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Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Je dédie cette œuvre: DEDICACES 

Je dédie cette œuvre:

DEDICACES

A DIEU le Tout Puissant, mon créateur, l’occasion m’est donnée une fois de plus de te glorifier et de te rendre grâce. Toi qui as toujours été mon support et ma forteresse par ta présence constante dans ma vie. Ce travail est le fruit de tes bénédictions.

A mes parents, Ce travail est le votre. C’est le fruit de vos sacrifices et le couronnement partiel des multiples efforts que vous n’avez cessés de consentir sur mon avenir. Aujourd’hui l’occasion m’est donnée pour vous exprimer ma reconnaissance et mon amour dont la profondeur ne peut apparaitre à travers les mots. Que le Seigneur vous garde longtemps auprès de nous.

mots. Que le Seigneur vous garde longtemps auprès de nous. Rapport de fin de formation en
mots. Que le Seigneur vous garde longtemps auprès de nous. Rapport de fin de formation en

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo REMERCIEMENT L’élaboration de ce document, aussi

REMERCIEMENT L’élaboration de ce document, aussi complexe soit-il, a été rendu possible grâce à la participation morale, physique et matérielle de certaines personnes que je remercie sincèrement. Toutefois nous tenons particulièrement à exprimer nos vifs remerciements :

Au Professeur (M.C) Edmond ADJOVI et au Dr Agathe SOUROU HOUINOU, respectivement Directeur et Ex-Directrice de l’Ecole des Sciences et Techniques du Bâtiment et de la Route, et à tout le personnel de l’ESTBR pour tous les efforts que vous ne cessez de consentir pour l’évolution de notre école.

A mon Maître de mémoire Dr Martin P. AINA qui en dépit de ces multiples

occupations a accepté l’encadrement de ce mémoire. Qu’il trouve ici l’expression

de ma profonde gratitude pour sa disponibilité,

A tous les Enseignants qui sont intervenus à divers niveaux au cours de notre

formation, merci pour les connaissances et compétences transférées.

A mon maître de stage Mme Adrienne AKINDELE GLIN, Ing en Eau et

Environnement à DCAM-BETHESDA pour sa disponibilité et sa contribution.

Nous lui en sommes reconnaissants.

A M me Moustapha Ganiyatou et M me BALLEY Rita laborantines de la DNSP

qui n’ont ménagé aucun effort pour la réalisation des analyses microbiologiques.

A M. POGNON Elias Ingénieur en Chimie, laborantin à la DNSP qui n’a

ménagé aucun effort pour la réalisation des analyses physico-chimiques. Aux Honorables membres de jury, pour vos apports constructifs qui participeront à l’amélioration de la qualité de ce travail. Aux familles AINA et ADIGBE, pour tous vos soutiens à divers niveaux, que DIEU vous les rendent au centuple. A mes camarades de la première promotion, en particuliers ceux de l’assainissement pour l’esprit de partage qu’ils ont développé lors de notre formation.

partage qu’ils ont développé lors de notre formation. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
partage qu’ils ont développé lors de notre formation. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Enfin, que toute personne de mon

Enfin, que toute personne de mon entourage, tout parent, ami et ceux qui m’ont soutenu et aidé de diverses manières, soient rassurés de ma sincère reconnaissance.

manières, soient rassurés de ma sincère reconnaissance. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
manières, soient rassurés de ma sincère reconnaissance. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Résumé Dans l’objectif de caractériser les

Résumé Dans l’objectif de caractériser les effluents de chaque bassin de la station d’épuration de Tokpa-zoungo, Commune d’Abomey Calavi, la présente étude s’intéresse au fonctionnement et aux paramètres de performances de cette station d’épuration à lagunage. Le mécanisme sur lequel repose le lagunage, est la photosynthèse. En effet, la tranche d’eau supérieure des bassins est exposée à la lumière. Ceci permet l’existence d’algues qui produisent l’oxygène nécessaire au développement et au maintien des bactéries aérobies et anaérobies. Ces bactéries sont responsables de la dégradation de la matière organique. Le gaz carbonique formé par les bactéries ainsi que les sels minéraux contenus dans les eaux usées, permettent aux algues de se multiplier. Il y a ainsi prolifération de deux populations interdépendantes : les bactéries et les algues planctoniques, également dénommées « plantes microphytes » ; ce cycle s’auto-entretient tant que le système reçoit de l’énergie solaire et de la matière organique. Les analyses effectuées au laboratoire, sur les échantillons du bassin tampon et du bassin anaérobie, nous ont permis d’observer et de quantifier les abattements en termes de DBO5 (66.54%), de coliformes fécaux (47.39%),

d’Eschérichia Coli (82.42%), de conductivité (54.66%), de matière en suspension (66.90%), de phosphores (55.80%) et de DCO (61.89%). Aussi les valeurs DBO 5 et de DCO obtenues au niveau du bassin tampon nous permettent de dire que l’effluent venant à la STEP est biodégradable.

Mots clés : station d’épuration, effluents, lagunage, plantes microphytes

d’épuration, effluents, lagunage, plantes microphytes Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
d’épuration, effluents, lagunage, plantes microphytes Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo ABSTRACT In the objective to characterize

ABSTRACT

In the objective to characterize the effkuents of every pond of the water- treatment plant of Tokpa-zoungo, the present study is interested in the functioning and in the parameters of performances of this water-treatment plant in lagunage. The mechanism on which the lagunage bases, is the photosynthesis. Indeed, the edge of superior water of ponds is exposed to the light. This allows the existence of seaweeds which produce the oxygen necessary for the development and for the preservation of the aerobic bacteria. These bacteria are responsible for the degradation of the organic matter. The carbon dioxide formed by bacteria as well as the mineral salts contained in waste water, allow the seaweeds to multiply. There is so interdependent proliferation of two populations: bacteria and planctoniques seaweeds, also called "plant microphytes "; this cycle auto-speaks as long as the system receives from the solar energy and from the organic matter. Analyses made in the laboratory, on the samples of the pond plug and of the anaerobic pond, have us allowed to observe and to quantify the allowances in terms of DBO5 (66.54 %), of faecal coliformes (47.39 %), of Eschérichia Coli (82.42 %), of conductivity (54.66 %), of suspension material (66.90 %), of phosphors (55.80 %) and of DCO (61.89 %). So the value DBO5 and of DCO obtained at the level of the pond plug allows us to say that the effluent coming on the STEP is biodegradable.

Keywords: water-treatment plant, effluents, language, plant microphytes

plant, effluents, language, plant microphytes Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
plant, effluents, language, plant microphytes Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo TABLE DES MATIERES DEDICACES I REMERCIEMENT

TABLE DES MATIERES

DEDICACES

I

REMERCIEMENT

II

ABSTRACT

II

LISTE DES FIGURES

IX

LISTE DES TABLEAUX

X

ABREVIATIONS

XI

INTRODUCTION

1

PARTIE I : ETAT DES LIEUX ET REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

4

CHAPITRE 1 : CONTEXTE, OBJECTIFS ET METHODOLOGIE DE L’ETUDE

5

I-CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE

5

II-OBJECTIFS

6

II 1 -OBJECTIF GENERAL

6

II 2 - OBJECTIFS SPECIFIQUES

6

III-HYPOTHESES

7

IV-DEMARCHE METHODOLOGIQUE

7

METHODES

7

CHAPITRE 2 : PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE 9

7 CHAPITRE 2 : PRESENTATION DU MI LIEU D’ETUDE 9 Rapport de fin de formation en
7 CHAPITRE 2 : PRESENTATION DU MI LIEU D’ETUDE 9 Rapport de fin de formation en

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo I- SITUATION ADMINISTRATIVE ET GEOGRAPHIQUE  

I- SITUATION ADMINISTRATIVE ET GEOGRAPHIQUE

 

9

I-1- SITUATION ADMINISTRATIVE

9

I-2- SITUATION GEOGRAPHIQUE

12

Relief

12

Sols et végétation

12

Climat

13

Hydrographie

13

II-ASPECTS DEMOGRAPHIQUE ET SOCIO- CULTUREL

13

II.1. ASPECT DEMOGRAPHIQUE

13

II.2. ASPECT SOCIO-CULTUREL

14

III-LE CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL

14

III.1. LE CADRE JURIDIQUE DE LASSAINISSEMENT AU BENIN

15

III.2.

LE CADRE INSTITUTIONNEL : BILAN DE LA GOUVERNANCE DU SECTEUR

16

IV-ETAT DE L’APPROVISIONNEMENT EN EAU ET DE

L’ASSAINISSEMENT A TOKPA-ZOUNGO

17

IV.1.

APPROVISIONNEMENT EN EAU A TOKPA-ZOUNGO

17

IV.2.

L’ASSAINISSEMENT A TOKPA-ZOUNGO

17

CHAPITRE 3: GENERALITES SUR LES ERU

19

DEFINITION

19

I-DIFFERENTES CATEGORIES D’ERU : ORIGINE ET COMPOSITION

19

I.1. EAUX USEES DOMESTIQUES

19

I.1.2.

Eaux usées industrielles

19

I.1.3.

Les eaux de ruissellement

20

19 I.1.3. Les eaux de ruissellement 20 Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
19 I.1.3. Les eaux de ruissellement 20 Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo I.1.4 Les eaux usées agricoles 20

I.1.4 Les eaux usées agricoles

20

I.2.COMPOSITION DES ERU

20

I.2.1.

Les matières en suspension

21

I.2.2.

Les matières colloïdales

21

I.2.3.

Les matières dissoutes

21

I-LES SYSTEMES FONDAMENTAUX D’EVACUATION

DES EAUX USEES

21

II.1.

LE SYSTEME DASSAINISSEMENT INDIVIDUEL

22

II.2. LES SCHEMAS TYPES DEVACUATION

22

a-

Le système unitaire

23

b-

Le système séparatif

23

c-

Le système pseudo séparatif

24

II-QUANTITES A TRAITER ET ESTIMATION DE LA POLLUTION DES EAUX

24

III.1.

ÉVALUATION DES QUANTITES DEAUX USEES A TRAITER

24

III.1.1. Calcul des débits d'eaux usées

24

III.1.2.Calcul du débit de pointe

26

III.2.

ESTIMATION DE LA POLLUTION DES EAUX

27

III.2.1. Charge polluante

27

III.2.2.Notion d'équivalent-habitant

28

III.2.3 Mode de calcul des réseaux ramifiés

29

III.2.4 Objectif de qualité

29

CHAPITRE4: GENERALITES SUR LE LAGUNAGE DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT (PED)

31

I-HISTORIQUE

32

II-DEFINITION ET PRESENTATION D’UNE STATION

D’EPURATION A LAGUNAGE

33

II-1 DEFINITION

33

II-2 PRINCIPES DE BASE

33

II-1 D EFINITION 33 II-2 P RINCIPES DE B ASE 33 Rapport de fin de formation
II-1 D EFINITION 33 II-2 P RINCIPES DE B ASE 33 Rapport de fin de formation

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo II-3 A VANTAGES DU LAGUNAGE 35

II-3 AVANTAGES DU LAGUNAGE

35

II-4 INCONVENIENTS DU LAGUNAGE

36

III-LES DIFFERENTS TYPES DE LAGUNAGE

37

III-1 LE LAGUNAGE NATUREL

37

III-2 LE LAGUNAGE AERE

37

AVANTAGES

38

INCONVENIENTS

38

III-3 LE LAGUNAGE ANAEROBIE

39

Avantages

40

Inconvénients

40

CHAPITRE 5 : PRESENTATION DE LA STATION D’EPURATION

41

III-DESCRIPTION DES OUVRAGES : BASSINS DE STABILISATION

41

I.1-LE BAC DALIMENTATION (BASSIN TAMPON)

42

I.2- BASSINS ANAEROBIES

42

I.3-BASSINS FACULTATIFS

43

I.4- BASSINS DE MATURATION

45

47

48

CHAPITRE1: PRESENTATION DE LA STRUCTURE DE

FORMATION

49

I-SITUATION GEOGRAPHIQUE DE L’ESTBR

49

II-FILIERES DISPONIBLES A L’ESTBR

50

49 II-FILIERES DISPONIBLES A L’ES TBR 50 Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
49 II-FILIERES DISPONIBLES A L’ES TBR 50 Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo III- MODE D’ACCES A L’EST BR

III-MODE D’ACCES A L’ESTBR

50

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL

51

INTRODUCTION

51

HISTORIQUE

52

DOMAINES D’INTERVENTIONS

I-DOMAINES D’EXPERTISES

52

52

I.1 GESTION DES DECHETS ET EVALUATION ENVIRONNEMENTALE

52

I.2 DECENTRALISATION ET DEVELOPPEMENT LOCAL

53

I.3. DEVELOPPEMENT ORGANISATIONNEL ET GESTION DES PROJETS

53

I.4. INFORMATION EDUCATION ET COMMUNICATION

53

PARTIE III : METHODOLOGIE ET METHODES D’ANALYSES

54

METHODOLOGIE ET MATERIELS UTILISES

55

I-LES PRELEVEMENTS

55

II-LE POMPAGE

56

III.1. PRESENTATION DES MATERIELS UTILISES

PARTIE IV ANALYSE

DE

L’EAU

:

56

RESULTATS ;

INTERPRETATIONS ET DISCUSSIONS

60

PARAMETRES DE PERFORMANCE

61

I.

TEMPERATURE

61

II.1 POTENTIEL D'HYDROGENE (PH)

62

I-3 CONDUCTIVITE

63

D ' HYDROGENE ( P H) 62 I-3 C ONDUCTIVITE 63 Rapport de fin de formation
D ' HYDROGENE ( P H) 62 I-3 C ONDUCTIVITE 63 Rapport de fin de formation

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo I-4 L’O XYGENE DISSOUS 64 I-5

I-4 L’OXYGENE DISSOUS

64

I-5 MATIERES EN SUSPENSION (MES)

66

I-6 DEMANDE CHIMIQUE EN OXYGENE (DCO)

67

I-10 LES PHOSPHATES

71

I-11 COLIFORMES FECAUX ET STREPTOCOQUES FECAUX

72

I-12 ESCHERICHIA COLI

74

II- DISCUSSION ET SUGGESTION

75

II.1. LES PERFECTIONS

76

II.2. SUGGESTIONS

79

CONCLUSION

80

ANNEXES

81

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

87

80 ANNEXES 81 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 87 Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
80 ANNEXES 81 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 87 Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Liste des figures Figure 1 :

Liste des figures

Figure 1 : Photo montrant les types de concessions rencontrées

10

Figure 2 : Cartographie de la commune d’Abomey-Calavi

11

18

18

22

23

Figure 7 : Processus d’épuration ; qui ont lieu dans un bassin de lagunage (Bureau de l’Unesco, 2008)

35

Figure 8 : Photo de lagunes aérées et aérateurs de surface amarrés

39

42

Figure 10 : Bassin anaérobie

43

Figure 11 : Bassin facultatif

45

Figure 12 : Bassin de maturation

46

47

Figure 15 : Entrée principale de l’ESTBR

49

Figure 16 : Plan de situation de l’ESTBR

50

Figure 17 : Photo montrant les matériels ayant servi au prélèvement

56

Figure 18 : P H mètre

57

Figure 19 :Oxymètre

57

Figure 20 : Spectrophotomètre

58

Figure 21 : Enceinte thermostatée

58

Figure 23 : Hotte

59

59

59

22 : Balance 59 Figure 24 : Réactor DCO 59 Rapport de fin de formation en
22 : Balance 59 Figure 24 : Réactor DCO 59 Rapport de fin de formation en

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Liste des tableaux Tableau 1 :

Liste des tableaux

Tableau 1 : Présentation des différents tronçons et calcul des pentes

12

Tableau 2 : Estimation des consommations en eau à Bamako (Mali) en 1981

! Signet non défini.

Tableau 3 : Pollution apportée par un équivalent-habitant au BéninErreur ! Signet

correspondantes

Erreur

non défini. Tableau 4 : Résultats du p H

62

Tableau 5 : Résultats de la conductivité exprimés en µs/cm

63

Tableau 6 : résultats de l’oxygène dissous exprimés en mg/l

65

Tableau 7 : Résultats des MES exprimé en mg/l

66

Tableau 8 : Résultats de DCO exprimés en mg de O 2 /l

67

Tableau 9 : Résultats de la DBO 5 exprimés en mg de O 2 /l

69

Tableau 10 : Rapport DCO/DBO 5

70

Tableau 11 : Résultats de NTK exprimés en mg/l

71

Tableau 12 : Résultats du phosphore exprimé en mg/l

72

Tableau 13 : Résultats des coliformes fécaux exprimés par 100 ml d’échantillon. 73

Tableau 14 : Résultats des Escherichia coli exprimés par 100 ml d’échantillon

74

77

Tableau 16 : Comparaison des paramètres de pollution 77 Rapport de fin de formation en Licence
Tableau 16 : Comparaison des paramètres de pollution 77 Rapport de fin de formation en Licence

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Abréviations CREPA : DBO 5 :

Abréviations

CREPA :

DBO 5 : Demande Biochimique en Oxygène 5jours

DCO :

DNSP : Direction Nationale de Santé Publique

EH : Equivalent-Habitant

EAA : Eau et Assainissement pour l’Afrique

ERU :

FAST : Faculté des Sciences et Techniques

MES :

PED : Pays En Développement STEP : Station d’épuration CUAC : Campus Universitaire d’Abomey – Calavi C F : Coliformes fécaux E. coli : Escherichia coli E H : Potentiel redox EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi EUD : Eaux Usées Domestiques EUI : Eaux Usées Industrielles EP : Eaux Pluviales LSTE : Laboratoire des Sciences et Techniques de l’Eau LCQEA : Laboratoire de Contrôle de Qualité de l’Eau et des Aliments NTK : Azote Total Kjeldhal

O 2 : Oxygène dissous pH : potentiel d’Hydrogène Turb : Turbidité UAC : Université d’Abomey-Calavi Cond : Conductivité BENEAU : Bénin Eau

Centre Régional pour l’Eau Potable et l’Assainissement

Demande Chimique en Oxygène

Eaux Résiduaires Urbaines

Matières En Suspension

Oxygène Eaux Résiduaires Urbaines Matières En Suspension Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
Oxygène Eaux Résiduaires Urbaines Matières En Suspension Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo INTRODUCTION Tout être vivant, que nous

INTRODUCTION Tout être vivant, que nous soyons animal ou végétal, nous avons tous besoin de l’eau pour survivre. Dès lors, l’eau peut être définie comme une ressource naturelle indispensable aussi bien pour la vie de l’homme que pour ses activités. Elle pourrait donc se définir comme source de vie. Mais cette ressource est mise en danger sous les effets conjugués de la croissance démographique, du gaspillage et aussi avec la menace des diverses pressions anthropiques exercées sur les écosystèmes aquatiques. Au vue de cette situation, les autorités en charge de la protection de l’environnement en général et plus précisément ceux responsables de l’assainissement, ont jugé nécessaire qu’il faut à tout prix mettre en place des systèmes de collecte et d’évacuation des eaux usées, juste dans le but de rendre leur milieu de vie propre. Puisque, ces eaux sont directement rejetées dans le milieu récepteur (lacs ; Océans, rivières et autres) avec une forte concentration en azote, phosphore et carbone, la vie des espèces aquatiques est menacée. De même, l’écoulement hypodermique contamine la nappe phréatique et occasionne de nombreuses maladies hydriques. Il s’avère donc impérieux de trouver des solutions alternatives à cette situation qui se présente. Cette situation impose la mise en place de STEP pour traiter les eaux usées, et de pouvoir garantir en conséquence un environnement sain. Les traitements d’eau usée, qui permettent de maintenir les milieux récepteurs dans un état satisfaisant, sont de plus en plus contraignants, notamment, dans les pays industrialisés à cause de la règlementation. Malgré tous les efforts consentis dans la mise en place des réseaux de collecte et des STEP, les rares infrastructures installées pour la collecte des eaux ne fonctionnent pas de façon satisfaisante et le nombre de stations d’épuration (STEP) est insignifiant. Il découle de ces constats que les problèmes d’assainissement urbain continuent de persister dans la plupart des pays en développement (PED), notamment au sud du Sahara, où on relève toujours moins de 5% de ménages

du Sahara, où on relève toujours moins de 5% de ménages Rapport de fin de formation
du Sahara, où on relève toujours moins de 5% de ménages Rapport de fin de formation

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo raccordés à Kumasi, 2% à Yaoundé

raccordés à Kumasi, 2% à Yaoundé et que 0,5% à Niamey (SEIDL et MOUCHEL, 2003) cité par Djihouéssi, 2010. Cette situation est presque identique à celle que connait le Bénin.

En effet, le Bénin compte trois STEP à grande capacité (de plus de 10000 EH): une à Parakou, une à Porto-Novo, et une autre à Ekpè. Cette dernière a été réalisée par SIBEAU. Les deux premières n’ont jamais été mises en service. Quant-à celle d’Ekpè, elle reçoit une charge polluante supérieur à sa capacité. Ce qui fait qu’elle ne respecte pas les normes de rejet. La charge à la sortie est supérieure ou égale à l’entrée. Cela voudra dire qu’aucun traitement ne s’effectue en réalité. En effet le système de lagunage traite actuellement 600m 3 de boues par jour, soit 4 fois son volume initial de dimensionnement (180m 3 par jours), (GBAGUIDI, 2003) cité par KPONDJO, 2011. Cela témoigne de combien les systèmes conventionnels d’assainissement sont marginalisés dans notre pays. Le Bénin, en adoptant en septembre 2000, la Déclaration du Millénaire pour le Développement, initiée par la communauté internationale, s’est fixé comme objectif d’améliorer l’accès à l’assainissement de base en faisant passer le taux d’accès de 33,8% en 2007 à 68,9% en 2015 (PNE, 2009). La mise en place des systèmes d’assainissement conventionnels (boues activées, biodisques, etc.) nécessite pour leur installation et leur fonctionnement une technicité élevée et d’énormes coûts financiers (Winkler, 2005). Il convient donc de trouver des méthodes à bas coût capables de traiter efficacement les eaux. En cela, les systèmes de traitement des eaux par plantes aquatiques représentent une alternative adéquate. Elles fonctionnent comme assimilateurs biologiques en retirant des composés tant biodégradables que non biodégradables ainsi que les nutriments, les métaux et les microorganismes pathogènes (MONELLO, 2009).

métaux et les microorganismes pathogènes (MONELLO, 2009). Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
métaux et les microorganismes pathogènes (MONELLO, 2009). Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo C’est ainsi que dans le cadre

C’est ainsi que dans le cadre du projet BENEAU financé par la Région Wallonne, il a été réalisé, une station pilote devant permettre une expérimentation pratique du lagunage naturel. Ainsi, ce rapport d’étude se propose d’analyser les paramètres de performances de cette STEP. La démarche retenue pour la structuration du document a été de faire dans un premier temps l’état des lieux du traitement des eaux usées dans les PED particulièrement en Afrique de l’Ouest, notamment au Bénin, puis de présenter les principes des différents procédés de traitement par lagunage, par une synthèse des principaux résultats des travaux effectués sur le traitement des eaux résiduaires urbaines. La deuxième partie présente les structures de départ et d’accueil ; la troisième partie présente les moyens et méthodes d’analyses utilisées afin de parvenir à la caractérisation des eaux usées de chaque bassin de la STEP pilote de Tokpa- Zoungo. Et enfin, la dernière partie présente les résultats des différentes analyses de laboratoire et les suggestions.

des différentes analyses de laboratoire et les suggestions. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
des différentes analyses de laboratoire et les suggestions. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Partie I : Etat des lieux
Partie I : Etat des lieux et revue Bibliographique
Partie I : Etat des lieux et revue Bibliographique
-Zoungo Partie I : Etat des lieux et revue Bibliographique Rapport de fin de formation en
-Zoungo Partie I : Etat des lieux et revue Bibliographique Rapport de fin de formation en

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performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Chapitre 1 : Contexte, objectifs et

Chapitre 1 : Contexte, objectifs et méthodologie de l’étude

I- Contexte et justification de l’étude

Les derniers diagnostics montrent que la plupart des pays en développement(PED) en général et le Bénin en particulier négligent les méthodes conventionnelles d’assainissement dont la question est passablement abordée dans les lignes stratégiques pour le développement (Mouchel (2003) et Homeky (2009)). Néanmoins avec l’avènement de la décentralisation en 2003, l’article 93 de la loi n o 97-029 du 15 janvier 1999 présente la prise en charge des communes elles- mêmes aux questions d’assainissement. Il est important de traiter les eaux usées car le non traitement de celles-ci expose la population à des risques d’ordre sanitaires. C’est aussi un enjeu social et environnemental indispensable dans la mesure où les effluents non traités peuvent porter préjudice au milieu naturel. Cet état de chose est dû au coût élevé d’investissement et d’entretien de ces ouvrages. Alors que selon l’OMS, dans les PED la quantité d’eaux usées produite est estimée à 80% de consommation en eau potable (DOVI, 2012), il faudra donc trouver des méthodes à coûts moins élevés capables de traiter efficacement les eaux usées. C’est dans ce but de traitement des eaux usées que furent crées au Bénin les stations d’épuration (STEP) de Parakou, de Porto-Novo et de Ekpè réalisée par la Société Industrielle Béninoise et Assainissement Urbain (SIBEAU). Mais cette dernière station d’épuration est surexploitée par rapport à sa capacité de base. En effet le système de lagunage traite actuellement 600m 3 de boues par jour, soit 4 fois son volume initial de dimensionnement (180m 3 par jour), (GBAGUIDI, 2003) cité par KPONDJO, 2011. Il est à noter que les deux premières n’ont jamais été mises en service. Ceci fait qu’il n’y a pratiquement pas de STEP en état de fonctionnement normale d’eaux usées au Bénin.

état de fonctionnement normale d’eaux usées au Bénin. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
état de fonctionnement normale d’eaux usées au Bénin. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Au vue de cette situation qui

Au vue de cette situation qui prévaut et de l’explosion démographique dans la commune d’Abomey-Calavi, dont la population est estimée à 307745 habitants et de 8012 habitants dans le quartier Tokpa-Zoungo selon les statistiques obtenues au Recensement Général de la Population Humaine (RGPH) en 2002, il a été mis en place une STEP grâce au projet BENEAU initié par les partenaires DCAM- BETHESDA, CREPA-BENIN et la DHAB, une STEP. Cette station pilote à lagunage de Tokpa-Zoungo dans la commune d’Abomey-Calavi est destinée à traiter les eaux usées du marché et de quelques ménages de ce quartier de l’arrondissement d’Abomey-Calavi. Ce dernier ne disposait pratiquement pas de systèmes de traitement d’eaux usées ou du tout pas d’ouvrages d’assainissement (toilettes, puisards, caniveaux…etc.). Les problèmes liés à l’environnement sont d’ailleurs très récurrent dans cet arrondissement d’Abomey-Calavi à cause de l’augmentation des effluents produits par cette population de plus en plus croissante. Il faut aussi noter que ces effluents représentent un grand risque non seulement pour la population riveraine mais aussi et surtout pour les espèces aquatiques. En effet, ces eaux usées ne subissent aucun traitement avant d’être évacuées dans le lac Nokoué qui longe cette commune. Il sera question pour nous d’étudier la justesse de ce dimensionnement et l’efficacité de cette STEP tout en analysant « le Fonctionnement et les paramètres de performances de cette STEP ». Pour mener à bien cette étude, plusieurs objectifs ont été fixés.

II-

Objectifs

II 1 -Objectif Général

L’objectif

principal

est

d’évaluer

la

performance

de

chaque

compartiments de la STEP. II 2 - Objectifs Spécifiques Les objectifs spécifiques qui découlent de l’objectif général sont :

qui découlent de l’objectif général sont : Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
qui découlent de l’objectif général sont : Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo -Caractériser les effluents arrivant à l’entrée

-Caractériser les effluents arrivant à l’entrée et à la sortie des bassins tampon et anaérobie. -Déterminer les abattements. - Comparer les résultats aux normes de fonctionnement optimum et de rejets dans le milieu naturel.

III-

Hypothèses

- La STEP fonctionne et sa performance est vérifiée.

- La STEP respecte les normes de rejet en vigueur au Bénin.

IV- DEMARCHE METHODOLOGIQUE

Méthodes

La méthode adoptée pour atteindre les objectifs de notre étude est subdivisée comme suit :

-Une étude bibliographique qui fut importante dans la rédaction de notre étude. Elle a permis de recueillir des informations afin d’éclaircir notre sujet. Pour y parvenir, les thèses de doctorats, les mémoires de fin de formation de cycle, les synthèses des publications scientifiques sur l’assainissement, les sites internet, la Bibliothèque de l’EPAC, les structures compétentes : CREPA, DCAM- BETHESDA, etc; l’internet (Google.com ; sciencedirecte.com ; partnersforwater.nl, etc.) ont été exploités. -Le prélèvement de l’échantillon qui s’est effectué dans chaque bassin de la STEP grâce à un seau qui a servi de puisette. -Le traitement des données s’est effectué grâce au logiciel excel après l’analyse.

effectué grâce au logiciel excel après l’analyse. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
effectué grâce au logiciel excel après l’analyse. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo réalisation des analyses au laboratoire de

réalisation des analyses au laboratoire de la Direction de l’Hygiène et

de l’Assainissement de Base (DHAB) suivie du contrôle au Laboratoire de Science

et Technique de l’Eau (LSTE).

- La

Laboratoire de Science et Technique de l’Eau (LSTE) . - La Rapport de fin de formation
Laboratoire de Science et Technique de l’Eau (LSTE) . - La Rapport de fin de formation

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Chapitre 2 : Présentation du milieu

Chapitre 2 : Présentation du milieu d’étude Le stage s’est déroulé à la station d’épuration des eaux usées de Tokpa- Zoungo. Cette partie présente : la situation géographique et administrative, les aspects démographique et socioculturel, le cadre juridique et institutionnel, et l’état de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement du milieu dans lequel se trouve la station.

I- SITUATION ADMINISTRATIVE ET GEOGRAPHIQUE

I-1- Situation administrative

La Station se situe dans la commune d’Abomey-Calavi au Nord de la ville de Cotonou. Située dans le Bénin, Abomey-Calavi est la commune la plus vaste du département de l’Atlantique. Elle s’étend sur une superficie de 539 Km 2 et est composée de neuf (09) arrondissements que sont : Calavi-centre, Godomey, Akassato, Zinvié, Ouèdo, Togba, Hêvié, Kpanroun et Golo-Djigbé. Aussi compte t- elle six quartiers (6) et soixante-quatre (64) villages dirigés par des chefs de village. Le quartier Tokpa-Zoungo, où se trouve la station, est à l’entrée de la commune d’Abomey-Calavi centre. Il est situé entre la voie inter-Etat Akassato- Bohicon et le lac Nokoué. Il représente l’ancienne cité de la ville. Ce quartier est limité au Sud par Godomey et au Nord par Agamandin. Son architecture est très complexe ; du point de vue de sa répartition spatiale, les habitations qui s’y trouvent sont constituées de grandes concessions familiales réparties en de petites maisons où cohabitent plusieurs ménages. La photo ci-dessous illustre bien le cas.

ménages. La photo ci-dessous illustre bien le cas. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
ménages. La photo ci-dessous illustre bien le cas. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Figure 1 : Photo montrant les
performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Figure 1 : Photo montrant les

Figure 1 : Photo montrant les types de concessions rencontrées

1 : Photo montrant les types de concessions rencontrées Rapport de fin de formation en Licence
1 : Photo montrant les types de concessions rencontrées Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo TOKPA-ZOUNGO Figure 2 : Cartographie de
performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo TOKPA-ZOUNGO Figure 2 : Cartographie de

TOKPA-ZOUNGO

d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo TOKPA-ZOUNGO Figure 2 : Cartographie de la
d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo TOKPA-ZOUNGO Figure 2 : Cartographie de la

Figure 2 : Cartographie de la commune d’Abomey-Calavi

Figure 2 : Cartographie de la commune d’Abomey -Calavi Rapport de fin de formation en Licence
Figure 2 : Cartographie de la commune d’Abomey -Calavi Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo I-2- SITUATION GEOGRAPHIQUE  Relief Le

I-2- SITUATION GEOGRAPHIQUE

Relief

Le relief de la commune d’Abomey-Calavi est peu accidenté. Il se caractérise par : une bande sablonneuse avec des cordons littoraux, un plateau de terre de barre et des dépressions. Le quartier Tokpa-Zoungo est localisé dans une descente quittant le

carrefour kpota vers le lac Nokoué. C’est un relief en pente (cf. Tableau 1), qui facilite l’écoulement naturel de l’eau vers l’exutoire qu’est le lac Nokoué.

Tableau

1 :

Présentation

correspondantes

des

différents

tronçons

et

calcul

des

pentes

N° Tronçon

Ztn Amont

 

Ztn Aval Longueur (m)

Pente moyenne

P1-P7

79,173

72,953

124,1

0,0501

P7-P10

72,953

70,923

59,44

0,0342

P10-P14

70,923

70,037

88,3

0,0100

P14-P21

70,037

70,027

130

0,0001

PI-P22

69,795

69,838

26,7

- 0,0016

P22-P27

69,838

70,207

102,2

- 0,0036

P27-P32

70,207

70,448

63,2

- 0,0038

P32-P38

70,448

69,693

115,15

0,0066

P38-P45

69,693

69,645

163,3

0,0003

Total

~~

~~

872,39

~~

Source : rapport BENEAU 2009

Sols et végétation

La plus grande partie du territoire de la commune d’Abomey-Calavi est occupée par des sols ferrugineux tropicaux et des sols sablonneux peu favorables à

tropicaux et des sols sablonneux peu favorables à Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
tropicaux et des sols sablonneux peu favorables à Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo l’agriculture. Les sols hydromorphes très inondables

l’agriculture. Les sols hydromorphes très inondables n’occupent qu’une petite partie (Plan de Développement de la Commune PDC 2005 - 2009). Les terres cultivables sont estimées à 464,5 Km 2 . Le couvert végétal de la commune varie selon les faciès traversés. Ainsi, dans la zone côtière on y rencontre la mangrove à palétuviers, une savane dégradée sur le plateau, des cultures maraîchères le long des marais et un groupement herbeux dans les marécages et le long des berges du lac Nokoué.

Climat

La station d’épuration de Topka-Zoungo est un procédé de traitement extensif. Elle dépend donc largement des conditions environnementales, il semble donc important de définir les conditions météorologiques rencontrées dans cette région au cours de l’année. La commune d’Abomey-Calavi est située dans le domaine climatique subéquatorial. Le climat n’est donc pas différent de celui des régions côtières du Bénin. Il est caractérisé par deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches. Les températures varient peu au cours de l’année (entre 22°C en Août et 32°C en Mars). La pluviométrie moyenne annuelle est de 1320 mm.

Hydrographie

Le lac Nokoué et la lagune côtière sont essentiellement les deux plans d’eaux dont est constitué le réseau hydrographique. Par ailleurs, la commune dispose d’une façade maritime juxtaposée à la lagune côtière, des marais, des ruisseaux et des marécages. Tout cela lui offre des potentialités touristiques et

halieutiques.

II-

II.1.

Aspects démographique et socio- culturel Aspect démographique

Le recensement général de la population en 2002 indique pour la commune de Calavi une population de 307.745 habitants soit 21% de la population des

de 307.745 habitants soit 21% de la population des Rapport de fin de formation en Licence
de 307.745 habitants soit 21% de la population des Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo départements de l’Atlantique et du Littoral

départements de l’Atlantique et du Littoral avec un taux d’accroissement démographique de 3,01%. Il faut noter que la croissance démographique est de 5,84% en milieu urbain et de 2,89% en milieu rural.74, 12% donc de cette population vivent dans les centres urbains et 25,88% dans les milieux ruraux. La population actuelle (2012) est estimée à près de 408854 habitants et la densité actuelle serait plus de 758,54 habitants au kilomètre carré. Les valeurs de l’effectif de la population et de la densité sont obtenues grâce au taux d’accroissement qui est de 3,01%. La répartition spatiale de cette population est inégale dans les neuf arrondissements. Ainsi, près de 75% de cette population vit dans les centres urbains. Ce qui fait que, l’arrondissement de Godomey abrite à lui seul plus de la moitié de la population de toute la commune tandis que les arrondissements de Togba et de Kpanroun sont les moins peuplés. Le quartier Tokpa-Zoungo est fortement peuplé. Il compte une population totale évaluée environ à 8012 habitants (RGPH 3 ).

II.2. Aspect socio-culturel

Au départ, Abomey-Calavi était un démembrement du royaume d’Abomey. Il a été fondé par ce dernier afin d’être plus proche de la capitale économique pour faciliter les transactions commerciales. L’ethnie dominante dans la commune est l’Aïzo. Mais on constate l’installation d’autres groupes ethniques grâce à l’exode rural, entre autres, les Fons, les Toffins, les Yorubas, les Nagos, les Gouns et autres. Les religions pratiquées sont le Christianisme, les religions traditionnelles, l’Islam et autres. (PDC Abomey-calavi 2005-2009).

III- LE CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL

Il s’agit de l'ensemble des dispositions qui devraient définir et assurer les devoirs, les droits, les responsabilités individuelles et les attributions des

les responsabilités individuelles et les attributions des Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
les responsabilités individuelles et les attributions des Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo diverses institutions chargées de la gestion

diverses institutions chargées de la gestion des eaux résiduaires urbaines. Ce cadre a connu une évolution rapide à partir de 1990 au Bénin (DJIHOUESSI,

2010).

III.1. Le cadre juridique de l’assainissement au Bénin

Au vue de la constitution du 11 décembre 1990, qui stipule en son article 27 que : «Toute personne a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable et a le droit de le défendre. L’Etat veille à la protection de l’environnement ». Cet article de la constitution a permis aux membres de l’Assemblée de renforcer les textes existant et de définir les bases de la politique nationale en matière d’environnement. Le sous-secteur de l’assainissement en eaux usées au Bénin est actuellement régi par différents textes et lois dont les plus importants sont :

La loi cadre sur l’environnement (Loi 98-030 du 12 février 1999) qui est le principal cadre juridique de protection de l'environnement en République du Bénin ; La loi n° 97-029 du 15 Janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin, en son article 93 confère aux communes la charge de la collecte et du traitement des déchets liquides, du réseau public d’évacuation des eaux usées et du réseau public d’évacuation des eaux pluviales. Le décret N°2001-109 du 4 avril 2001 fixant les normes de qualité des eaux résiduaires. L’arrêt interministériel N°069/MISAT/MEHU/MS/DC/DE/DATC/DHAB du 4 avril 1995 portant réglementation des activités de collecte, d’évacuation, de traitement et d’élimination des matières de vidange. Le cadre législatif est peu appliqué et dans certains cas les lois existant ne permettent pas de régulariser les situations qui se présentent. L’autre difficulté

les situations qui se présentent. L’autre difficulté Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
les situations qui se présentent. L’autre difficulté Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo majeure est le manque de règlementation

majeure est le manque de règlementation impliquant les citoyens ; ceci aurait pour corollaire de faciliter la gestion des déchets liquides par les municipalités.

III.2. le cadre institutionnel : bilan de la gouvernance du secteur

En ce qui concerne l’assainissement au Benin, quatre ministères sont impliqués dans la gouvernance sous sectorielle. Il s’agit du Ministère de la Santé

Public (MSP) à travers la DNSP, du Ministère de l’Environnement de l’Habitat et de l’Urbanisme (MEHU). La politique nationale dans le cadre de la prévention des pollutions et des risques environnementaux, de l’amélioration du cadre de vie et de l’assainissement est définie par l’Agence Béninoise pour l’Environnement (ABE). Le secteur est doté de plusieurs documents stratégiques qui constituent le cadre de référence pour la coordination entre les interventions des différents acteurs (Livre Bleu Bénin, 2009). Il s’agit de :

- La stratégie de Promotion de l’Hygiène et de l’Assainissement de Base (PHA) en milieu rural et semi urbain ;

- Le plan stratégique d’assainissement des eaux usées en milieu urbain au Bénin élaboré en 2007 ;

- La stratégie de gestion des déchets solides ;

- La Politique Nationale d’Assainissement de Base (PNAB) ;

- Le Code d’hygiène publique.

Pourtant, depuis 2003, les communes béninoises ont été rétablies dans leurs prérogatives d’assurer le service d’eau potable et d’assainissement à l’ensemble de leurs populations (Livre Bleu Bénin, 2009). Mais, elles n’exercent pas encore la maîtrise d’ouvrage, comme le leur confère la loi ; à cause semble-t-il, d’un manque de compétences techniques et de ressources financières. Aussi l’implication du secteur privé est encore faible et devrait permettre d’apporter une valeur ajoutée en termes de qualité des services.

une valeur ajoutée en termes de qualité des services. Rapport de fin de formation en Licence
une valeur ajoutée en termes de qualité des services. Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo IV- ETAT DE L’APPROVISIONNEMENT EN EAU

IV-

ETAT

DE

L’APPROVISIONNEMENT

EN

EAU

ET

DE

L’ASSAINISSEMENT A TOKPA-ZOUNGO IV.1. Approvisionnement en eau à Tokpa-Zoungo

La plupart des habitants de Tokpa-Zoungo disposent de puits, implantés dans la cour de leurs concessions. La profondeur moyenne de ces puits est très faible (avoisinant deux à trois mètres) à cause de la proximité de la nappe phréatique. Ainsi, les eaux de puits sont non seulement de mauvaises qualités, mais renferment aussi des minéraux tel que : le Mg 2+ et le Ca 2+ qui rendent ces eaux dures. Les populations utilisent ces eaux en général pour les activités ménagères (lessive, vaisselle) et les toilettes. L’eau du puits n’est pas utilisée pour la boisson et l’est rarement pour la cuisine. Dans leur ensemble, les populations de Tokpa-Zoungo utilisent pour la boisson et la cuisine « l’eau du robinet ». Les modes d’approvisionnement en « eau du robinet » par les populations se résument en l’abonnement au réseau de la SONEB. Malheureusement le taux d’abonnés est faible et est en dessous de 30% (DJIHOUESSI, 2010). Toutefois pour les non abonnés, l’achat de cette eau est possible chez les revendeurs qui ne sont, en réalité, que les abonnés à la SONEB.

IV.2. L’assainissement à Tokpa-Zoungo A Tokpa-Zoungo, l’assainissement est inexistant. Le quartier ne dispose pas d’un réseau de collecte des eaux usées. Il est à remarquer que certains habitats disposent de fosses septiques, mais les dispositions constructives ne sont pas souvent respectées. Ces ouvrages polluent la nappe phréatique. Pour les populations ne disposant pas de fosses septiques, on assiste à un rejet systématique de ces eaux dans la nature : souvent directement dans la rue. Ces comportements occasionnent des nuisances sanitaires et environnementales. La gestion faite des excréta constitue une véritable préoccupation dans Tokpa-Zoungo. Les populations ne disposant pas de latrines sont obligées d’aller

ne disposant pas de latrines sont obligées d’aller Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
ne disposant pas de latrines sont obligées d’aller Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo aux toilettes, pour la plupart, dans

aux toilettes, pour la plupart, dans la nature. Les enfants le font souvent sur les

dépotoirs sauvages alors que les parents, souvent dans un sac en plastique jeté la

nuit dans le lac.

souvent dans un sac en plastique jeté la nuit dans le lac. Figure 3 : Photo
souvent dans un sac en plastique jeté la nuit dans le lac. Figure 3 : Photo

Figure 3 : Photo montrant le comportement des populations ne disposant s de latrines

Vu le degré d’insalubrité de la ville, L’évacuation des déchets solides et

ménagers ne respecte aucune règle d’hygiène. Malgré tous les efforts fournis par

l’ONG DCAM BETHESDA pour la collecte des DSM, cette population reste ce

quelle est, à cause de son niveau d’instruction et surtout du manque

d’informations. Les déchets sont rejetés à proximité des habitations sur les

parcelles non occupées. Ainsi, on observe un peu partout dans le quartier, des

dépotoirs sauvages qui posent d’énormes problèmes d’insalubrité (photo)

qui posent d’énormes problèmes d’insalubrité (photo) Figure 4 : Photo d’un dépotoir sauvage du quartier

Figure 4 : Photo d’un dépotoir sauvage du quartier

Figure 4 : Photo d’un dépotoir sauvage du quartier Rapport de fin de formation en Licence
Figure 4 : Photo d’un dépotoir sauvage du quartier Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Chapitre 3 : Généralités sur les

Chapitre 3: Généralités sur les ERU

Définition Les eaux usées urbaines sont des eaux résiduaires constituées des eaux usées domestiques, agricoles, industrielles, et les eaux pluviales et de ruissellement qui en sont les plus abondants. Mais selon la Directive du conseil des communautés européennes du 21 mai 1991 : les Eaux Résiduaires Urbaines (ERU) sont les eaux ménagères usées ou le mélange des eaux ménagères usées avec des eaux industrielles usées et/ou des eaux de ruissellement (DJIHOUESSI, 2010).

I- Différentes catégories d’ERU : Origine et composition

I.1. Eaux usées domestiques Les eaux usées domestiques sont des eaux qui proviennent des établissements et services résidentiels et qui résultent essentiellement du métabolisme humain. Elles sont composées des eaux vannes et eaux grises (ou eau ménagère). Les eaux vannes représentent 1/3 des eaux usées domestiques et est composée de 70 à 80% d’eau de matières fécales et d’urine. Les eaux grises par contre représentent les 2/3 environ du volume total des eaux usées domestiques. De plus, elles représentent près de 80% de consommation par jour par habitant (cours AINA et BACHAROU, 2011). La composition des eaux usées d’origine domestique n’est certainement pas la même. Elle varie extrêmement, selon l’origine et la composition de l’eau de consommation, soit surtout des diverses utilisations qu’en font les particuliers qui peuvent apporter un nombre importants de polluants.

I.1.2. Eaux usées industrielles La variété et l’extrême diversité des eaux usées industrielles rendent difficile et parfois illusoire tout souci d’en établir un profil type. Toutefois on a pu relever quelques caractéristiques propres à certaines EUI en fonction des lieux de production. Les EUI provenant des usines et des industries renferment des

EUI provenant des usines et des industries renferment des Rapport de fin de formation en Licence
EUI provenant des usines et des industries renferment des Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo polluants particuliers tels que : les

polluants particuliers tels que : les métaux lourds (le plomb ; le cadmium etc.) et les hydrocarbures surtout aromatiques (cours AINA, 2011).Le déversement des eaux usées industrielles dans les égouts publics est formellement interdit.

I.1.3. Les eaux de ruissellement Les eaux de ruissellement comprennent les eaux excédentaires de temps de pluie, les eaux de lavage des rues, des parkings publics et les eaux de drainage des sols. Elles sont pour la plupart du temps, chargées de la pollution captée dans l’air atmosphérique (combustion du charbon, du gaz, et de l’huile produisant du sulfure et de l’oxyde d’azote), mais aussi de la pollution du sol superficiel (route, décharge sauvage).

I.1.4 Les eaux usées agricoles En Afrique, les eaux usées agricoles proviennent d’une part des établissements zootechniques et d’autre part de l’agriculture intrant et péri urbaine très pratiquée dans les baffons marécageux ou en périphérie urbaine avec dans certains cas l’utilisation d’engrais chimiques et de pesticides. Ces eaux sont généralement confondues aux eaux de ruissellement et d’infiltration qui transportent pendant l’écoulement des quantités importantes d’azote et des résidus de pesticides.

I.2.Composition des ERU Les eaux résiduaires urbaines sont généralement composées de deux formes de pollution que sont :

La pollution organique : par les diverses matières organiques en solution ou en suspension dans l'eau. La pollution toxique : par des produits tels : les métaux et métalloïdes, les composés organochlorés de synthèse etc. (OUEDRAOGO, 2004). Ces pollutions se manifestent dans les ERU à travers trois catégories d’impuretés :

dans les ERU à travers trois catégories d’impuretés : Rapport de fin de formation en Licence
dans les ERU à travers trois catégories d’impuretés : Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Les matières en suspension ; Les

Les matières en suspension ; Les matières colloïdales ; Les matières dissoutes. Les deux premières sont responsables de la turbidité, les deux dernières de la couleur, la dernière de la salinité et de diverses autres caractéristiques des ERU (DEGREMONT, 2005).

I.2.1.

Les matières en suspension

Les matières en suspension sont des matières minérales ou organiques qui restent en suspension du fait de la turbulence de l’eau ou de leur densité trop voisine de celle de l’eau, elles sont sans interférence importante avec l’eau qui les entoure. Il s’agit en général de : sable, limons, débris organiques.

I.2.2.

Les matières colloïdales

Les matières colloïdales sont les suspensions qui comportent des solides

très finement divisés (0,01 à 5m) caractérisés par une surface spécifique très importante et une charge électrostatique généralement négative. Ce sont les argiles fines, les kystes de protozoaires, les bactéries, les macromolécules, les boulles d’huiles en suspension dans l’eau.

I.2.3.

Les matières dissoutes

Elles concernent des composés minéraux (en général plus ou moins ionisés) ou organiques, macromoléculaires ou non, ainsi que des gaz souvent très solubles dans l’eau. Comme exemple nous avons : MO, sel, CO 2 , SO 2 , NH 3 .

I- Les systèmes fondamentaux d’évacuation des eaux usées

Le schéma général de l’assainissement des eaux usées urbaines présente en Afrique subsaharienne deux volets fondamentaux que sont : le système individuel et le système collectif.

que sont : le système individuel et le système collectif. Rapport de fin de formation en
que sont : le système individuel et le système collectif. Rapport de fin de formation en

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo II.1. Le système d’assainissement individuel Le

II.1.

Le système d’assainissement individuel

Le système d’assainissement individuel (composé de latrine plus ou moins amélioré et des fosses septiques) est prépondérant à cause de l’importance des tissus urbains spontanés qui concentre à eux seul plus de 80% de l’effectif total des citadins et des moyens standings. Toutefois dans certaines villes africaines (Dakar, Abidjan, Ouagadougou, Douala, Yaoundé et autres) on rencontre des zones appartenant à la catégorie des villes administrées où l’Etat et la municipalité ont en

place les systèmes collectifs d’assainissement des eaux urbaines équipés en aval des stations d’épuration. Dans un établissement urbain doté d’un système d’assainissement collectif, les eaux usées suivent le cheminement global schématisé comme suit.

Réseau de collecte Emissaire STEP Emissaire de rejet
Réseau de collecte
Emissaire
STEP
Emissaire de rejet

Figure 5 : Système d’assainissement collectif

II.2. Les schémas types d’évacuation On distingue comme schémas types d’évacuation :

-Le système unitaire -Le système séparatif -Le système pseudo séparatif

-Le système séparatif -Le système pseudo séparatif Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
-Le système séparatif -Le système pseudo séparatif Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo a- Le système unitaire Il s’agit

a- Le système unitaire Il s’agit d’un simple réseau correspondant au principe ancien de toutes les eaux à l’égout. Il comporte une canalisation unique et importante pour évacuer simultanément les eaux usées et les eaux pluviales. Cependant le dimensionnement des canalisations doit être suffisamment important pour éviter les inondations et permettre d’évacuer un débit pluvial important (BOURRIER,

2008).

Système Unitaire

Gouttière

important (BOURRIER, 2008). Système Unitaire Gouttière Grilles avaloirs sur cours ou parking EU+EP Bouches

Grilles avaloirs sur

cours ou parking

EU+EP

Bouches d’égout

avaloirs sur cours ou parking EU+EP Bouches d’égout EUD Domaines publics Domaines privées Figure 6 :
avaloirs sur cours ou parking EU+EP Bouches d’égout EUD Domaines publics Domaines privées Figure 6 :
EUD
EUD

Domaines publics

Domaines privées

Figure 6 : Schéma d’assainissement d’un système unitaire

b- Le système séparatif Le système séparatif est composé de deux types de canalisations dont l’une (un peu plus grande) est destinée à reprendre les eaux pluviales et l’autre un peu plus réduite pour collecter les eaux usées. Les deux réseaux peuvent suivre le même cheminement pour se rendre à la station d’épuration. Ces deux réseaux peuvent également suivre les tracés différents quand les eaux pluviales se rejettent directement dans un cours d’eau proche sans passer dans la station d’épuration. Ce système permet d’éviter les problèmes de surcharge de la STEP lors d’évènements

les problèmes de surcharge de la STEP lors d’évènements Rapport de fin de formation en Licence
les problèmes de surcharge de la STEP lors d’évènements Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo pluvieux, tout en facilitant le fonctionnement

pluvieux, tout en facilitant le fonctionnement des installations de traitement mais aussi en diminuant le dimensionnement des ouvrages.

c- Le système pseudo séparatif Il s’agit d’une combinaison des deux types précédant dans lequel les eaux pluviales des habitations et des cours riverains sont envoyés dans le réseau d’eaux usées. Il existe également d’autres systèmes appelés systèmes mixtes beaucoup plus sophistiqués. Les systèmes en dépression ou sous vide permettant entre autre de protéger la nappe d’eau souterraine et les systèmes sous pression ou sous charge qui permet d’éviter les problèmes de surprofondeur et les problèmes de pente.

II- Quantités à traiter et estimation de la pollution des eaux

III.1. Évaluation des quantités d’eaux usées à traiter L’évaluation de la quantité d’eau usée à collecter dépend de deux valeurs extrêmes : le débit de pointe d’avenir et le débit minimal. Elle dépend aussi largement de la quantité d’eaux usées rejetée par la localité considérée et de la contribution des secteurs secondaire et surtout tertiaire.

III.1.1. Calcul des débits d'eaux usées

Le dimensionnement des réseaux d’eaux usées passe par la connaissance des débits d’eau à évacuer. Dans la pratique, les débits sont en général évalués sur la base de la consommation globale de l’eau dans la localité considérée au jour de la plus forte consommation de l’année rapportée à l’unité d’habitant sur une période donnée. Pendant cette phase d’évaluation, il est nécessaire de distinguer les EUI et les EUD. Deux méthodes permettent d’évaluer la consommation totale d’eau dans la localité à savoir :

-le dépouillement des régimes de consommation particulière pour évaluer le volume réel distribué chez les abonnés.

pour évaluer le volume réel distribué chez les abonnés. Rapport de fin de formation en Licence
pour évaluer le volume réel distribué chez les abonnés. Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo - la mesure du volume d’eau

-la mesure du volume d’eau brute produite au niveau de la station

d’exhorte en déduisant les pertes de charge en réseau.

Cette dernière méthode comporte assez de risques, notamment la non

maitrise par le projecteur des phénomènes de pertes de charges en aval du point

d’exhorte pendant la distribution. Lors des calculs des réseaux, l’évaluation de la

quantité d’eau usée à collecter dépend de deux valeurs extrêmes : le débit de pointe

d’avenir et le débit minimal.

Le Tableau 2 donne les estimations des consommations spécifiques suite à

des enquêtes menées à Bamako (Mali) en 1981.

Tableau 2 : Estimation des consommations en eau à Bamako (Mali) en 1981 (Source DEMBELE, 2006 cité par DJIHOUESSI, 2010)

Contraintes

Grand

Standing

Standing intermédiaire

Faible revenu

standing

moyen

(Puits

Habitat

Habitat

uniquement)

ancien

nouveau

Volume

         

d’eau

200l/j/hab.

89l/j/hab.

40 l/j/hab.

60 l/j/hab.

19,5 l/j/hab.

consommée

Comme nous l’avions signalé plus haut, ce tableau confirme encore que

les volumes d’eaux consommées sont fonction de l'habitat et du niveau de vie des

populations. Par conséquent, le raisonnement qui consiste à évaluer les débits

d’avenir, à partir d’une dose globale par habitant toutes activités et secteurs

confondus devrait laisser place à des études locales qui tiendront compte de tous

les critères et des contraintes caractérisant l'agglomération considérée.

caractérisant l'agglomération considérée. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
caractérisant l'agglomération considérée. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo III.1.2.Calcul du débit de pointe Le

III.1.2.Calcul du débit de pointe

Le débit de pointe permet le dimensionnement des sections de

canalisation d’un système séparatif. Sa détermination passe inéluctablement par la

connaissance du coefficient de pointe et du débit moyen journalier Q m . Ce dernier

s'obtient en supposant répartie sur vingt-quatre heures la valeur du rejet journalier

Q j . (BOURRIER, 2008)

Avec :

 

seconde

(l.s -1 )

Q m

le débit moyen journalier en litre par

Q j

Le coefficient de pointe

le débit journalier en litre par jour

Il s’agit du débit maximal rapporté au débit moyen de la journée de la plus

forte consommation à l’origine de l’étude.

Q

Q

max

m

Avec :

le débit maximal en l.s -1

le débit moyen journalier l.s -1

C P

le coefficient de pointe

Cependant, la valeur du coefficient de pointe dépend du type d’eau ou de

la position de la conduite. Ainsi pour les eaux usées domestiques, les valeurs

moyennes du Cp sont strictement comprises entre 1.7 et 2.4 (1.7‹Cp‹2.4) ; par

rapport à la position du tronçon Cp=3 si on se trouve à la tête du réseau et égale 2 à

l’exutoire. Dans la pratique, le coefficient de pointe ne devrait pas dépasser la

valeur 3, ni descendre au-dessous de la valeur limite de 1,5 à l’exception de

courtes portions de réseaux où les activités des habitants sont identiques et où il

peut atteindre quatre.

La formule suivante est couramment utilisée pour exprimer le coefficient

de pointe à partir du débit moyen de la conduite.

de pointe à partir du débit moyen de la conduite. Rapport de fin de formation en
de pointe à partir du débit moyen de la conduite. Rapport de fin de formation en

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Avec : B : est un
performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Avec : B : est un

Avec :

B : est un paramètre introduisant la valeur de la croissance exprimé lorsque Q m →0 C P le coefficient de pointe Q m étant le débit moyen journalier en l.s -1 En réseau séparatif, le débit de pointe de temps sec Q p peut être approché

par la formule :

a : la limite inférieur à ne pas dépasser quand Q m →∞

limite inférieur à ne pas dépasser quand Q m →∞ Où : Q P en l.s

Où :

Q P en l.s -1 est le débit de pointe en temps

sec en litre par seconde.

III.2. Estimation de la pollution des eaux

III.2.1. Charge polluante Trois principaux paramètres mesurent les matières polluantes des eaux usées domestiques : les Matières En Suspension (MES), la Demande Biochimique en Oxygène (DBO) et la Demande Chimique en Oxygène (DCO). Les Matières En Suspension sont exprimées en mg par litre. Elles représentent la fraction non solubilisée et non colloïdale contenue dans l'eau. Elles comportent à la fois des éléments minéraux et organiques. La Demande Biochimique en Oxygène (DBO), exprimée en mg d'oxygène par litre, détermine la quantité de matières organiques biodégradables présentes dans l'eau. Plus précisément, ce paramètre mesure la quantité d'oxygène nécessaire à la destruction des composés organiques non azotés grâce aux phénomènes d'oxydation par voie aérobie. Pour mesurer ce paramètre, on prend comme référence la quantité d'oxygène consommé au bout de cinq jours. C'est la DBO 5 , demande biochimique en oxygène sur cinq jours.

DBO 5 , demande biochimique en oxygène sur cinq jours. Rapport de fin de formation en
DBO 5 , demande biochimique en oxygène sur cinq jours. Rapport de fin de formation en

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo La Demande Chimique en Oxygène (DCO),

La Demande Chimique en Oxygène (DCO), exprimée en mg d'oxygène

par litre, représente la teneur de l'eau en matières oxydables. Ce paramètre

correspond à la quantité d'oxygène qu'il faut fournir pour oxyder par voie chimique

ces matières.

Les teneurs en azote et en phosphore sont également des paramètres très

importants. Les rejets excessifs de phosphore et d'azote contribuent à

l'eutrophisation des lacs et des cours d'eau. Ce phénomène se caractérise par la

prolifération d'algues et la diminution de l'oxygène dissous, ce qui appauvrit la

faune et la flore des eaux superficielles (cours d'eau, lacs, etc.). Cette fragilité du

milieu naturel a été prise en compte par la réglementation avec la notion de "zones

sensibles".

III.2.2.Notion d'équivalent-habitant

Un équivalent-habitant est un paramètre permettant d’assurer une

homogénéité entre d’une part les rejets des différents types d’activités socio-

économiques et culturelles (hôpitaux, industrie, hôtel, école, marché, pressing etc.)

et d’autre part les rejets moyens équivalents à un habitant dans une localité

considérée. C’est un paramètre qui permet de quantifier la pollution émise par une

agglomération à partir de la population qui y réside et des autres activités non

domestiques. Selon la définition de la directive européenne du 21 mai 1991

"relative au traitement des eaux urbaines résiduaires", un équivalent-habitant

représente une DBO 5 de 60g d'oxygène par jour.

Au Bénin les valeurs de la pollution par EH sont les suivantes :

Tableau 3 : Pollution apportée par un équivalent-habitant au Bénin (Source : Code de l’eau et de l’assainissement)

Paramètres de pollution

Valeurs

Volume d’eau en litre (l)

60

pollution Valeurs Volume d’eau en litre (l) 60 Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
pollution Valeurs Volume d’eau en litre (l) 60 Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo DBO 5 (g.EH - 1 .j

DBO 5

(g.EH -1 .j -1 )

 

60

DCO

(g.EH -1 .j -1 )

120 150

MES

(g.EH -1 .j -1 )

70

90

NTK

(g.EH -1 .j -1 )

12

15

PT

(g.EH -1 .j -1 )

2,5 3

III.2.3 Mode de calcul des réseaux ramifiés Le débit Q s’exprime par la formule

réseaux ramifiés Le débit Q s’exprime par la formule Dans laquelle : S’est la section mouillée

Dans laquelle :

S’est la section mouillée V est la vitesse moyenne. Cette vitesse se calcule par différentes expressions. Suivant la formule d'écoulement de Manning, la vitesse en m/s est déterminée par l’expression :

la vitesse en m/s est déterminée par l’expression : (4.2) Où : R est le rayon

(4.2)

Où :

R est le rayon hydraulique (rapport de la section mouillée sur le Périmètre mouillé) en mètre J est la pente motrice nécessaire à l’écoulement d’un débit Q donné. On obtient donc :

K est le coefficient de rugosité (cf. table et commentaire en annexe 5)

   

La

quantité

ne

dépend

que

du

remplissage hauteur h à la hauteur de la canalisation H.



qui

est

le

rapport

de

la

III.2.4 Objectif de qualité La finalité du traitement des effluents avant rejet est la protection du milieu naturel, sauf dans les cas où l’on cherche à réutiliser ces eaux.

dans les cas où l’on cherche à réutiliser ces eaux. Rapport de fin de formation en
dans les cas où l’on cherche à réutiliser ces eaux. Rapport de fin de formation en

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Progressivement, la réglementation a diversifié les

Progressivement, la réglementation a diversifié les niveaux de rejets

possibles pour les adapter à des objectifs de qualité fixés par les autorités

responsables.

Le décret n°2001-109 du 4 avril 2001, fixe les normes de qualité des eaux

résiduaires en république du Bénin. Ce décret impose, entre autres, en ses articles

23 et 24, les critères de qualité suivants :

[DBO 5 ] 25 mg/l pour un pourcentage minimum de réduction de 70 à 90%

[DCO] 125 mg/l pour un pourcentage minimum de réduction de 75%

[MES] 35 mg/l pour un pourcentage minimum de réduction de 90%

6< pH< 9

Une température supérieure de maximum 1°C à la température des eaux

réceptrices ;

[P]=

Avec une réduction de 10%

[N] =

é

à

é

é

à

é

à

é

é

à

Avec une réduction de 70 à 80%

à é é à Avec une réduction de 70 à 80% Rapport de fin de formation
à é é à Avec une réduction de 70 à 80% Rapport de fin de formation

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Chapitre4 : Généralités sur le lagunage

Chapitre4: Généralités sur le lagunage dans les Pays En Développement (PED) Les résultats des travaux sur l’étude économique comparative de différents procédés de traitement des eaux usées sous climat tropical montrent ou présentent l’absence d’informations objectives sur l’efficacité des techniques d’assainissement collectif dans le contexte des pays africains. Définir les conditions de mise en œuvre des opérations d’assainissement urbain et disposer d’éléments nécessaires à leur conception, étaient le but principal du séminaire international sur l’assainissement urbain en Afrique de l’Ouest et du Centre, organisé à Niamey en 1985[Hassane, 1986]. Le volet assainissement collectif des eaux usées comprenait deux axes : l’étude comparative des systèmes d’épuration dans le contexte africain et l’étude des réseaux d’égouts de faibles diamètres (Small Bore Sewer SBS). Malheureusement, ces programmes régionaux pleins d’espoir et d’originalité n’ont pratiquement jamais vu le jour. Des spécialistes dans le domaine de l’assainissement collectif en Afrique de l’Ouest et du Centre se réunissent environ tous les dix ans pour tenter de trouver une solution dynamique [CIEH, 1972; Hassane, 1986; CIEH, 1993; UADE and OIEAU, 1993Aquadev, 2000; CREPA, 2002]. Plusieurs projets se sont développés à l’initiative des pays, selon l’urgence des besoins et avec l’aide financière et technique des coopérations bilatérales et multilatérales. Des réseaux d’égouts et de nombreuses stations d’épuration ont été construits. Cependant, les résultats de la recherche sur les techniques naturelles d’épuration sont presque inconnus de la communauté scientifique internationale. Ces travaux ne sont pas non plus publiés dans les journaux tels qu’Info-CREPA ou Sud Sciences Technologies, édités à l’attention des chercheurs de cette région.

édités à l’attention des chercheurs de cette région. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
édités à l’attention des chercheurs de cette région. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo I- HISTORIQUE Le lagunage comme méthode

I-

HISTORIQUE

Le lagunage comme méthode scientifique de traitement des eaux usées domestiques fut découvert aux USA dès le début du XXe siècle, mais un dimensionnement en est seulement proposé en 1948 (AKOWANOU, 2012). Le lagunage a été introduit en Afrique de l’Ouest et du Centre avec l’aide des Agences Française et Suisse de Coopération et d’Aide au développement (KONE, 2002) depuis le début de l’indépendance et surtout grâce à l’explosion démographique et aussi l’envie des populations de s’installer dans les centres villes pour ne pas dire dans les zones industrielles. Certains pays africains n’ont pas tardé à la mise en œuvre de celle-ci, il s’agit du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Le lagunage est un procédé épuratoire qui s’applique exclusivement au traitement des eaux usées domestiques et surtout industrielles. La plus ancienne des stations de lagunage est celle de Sally Portugal (Sénégal), étudiée et construite en 1977. Pendant la décennie 80, des stations telles que celles de Louga (Sénégal), Saint Louis (Sénégal), Yaoundé (Cameroun) et de Ouagadougou (Côte d’ Ivoire) ont été mises en service. Beaucoup d’autres STEP par lagunage ont été construits par la suite (AKOWANOU, 2012). Au Bénin, des essais de lagunage à macrophyte à petite échelle ont été effectués au Centre de Traitement d’Ordures Ménagères (CTOM) et au Collège Père Aupiais (Kpondjo,

2011). Un essai de lagunage à macrophyte flottant a été aussi effectué très récemment, au CTPEA de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) (Kpondjo, 2011) grâce à une mini station. L’auteur a fait une proposition de combinaison de macrophytes flottants à partir d’une étude de combinaison de la jacinthe d’eau, de la lentille d’eau et de la laitue d’eau pour le traitement des EUD par le lagunage. Cependant, aucune station de traitement des eaux usées domestiques par lagunage à macrophyte n’existe actuellement dans notre pays.

à macrophyte n’existe actuellement dans notre pays. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
à macrophyte n’existe actuellement dans notre pays. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo II- DEFINITION ET PRESENTATION D’UNE STATION

II-

DEFINITION

ET

PRESENTATION

D’UNE

STATION

D’EPURATION A LAGUNAGE II-1 Définition

Le lagunage comme méthode scientifique de traitement des eaux usées domestiques, est constitué d’une série de bassins artificiels formés de digues, imperméabilisés, dans lesquelles les eaux usées sont déversées et passent successivement et naturellement d’un bassin à un autre, par gravitation pendant un long temps de séjour, qui peut être de l’ordre de jours ou de mois. Il repose sur le phénomène de la photosynthèse. En faite, La tranche d’eau supérieure des bassins est exposée à la lumière. Ceci permet l’existence d’algues qui produisent l’oxygène nécessaire au développement et au maintien des bactéries aérobies.

II-2 Principes de Base

La station d’épuration traditionnelle à boue activée, s’impose souvent à l’esprit lorsqu’il s’agit d’épuration des eaux usées. Pourtant, d’autres modes épuratoires existent. Ils s’appuient sur des processus d’autoépuration se déroulant spontanément dans les étendues d’eau, dans lesquelles les microorganismes dégradent la matière organique et la transforment en éléments minéraux. Le lagunage est un procédé très simple de traitement des eaux usées, écologique, rustique, fiable et peu couteux à cause de son fonctionnement non mécanique, avec des résultats hautement satisfaisants, en matière de décontamination. C’est une forme naturelle du traitement biologique des eaux usées.

Différents assemblages de ces bassins sont possibles en fonction de divers paramètres, tels que les conditions locales, les exigences sur la qualité de l’effluent final et le débit traité. Ces bassins fonctionnent comme des écosystèmes avec des relations de symbiose entre les différentes populations composées de bactéries, de

les différentes populations composées de bactéries, de Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
les différentes populations composées de bactéries, de Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo champions, de protozoaires, de métazoaires, d’algues,

champions, de protozoaires, de métazoaires, d’algues, de poissons, de plantes, etc. Ces différents organismes favorisent l’élimination de la charge polluante contenue dans l’eau usée. De façon générale, le mécanisme sur lequel repose le lagunage, est la photosynthèse. Le gaz carbonique formé par les bactéries ainsi que les sels minéraux contenus dans les eaux usées, permettent aux algues de se multiplier. Il y a ainsi prolifération de deux populations interdépendante : les bactéries et les algues planctoniques, également dénommées « plantes microphytes » ce cycle s’auto- entretient tant que le système reçoit de l’énergie solaire et de la matière organique. Un dégagement de gaz carbonique et de méthane se produit à ce niveau. La figure ci-dessous illustre de façon simplifiée les principaux processus qui ont lieu dans un bassin de lagunage. L’épuration des eaux usées dans un système de lagune résulte donc d’une combinaison complexe de processus physiques, chimiques et biologiques, qui sont influencés par les conditions météorologiques, le type et la configuration des bassins, et la conception du système. (Bureau de l’UNESCO,

2008)

et la conception du système. (Bureau de l’UNESCO, 2008) Rapport de fin de formation en Licence
et la conception du système. (Bureau de l’UNESCO, 2008) Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Figure 7 : Processus d’épuration ;
performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Figure 7 : Processus d’épuration ;

Figure 7 : Processus d’épuration ; qui ont lieu dans un bassin de lagunage (Bureau de l’Unesco, 2008)

II-3 Avantages du lagunage

Le principe de lagunage présente d’énormes avantages. En voici quatre

exemples particuliers : en termes d’économie, d’écologie, d’aménagement du

territoire et de la pédagogie. D’un point de vue économique, l’entretien d’une

station de lagunage est moins couteux et moins long qu’une station classique ; une

station de lagunage ne présente aucun raccordement électrique et ne demande pas

de personnel qualifié. Ecologiquement parlant, les bassins de lagunage développent

tout un écosystème, où les végétaux aquatiques servent ainsi de support et de

nourriture à la faune (les oiseaux, les amphibiens, les insectes etc.), qui contribue à

accroitre la biodiversité du secteur. Alors que les communes rurales sont de plus en

plus attentives à l’aménagement de leur territoire, ce type d’assainissement assure

une intégration parfaite dans le contexte paysager (champ, étang communal,

etc.…). Enfin, un bassin de lagunage peut servir de support à des sujets de

bassin de lagunage peut servir de support à des sujets de Rapport de fin de formation
bassin de lagunage peut servir de support à des sujets de Rapport de fin de formation

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo pédagogie très diversifiés, tel que l’eau,

pédagogie très diversifiés, tel que l’eau, l’assainissement, la faune et la flore aquatique. Par ailleurs, il existe quelques autres avantages du procédé par lagunage, tel que l’absence de produits chimiques et la possibilité de valoriser des sous- produits (biomasse planctoniques, plantes d’eau, poissons d’élevages) et d’utiliser l’eau épurée pour la fertilisation et l’irrigation en agriculture. Une autre caractéristique importante est son grand pouvoir tampon face aux variations de charges organiques ou hydrauliques, en raison du temps de rétention hydraulique qui est beaucoup plus élevé que dans les autres procédés (Bureau de l’UNESCO,

2008).

II-4 INCONVENIENTS DU LAGUNAGE

\

Ce procédé de traitement présente les inconvénients suivants : Une emprise au sol importante, des contraintes de nature de sol et d’étanchéité :une étanchéité mal réalisée peut entrainer la pollution de la nappe phréatique par infiltration des effluents ou le sol de par sa nature peut être un élément de filtration des effluents (sols limoneux), une variation de la qualité de l’eau traitée due à la prolifération ou non des bactéries en fonction des saisons, une élimination incomplète de l’azote et du phosphore et l’impossibilité d’effectuer des réglages au cours de l’exploitation, impliquant donc une intégration au maximum des contraintes attendues. Par ailleurs, le mauvais fonctionnement et/ou entretien d’un bassin de lagunage peut produire des odeurs et entraîner le rejet d’un effluent mal épuré qui pourra avoir un effet nocif sur la vie aquatique dans le cours d’eau récepteur. De plus, au fur et à mesure de la croissance d’une collectivité desservie par un système d’épuration des eaux usées par lagunage ou de l’imposition d’exigence plus stricte relativement à l’effluent par les organismes de réglementation, il se peut que l’installation doive être améliorée en optimisant le fonctionnement ou en

être améliorée en optimisant le fonctionnement ou en Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
être améliorée en optimisant le fonctionnement ou en Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo agrandissant l’installation. Cela entrainera

agrandissant l’installation. Cela entrainera d’importantes immobilisations et des coûts de fonctionnement plus élevés pour la collectivité.

III- LES DIFFERENTS TYPES DE LAGUNAGE

III-1 Le lagunage naturel Selon l’écosite (www.ecosite.fr), avant l'entrée des eaux dans le premier bassin, un prétraitement est réalisé pour faciliter la suite des opérations. Dans un premier bassin, des bactéries interviennent pour éliminer les déchets (la matière organique) et les transformer en sels minéraux et en gaz. Par la suite, dans un deuxième bassin, ces produits sont récupérés par les plantes pour permettre leur développement. Celles-ci vont alors produire de l'oxygène (par photosynthèse). Les micro-algues (phytoplancton) seront consommées dans les derniers bassins par le zooplancton (animaux microscopiques). Les recherches de Hatem, 2008 sur « les procédés biologiques d’épuration » lui ont permis de dire que la profondeur d’un lagunage naturel est de façon générale de1.2 à 1.5 m au maximum et de 0.8 m au minimum pour éviter le développement de macrophyte, et que le temps de séjour est de l'ordre du mois. Selon Hatem, On peut également obtenir un rendement d'épuration de 90 %. De plus ces procédés sont très sensibles à la température et sont peu applicables aux régions froides par conséquent, leur dimensionnement est généralement basé, pour un climat tempéré, sur une charge journalière de 50 kg DBO5 ha -1 J -1 , soit environ 10 m2 par habitant. La teneur en matière en suspension dans l'effluent traité reste élevée (de 50 à 150 mg L -1 ). Aussi la DBO5 en sortie est souvent supérieure à 50 mg/L

III-2 Le lagunage aéré

D’après les investigations de l’AERM (Agence de l’Eau Rhin-Meuse) sur les procédés d’épuration des petites collectivités du bassin Rhin-Meuse, Le lagunage aéré serait une technique d'épuration biologique par culture libre avec un

d'épuration biologique par culture libre avec un Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
d'épuration biologique par culture libre avec un Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo apport artificiel d'oxygène. Dans l'étage

apport artificiel d'oxygène. Dans l'étage d'aération, les eaux usées sont dégradées par des micro-organismes qui consomment et assimilent les nutriments. Le principe de base est le même que celui des boues activées avec une densité de bactéries faible et l'absence de recirculation. Le lagunage aéré se différencie des boues activées par l'absence de maintien d'une concentration fixée de micro- organismes, il n’y a donc pas de recirculation. Cela conduit à prévoir des temps de séjour plus longs, plus favorables à une bonne adaptation du système aux variations de qualité de l'effluent à traiter. Selon Hatem, 2008 au vue de ces recherches sur les procédés biologiques d’épuration, il confirme également qu’en fournissant l’oxygène par un moyen mécanique, on réduit les volumes nécessaires et on peut accroître la profondeur de la lagune. La concentration en bactéries est plus importante qu'en lagunage naturel. Le temps de séjour est de l'ordre d’une semaine et la profondeur de 1 à 4 m. Le rendement peut être 80 % et il n'y a pas de recyclage de boues. L’homogénéisation doit être satisfaisante pour éviter les dépôts.

AVANTAGES

-Accepte les variations assez importantes de charge organique ou hydraulique - Bonne intégration paysagère -Accepte les effluents concentrés Nuisance sonore possible -Accepte les effluents déséquilibrés en nutriments

INCONVENIENTS

-Coût d’exploitation relativement élevé (forte consommation énergétique) -Nécessite un agent spécialisé pour l'entretien du matériel électromécanique -Fréquence de curage espacée (tous les deux à cinq ans).

-Fréquence de curage espacée (tous les deux à cinq ans). Rapport de fin de formation en
-Fréquence de curage espacée (tous les deux à cinq ans). Rapport de fin de formation en

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Figure 8 : Photo de lagunes
performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Figure 8 : Photo de lagunes
performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Figure 8 : Photo de lagunes

Figure 8 : Photo de lagunes aérées et aérateurs de surface amarrés

Certains rejets industriels sont traités par ce procédé qui reste valable pour les produits organiques très lentement biodégradables. Ces rejets sont caractérisés par de faibles teneurs en MS et avec des DBO5 dans la gamme 300 - 1500 ppm (Conserverie, Industrie Chimique(Phénols). Le brassage est effectué par des turbines fixées sur des flotteurs amarrés au centre du bassin.

III-3 Le lagunage anaérobie

Il n'est applicable que sur des effluents très concentrés et, le plus souvent comme prétraitement avant un étage aérobie (Hatem; 2008). La couverture de ces lagunes et le traitement des gaz produits sont nécessaires vu les risques de nuisances élevés (odeurs). Les temps de séjours sont souvent supérieurs à 50 jours. Les charges organiques appliquées sont de l'ordre de 0.01kg DBO5 m -3 J -1 .A l’heure actuelle, il a été démontré que si ce type de bassin était bien dimensionné en matières de charges organiques et si la concentration en sulfates est inférieure à 500 mg/L, les problèmes d’odeurs disparaissent (Mara et al ; 1992). Une profondeur importante (5 à 6 m) est en principe un élément favorable au processus. Dans la réalité, la classification aéro)-anaérobie des lagunes n’est pas superflue, car dans les zones amont ou profondes des lagunes aérobies, on observe souvent un fort déficit en oxygène. Un curage des bassins tous les 10 ans est nécessaire du fait de la production des boues.

10 ans est nécessaire du fait de la production des boues. Rapport de fin de formation
10 ans est nécessaire du fait de la production des boues. Rapport de fin de formation

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo  Avantages -Accepte les variations assez

Avantages

-Accepte les variations assez importantes de charge organique ou hydraulique - Bonne intégration paysagère -Accepte les effluents concentrés Nuisance sonore possible -Accepte les effluents déséquilibrés en nutriments

Inconvénients

-Coût d’exploitation relativement élevé (forte consommation énergétique) - Nécessite un agent spécialisé pour l'entretien du matériel électromécanique -Fréquence de curage espacée (tous les deux à cinq ans) -Stabilisation des boues.

(tous les deux à cinq ans) -Stabilisation des boues. Rapport de fin de formation en Licence
(tous les deux à cinq ans) -Stabilisation des boues. Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Chapitre 5 : Présentation de la

Chapitre 5 : Présentation de la Station d’épuration La STEP de Tokpa-Zoungo est un système de lagunage naturel, inauguré en octobre 2012. Elle était réalisée dans le but de recevoir une charge organique de 1000 Equivalent Habitants (DJIHOUESSI, 2010). Mais elle fonctionne actuellement en dessous de sa capacité car elle ne reçoit actuellement que 100 Equivalent Habitants. Car, à l’origine du dimensionnement plusieurs ménages (soit 40 ménages) étaient raccordé et ne sont pas encor connecté au réseau de collecte

des eaux usées. L’effluent que la station traite actuellement est celui venant du marché Tokpa-Zoungo. Outre les objectifs précités, la STEP devrait également servir de site expérimental et un outil pédagogique pour les formations dispensées par CREPA-BENIN et le Département de Génie Civil de l’EPAC. Cette station comporte :

- un bac d’alimentation

-un bassin anaérobie

-

un bassin facultatif

-

un bassin de maturation

III-

Description des ouvrages : Bassins de stabilisation

Les bassins de stabilisation sont simples à réaliser et s’entretiennent facilement avec un personnel plus ou moins bien qualifié. La technologie est généralement simple avec l’utilisation de très peu d’équipements sophistiqués. Comparés aux systèmes classiques, les bassins de stabilisation éliminent les germes pathogènes, assurant ainsi une qualité d’épuration meilleure pour l’homme et l’environnement. Ils disposent en outre d’une sensibilité très faible vis-à-vis des variations des charges de pollution. Les bassins de stabilisation nécessitent

cependant beaucoup plus d’espaces. Les bassins de stabilisation utilisés dans le lagunage sont les bassins anaérobies, les bassins facultatifs et les bassins de maturation.

les bassins facultatifs et les bassins de maturation. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
les bassins facultatifs et les bassins de maturation. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo I.1- Le bac d’alimentation (bassin tampon

I.1-Le bac d’alimentation (bassin tampon)

C’est un ouvrage qui est généralement placé en tête de la filière de

traitement destiné à recevoir l’effluent avant d’alimenter la station. Normalement,

l’ouvrage devrait être équipé d’une pompe de refoulement automatique de manière

à ce que dès que l’effluent arrive et atteint un niveau seuil, l’automatisme se

déclenche et refoule l’eau dans le premier bassin (bassin anaérobie).

Dans notre cas à Tokpa-zoungo le système d’écoulement envisagé est

l’écoulement par gravitation, mais il s’est avéré que l’emplacement réservé pour la

station est un bas-fond et il a fallu qu’on surmonte les bassins pour pouvoir

répondre à un traitement efficace.

bassins pour pouvoir répondre à un traitement efficace. Figure 9 : Photo montrant le dessus du

Figure 9 : Photo montrant le dessus du bac tampon

Caractéristiques : volume= 9.06 m 3 , profondeur= 3.5m

I.2- Bassins anaérobies

Toujours placés en tête du système, les bassins anaérobies permettent la

dégradation de la matière organique et assurent une bonne décantation. De tous les

organique et assurent une bonne décantation. De tous les Rapport de fin de formation en Licence
organique et assurent une bonne décantation. De tous les Rapport de fin de formation en Licence

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo bassins de stabilisation, les bassins anaérobies

bassins de stabilisation, les bassins anaérobies sont les plus profonds (entre 2 et 5

m). Celui de Tokpa-zoungo a une profondeur de trois mètres. La matière

solide des eaux usées se décante pour former une couche de boues au fond du

bassin. Ces bassins reçoivent des charges organiques très importantes

(>100gDBO5/m 3 /j). Celui de Tokpa-zoungo a été dimensionné pour recevoir

7kgDBO 5 /m 3 /j. Ils fonctionnent comme des fosses septiques à ciel ouvert. Les

bactéries anaérobies dégradent alors ces matières organiques des boues. Il se

dégage pendant cette phase du gaz pauvre de digestion. Les produits solubles dans

les eaux usées passent aux bassins suivants. Le temps de séjour moyen varie entre

1 et 2 jours.

Le temps de séjour moyen varie entre 1 et 2 jours. Figure 10 : Bassin anaérobie

Figure 10 : Bassin anaérobie

caractéristique,

séjours=2jours

volume=

I.3-Bassins facultatifs

67,2m 3,

Profondeur=3m,

Temps

de

Le caractère « facultatif »vient de ce qu’il se forme dans le bassin des

couches anaérobies au fond et des couches aérobies en surface. Les bassins

facultatifs sont, en général, utilisés pour éliminer la DBO et les germes pathogènes.

Ils peuvent être en tête d’une série de bassins ou alors recevoir les effluents

provenant du bassin anaérobie. Les bassins facultatifs sont dits « primaires »

Les bassins facultatifs sont dits « primaires » Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
Les bassins facultatifs sont dits « primaires » Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo lorsque dans la série, ils reçoivent

lorsque dans la série, ils reçoivent directement des eaux brutes. Ils sont dits « secondaires » quand ils reçoivent les effluents du bassin anaérobies. Dans le cas de cette étude le bassin facultatif vient après le bassin anaérobie. Dans un bassin facultatif il se produit les phénomènes suivants :

-Les matières solides en suspension décantent au fond et forment la couche anaérobie. Ces boues sont digérées par des bactéries anaérobies. Près de 30% de la DBO sont éliminées à cette étape. -La couche aérobie qui se forme au dessus de la couche anaérobie, est le siège de prolifération des algues qui par photosynthèse, produisent l’oxygène. Ces algues se nourrissent à partir d’éléments nutritifs issus des sous produits de l’activité des bactéries. Ces dernières ont besoin à leur tour de l’oxygène produit par les algues pour se développer. Il se passe donc dans les bassins facultatifs une certaine interdépendance, appelée « la symbiose ». Les profondeurs inférieures à 1 m ne sont pas recommandées. Les profondeurs supérieures à 1,5 m favorisent les conditions anaérobies. Il est en outre recommandé de laisser les bassins accessibles au vent. Le vent assure, en effet, le brassage vertical et horizontal des eaux du bassin et homogénéise ainsi leur épuration. En l’absence du vent, la production d’algues diminue et se stratifie à moins de 20cm de la surface du plan d’eau.

se stratifie à moins de 20cm de la surface du plan d’eau. Rapport de fin de
se stratifie à moins de 20cm de la surface du plan d’eau. Rapport de fin de

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo  Figure 11 : Bassin facultatif
performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo  Figure 11 : Bassin facultatif

Figure 11 : Bassin facultatif caractéristique, volume= 99,75m 3, Profondeur=1,50m

séjours=4jours

I.4- Bassins de maturation

, Temps

de

Les bassins de maturation améliorent le traitement des effluents issus des

bassins facultatifs ou d’un autre bassin de maturation. Ils permettent d’éliminer les

germes pathogènes au fur et à mesure que les effluents s’écoulent lentement dans

les bassins. Ils ne doivent pas recevoir d’eaux usées brutes. Ils sont essentiellement

aérobies sur toute leur profondeur, qui ne dépasse jamais 1m. Pour cette

profondeur, les bassins de maturation sont bien oxygénés et bien brassés. Le

nombre de bassins de maturation dépend essentiellement de la qualité de l’effluent

à la sortie du système.

La qualité de l’effluent à la sortie dépend des principaux paramètres ci-suivants:

la DBO5, les MES, la quantité des coliformes fécaux.

-la DBO 5 est utilisée pour étudier la teneur en matière organique ;

-les MES sont nécessaires pour évaluer la concentration des matières solides

dans l’effluent. Ce paramètre est déterminant surtout lorsqu’à la sortie du système,

est déterminant surtout lorsqu’à la sortie du système, Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
est déterminant surtout lorsqu’à la sortie du système, Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo on envisage d’irriguer les champs (éviter

on envisage d’irriguer les champs (éviter ainsi le colmatage des systèmes d’irrigation et de pompage) ; -la quantité des coliformes fécaux (qualité bactérienne) pour éviter la contamination par des germes pathogènes Etc.

Le suivi et l’entretien de la station dépendent administrativement de l’ONG DCAM BETHESDA et de la mairie d’Abomey Calavi et relève donc du domaine public.

mairie d’Abomey Calavi et relève donc du domaine public. Figure 12 : Bassin de maturation 

Figure 12 : Bassin de maturation

caractéristique,

séjours=4jours

volume=

102,40m 3 ,

Profondeur=1m

,

Temps

de

volume= 102,40m 3 , Profondeur=1m , Temps de Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
volume= 102,40m 3 , Profondeur=1m , Temps de Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Bassin Tampon Figure 13: plan d'ensemble
Bassin Tampon
Bassin
Tampon

Figure 13: plan d'ensemble de la station d'épuration de Tkpo- Youngo

de la station d'épuration de Tkpo- Youngo Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
de la station d'épuration de Tkpo- Youngo Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Partie II : Présentation du Cadre
Partie II : Présentation du Cadre d’étude et de la structure d’accueil
Partie II : Présentation du Cadre d’étude et de la structure d’accueil
du Cadre d’étude et de la structure d’accueil Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
du Cadre d’étude et de la structure d’accueil Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Chapitre1: Présentation de la structure de

Chapitre1: Présentation de la structure de formation L’Ecole des Sciences et Techniques du Bâtiment et de la Route (ESTBR), est un établissement de formation professionnelle du Centre Universitaire d’Abomey qui forme des techniciens supérieurs uniquement dans le domaine du génie civil ; la formation est donc sanctionnée par la délivrance d’une licence professionnelle. Crée le 08 Décembre 2009 par l’arrêté : Année 2009 N°5482/MESRS/CAB/DC/SGM/DRFLM/DGES/SA, Mme Agathe SOUROU HOUINOU, Docteur en Mécanique des Sols fut la première Directrice de cette école avant de passer la main à M. Edmond ADJOVI, Maitre de Conférence en sciences et techniques de l’ingénieur en 2013. Figure 14 : Entrée principale de l’ESTBR

en 2013. Figure 14 : Entrée principale de l’ESTBR I- Situation géographique de l’ESTBR L’ESTBR est

I- Situation géographique de l’ESTBR

L’ESTBR est implantée à Abomey dans le département du Zou et plus précisément à Sogon dans l’arrondissement de Hounli. Son plan de situation se

présente comme suit :

de Hounli. Son plan de situation se présente comme suit : Rapport de fin de formation
de Hounli. Son plan de situation se présente comme suit : Rapport de fin de formation

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Figure 15 : Plan de situation
performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Figure 15 : Plan de situation

Figure 15 : Plan de situation de l’ESTBR

II- Filières disponibles à l’ESTBR L’ESTBR forme des techniciens supérieurs dans les options suivantes :

Aménagement et Assainissement Urbain (AAU)

Architecture et Urbanisme (AU)

Bâtiments et Travaux Publics (BTP)

Géomètre Topographe (GT)

III- Mode d’accès à l’ESTBR

L’accès à l’ESTBR n’est possible que pour les étudiants titulaires du BAC C, D, E, F ou d’un DT /STI et se fait sur étude de dossiers au plan national et au niveau de l’établissement.

au plan national et au niveau de l’établissement. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
au plan national et au niveau de l’établissement. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo Chapitre II : Présentation de la

Chapitre II : Présentation de la structure d’accueil

INTRODUCTION DCAM est un département de l’ONG Bethesda chargé du Développement

Communautaire et Assainissement du Milieu. Ses activités viennent directement en appui pour la plupart à celle de l’hôpital. En effet, DCAM a été crée en 1993 pour promouvoir la santé communautaire et le développement durable. Aujourd’hui, ce département a étendu ses activités à tous les départements du Bénin à travers :

La mise en place des unités de pré collecte ;

Le traitement et la valorisation des déchets (compostage, transformation des déchets plastiques en gaines électriques granulées et regranulées) ;

L’appui des communes pour la mise en place d’un système écologique et efficace de gestion des déchets solides et liquides ;

L’appui organisationnel et institutionnel pour l’organisation des communautés en association de développement ;

L’élaboration des plans de développement communaux ;

La gouvernance locale ;

La formation professionnelle des jeunes sur son centre agro pastoral de formation et d’insertion professionnelle (CAFIP) ;

L’éducation formelle avec l’ouverture depuis 2005, du collège d’enseignement technique et général (CETG_BETHESDA) ;

La gestion intégrée des Ressources en Eau par la promotion de l’accès à

l’eau potable, la caractérisation et le traitement des eaux usées, etc. S’agissant du traitement et la valorisation des DSM, des points de regroupements ont été mises en place. Un point de regroupement des déchets est un lieu aménagé où transitent les déchets solides ménagers apportés par les pré- collecteurs (entrants) pour être ensuite transportés par les collecteurs (sortants) à la décharge finale.

par les collecteurs (sortants) à la décharge finale. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle
par les collecteurs (sortants) à la décharge finale. Rapport de fin de formation en Licence professionnelle

Fonctionnement et paramètres de performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa-Zoungo

performances d’une STEP à lagunage : cas de Tokpa -Zoungo HISTORIQUE Suite aux difficultés d’ordres économique,

HISTORIQUE Suite aux difficultés d’ordres économique, social et politique qu’a connu notre pays dans les années 1980, une trentaine d’églises protestantes et évangéliques du Bénin, ont décidé de mettre en commun leurs compétences pour limiter les effets pervers de la pauvreté sur les populations à la base. A cet effet, elles ont créé le 19 Février 1990 une ONG dénommée BETHESDA. Le Département du Développement Communautaire et Assainissement du Milieu (DCAM) a été créé le 1 er Juillet 1993, après l’évaluation des activités curatives du Centre de santé BETHESDA.

DOMAINES D’INTERVENTIONS

Conformément aux statuts et aux orientations du plan stratégique de l’ONG, le département DCAM œuvre dans une vision de développement durable à travers :

La défense des droits de la personne humaine et de l’environnement,

La recherche et le développement,

L’assainissement et la protection de l’environnement,

L’information, l’éducation et la communication.

A travers la mise en œuvre des programmes et projets, DCAM a développé des compétences avérées dans les domaines ci-après :

I- DOMAINES D’EXPERTISES

I.1