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«Gaza est écrasé par un rouleau compresseur» - Libération

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«Gaza est écrasé par un rouleau compresseur»

FILIPPO ORTONA 31 JUILLET 2014 À 19:46
FILIPPO ORTONA
31 JUILLET 2014 À 19:46

Une jeune Palestinienne blessée dans le camp de Jabalia lors du bombardement d'une école de l'ONU, mercredi, attend d'être soignée à l'hôpital de Beit Lahia. (Phoot Marco Longari. AFP)

TÉMOIGNAGE Nicolas Palarus, coordinateur de projet pour Médecins sans frontières dans le territoire palestinien, témoigne de la souffrance des populations bombardées par Israël.

L’armée israélienne a encore intensifié son offensive contre Gaza. Au terme d’une semaine particulièrement sanglante pour les Palestiniens, qui ont enregistré 1 395 morts et plus de 8 100 blessés, en grande majorité des civils, Nicolas Palarus, coordinateur de projet MSF à Gaza, livre à Libération son témoignage sur les violences de jeudi et la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne.

«Mercredi, ça a été un massacre. Jusqu’à environ 17 heures, c’était une journée relativement calme. Nous étions même en train de nous reposer un peu, puisque généralement nous travaillons la nuit car dans la journée il y a trop de dangers. Soudain, nous avons vu une grosse fumée noire se lever dans le ciel, à environ un kilomètre et demi de notre bureau. C’était une station-service qui avait été touchée. Le Croissant-Rouge y a envoyé tout de suite des ambulances, qui ont été ciblées par des missiles. Deux ambulanciers sont morts, ainsi qu’un journaliste palestinien qui se trouvait sur place.

«Ensuite c’est le marché de Chajaya [quartier à l’est de la ville de Gaza, ndlr], juste en face de la station-service, qui a été ciblé. Israël avait annoncé auparavant un arrêt des bombardements pendant quatre heures dans le même quartier. C’est une zone très peuplée, et les gens avaient profité de la trêve pour sortir, le marché était noir de monde. En trente minutes, il y a eu trois bombardements. Nous avons immédiatement envoyé notre équipe à l’hôpital Al-Shifa, à environ trois kilomètres du lieu des frappes. Deux chirurgiens, un anesthésiste, entre autres. Lorsqu’ils sont arrivés, ils ont pris place en salle d’opération et nous sommes restés en contact téléphonique. C’était le chaos. La structure était complètement surchargée, les gens arrivaient de tous les endroits, des blessés, des corps, des gens très agités… Ils ont

travaillé toute la nuit, ils ont effectué au moins 50 interventions ; à un certain moment il y avait deux patients en train

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d’être opérés en même temps dans la même pièce. Des collègues de MSF qui sont là depuis très longtemps m’ont dit qu’ils

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n’avaient jamais vu un hôpital dans cet état, même à Gaza. Ils ne sont rentrés que ce matin.

«Missile». «Ce n’est pas du tout "militaire" ce que l’armée israélienne est en train de faire ici. La Grande Mosquée, la télévision, le port, maintenant la centrale énergétique : tout a été détruit. Il n’y a absolument rien de "chirurgical" là-dedans. Et pourtant les choses peuvent encore empirer, bien que la situation soit déjà catastrophique.

«Il est de plus en plus difficile de faire notre travail. Les équipes sont épuisées, et il ne reste que nous, l’ONU et le Croissant-Rouge. En théorie, nous avons tout ce qu’il faudrait : argent, moyens… mais nous ne pouvons pas sortir. Ici c’est la guerre, et c’est partout. Il y a désormais plus de 250 000 réfugiés, ce qui est énorme sur une population de 1,8 million d’habitants. Il est devenu extrêmement difficile d’apporter des soins à ces personnes, puisqu’Israël bombarde tout ce qui bouge, même les réfugiés de l’ONU. Il y a des gens qui apportent des vivres, mais ils prennent des risques énormes. Il y a deux jours, un médecin est mort [il pourrait s’agir de Bashir al-Hajjar, médecin de Gaza, ndlr], frappé par un missile lorsqu’il se trouvait dans une voiture de l’ONU.

«Des centaines de milliers de réfugiés vivent dans des conditions affreuses ; ils ne vivent pas, ils survivent. Entre 2 000 et 3 000 personnes se sont établies autour de l’hôpital Al-Shifa, puisque c’est censé être plus sûr, au moins un peu à l’abri des bombes israéliennes. On n’a vraiment pas de solution pour tous ces gens. Ils sont traumatisés, ils viennent de plus en plus dormir chez nous, dans nos bureaux. On a déplacé les bancs dans la pièce principale pour qu’ils puissent utiliser les autres pour y dormir. On a une dizaine de personnes chez nous, et une trentaine à la clinique.

«Le black-out est presque total. Heureusement que nous avons un générateur qui tourne dans nos bureaux, mais on n’a plus Internet depuis trois jours. On essaye de trouver de l’essence, ce qui n’est pas tout à fait donné, tout en essayant de ne pas bouger nos véhicules pendant la journée, c’est trop dangereux. Notre bureau est éclairé vingt-quatre heures sur vingt- quatre, sa position est signalée à l’armée israélienne donc, en théorie, on est relativement en sécurité. Mais pas à l’abri des risques : il y a dix jours, un drone israélien a lancé un missile dans la cour de l’hôpital Nasser, à Khan Younès. Le missile est tombé à une dizaine de mètres de la station de MSF. Nous avons eu de la chance. Je crois qu’ils étaient en train de cibler un opérateur de Radio Palestine, la radio du Hamas, qui se trouvait dans le bâtiment. Il n’y aucune logique… Nous savons qu’il y a des risques. Tout n’est pas prévisible.

«Dommages». «La propagande médiatique des Israéliens est beaucoup plus puissante que celle du Hamas, mais en dépit de leur rhétorique, la vérité, c’est qu’ils bombardent n’importe où. Bien que leurs objectifs officiels soient les tunnels et le désarmement du Hamas, ils bombardent des zones de peuplement. Leur logique m’échappe. Moi, j’ai l’impression qu’Israël ne s’intéresse pas du tout aux dommages collatéraux. C’est sûr que le Hamas s’installe dans les endroits peuplés, mais Gaza est le lieu le plus densément peuplé au monde ! D’ailleurs, 44% du territoire de Gaza est considéré par Israël comme "territoire de combat". Accuser les Palestiniens de se servir des civils comme de boucliers humains ne tient pas du tout. Le Hamas ne force personne à protéger quoi que ce soit. La réalité, c’est que les gens ne savent pas où aller. Parfois, des bâtiments sont ciblés et détruits, et nul ne sait pourquoi.

«Dans la bande de Gaza, nous sommes dominés par le désespoir. A cause de ce qui nous arrive et des échos qui proviennent de l’extérieur. Quand on voit les réactions des pays censés être grands, de Ban Ki-moon plutôt que d’Obama, qui d’un côté disent que c’est affreux et, de l’autre, reconnaissent le droit d’Israël à se défendre… ben, on est saisi par le pire désespoir. Ils ne voient pas qu’ici, un rouleau compresseur est en train d’écraser tout ce qui bouge à Gaza et ne s’intéressent pas du tout aux victimes civiles. Ici, on est également en train de réfléchir à l’après. Il y a toujours un après et il y en aura un cette fois-ci aussi. Selon nos chiffres, il y a 200 000 enfants à Gaza qui ont et auront besoin d’un support psychologique. Pour moi, c’est la population entière de Gaza qui en a besoin.»

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SANAA 1 AOÛT 2014 À 18:8

C'est accablant. Comment Israël ne voit-il pas que cet emploi brutal de la force ses armes ne lui donne que l'illusion de triompher du Hamas ? Il y aura un après, avec un Hamas renforcé politiquement et une image très dégradée d'Israël dont les possibilités de justifier sa politique aux yeux de l'opinion mondiale sont de plus en plus minces. Une seule solution : la fin du blocus de Gaza et l'arrêt de l'occupation des territoires. Cette colonisation est un incroyable anachronisme qui se traduit par un conflit d'une violence inégalée, source de tous les malaises de la région et dont nous devons craindre les conséquences. Israël porte une lourde responsabilité historique. Que fait-il encore dans les territoires ? C'est cette occupation et le blpcus de Gaza qui constituent la v3ritable menace pour la sécurité dans la région et au-delá. On ne le dira jamais assez.

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20/09/14 18:18

«Il y avait un quartier, il n’y a plus rien» - Libération

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«Il y avait un quartier, il n’y a plus rien»

FILIPPO ORTONA 21 JUILLET 2014 À 21:06 (MIS À JOUR : 22 JUILLET 2014 À 15:07)
FILIPPO ORTONA
21 JUILLET 2014 À 21:06
(MIS À JOUR : 22 JUILLET 2014 À 15:07)

Devant la morgue de l'hôpital de Gaza, lundi matin. (Photo Ibraheem Abu Mustafa. Reuters)

TÉMOIGNAGE Scènes de chaos, conditions d’hygiène déplorables… Le coordinateur de MSF à Gaza décrit un quotidien rythmé par la mort, la peur et la misère.

Hier, une offensive terrestre et aérienne de l’armée israélienne a de nouveau frappé Chajaya, quartier de l’est de la ville de Gaza. Au moins 62 Palestiniens ont perdu la vie depuis dimanche dans ces frappes, les plus meurtrières depuis le début de l’opération «Bordure protectrice». Après deux semaines de bombardements, le bilan des victimes dépasse désormais les 570 personnes, outre les 25 soldats israéliens tués depuis samedi. Nicolas Palarus, coordinateur de projet MSF à Gaza, témoigne pour Libération.

Tracts. «La situation est catastrophique. La réponse d’Israël est disproportionnée et inadmissible. Il faut absolument que les bombardements cessent. Gaza est l’un des endroits les plus peuplés au monde et il est évident que les premières victimes sont les civils. Les frappes chirurgicales, elles sont belles à la télé, mais ici on ne les voit pas. Ici, ce sont surtout les civils qui en payent le prix. Même discours pour les tunnels (lire page 4) : alors que l’armée israélienne soutient que l’offensive a pour but leur destruction, ce que l’on voit sur le terrain ce sont des bombardements qui frappent sans distinction.

«Aujourd’hui [lundi, ndlr], la situation est gérable, alors qu’hier [dimanche], c’était le chaos. On ne sait pas pour demain… Vers 8 heures, dimanche, avec l’équipe médicale, on s’est rendu à Chajaya. Certains y sont restés toute la journée, d’autres y sont restés toute la nuit.

Israël prévient les habitants, à travers des tracts jetés par les avions, ou des appels téléphoniques. Ils ont demandé à la

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population de fuir la zone. Mais Chajaya est très densément peuplée. Ses habitants ne savent pas où aller, ni comment,

20/09/14 18:17

«Il y avait un quartier, il n’y a plus rien» - Libération

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puisque tout est bloqué. Et puis, beaucoup d’entre eux ne veulent pas quitter leurs maisons, où certains habitent depuis toujours.

Nulle part. «Nous, on est bloqués par les frappes, on ne peut pas se déplacer ou travailler, mais, au moins, on a la chance d’avoir un ailleurs, un dehors ; alors que les habitants d’ici n’ont nulle part pour fuir. Une nuit, je me suis aperçu que quelque chose allait tomber lorsque j’ai été réveillé par un bruit que je n’entendais plus depuis des semaines : le bruit des voitures, de tous les gens qui se déplaçaient [en craignant l’offensive]. Après, sont venus les gens à pied, puis les animaux… L’attaque a été terrible, des quartiers entiers ont été rasés. La plus grande partie des victimes sont des civils. J’ai vu arriver des enfants morts décapités, eux ne sont pas des terroristes… Là où il y avait un quartier, maintenant il n’y a plus rien. Mais malgré les rumeurs nous n’avons aucune information sur l’utilisation d’armes au phosphore blanc ou de bombes à fléchettes. Nous n’avons pas constaté de blessures comme celles qui devraient résulter de l’emploi de ces types d’armes.

Épuisement. «Les ambulances qui circulent encore sont celles du Croissant-Rouge, puisque nous, on ne circule pas, c’est trop risqué. Chaque fois qu’on se déplace en voiture on prend des risques : il y a quelque jour une équipe médicale qui rentrait de Gaza a vu tomber un missile à 200 mètres d’elle. Mais le Croissant-Rouge, dès qu’il y a des frappes, ils bougent, ils prennent des risques énormes, ils sont courageux. Deux ambulances ont été touchées, deux ambulanciers sont morts et deux autres blessés. On les a vus, ils ont été emmenés chez nous. Je ne sais pas s’ils ont été ciblés, je n’ai aucun élément pour dire qu’ils ont été spécifiquement visés, peut-être qu’ils côtoyaient à ce moment-là un objectif militaire. Personne n’est à l’abri des bombes.

«[Pour ce qui concerne MSF et ses équipes], bien que les coordonnées de nos sites aient été données à l’armée israélienne, c’est clair que le personnel n’est guère protégé. Chaque fois que j’envoie une voiture récupérer un spécialiste ou une équipe médicale, je sens un gros stress.

«Les stocks des médicaments ne sont pas l’urgence plus pressante, pour le moment. On arrive à faire rentrer un minimum de ce qui est nécessaire. Le vrai problème, c’est la masse des déplacés, entre 50 000 et 80 000. C’est ça qui est effrayant :

leurs conditions de vie et d’hygiène. Les abris de l’ONU sont submergés. Pour vous décrire la situation, il y a deux écoles près de notre siège : la première a 600 places, dedans il y a 1 340 personnes ; dans la seconde, il y a de la place pour 200, mais 660 personnes y sont maintenant. Il y a un toilette pour 100 personnes environ. Les ordures ne sont pas ramassées. Il n’y a pas de savon, il n’y a rien. On a beaucoup de coupures électriques, ce qui rend dangereuses les interventions médicales. Les gens sont fatigués, ils ont peur, cela fait deux semaines qu’ils sont sous les frappes, ils sont épuisés.

«On a des contacts avec la politique locale, notamment avec la branche médicale du Hamas, mais je ne veux pas rentrer dans un débat sur le Hamas. C’est sûr que les lancements des roquettes sont condamnables, mais la manière de répondre d’Israël est disproportionnée : c’est comme si tu me donnes une gifle, et moi je te coupe un bras en retour.»

Recueilli par Filippo ORTONA

«Les abolitionnistes ont arrêté le moralisme» - Libération

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«Les abolitionnistes ont arrêté le moralisme»

FILIPPO ORTONA

24 JUILLET 2014 À 19:56

INTERVIEW Pour Simon Grivet, historien des Etats-Unis, l’argument du coût et de l’inutilité du système est efficace :

Simon Grivet, historien des Etats-Unis associé au Centre d’études nord-américaines de l’EHESS, a consacré son doctorat à la peine de mort outre-Atlantique. Selon lui, les «scandales suscités par les erreurs judiciaires» ont fait reculer le soutien à la peine capitale.

Est-ce que l’exécution particulièrement sordide de Joseph R. Wood va changer quelque chose ?

Quelque chose va changer dans son application, mais je serais beaucoup plus prudent sur l’abolition de la peine de mort elle-même. Certes, le soutien à la peine capitale est à un niveau historiquement bas : à peine la moitié des 300 millions d’Américains y sont favorables. Cela s’explique par les scandales suscités par les nombreuses erreurs judiciaires constatées après un certain nombre d’exécutions. Une deuxième raison, c’est le fait que les appels durent très longtemps : dans ce dernier cas, Joseph R. Wood n’a été exécuté que vingt-cinq ans après avoir commis son crime. Une troisième raison, c’est la brèche qu’a réussi à ouvrir l’argumentation de la détention à perpétuité, comme solution à la fois plus logique et plus cruelle.

Les abolitionnistes ont-ils changé de stratégie ?

Le référendum de 2012 pour l’abolition de la peine de mort en Californie s’est conclu avec une étroite défaite des abolitionnistes. Ils avaient mené campagne sur l’irrationalité et sur les coûts de ce système, sur le fait qu’il ne marche pas, sur son inutilité. Les abolitionnistes ont arrêté le moralisme. Mais des pôles de résistance demeurent. Il y a les procureurs, qui, aux Etats-Unis, sont élus par la population et sont donc des politiciens. Il y a la volonté des proches des victimes d’obtenir vengeance, ce que comprennent beaucoup de gens. En outre, depuis vingt ou trente ans, s’affirme un discours sur la douleur des victimes. Aux Etats-Unis, il n’existe pas, comme en France, les «parties civiles». Du coup, rendre l’honneur aux victimes, faire en sorte que leurs souffrances soient en quelque sorte lavées par la peine de mort, est devenu le vrai, seul, fort argument des partisans de la peine de mort.

Pourquoi une majorité d’Américains continuent-ils à soutenir la peine de mort ?

On oublie souvent le niveau de violence de la société américaine, où le taux de criminalité est bien plus fort qu’en Europe. Je pense que beaucoup de gens croient dans l’efficacité de la peine de mort. Mais surtout, je crois que pour eux, cela représente le seul châtiment imaginable, même si le soutien à tout cela est aujourd’hui à son minimum historique. Pour l’abolition, ce sera une longue marche, Etat par Etat.

Quelles sont les raisons des variations de l’opinion face à la peine de mort ?

Il y avait eu dans les années 70 une poussée abolitionniste, puis un grand retour de la peine de mort à partir des années 80 sur fond de durcissement des politiques pénales et des peines. Dans ces années-là furent mises en œuvre Etat par Etat des lois draconiennes. Ainsi la three-strikes law («loi des trois coups») selon laquelle au troisième crime pénal, quelle qu’en soit la nature, l’accusé est nécessairement incarcéré, voire risque la perpétuité dans certains Etats. C’est cela qui a créé cet énorme archipel pénitentiaire américain. Depuis dix ans environ, la tendance s’est inversée. Cela s’explique par les nombreuses erreurs du système judiciaire, qui ont suscité l’indignation, mais surtout le fait que tout cela - et en premier lieu le système pénitentiaire - coûte trop cher. Il est immense, de plus en plus difficilement gérable, et surtout il ne marche pas. Les institutions judiciaires savent très bien que quand un condamné prend dix ans pour un crime de droit commun, il en sort encore pire qu’avant. Il y a certainement un lien indirect entre la crise systémique de l’archipel pénitentiaire et ce recul du soutien à la peine de mort.

Recueilli par Filippo Ortona

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20/09/14 18:18

En Iran, du fouet et de la prison pour une journaliste - Libération

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En Iran, du fouet et de la prison pour une journaliste

FILIPPO ORTONA 9 JUILLET 2014 À 11:26 (MIS À JOUR : 9 JUILLET 2014 À 11:41)
FILIPPO ORTONA
9 JUILLET 2014 À 11:26
(MIS À JOUR : 9 JUILLET 2014 À 11:41)

Dessin diusé par Persian Banoo, compte Twitter et blog d'activisme iranien pour la liberté d'expression, en soutien à Marzieh Rasouli. (Dessin Persian Banoo via Twitter)

Marzieh Rasouli avait été arrêtée en janvier 2012 pour propagande, relation avec le siège local de la BBC et diffusion d'informations classifiées.

La journaliste iranienne Marzieh Rasouli a déclaré avoir été condamnée à cinquante coups de fouet et deux ans de prison pour «propagande contre le régime et perturbation de l’ordre public à travers la participation à des rassemblements», lundi, via son compte Twitter.

«Condamnée à 50 coups de fouet et deux ans de prison», le tweet de Marzieh Rasouli, le 7 juillet.

Rasouli, bloggeuse, pigiste pour les services arts et culture au sein des quotidiens réformistes Shargh et Etamaad, entre autres, avait été arrêtée mi-janvier 2012, avec deux autres journalistes – Parastoo Dokuhaki, journaliste et activiste pour les droits des femmes, et le photographe Sahamoddin Bourghani. Après avoir fait irruption dans les habitations des trois journalistes, la police les avait emmenés à la prison d’Evin, à Téhéran. Selon un rapport d’Amnesty International, les arrestations apparaissaient «comme une tentative de réprimer des voix potentiellement critiques en vue des élections de mars 2012».

La réponse de sa collègue Parastoo Dokuhaki.

Le 25 février 2012, le département du Crime organisé iranien avait publié les accusations officielles contre les trois journalistes : ils auraient entretenu des relations (interdites) avec le siège local de la BBC, collaboré à la création d’un réseau secret à des fins de propagande et diffusé des informations classifiées. Ils étaient également soupçonnés d’entretenir des liens avec les services de renseignement anglais. Quelques jours plus tard, ils étaient tous les trois relâchés après le règlement d’une importante caution.

Ce type d’accusations a été souvent utilisé par le pouvoir en Iran afin de cibler activistes et journalistes, notamment à partir des élections de 2009, dont le résultat avait enflammé les rues de Téhéran en déclenchant des protestations

massives. Selon l’ONG Reporters sans frontières, «64 journalistes et net-citoyens» sont à présent emprisonnés en Iran, ce

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qui fait de la République islamique «l’une des cinq plus grandes prisons du monde pour les professionnels de

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l’information».

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Après avoir déclaré sur Twitter qu’elle doit «aller en prison mardi pour purger [sa] peine», Marzieh Rasouli a fait savoir que le tribunal d’appel ne s’est pas encore prononcé sur la condamnation émise en première instance. Selon le New York Times, la journaliste aurait été emmenée à la maison d’arrêt d’Evin.

Filippo ORTONA

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ZEMKAZ 11 JUILLET 2014 À 16:3

ZEMKAZ 11 JUILLET 2014 À 16:3

 

La religion n'est pas la cause de ce genre d'exactions, elle n'est qu'un moyen. Les hommes avides de pouvoir sauront toujours trouver un prétexte pour manipuler les masses et les émotions.

 
 

Alors oui en Iran et dans d'autres pays c'est l'Islam qui est utilisé, détourné, afin d'arriver à ces fins. Mais s'attarder là dessus, c'est se tromper de combat et totalement inutile : comment voulez-vous convaincre quelqu'un qui a ce sujet à coeur, qui a grandi dans cette culture, qu'il n'est pas sur le 'bon' chemin (ce qui en passant est très objectif) ?

Je suis pour ma part profondément athée, mais je n'adhère pas aux critiques islamophobes. C'est un épouvantail qu'on s'est dressé (côté occidental), ou c'est une cause qui est brandie (côté pays constitutionnellement religieux), qui n'est finalement qu'une grande arnaque, et c'est à mon sens se prendre pour Don Quichotte que de se battre contre cela.

Battons-nous contre les régimes totalitaires, révoltons-nous contre ce genre de traitement indignes de l'humanité, mais ne nous trompons pas d'adversaire, au risque de perdre notre temps et de nous mettre encore plus à dos des populations qui ne sont au final que comme nous, des femmes, des hommes, des enfants qui veulent simplement vivre, bien que d'une culture différente.

 

J'AIME

 
CYRANO58 10 JUILLET 2014 À 17:21

CYRANO58 10 JUILLET 2014 À 17:21

 

Où sont-ils nos humanistes si prompts à hurler à l'islamophobie et au racisme dès qu'on ose empêcher un intégriste phallocrate et hirsute de bâcher sa compagne?

 
 

J'AIME

 
ACHOUR 9 JUILLET 2014 À 23:58

ACHOUR 9 JUILLET 2014 À 23:58

 

Ignoble!

 

J'AIME

 
CYRANO58 10 JUILLET 2014 À 3:35

CYRANO58 10 JUILLET 2014 À 3:35

@Achour Conforme au dogme.

 
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J'AIME

 
XYZ 9 JUILLET 2014 À 21:35

XYZ 9 JUILLET 2014 À 21:35

 

quand je pense qu'il y en a qui payent pour se faire fouetter

 
 

J'AIME

 

JCQUOCRQUANT 9 JUILLET 2014 À 21:22

 
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Heureusement que nous nous cajolons nos agents de propagande quotidienne. Nous nous fouettons tous les jours.

20/09/14 18:17

Le démantèlement du «Concordia» fait des remous - Libération

Le démantèlement du «Concordia» fait des remous - Libération http://www.liberation.fr/monde/2014/07/03/le-demantelement ...

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Le démantèlement du «Concordia» fait des remous

FILIPPO ORTONA 3 JUILLET 2014 À 13:36
FILIPPO ORTONA
3 JUILLET 2014 À 13:36

L'épave du Concordia le 26 février à Giglio. (Photo Alessandro Bianchi. Reuters)

RÉCIT Deux ans et demi après le naufrage, l'épave va être démantelée à Gênes. Le choix du port de Ligurie énerve les ONG écologistes et les métallurgistes de Toscane.

«Genova» : c’est par un SMS que le Premier ministre italien Matteo Renzi a communiqué à Andrea Burlando, président de la Ligurie, la décision du gouvernement d’héberger le démantèlement du Costa Concordia dans le port de Gênes, provoquant une dernière querelle autour du plus grand naufrage de ces dernières années. Le colosse de Costa Croisière, la plus grande flotte civile d’Europe, avait fait naufrage le 13 janvier 2012 au large de l’île du Giglio, en Toscane. En prenant l’initiative de dévier de la route ordinaire, Francesco Schettino, le capitaine du navire, avait provoqué l’échouement du navire contre des rochers. Sur les 4 229 passagers, 32 sont morts.

Sécurisée en septembre 2013, l’énorme épave est restée immobile, au large de l’île, en attendant son déplacement vers un site de démantèlement. Quel site? Plusieurs communes étaient en lice pour ce contrat de 100 millions d’euros avec à la clef des centaines d’emplois.

Civitavecchia (près de Rome) et Piombino (en Toscane) semblaient pouvoir remporter la mise, en raison des structures présentes et, surtout, de la faible distance qui les sépare du navire, à environ une journée de navigation. Finalement, ce sera Gênes. L’annonce a provoqué la rage des ouvriers de Piombino et soulevé les préoccupations des environnementalistes. «Le Costa Concordia n’est plus un bateau, c’est une énorme poubelle qui flotte», rappelle Vittorio Cogliati Dezza, président de Legambiente, l’une des plus importantes ONG italiennes pour la protection de l’environnement.

«ON SE SENT POIGNARDÉS DANS LE DOS»

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Le démantèlement du «Concordia» fait des remous - Libération

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«Il y a de gros doutes sur la résistance structurelle de l’épave», ajoute Alessandro Zani, de Greenpeace Italie. Selon lui, l’opération de démantèlement en elle-même présente des gros risques: «Il y a deux types de problèmes : les substances polluantes qui sont à l’intérieur du navire et qui peuvent contaminer les zones traversées par le Concordia, et les prévisions météo. On estime pouvoir faire confiance dans des prévisions à trois jours. Là, on part avec l’espoir que tout aille bien.»

Les associations et les spécialistes, dit-il, ont été tenues à l’écart. «On aurait préféré plus de transparence. On n’a pas pu comprendre sur quelles bases le gouvernement a pris cette décision, alors que Gênes est cinq à six fois plus loin que Piombino ou Civitavecchia. On a beaucoup de questions, mais pas de réponses.» Piombino, un des plus grands établissements sidérurgique et naval du pays, traverse une grave crise économique et sociale , avec plus de 3 500 employés au chômage. Cette situation a poussé les autorités locales et les syndicats à faire pression pour que le Concordia y soit emmené.

L’opération «aurait pu être une opportunité pour ce pôle asphyxié par le chômage», confirme Mirko Lani, délégué du syndicat des métallurgistes FIOM au sein de l’établissement. «On se sent poignardés dans le dos. L’épave est au Giglio, pas loin d’ici, et elle contient des substances nocives, des tonnes d’eaux noires [provenant des sanitaires du navire, ndlr], de batteries, d’acides, de matériaux en voie de détérioration… Le risque est élevé, avec six ou sept jours de navigation. Ils ont mis les intérêts avant le bien commun des citoyens.» Le gouvernement, accuse-t-il, «s’est rangé au choix la compagnie, Costa Crosière et de ceux qui ont bâti le navire et possèdent les chantiers de Gênes, Fincantieri. C’est tout un

système lié à la politique, et pendant ce temps, Piombino meurt». Ce qui reste du Concordia devrait être soulevé à partir de la mi-juillet, pour ensuite être remorqué en mer sur 280 km avant le 20 du mois. Il reste encore à installer deux caissons flottants sur les flancs du navire, sur les 30 jugés nécessaires par les ingénieurs qui ont conçu l’opération.

La remise à flot du Concordia en timelapse :

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Filippo ORTONA

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Les autres cas d'avions de ligne abattus en vol - Libération

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Les autres cas d'avions de ligne abattus en vol

MAXIME LEBUFNOIR ET FILIPPO ORTONA

18 JUILLET 2014 À 20:04

(MIS À JOUR : 21 JUILLET 2014 À 17:01)

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Un Boeing 747 identique à celui de la Korean Airline abattu par des chasseurs soviétiques pour avoir violé l'espace aérien de l'URSS en 1978. (Photo d'archive AFP.)

RETOUR SUR En quarante ans, au moins six vols commerciaux ont été victimes d'actes de guerre.

L’explosion en vol du MH17 de Malaysia Airlines, ciblé par des missiles d’origine encore inconnus près de Donetsk jeudi, dans l’est de l’Ukraine, a fait 298 morts de toutes origines – dont 193 Néerlandais. Depuis 1973, au moins six avions de ligne ont été abattus en vol par un missile.

UN BOEING LIBYEN ABATTU PAR ISRAËL

Le 21 février 1973, un Boeing 727 de la compagnie Libyan Arab Airline qui assurait la liaison entre Tripoli en Libye et Le Caire en Egypte est abattu par des avions de combat israéliens au-dessus du désert du Sinaï. 108 des 112 personnes à bord sont tuées. Le Boeing s’était égaré en raison de mauvaises conditions météo et de problème techniques sur un radar. Au lieu d’atterrir comme prévu au Caire, il s’est retrouvé au-dessus de la péninsule du Sinaï, alors occupée par Israël. Selon les autorités israéliennes, l’avion avait refusé d’atterrir. Les chasseurs de l’armée de l’air israélienne l’ont alors abattu en vol. Le ministre de la Défense israélien avait reconnu une «erreur de jugement» et Israël a payé des compensations aux familles des victimes.

Photo Eduard Marmet. Wikimedia Creative Commons

USTICA, LE MYSTÈRE ITALIEN

Le 27 juin 1980, le vol 870 de la compagnie italienne Itavia reliant Bologne à Palerme s’abîme dans la mer près de l’île d’Ustica, au nord de la Sicile. Le DC9 n’avait lancé aucun signal de détresse, et pourtant les autorités italiennes épousent immédiatement la thèse de l’accident : une déflagration de l’intérieur de l’avion, ou bien une «défaillance structurelle», aurait causé lae crash de l’appareil, en causant la mort de 81 personnes.

Longtemps gênée par les hautes figures de l’aéronautique (ce qui a été prouvé au tribunal en octobre 2013), l’enquête

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20/09/14 18:17

judiciaire n’a rendu son jugement qu’en 1999, soit dix-neuf ans après l’accident : un record, même pour la justice

Les autres cas d'avions de ligne abattus en vol - Libération

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italienne. Dans une sentence-ordonnance, les juges ont établi qu’il ne s’agissait pas d’une défaillance, mais bien de l’impact d’un missile, résultant d’une «opération militaire d’interception».

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«Il explose à 7 500 mètres sur la mer: 81 morts» La Stampa du 27 juin 1980 (Archivio Storico La Stampa)

En 2011, un nouveau jugement a condamné les ministères de la Défense et des Transports à verser plus de 100 millions d’euros de dédommagement aux victimes pour avoir failli dans la protection de ses concitoyens, et avoir brouillé les preuves. Selon cette dernière reconstruction judiciaire, qui confirme celles, nombreuses, menées par la presse, l’opération militaire avait été lancée par une nation de l’Otan (on parle de la France ou des Etats-Unis) contre un avion transportant Mouammar Kadhafi. L’avion du dictateur libyen traversait la trajectoire de l’appareil italien, ou même, selon certaines sources, se dissimulait dessous. Aucun coupable n’a pourtant été trouvé ou soupçonné, et le déroulement de la tragédie reste encore aujourd’hui incertain. Les débris de l’avion ont été récupérés et exposés au Musée de la mémoire de Bologne.

A FAIRE

Une visite virtuelle de l’exposition du DC9 d’Itavia

LE KAL007, DESCENDU PAR DES AVIONS DE CHASSE SOVIÉTIQUES

Le 1 er septembre 1983, le vol KAL007 de la Korean Air Lines quitte New York pour Séoul. Après avoir effectué une étape en Alaska, le Boeing 747 s’éloigne de sa trajectoire d’environ 300 km et se retrouve dans la zone de défense aérienne soviétique à l’ouest de l’URSS. L’armée soviétique réagit immédiatement : deux avions de chasse décollent, et peu après, deux missiles air-air russes frappent l’avion coréen. Celui-ci s’abîme près de l’île Moneron, en URSS, avec ses 269 passagers à bord.

A l’époque, l’absence de débris à la surface de la mer est frappante : quasiment aucun objet appartenant aux passagers n’est retrouvé. Et seuls dix corps seront trouvés. Le monde entier s’indigna contre la Russie. Pour Ronald Reagan c’était un «crime contre l’humanité qui ne doit jamais être oublié», pour les Soviétiques une violation de leur espace aérien.

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Les familles des victimes du Boeing 747 sud-coréen abattu par la chasse soviétique jettent des bouquets à la mer, le 4 septembre 1983. (Photo AFP)

Le Journal de 20 heures d’Antenne 2, le 1er septembre 1983. (Archives INA)

LE VOL D’IRAN AIR ABATTU PAR DES MISSILES AMÉRICAINS

Le 3 juillet 1988, cinq années après, c’est le vol 655 d’Iran Air qui est victime d’une catastrophe aérienne. Alors que la guerre entre l’Irak et l’Iran fait rage dans le Golfe persique, le croiseur américain USS Vincennes se bat contre les vedettes iraniennes. Le 3 juillet, un vol commercial assurant la liaison entre Téhéran et Dubaï survole la zone de guerre. La réponse militaire américaine est immédiate : l’A300 est abattu par des tirs de missiles. Les forces armées américaines reconnaîtront la méprise qui a coûté la vie à 290 personnes, dont 66 enfants.

L’extrait du journal d’Antenne 2 racontant la catastrophe. (Archives INA)

A cinq ans d’intervalle, Libé avait réalisé deux unes qui se répondaient, reprenant l’allusion au Dr Folamour :

L’hypothèse militaire n’est toujours pas écartée pour la disparition du vol de Malaysia Airlines en mars.

UN TUPOLEV DÉTRUIT PAR UN MISSILE UKRAINIEN

Le 4 octobre 2001, un Tupolev-154 de la compagnie russe Sibir, qui assurait la liaison Tel-Aviv-Novossibirsk en Sibérie

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20/09/14 18:17

occidentale, explose en plein vol au-dessus de la mer Noire, à moins de 300 km des côtes de Crimée, dans le sud de

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l’Ukraine. 78 personnes, en majorité des Israéliens d’origine russe, trouvent la mort. Une semaine plus tard, Kiev reconnaît que la catastrophe est due au tir accidentel d’un missile ukrainien.

Un tir de missile S-300 lors d'un exercice en Crimée le 4 octobre 2001, le jour
Un tir de
missile
S-300
lors d'un
exercice
en
Crimée
le 4
octobre
2001, le
jour du
drame.
(Photo

Reuters)

UN ILIOUCHINE VICTIME DE LA GUERRE CIVILE EN SOMALIE

Le 23 mars 2007, un Iliouchine appartenant à une compagnie aérienne biélorusse est abattu par une roquette peu après son décollage de la capitale somalienne Mogadiscio, alors en proie à la guerre civile. On dénombre 11 morts. Ironie de l’histoire, l’appareil transportait des ingénieurs et des techniciens biélorusses venus réparer un autre avion touché par un missile deux semaines plus tôt, un tir revendiqué par des islamistes somaliens.

Maxime LEBUFNOIR et Filippo ORTONA

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  • ASGARD 22 JUILLET 2014 À 5:27 Libé à oublié la Caravelle Nice-Ajaccio abattue en 1969 au large de l'ile du Levant par "nos" propres missiles !!

J'AIME

HUMM 22 JUILLET 2014 À 4:36

Il manque une caravelle descendue en méditerranée par nos propres missiles ...

J'AIME

AUDREYBLABLABLA 21 JUILLET 2014 À 23:41

ça fait mal de lire que beaucoup de ´personnes´ lancent des pics méchants, lâches et faciles aux autres lecteurs ou à Libé au lieu d´écrire des commentaires intéressants!

Il y a déjà assez de haine partout, non?

on peut pas mettre l´intelligence au service de l´intérêt général, pour changer de l´attaque par derrière?? Pourquoi tant d´agressions textuelles? Vous vous sentez vraiment mieux après avoir agressé les autres? C´est quoi votre problème? Vous vous croyez supérieurs?

1
1

J'AIME

GAZULE 20 JUILLET 2014 À 23:19

l'avion de ligne abattu en 2001 par les Ukrainiens? le pouvoir Ukrainien de l'epoque etait Koutchma dont Ianoukovitch etai tbeau frere et futur 1er ministre, autrement dit 100% infeodé à la Russie !

bref des pro-russe qui avait (déja) descendu un avion civil

Londres s'inquiète de la propagation du virus Ebola - Libération

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Londres s'inquiète de la propagation du virus Ebola

FILIPPO ORTONA 11 JUILLET 2014 À 07:16 (MIS À JOUR : 30 JUILLET 2014 À 12:50)
FILIPPO ORTONA
11 JUILLET 2014 À 07:16
(MIS À JOUR : 30 JUILLET 2014 À 12:50)

Londres s'inquiète de la propagation du virus Ebola

DÉCRYPTAGE Plus de 600 personnes sont mortes en cinq mois au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone, dont un médecin en première ligne dans la lutte contre l'épidémie.

L’épidémie de fièvre Ebola qui frappe depuis cinq mois la Guinée, Sierra Leone et le Liberia est d’une gravité sans précédent. Plus de 600 morts sont déjà imputables au virus.

Philip Hammond, ministre britannique des Affaires étrangères, s’est fait écho mercredi des préoccupations dans son pays. «Nous allons étudier les mesures que nous devons prendre au Royaume-Uni ou dans nos postes diplomatiques à l’étranger afin de faire face à l’épidémie d’Ebola», a-t-il déclaré à la chaîne anglaise SkyNews. Selon le Guardian, un homme qui rentrait du Bénin et du Nigeria a déjà été examiné à Birmingham pour une éventuelle contagion - le résultat s’est avéré négatif.

Selon une source de l’Union européenne à Bruxelles, citée par l’AFP, la probabilité que l’épidémie touche les Etats membres est «infime», tout comme les risques d’une propagation de la maladie sur le continent. «On ne peut écarter la possibilité qu’un cas parvienne en Europe, mais [on] a les moyens de dépister et contenir rapidement l’épidémie», a dit cette source.

Dans une interview publiée mercredi dans le quotidien belge Libre Belgique,un responsable de Médecins sans frontières, Bart Janssens, a exprimé la préoccupation de l’ONG face à l’aggravation de la situation: «Cette épidémie n’est absolument

pas sous contrôle, et la situation ne fait qu’empirer». Ajoutant: «Il y a un réel risque de voir des nouveaux pays

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touchés.»

20/09/14 18:18

Londres s'inquiète de la propagation du virus Ebola - Libération

UN MÉDECIN SPÉCIALISTE DE L’EBOLA MEURT LUI AUSSI

http://www.liberation.fr/monde/2014/07/11/le-virus-ebola-con ...

Autre nouvelle inquiétante : un des médecins symboles de la lutte contre l’épidémie, Sheik Umar Khan, est mort mardi suite à la contraction du virus. Agé de 39 ans, ce Sierra-Léonais avait été acclamé par le ministre de la Santé de son pays comme un «héros national», en raison de ses efforts contre la diffusion de la maladie. Il avait été diagnostiqué malade il y a une semaine. «C’est une perte irréparable pour la Sierra Leone, puisqu’il était le seul spécialiste des fièvres hémorragiques virales du pays», a déclaré Brima Kargbo, chef des services de santé, à l’agence Reuters. Des douzaines de travailleurs médicaux ont déjà perdu la vie en raison du virus. Deux humanitaires américains, dont un médecin travaillant pour l’ONG Samaritan’s Purse - ISM ont aussi été touchés et sont soignés à Monrovia.

Le Liberia a décidé dimanche de fermer la plupart de ses frontières, sauf les aéroports et les principaux points d’entrée du pays où des postes de contrôle sanitaire ont été installés. Cette mesure arrive après la mort le 25 juillet, à Lagos, au Nigeria, de Patrick Sawyer, consultant du Ministère des finances libérien. Ce cas d’Ebola fait craindre le risque d’une contagion dans une des villes les plus peuplées d’Afrique, avec 21 millions d’habitants. Deux jours après, pour la première fois, un cas a été avéré à Freetown, la capitale de la Sierra Leone.

TAUX DE MORTALITÉ ÉLEVÉ

Le virus à l’origine du syndrome a été diagnostiqué la première fois en 1976, lors de deux flambées simultanées à Nzara, en Soudan, et à Yambuku, en République démocratique du Congo (à l’époque le Zaïre). Ce dernier village se trouve près de la rivière éponyme Ebola. La dernière grande épidémie d’Ebola avait provoqué la mort de 187 personnes en RDC en 2007.

Le virus se transmet aux humains après un contact avec des animaux infectés, et se propage via le sang et les liquides physiologiques. Les premiers symptômes sont la fièvre, une faiblesse intense, des maux de tête et de gorge, suivis par des vomissements, des diarrhées, des insuffisances rénales et, dans certains cas, des hémorragies. Le taux de mortalité est très élevé, de 25% à 90% suivant les soins apportés aux malades, même s’il n’existe pas de remède connu.

Les hôtes naturels du virus pourraient être les chauves-souris. Leur chasse est particulièrement populaire dans la zone de Guéckédou, un village guinéen situé près des frontières du Liberia, de la Guinée et du Sierra Leone, identifié comme l’épicentre de l’épidémie.

Selon MSF, tous les pays de l’Afrique occidentale sont sujets au risque d’infection. Ebola étant une maladie extrêmement aiguë, les foyers d’infection sont virulents, mais le temps d’incubation de la maladie – de deux à vingt jours – est trop rapide et déstabilisant pour que le malade puisse couvrir une distance considérable, au moins de pouvoir disposer d’un moyen de transport collectif.

Londres s'inquiète de la propagation du virus Ebola - Libération UN MÉDECIN SPÉCIALISTE DE L’EBOLA MEURT

Filippo ORTONA

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Migrants piétinés et asphyxiés : «On a mis toute la nuit à sortir

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Migrants piétinés et asphyxiés : «On a mis toute la nuit à sortir les cadavres»

FILIPPO ORTONA 4 JUILLET 2014 À 20:47
FILIPPO ORTONA
4 JUILLET 2014 À 20:47

L'opération de sauvetage à Pozzallo le 1er juillet. (Photo Antonio Parrinello. Reuters)

INTERVIEW Pozzallo, petite ville de Sicile, fait face à un afflux de migrants et réfugiés arrivés de Libye. Certains meurent pendant la traversée. Le maire de la ville explique la situation.

Ce mardi, une nouvelle tragédie s'est déroulée à Pozzallo, petite ville du sud de la Sicile où débarquent régulièrement des bateaux de migrants et réfugiés. Quarante-cinq personnes qui cherchaient à gagner le continent sont mortes piétinées ou asphyxiées (l’autopsie est en cours) dans la soute d’un navire où avaient embarqué presque 600 migrants partis de Libye. Depuis octobre 2013, l’Italie a lancé l’opération Mare Nostrum de sauvetage et contrôle en mer, afin d’éviter des drames comme celui de Lampedusa.

Migrants piétinés et asphyxiés : «On a mis toute la nuit à sortir ... http://www.liberation.fr/monde/2014/07/04/migrants-pietines- ...

Luigi Ammatuna est le maire de Pozzallo. Elu en 2012 sur une liste réunissant des membres de la gauche et de la société civile, contre l’alliance du Parti démocrate et du Parti de la Liberté, les deux plus grands partis d’Italie, il explique comment la commune fait face à cet afflux de migrants.

Que s’est-il passé mardi?

Les secours nous ont alertés tout de suite. Sur le bateau, qui était encore en mer, il y avait une trentaine de cadavres [ils seront en réalité 45 à la fin du sauvetage, ndlr]. On a dû se préparer

pour les recevoir sur le débarcadère, avec les sacs pour les corps. La trappe par laquelle on accède à la soute était

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minuscule, 80 centimètres de côté, entourée de bordés trop épais. Il a fallu que les pompiers interviennent à la

20/09/14 18:17

Migrants piétinés et asphyxiés : «On a mis toute la nuit à sortir

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tronçonneuse.

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On a commencé vers 14h30, on n’a pu sortir le premier corps qu’à 19h15. Imaginez-vous la fatigue, sous le soleil, dans la chaleur. On a continué à sortir les cadavres jusqu’à 6 heures du matin, en travaillant toute la nuit. C’était insoutenable pour quiconque a une miette d’humanité, de sensibilité. La situation était effrayante : il y avait des excréments, des miasmes, les corps étaient en état de décomposition… Je suis resté du début à la fin, avec mon écharpe tricolore, en tant que maire, à travailler. J’ai estimé que c’était important d’y être, pour signifier que la ville est présente.

Etes-vous en état d’urgence?

L’urgence, c’est tous les jours. C’est devenu la norme. La fréquence [des débarquements, ndlr] est telle qu’on s’habitue. On est tout le temps au front, à accueillir ces personnes. Dans notre centre d’accueil et de secours médical, à côté du port, on peut héberger 180 personnes. Aujourd’hui, il y en a 397, mais en 2013 on en a eu plus de 700. On essaye simplement de faire marcher la machine, en dépit des difficultés et de l’épuisement.

Quand on a eu plus de 700 migrants dans le centre pendant deux mois et demi, j’ai fait savoir que je me sentais seul. Maintenant, ça va mieux. La préfecture de Ragusa [la grande ville la plus proche, ndlr] nous aide beaucoup, ainsi que la protection civile. Rome, Bruxelles… Ce sont eux que je sens loin.

Que pensez-vous du programme Mare Nostrum mis en place pour éviter les tragédies dans la Méditerranée et contrôler les flux de migrants ?

C’est une opération noble qui sauve beaucoup de vies. Mais cela doit continuer à terre, les institutions doivent nous donner les moyens d’héberger ces gens au mieux. Par exemple, on a un problème avec les mineurs: selon la loi, ils doivent être hébergés dans des structures séparées des adultes, qui soient reconnues officiellement par l’Etat. Mais les coûts de prise en charge doivent être couverts par la mairie. Or, on ne peut pas se permettre de payer cela. J’ai demandé au ministre Alfano [ministre de l’Intérieur, centre-droite, ndlr] de modifier cette loi. On verra. Entre-temps, heureusement, le diocèse de Noto [à 30 km de Pozzallo, ndlr] nous a confié des locaux pour les héberger.

Et en ce qui concerne la politique de l’Union européenne?

L’Europe tourne la tête de l’autre côté. Elle n’envoie aucun signal, rien du tout. Malte est à 90 kilomètres, mais depuis un an, dès qu’il y a un navire, les vedettes maltaises s’approchent seulement pour balancer des vivres, des gilets de sauvetage et c’est tout. Ils disent aux migrants d’aller à Pozzallo puisque eux ne feront rien. L’Europe ne peut pas continuer à faire comme si rien ne se passait.

Que deviennent les migrants une fois débarqués?

Lorsqu’ils arrivent, ils sont identifiés et soignés dans le centre de secours, puis ils sont répartis dans le pays. Depuis quelque temps, le ministère organise des vols charter pour le nord de l’Italie. La préfecture locale essaye de vider le centre régulièrement, pour pouvoir accueillir ceux qui suivront. Ici, les migrants sont libres. Des agents essayent d’organiser des activités dans le centre, des matchs de foot avec les jeunes du village, la projection des matches de la Coupe du monde… Ils peuvent se balader où ils veulent, mais normalement ils ne restent pas longtemps à Pozzallo. On n’a jamais eu de vrais problèmes, seulement quelques ennuis dans les périodes de surpeuplement.

Comment vos concitoyens vivent-ils cette situation?

Plutôt calmement. Le centre d’accueil est près du port, loin du village. Mes concitoyens ne s’aperçoivent des débarquements qu’à la télé. En général, ils sont très tolérants. Il y a quelques jours, j’étais en route pour le port. Je passe toujours par ce petit parc où il y a des bancs où les migrants aiment s’asseoir. Un vieil homme du village m’arrête en me disant: «Monsieur le maire, pourriez-vous ajouter des bancs, pour qu’il y ait de la place pour tous?» Ajouter, pas enlever, parce que les migrants aussi ont le droit de s’asseoir. Ça, c’est Pozzallo.

Vous attendiez-vous à ce genre de dicultés quand vous avez été élu maire?

Non. Mais quand je me couche, je sais que j’ai fait tout ce que je pouvais pour aider des gens qui fuient la famine, la guerre, la persécution. Je voudrais tout de même souligner que Pozzallo fait les frais de cette situation en termes d’image, pour le tourisme. On paie le fait qu’on est solidaire, qu’on essaie d’accueillir ces gens. Ce n’est pas juste.

Filippo ORTONA

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CHEM 6 JUILLET 2014 À 3:45

Les gens qui essayent de venir chez nous, le font souvent sur une espèce de conte de

20/09/14 18:17

Peur de l'avion ? Craignez plutôt le scooter - Libération

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Peur de l'avion ? Craignez plutôt le scooter

FILIPPO ORTONA 31 JUILLET 2014 À 11:45
FILIPPO ORTONA
31 JUILLET 2014 À 11:45

Peur de l'avion ? Craignez plutôt le scooter

INFOGRAPHIE Après l'écrasement du vol Air Algérie, du MH17 et du vol Transasia à Taiwan, faut-il encore se fier au transport aérien ? Si l'on en croit les chiffres, oui.

Les désastres aériens des dernières semaines (voir ici, ici et ici) ont légitimement soulevé la question de la sûreté du transport aérien. Certains aspects de l’évolution du moyen de transport aérien peuvent aider à trouver une réponse à cette question.

Les trois chiffres de cette infographie montrent la progression en volume du transport aérien depuis 1975, le risque relatif pour un passager d’un avion par rapport à d'autres moyens de transport courants et le nombre total des crashs d’avions dans le monde depuis 1975. Selon les chiffres fournis par la banque mondiale, la quantité de passagers transportés dans le monde par avion n’a cessé de croire depuis les années 1970.

Pourtant, comme le montrent les données du Bureau d’archives des accidents d’avions, fondé en 1990 à Genève pour recueillir toutes les données disponibles sur les crashs dans le monde, le nombre global des victimes par années n’a cessé de baisser. Sauf quelques pics, liés à des événements particuliers, comme le désastre de Yokota en 1985 ou celui de Saudi Arabia Airlines à New Delhi en 1996, la tendance semble cependant aller vers une baisse générale des incidents. Plus de passagers, moins de morts, proportionnellement.

Un troisième chiffre vient illustrer, cette fois, une probabilité : selon le rapport 2014 de l’Agence européenne des chemins de fer (European Railway Agency), la probabilité de mourir en avion par milliard de kilomètres parcourus est infiniment plus faible que celle encourue en voyageant en voiture, ou bien pire, à moto.

Filippo ORTONA

Quelle est la différence entre un Antonov-26 et un Boeing 77

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Quelle est la différence entre un Antonov-26 et un Boeing 777-200 ?

FILIPPO ORTONA 18 JUILLET 2014 À 17:57
FILIPPO ORTONA
18 JUILLET 2014 À 17:57

En haut, un Antonov 26 de l'aviation tchèque en train d'atterrir. En bas, un Boeing 777-200 (même modèle que celui tombé au sol à Donetsk) d'Egyptair en train de décoller. (José Luis Celada Euba et Caribb (via Flickr))

Un Boeing 777-200 de la Malaysia Airlines a été abattu par un missile d'origine encore indéterminée jeudi soir au-dessus de l'Ukraine, à 10 000 mètres d'altitude. Au même moment, le chef de la défense séparatiste prorusse en Ukraine, Igor Strelkov, se vantait d'avoir descendu un Antonov-26 dans cette même région.

Comme aucun AN-26 n'a été détruit en vol ce jour-là, la possibilité que les séparatistes prorusses aient confondu un avion de ligne civil avec un transport de troupes ukrainien est envisagée.

Selon un pilote de 777, «les deux avions n’ont pas du tout la même silhouette». Tout d'abord, les dimensions sont complètement différentes: le Boeing 777-200, d’après les données fournies par l’usine américaine, mesure 63,7 mètres en longueur, sa queue s'élève à 18,5 mètres de haut, et il affiche 60,9 mètres d'envergure. C'est un colosse taillé pour les longs-courriers, et le MH17 était peint aux couleurs de Malaysia Airlines, blanc avec une ligne rouge et une ligne bleue.

Au contraire, l’Antonov-26, dont le premier modèle a décollé en 1969 en URSS, est conçu comme «un avion de transport projeté pour transporter des cargos et véhicules à courte et moyenne distance», assure l’Agence européenne pour la sécurité des avions. Il ne mesure d'ailleurs que 23,8 mètres de long, 8,5 mètres de haut (à la queue) et ne fait que 29 mètres d'envergure.

Filippo ORTONA

Russie : l'un des fondateurs du groupe d'art Voïna arrêté à Ven

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Russie : l'un des fondateurs du groupe d'art Voïna arrêté à Venise

QUENTIN GIRARD ET FILIPPO ORTONA 29 JUILLET 2014 À 18:56 1 di 3
QUENTIN GIRARD ET FILIPPO ORTONA
29 JUILLET 2014 À 18:56
1 di 3

20/09/14 18:18

Russie : l'un des fondateurs du groupe d'art Voïna arrêté à Ven

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Oleg Vorotnikov. (Page Facebook de Voïna)

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INFO LIBÉ Oleg Vorotnikov, fondateur du mouvement artistique Voïna, dont sont issues les Pussy Riot, a été arrêté à Venise après une bagarre contre des anarchistes locaux.

Oleg Vorotnikov, 35 ans, a été arrêté lundi 27 juillet à Venise à la suite d'une violente bagarre dans un squat, selon nos informations.

L’activiste russe, fondateur de Voïna, un groupe artistique dont sont issues les Pussy Riot, est recherché depuis plusieurs mois par les autorités de son pays pour «insulte et violence contre des représentants de l’ordre». Ce n’est qu’une fois interpellé que la police de Venise a découvert son identité et qu’il est recherché par Interpol, à la demande de Moscou. Il risque, en cas d'extradition, plusieurs années de «colonie pénitentiaire», l'appellation moderne du goulag.

Après s’être caché en région parisienne, il résidait depuis quelque temps dans la Cité des Doges avec sa femme, Natalia Sokol, et son fils, dans un squat, Ex Ospizio di Santa Marta, tenu par des anarchistes locaux.

Jointe au téléphone par Libération, la police de Venise a bien confirmé l’arrestation. Selon elle, elle est intervenue à la suite d’appels des voisins. Le leader de Voïna et les occupants des lieux se seraient violemment affrontés, sans que l’on sache, pour le moment, l’origine exacte de cette bagarre. Selon l’inspecteur Gaetano, de la Digos, les services d’opération spéciale en charge du dossier, Oleg Vorotnikov était, à l’arrivée des forces de l’ordre, en possession d’une hache. Il aurait tenté d’abattre la porte du squat.

Sur leur Facebook, les activistes russes ont posé plusieurs photos d’Oleg Vorotnikov, ensanglanté. Ils expliquent qu’il a été agressé au départ par les anarchistes italiens.

Russie : l'un des fondateurs du groupe d'art Voïna arrêté à Ven ... Oleg Vorotnikov. (Page

«Une arrestation, qui plus est à l’étranger, se devrait au moins d’avoir un motif sérieux», dénoncent la féministe française Safia Lebdi et la Femen ukrainienne Oksana. Toutes deux proches d’Oleg Vorotnikov, elles appellent, dans un texte qui commence à circuler, à sa libération. Il «est, au pire, "coupable" de provocations politiques, comme ses amies des Pussy Riot, et ce dans un Etat où les droits de l’opposition sont aussi réduits que possible. La violence de la police, la partialité de la justice comme la barbarie du système concentrationnaire maintenu depuis Staline, interdisent d’extrader quiconque pour le livrer à Poutine», écrivent-elles.

Créé en 2007, le groupe d’art Voïna («guerre», en russe), s’est rendu célèbre en Russie pour ses actions protestataires, subversives et parfois obscènes. Le dessin à Saint-Pétersbourg d’un phallus d’une soixantaine de mètres sur un pont menant au FSB local leur avait notamment valu une notoriété internationale. Récompensé par plusieurs prix d’art contemporain, Voïna a également subi l’ire des autorités russes.

Avant de quitter le pays, Oleg Vorotnikov et un autre activiste ont déjà passé quatre mois en prison, en 2011.

Quentin GIRARD et Filippo ORTONA

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XYZ 30 JUILLET 2014 À 16:3

XYZ 30 JUILLET 2014 À 16:3

Un hooligan ?

 

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2 di 3

2 di 3

TUBE_CATHODIQUE 30 JUILLET 2014 À 6:59

20/09/14 18:18