaume" annoncé par le nazaréen. N'attendons pas qu'elle se transforme : si elle pouvait le faire, elle l'aurait fait depuis longtemps. Les occasions n'ont pas manqué, des hommes et des femmes éminents l'ont souvent tenté. Cela ne s'est pas fait : cela ne se fera pas. Comprenons que l'Église chrétienne, comme "l'Église" musulmane, ne peut renoncer ni à ses dogmes, ni aux pratiques nécessaires pour préserver ces dogmes. Qu'elle ne peut pas renoncer à l'autoritarisme constitutif qui est le sien. L'Islam sans le Djihad n'est plus l'Islam, l'Église chrétienne sans l'intolérance n'est plus l'Église. Les sociétés totalitaires sont bâties comme un jeu de dominos. Le jour où le Parti Communiste français a renoncé au dogme de la lutte des classes, il s'est effondré. Le jour où l'Église renoncera au plus petit de ses dogmes, elle s'effondrera. Les papes le savent, et c'est pourquoi il n'y aura jamais de pape réformateur. Ni de prêtres mariés, ni de femmes ordonnées. Beaucoup de chrétiens sont simplement des victimes de sectes: ils ont trouvé dans une secte chrétienne un groupe auquel adhérer, ou une idéologie qui nie la mort et les rassure sur celle-ci. Une grande partie des chrétiens ont tout simplement étés trompés sur la marchandise (idéologique) On leur a fait croire qu'ils soutenaient une organisation dédiée à la promotion des bons sentiments et non une machine de guerre idéologique obscurantiste et opposée au progrès social et scientifique. * * *

Aux yeux du grand public, l’Opus Dei a l’image d’une organisation, qui agit souvent dans l’ombre en faveur d’obscurs intérêts.

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L’Opus Dei serait pour certain, un instrument de contrôle des églises locales au service du pouvoir temporel du Vatican. Le cumul des fonctions de Monseigneur Herranz illustre bien la réussite de l’Opus Dei dans ce rôle. Un destin qui n’est pas sans rappeler celui d’une autre organisation religieuse, qui régna par la terreur sur l’Espagne du XVI ème siècle, avant d’imposer son fanatisme dans l’église universelle : l’Inquisition. Au nom de leur foi, bien des chrétiens rejettent cette dictature spirituelle de l’Oeuvre et craignent que cette « arme du pape », ne soit à double tranchant et ne se retourne un jour contre lui. D’autant que de nouveaux groupes de « croisés » proposent le même type de militantisme catholique, mais sans l’obéissance absolue qu’exige l’Opus Dei. Ils attirent donc plus facilement les militants. Ainsi sont apparus : « Les légionnaires du Christ » au Mexique, « Communion et Libération » en Italie, « Communautés Néocathécuménales » et « Lumen Dei » en Espagne aux côtés de la toujours puissante « Compagnie de Jésus ». La situation actuelle à Rome (mars 2005) est inédite à un autre titre. Selon certains observateurs de ce pontificat, les épreuves de santé à répétition de Jean Paul II et la paralysie institutionnelle qui s’en suit au Vatican, seraient la démonstration, par l’absurde, de cette yperconcentration des pouvoirs [la «primauté» et l’«infaillibilité» du pape, définies comme des dogmes au premier concile du Vatican, en 1870] au profit d’un homme, mortel comme tous les autres. L'Opus Dei est le doyen des mouvements néo conservateurs ultra au sein de l'église catholique. C'est aussi le plus puissant, celui dont les membres occupent les plus hautes fonctions dans les gouvernements des pays catholiques un peu partout dans le monde et tiennent des postes d'influence dans les médias ou dans les affaires. L'influence de l'Opus Dei sous l'actuel pontificat de Jean-Paul II est passée à son zénith. Fer de lance du catholicisme, puissant, riche et bien en cour au Vatican, l’Opus Dei est un mouvement d’édification fondé sur quelques exercices de dévotion. On ‘en finit pas de scruter les mystères d’une institution portée par le succès, aux ambitions dévorantes, qui place ses hommes aux postes clés dans l’Eglise.

J’ai dit V∴ M∴

Alain

Travail initial en Avril 2000 Plusieurs additifs apportés en septembre 2002, novembre 2004 et mars 2005 Notamment grâce à l’apport de Travaux sur le sujet

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(J’autorise bien sûr la plus large diffusion de ce texte. C’est pour cela qu’il est en ligne et appartient désormais quasiment au domaine public.. Toutefois, vous comprendrez que je n’admets pas que certains l’utilisent en présentant tout ou partie à titre personnel …)

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Bibliographie

. « L’opus Dei en Espagne : son évolution idéologique et politique » Par Daniel Artigues au Ruedo Ibérico (1968) .. « La prodigieuse aventure de l’Opus Dei » Par Jésus Ynfante au Ruedo Ibérico (1970) . « Sainte mafia : le dossier de l’opus Dei » Par Yvon Le vaillant au Mercure de France (1971) . « L’Opus Dei : mythe et réalité » Par Jean jacques Thierry chez hachette (1973) . « L’Opus Dei » Par Jean Saunier chez Grasset (1973) . « Un crime sous Giscard : l’affaire de Broglie et la Matesa » Par Jésus Ynfante chez Maspero (1981) . « L’Opus Dei : les nouveaux croisés » Par Idoya aux éditions Edimaf (1982) .. « Au pas de Dieu : José Maria Escriva de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei» aux éditions France Empire (1984) .. « Au nom de Dieu a-t-on tué le pape Jean Paul 1er » Par David Yallop chez Christian Bourgois (1984) . « Avions renifleurs» Par Pierre Pean chez fayard (1984) .. « Opus Dei en Belgique» Par André Van Bosbeke aux éditions Epo (1986) .. « Opus Dei, l’enquête» Par Vittorio Messori chez Claire Vigne Paris (1995) . Et tous les ouvrages du fondateur de l’Opus Dei Aux Editions Le Laurier à Paris.

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Plusieurs articles lus dans « Le Monde Diplomatique » Le Monde diplomatique, 1995. http://www.monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1804 Le Monde diplomatique, 1996. http://www.monde-diplomatique.fr/1996/07/YNFANTE/5149 Le Monde diplomatique, 1998. http://www.monde-diplomatique.fr/1998/05/MADELIN/10469 Le Monde diplomatique, 2001. http://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/ZIZOLA/15512 Le Monde diplomatique, 2004. http://www.monde-diplomatique.fr/2004/01/TERRAS/10814 Ainsi que : « le Nouvel Observateur », « France Soir » et d’autres organes de presse. Voir également plusieurs notes d’information et dossiers sur le site du « Réseau Voltaire » http://www.reseauvoltaire.net/