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- Rédactrice : Anne Devailly - Illustrations : Aurel et Bertrand Lecointre - Mai 2008 - Ce document a été imprimé sur du papier

Direction de la communication du Département de l’Hérault – Conception et création :

Département de l’Hérault – Conception et création : Remerciements > Ce guide a été réalisé sur

Remerciements

> Ce guide a été réalisé sur la base des informations et idées fournies par le groupe de travail de la commission plénière "responsabilisation-sensibilisation"

Olivier Alexandre de la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de l’Hérault Daniel Bessat et Elise Besson du Syndicat Mixte Centre Hérault Michel Bozzarelli et Francis Pla du Syndicat Mixte Ouest Hérault André Demaison de la Communauté d’Agglomération de Montpellier Yves Cros et Olivier Fauzan du SMICTOM de Agde - Pézenas Rezki Kemmoun du SICTOM de la Haute Vallée de l’Orb Christophe Mateu de Plastic Omnium Hubert Pscherer de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie Denis Randon de Consommation Logement et Cadre de Vie Cathy Vignon de Languedoc-Roussillon Nature Environnement Sous la cordiale responsabilité de Monique Pétard, Vice-Présidente du Conseil général de l'Hérault, déléguée à l'environnement et à l'Agenda 21.

Département de l’Hérault 1000, rue d’Alco 34087 Montpellier Cedex 04

Département de l’Hérault 1000, rue d’Alco 34087 Montpellier Cedex 04

Tél. : 04 67 67 60 54 www.herault.fr

Tél. : 04 67 67 60 54 www.herault.fr
Cedex 04 Tél. : 04 67 67 60 54 www.herault.fr G é r e r nos

Gérer

nos déchets,

c’est possible !

recyclé avec des encres végétales.
recyclé avec des encres végétales.

ANDRÉ VEZINHET ET LES CONSEILLERS GÉNÉRAUX

e r nos déchets, c’est possible ! recyclé avec des encres végétales. ANDRÉ VEZINHET ET LES
e r nos déchets, c’est possible ! recyclé avec des encres végétales. ANDRÉ VEZINHET ET LES

Édito

Édito Un million d’Héraultais produisent dans notre département 830 000 tonnes de déchets par an. Ces
Édito Un million d’Héraultais produisent dans notre département 830 000 tonnes de déchets par an. Ces

Un million d’Héraultais produisent dans notre département 830 000 tonnes de déchets par an. Ces chiffres témoignent de l’accroissement de la population et de nos pratiques de consommation. Chacun sait ce que coûte l’élimination des déchets. Il connaît aussi l’opposition que soulève tout projet de traitement. Ces problèmes ne se régleront que lorsque chaque citoyen, parfaitement informé, sera persuadé que tout est mis en œuvre pour limiter les quantités de déchets à éliminer. La première étape est la connaissance des données du problème. Il est donc important de sensibiliser l’ensemble des Héraultais. Le présent guide explique la situation de l’Hérault, détaille le rôle de chacun pour limiter sa production de déchets. Il présente enfin les différentes techniques de traitement. Nous n’avons plus le choix : réduire notre production de déchets, améliorer nos performances de tri, renouveler nos capacités de traitement sont les objectifs que nous devons tous partager. J’ai fait le choix d’engager résolument le Département dans ce sens pour la préservation de notre cadre de vie.

Sommaire

1 Des déchets envahissants

1 • On en jette, des choses !

p.4

2 • La situation dans l’Hérault

p.4

3 • Une loi qui répartit les rôles

p.6

4 • Le plan départemental d’élimination des déchets

p.6

2 Ce que je peux faire

1 • J’achète différemment

p.8

2 • Je trie plus finement

p.10

3 • Je donne une seconde vie à mes déchets

p.12

4 • Je sais où jeter les déchets spéciaux

p.14

5 • Je prends ma part de ce qui reste

p.15

3 Les techniques de traitement

1 • Un secteur économique à part entière

p.16

2 • Les différentes filières de traitement

p.18

3 • Près de chez nous

p.20

4 • Recyclage et réemploi

p.22

4 Lexique

p.23

André Vezinhet Président du Conseil général de l'Hérault, Député

et réemploi p.22 4 Lexique p.23 André Vezinhet Président du Conseil général de l'Hérault, Député
et réemploi p.22 4 Lexique p.23 André Vezinhet Président du Conseil général de l'Hérault, Député
et réemploi p.22 4 Lexique p.23 André Vezinhet Président du Conseil général de l'Hérault, Député
et réemploi p.22 4 Lexique p.23 André Vezinhet Président du Conseil général de l'Hérault, Député

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[ DES DÉCHETS ENVAHISSANTS

1. ON EN JETTE, DES CHOSES !

Derrière le mot déchet…

Le trognon de pomme, la voiture en bout de course, ou le journal de la veille. Il est temps aujourd’hui d’apprendre à reconnaître les déchets, à les déposer au bon endroit afin que ceux qui peu- vent être valorisés le soient.

C’est pourquoi il est nécessaire d’agir pour limiter cette dégradation. Pour limiter l’impact sur l’environne- ment, il faut donc traiter ces déchets, mais ce traitement, quel qu’il soit, a un coût : le prix du service a été multiplié par deux en … 10 ans !!! Il est passé de 150 à 230 euros la tonne en moyenne, soit un coût global de 8 milliards d’euros au plan national.

2. LA SITUATION DANS L’HÉRAULT

Chaque Héraultais produit plus de

707 kilos

Les déchets ménagers et assi- milés ont doublé en France au cours des quarante der- nières années. La France produit à présent plus de 24 millions de tonnes par an.

> les ordures ménagères (produites par les ménages dans leur fonctionnement quotidien…),

> les encombrants ménagers (pro- duits par les ménages mais de façon plus aléatoire…),

> les déchets assimilés (produits par les commerces, les entreprises, les services et administrations, mais collectés par les services municipaux…),

de

des

> les

par les services municipaux…), de des > les de déchets ménagers et assimilés par an. Ce

de déchets ménagers et assimilés par an.

Ce qui représente déjà un total de

828 000 tonnes par an. Mais le département accueille 10 000 nouveaux habitants chaque année. En prenant en compte cette croissance démographique, le volume des déchets pourrait atteindre le million de tonnes en 2015. Le territoire héraultais présente de plus une caractéristique qui rend le pro- blème encore plus complexe : le tou- risme. Le département compte en effet un million de sédentaires, mais il accueille un peu plus de 800 000 tou- ristes chaque année. L’afflux de population touristique nécessite des solutions spécifiques dans certaines communes pour deux mois de l’année.

déchets

nettoyage

villes…

Les ordures s’accumulent

Comme hier, ces déchets dégradent aujourd’hui l’environnement, mais nous sommes maintenant conscients des nuisances et devons les limiter au maximum.

conscients des nuisances et devons les limiter au maximum. Loin de chez nous : Malgré les
conscients des nuisances et devons les limiter au maximum. Loin de chez nous : Malgré les

Loin de chez nous :

Malgré les solutions développées actuellement, le territoire de l’Hérault n’est pas en mesure de traiter l’en- semble de ses déchets. Une situation dans laquelle se trouve la moitié des départements français. Une partie de ces déchets est donc envoyée chez nos voisins, hors des limites de l'Hérault, dans des centres d’enfouissement techniques ou inciné- rateurs d’autres départements.

Des enjeux prioritaires

> la réduction de la production de déchets,

> la diminution des exportations des déchets hors département,

> ce qui passe par la création de nou- veaux sites de traitement dans l’Hérault.

de nou- veaux sites de traitement dans l’Hérault. Des kilomètres en trop La question du transport

Des kilomètres en trop

La question du transport est fondamentale dans le coût du traitement. Si une collectivité décide d'exporter ses déchets à une centaine de km, le prix du traitement devient alors accessoire par rapport au prix du transport. Aujourd’hui, un tiers du fret est consacré au transport des déchets. Or, le transport est le secteur où la quantité de CO2 et les émissions de gaz à effet de serre augmentent le plus.

DES DÉCHETS ENVAHISSANTS

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La plage, les touristes, les déchets… L’arrivée massive des touristes en été change évidemment beaucoup
La plage, les touristes, les déchets…
L’arrivée massive des touristes en été change évidemment beaucoup de choses. C’est parti-
culièrement vrai pour la collecte des déchets. Sur la ville d’Agde (Ville historique, les stations
du Cap d’Agde, du Grau d’Agde et de la Tamarissière), le tonnage de verre collecté passe de
160 tonnes en février à 600 tonnes en août (+275%), les emballages ménagers de 21 tonnes à
72 tonnes (+242%). Mais la palme revient au tonnage de déchets non-recyclables, dont le ton-
nage passe de 699 tonnes à 2905 (+316%). Cela représente, au plus fort de la fréquentation
estivale, une population de 100 000 habitants, contre 20 000 sédentaires en hiver. Pour faire
face à ces volumes, la collectivité doit doubler son effectif et son parc de véhicules en fai-
sant appel à du personnel saisonnier.

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3. UNE LOI QUI RÉPARTIT LES RÔLES

Que dit la loi ?

La loi de 1992 pose quatre grands principes :

> Prévenir ou réduire la production et la nocivité de nos déchets,

> Limiter leur transport en distance et en volume,

> Les valoriser au maximum par le recyclage, le compostage ou la production d’énergie,

> Assurer l’information du public.

Qui fait quoi ?

> Le Département, depuis la loi de décentralisation de 2004, a la res- ponsabilité du suivi du Plan dépar- temental (voir ci-dessous) et éven- tuellement de sa révision. Il joue un rôle d’animateur au sein de la commission, rassemblant tous les acteurs.

> Les communes, ou leur regroupe- ment, c’est-à-dire les Aggloméra- tions, les communautés de com- munes, ou des syndicats inter- communaux sont :

• chargés d’organiser la collecte et le traitement des déchets • responsables de la gestion des équipements et du choix des filières de traitement

• force de proposition, au même titre que les opérateurs privés, des sites d’implantation.

> L’Etat délivre les autorisations d’exploiter les installations après avoir pris l’avis des habitants et des collectivités, dans le cadre d’une enquête publique, et contrôle le fonctionnement des installations existantes.

4. LE PLAN DÉPARTEMENTAL D’ÉLIMINATION DES DÉCHETS

La loi instaure les plans départemen- taux d’élimination des déchets ména- gers et assimilés (PDEDMA). Chaque plan essaie d’évaluer les quantités de déchets à traiter sur dix ans, pour ensuite envisager les solutions :

quelles sont les unités de traitement existantes ? Sont-elles suffisantes ? Doit- on en créer de nouvelles ? De quel type ? Le plan va plus loin, en fixant égale- ment pour son territoire les objectifs de recyclage, de valorisation ou d’éli- mination. A partir de là, il définit les installations nécessaires pour attein- dre ces objectifs.

installations nécessaires pour attein- dre ces objectifs. Un premier plan, conduit par l’Etat, a été mis

Un premier plan, conduit par l’Etat, a été mis en place en 1996, révisé en 2002. Il fixe plusieurs grandes lignes qui s’imposent aux collectivités.

> un découpage du département en deux zones : Est et Ouest

> des choix de filières différentes.

• avec ou sans incinération

• des objectifs de valorisation diffé- rents

Dans tous les cas, le but est de pro- duire moins de déchets !

La commission de plan :

Pour suivre le Plan, une commission réunit les acteurs de la gestion des déchets. Elle comprend donc des élus, les ser- vices de l’Etat, des associations de protection de l’environnement et de consommateurs et des profession- nels. Son rôle est d’évaluer la mise en œuvre du plan et éventuellement de le réviser.

En 2005, le Département est devenu responsable de son animation.

le Département est devenu responsable de son animation. www.herault.pref.gouv.fr/grandsdossiers/dechets DES DÉCHETS

www.herault.pref.gouv.fr/grandsdossiers/dechets

est devenu responsable de son animation. www.herault.pref.gouv.fr/grandsdossiers/dechets DES DÉCHETS ENVAHISSANTS 7

DES DÉCHETS ENVAHISSANTS

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[ CE QUE JE PEUX FAIRE

L’effort de tous ! Il y a chaque année plus de déchets : nous en produisons plus et… nous sommes plus nombreux année après année ! Il n’y a donc pas le choix : la maîtrise des déchets concerne tout le monde, les politiques, les acteurs écono- miques mais également les citoyens. Or, si l’on regarde aujourd’hui dans nos poubelles, on estime que 50% des matériaux pour- raient être valorisés (verre, ferrailles, cartons, déchets verts, etc…). Aujourd’hui, un Français dépose dans ses poubelles en moyenne 360 kilos de déchets par an (415 dans l’Hérault), dont 70 sont valorisés. Ce qui laisse 290 kilos de déchets chaque année qui sont enfouis ou inci- nérés. Un des objectifs du Grenelle de l’environnement est de réduire la production de 5 kg/an/habitant sur 5 ans.

1. J’ACHÈTE DIFFÉREMMENT

L’augmentation des déchets n’est pas due uniquement à l’augmentation de population. Il y a aujourd’hui plus de ménages, et des ménages plus petits. Or, deux ménages de deux personnes consom- ment plus qu’un ménage de quatre ! En outre, les Français passent aujour- d’hui moins de temps à cuisiner à par- tir de produits frais. Place aux bar- quettes, aux légumes pré-emballés, aux plats cuisinés, à l'eau en bou- teilles. Dans d'autres secteurs que l'agroalimentaire, place également aux lingettes. Les fruits et produits frais préemballés ont progressé de 80% entre 1994 et 2000 !

préemballés ont progressé de 80% entre 1994 et 2000 ! Tous, nous pouvons faire quelques gestes
préemballés ont progressé de 80% entre 1994 et 2000 ! Tous, nous pouvons faire quelques gestes

Tous, nous pouvons faire quelques gestes simples pour limiter les déchets.

Choisir ses produits :

> Privilégier les produits comportant le moins d’emballage ou de surem- ballage :

• les produits en vrac ou à la découpe (viande, fromage, poisson) plutôt qu’en barquette (souvent en polysty- rène, non recyclable actuellement),

• les grands conditionnements plutôt que des sachets individuels,

> des produits fabriqués à partir de produits recyclés (c’est le cas par exemple des sacs poubelles, de cer- tains papiers ou vêtements), des pro- duits rechargeables (savon liquide, etc), ou des produits qui ont un emballage recyclable.

Aller faire les courses avec un sac

La suppression des sacs plastiques à la caisse des grandes surfaces rentre petit à petit dans les habitudes. Place aux sacs réutilisables, aux paniers en raphia ou aux caisses pliables, vite rangées dans les coffres des voitures. Un geste simple, important pour notre environnement.

CE QUE JE PEUX FAIRE

Quelques logos intéressants :

CE QUE JE PEUX FAIRE Quelques logos intéressants : Produit recyclable ou recyclé Point vert éco-emballage

Produit recyclable

ou recyclé

Point vert éco-emballage

Il signifie que le fabricant du produit

a payé pour chaque emballage,

une somme d’argent à Éco-embal- lage. Cet organisme aide ensuite les communes à développer le tri sélectif et la valorisation des déchets. (Attention ! Ne signifie pas que cet emballage est recyclable).

! Ne signifie pas que cet emballage est recyclable). Produit en aluminium : recyclable Produit réalisé

Produit en aluminium : recyclable

Produit réalisé à base de papier recyclé à 100%

Produit réalisé à base de papier recyclé à 100% Logo indiquant la matière du produit. S’il

Logo indiquant la matière du produit. S’il contient 1, 2 ou 3, c’est que le produit est composé de plastique recyclable.

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1 0 2. JETRIE PLUS FINEMENT Le tri des déchets ou tri sélectif permet de séparer

2. JETRIE PLUS FINEMENT

Le tri des déchets ou tri sélectif permet de séparer les déchets en fonction de leur composition. Il est effectué par les particuliers et les industriels, puis affiné dans des cen- tres spécialisés. Le tri permet notam- ment de séparer les déchets recycla- bles des autres déchets et d’orienter chaque type de déchet vers la valori- sation la mieux adaptée.

Je peux trier même si je suis en immeuble ! C’est toujours possible, même si les méthodes varient selon que l’on habite à la campagne ou en ville, que l’on possède une maison ou un apparte- ment, etc…

Je peux également aller à la déchette- rie, qui n'est pas ouverte 24h/24. Il en existe 90 dans le département. Vous en avez une à moins de 10 minutes de chez vous (ou 15km).

La collecte sélective des biodéchets en immeuble, c’est possible

On ne dispose évidemment pas de la même place ou des mêmes réflexes quand on habite une maison ou un immeuble. Et la collecte des déchets doit s’adapter à ces façons de vivre différentes. Le Syndicat Centre Hérault a pris les choses en amont et a réfléchi au problème au moment de mettre en place la collecte sélec- tive des biodéchets. Avec l’aide des gestionnaires d’immeubles, ils ont adapté les équipements : des bacs roulants si garage ou cour, des petits bacs pour les appartements et des bacs collec- tifs pour les grands immeubles, supérieurs à 25 logements. Chaque locataire a reçu dans son immeuble une communication adaptée portant les logos du gestionnaire et des collectivités. L’objectif est de respecter au maximum le principe de l’équipement en bacs indivi- duels qui responsabilise chaque foyer sur le tri de ses déchets.

maximum le principe de l’équipement en bacs indivi- duels qui responsabilise chaque foyer sur le tri

Renseignez-vous auprès de votre mairie.

de ses déchets. Renseignez-vous auprès de votre mairie. Zgrot Zgrot : ah bon ? Alors une
de ses déchets. Renseignez-vous auprès de votre mairie. Zgrot Zgrot : ah bon ? Alors une

Zgrot

Zgrot : ah bon ? Alors une décharge et une déchetterie, ce n’est pas la même chose ? Mais non ! Une déchetterie, c’est un endroit aménagé, ouvert aux particu- liers pour le dépôt de certains de leurs déchets lorsqu’ils sont triés. C’est fait justement pour qu’on arrête avec les décharges sauvages ! Une déchetterie accueille notamment les matériaux qui ne peuvent être collectés par le ramassage classique.

qui ne peuvent être collectés par le ramassage classique. Les équipements mis à la disposition des

Les équipements mis à la disposition des usagers

(variable d’une commune à l’autre)

A LA MAISON :

je ne mélange pas les déchets recyclables et les autres et j’utilise pour les différencier les moyens mis à dis- position par la collec- tivité (exemple : bacs de couleurs différen- ciées).

DANS MA COMMUNE, j’apporte au point de collecte

DANS MA COMMUNE OU UNE COMMUNE VOISINE, j’apporte à la déchetterie

RETOUR AU LIEU DE VENTE

j’apporte à la déchetterie RETOUR AU LIEU DE VENTE Bacs Composteur Sac orange > un bac

Bacs

j’apporte à la déchetterie RETOUR AU LIEU DE VENTE Bacs Composteur Sac orange > un bac
j’apporte à la déchetterie RETOUR AU LIEU DE VENTE Bacs Composteur Sac orange > un bac

Composteur Sac orange

RETOUR AU LIEU DE VENTE Bacs Composteur Sac orange > un bac spécifique pour les produits
RETOUR AU LIEU DE VENTE Bacs Composteur Sac orange > un bac spécifique pour les produits
RETOUR AU LIEU DE VENTE Bacs Composteur Sac orange > un bac spécifique pour les produits
RETOUR AU LIEU DE VENTE Bacs Composteur Sac orange > un bac spécifique pour les produits

> un bac spécifique pour les produits à recycler (plastique, boîtes de conserve, cartons, papiers/journaux)

> parfois un bac ou un sac spécifiques pour les biodéchets ou un composteur

> les déchets résiduels qui n’ont pu être déposés dans les bacs spécifiques.

> du verre (les bouteilles sans les bouchons !!!)

> du papier (sans les films plastiques et sans les car- tons)

> des emballages (métal, carton, plastique, mais qui ne sont ni gras ni sales)

> des déchets volumineux

> des déchets toxiques

> des déchets verts

> Quelques exemples :

piles, pneus, électromé- nager, informatique, …

CE QUE JE PEUX FAIRE

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3. JE DONNE UNE SECONDE VIE À MES DÉCHETS Je réemploie Picasso avait montré la

3. JE DONNE UNE SECONDE VIE À MES DÉCHETS

Je réemploie

Picasso avait montré la voie : plutôt que de jeter un vieux vélo rouillé, il en avait récupéré la selle et le guidon, qui… astucieusement assemblés, se transformaient en une élégante tête de taureau !

Depuis, les artistes qui ont choisi de travailler des matériaux usagés sont légions. Plus même, la récupération et le réemploi donnent lieu à de nom- breux ateliers artistiques dans les écoles : travail à partir de bouchons de liège, de capsules, de vieux papiers, etc…

" Avant le déchet "

(Le vin bourru, Jean-Claude Carrière, éd. Plon, collection Terre Humaine, 2000)

Jean-Claude Carrière est né en 1931 à Colombières. Il a raconté sa jeunesse dans un livre paru en

2000.

" Rien ne se jetait. Toute boîte de conserve vide s’emplissait de graines, ou de boutons, ou d’appâts pour la pêche. Les cartons d’emballage servaient à allumer le feu ou à protéger les jeunes pousses dans le jardin. Les bouteilles vides s’échangeaient à l’épicerie. ( …) Tout se gardait, tout pouvait servir. (…) L’idée même de jeter –mais jeter quoi ? et où ?- eût semblé absurde. (…) Tout au plus brûlait-on de temps à autre un vieil escabeau tout esquinté, une échelle aux barreaux pourris – mais toujours pour faire cuire quelque chose, ou pour se chauffer. Les vêtements de travail servaient jusqu’à l’extrême limite de la résistance du tissu (…) La matière plastique n’existait pas encore. Tout était, comme nous disons maintenant, biodégradable ; et d’abord nos excréments, matière relativement précieuse,

d’abord nos excréments, matière relativement précieuse, que nous allions déposer de préférence dans les vignes en

que nous allions déposer de préférence dans les vignes en les recouvrant de terre avec une petite pelle, ou avec nos mains. (…) L’idée d’un équipement renouvelable n’était pas encore apparue, du moins dans ces campagnes-là. Un homme achetait un costume pour son mariage et ce costume durait toute la vie. S’il grossissait, sa femme déplaçait les boutons".

S’il grossissait, sa femme déplaçait les boutons". Je fais mon compost Pour ceux qui ont la

Je fais mon compost

Pour ceux qui ont la chance d’avoir un jardin, il est simple d’utiliser un com- posteur individuel. Cet outil présente deux avantages : il permet de pro- duire un bon amendement organique pour la fertilisation de son jardin, et il offre une plus grande liberté de tri. Qui plus est, c’est un procédé simple qui permet de réduire le volume de déchets envoyés " ailleurs " sans que l’on se soucie de leur devenir.

ailleurs " sans que l’on se soucie de leur devenir. Les composteurs peuvent être en bois

Les composteurs peuvent être en bois ou en plastique recyclé. On peut se les procurer dans les jardineries, mais ils sont parfois donnés ou subventionnés par les collectivités. Renseignez-vous auprès de votre mairie. A titre indicatif, un composteur dans une jardinerie coûte entre 60 et 100 euros selon la capacité choisie (400 litres, 600 ou plus).

Le compost possible même en appartement !

Le compost possible même en appartement ! A Pézenas, on peut se munir d’un lombricomposteur dans

A Pézenas, on peut se munir d’un lombricomposteur dans sa cuisine même si on est en appartement. L’appareil se présente comme une grosse marmite à trois étages. On met ses biodéchets à l’étage supérieur,… qui seront ensuite " digérés " par les lombrics qui se trouvent à l’étage d’en-dessous. Quelques semaines plus tard, vous récupérez dans le tiroir du bas un compost qui peut aller enrichir vos plantes vertes !

semaines plus tard, vous récupérez dans le tiroir du bas un compost qui peut aller enrichir
récupérez dans le tiroir du bas un compost qui peut aller enrichir vos plantes vertes !
récupérez dans le tiroir du bas un compost qui peut aller enrichir vos plantes vertes !
4. JE SAIS OÙ JETER LES DÉCHETS SPÉCIAUX Les " déchets spéciaux " regroupent tous

4. JE SAIS OÙ JETER LES DÉCHETS SPÉCIAUX

Les " déchets spéciaux " regroupent tous les produits qui présentent de manière générale un danger pour la santé et l’environnement. De plus en plus, le tri s’affine et des filières se mettent en place par les producteurs ou les distributeurs.

> Les emballages de produits phytosanitaires chez les dis- tributeurs Les emballages de produits phytosanitaires chez les dis- tributeurs

> Les piles chez les revendeurs

> Les peintures, solvants, huiles : dans certaines déchetterie (se renseigner auprès de sa collectivité) Les peintures, solvants, huiles : dans certaines déchetterie (se renseigner auprès de sa collectivité)

> Les ampoules basse consom- mation et les tubes néons également en déchetterie Les ampoules basse consom- mation et les tubes néons également en déchetterie

> Les pneus chez les revendeurs

> Les batteries chez les reven- deurs ou dans les déchette- ries. Les batteries chez les reven- deurs ou dans les déchette- ries.>

Une fois collectés, les déchets recycla- bles sont acheminés vers des centres spécialisés où ils sont triés plus fine- ment, conditionnés puis acheminés vers des filières de recyclage (verre, papier, acier, …). Les autres déchets suivent des filières de valorisation ou d'élimination spécifiques.

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Les déchets de soin, une collecte spécifique

Les déchets de soin, une collecte spécifique Certains déchets n’ont pas leur place dans les poubelles

Certains déchets n’ont pas leur place dans les poubelles des déchets ména- gers… à condition qu’une autre solution existe. Jusqu’à l’an dernier, aucune solution n’était proposée aux diabétiques qui utilisent pourtant des seringues à leur domicile. Celles-ci finissaient bien sou- vent dans les poubelles, avec parfois des conséquences, comme ces trieurs qui se sont piqués avec les seringues qui transperçaient les sacs poubelle. Pour trouver une solution, les diabétiques de l’Hérault, le Département, le pays de Lunel et les pharmaciens ont pris contact avec une société spécialisée dans ce type de déchets. Désormais, le patient peut stocker ses déchets de soin dans une boîte conçue pour cela, puis les apporter tous les trois mois à son phar- macien, qui les confiera au collecteur. La société emporte ces déchets dans un incinérateur agréé. Lors de la première collecte à l’automne 2007, quelque soixante kilos de déchets ont pu être collectés.

agréé. Lors de la première collecte à l’automne 2007, quelque soixante kilos de déchets ont pu
agréé. Lors de la première collecte à l’automne 2007, quelque soixante kilos de déchets ont pu

Zgrot

Je suis un artiste ! Et quand j’ai fini mon tableau, je jette le white spirit dans l’évier !

Eh bien non !

je jette le white spirit dans l’évier ! Eh bien non ! Le white spirit, comme

Le white spirit, comme d’autres pro- duits ménagers, est un déchet dange- reux. Certains sont corrosifs, d’autres inflammables,d’autres encore peuvent empoisonner l’eau. En les jetant dans l’évier, vous compliquez la tache des stations d’épuration. Faites l’effort de les emporter en déchetterie : ils seront alors dirigés dans un site adapté pour être détruits.

5. JE PRENDS MA PART DE CE QUI RESTE

C’est en effectuant tous ces gestes que l’on contribue à maîtriser ses déchets. Mais maîtrise ne signifie pas disparition. Le problème de leur ges- tion finale demeure. Il restera toujours des déchets à traiter et à stocker. Quelles que soient les solutions retenues, les déchets entrent dans une filière de traitement, et les différents maillons de cette filière (usine de retraitement, centre de stockage) doivent bien être implantés quelque part. Pour des raisons citoyennes et envi- ronnementales, il est évidemment plus logique de traiter ces déchets près de leur lieu de production : les habitants gèrent ainsi l’ensemble du problème, et les transports de déchets sont limités. Economiquement, c’est également la meilleure solution : une tonne traitée sur place revient moins cher qu’une tonne exportée (à traitement identique).

Parfois, les habitants n’ont pas vu leur cadre de vie bouleversé quand leur commune a intégré une partie du traitement. Ils n’ont pas cédé à ce que les Anglosaxons appellent le phénomène " NIMBY ", not in my backyard : pas dans mon jardin ! Trop d’habitants sont tentés par cette solution de facilité qui vise à toujours trouver un site plus adapté chez le voisin.

à toujours trouver un site plus adapté chez le voisin. Incinérateur de Bessières L’importance de la

Incinérateur de Bessières L’importance de la concertation

A quelques 30 km de la place du Capitole de

Toulouse se trouve la petite commune de Bessières, qui accueille l’incinérateur traitant les déchets de 360 000 habitants répartis sur 160 communes, soit… quelques 170 000 tonnes par an. M. Resseyguier, le maire de Bessières, se rappelle parfaitement les différentes étapes de ce projet :

" Nous sommes en 1995 et le contexte n’est pas le même qu’aujourd’hui. Le projet a évide- ment provoqué une levée de boucliers des associations et des habitants, mais pour des

motifs qui n’existent plus aujourd’hui : à l’époque,

la loi n’imposait pas aux industriels responsables

d’incinérateurs de traiter les dioxines et les furanes. Le combat des associations a princi- palement porté là-dessus. Finalement, elles ont eu gain de cause. L’incinérateur de Bessières sera même le premier en France à prendre en compte le traitement des dioxines et furanes dès sa conception. Mieux encore, c’est la première fois en France qu’un industriel et une association signaient une charte sur le sujet. L’usine fonctionne à partir de 2001. En tant que maire, j’exige alors une concertation poussée. Une CLIS par an me semble totalement insuffi- sante. Nous tombons d’accord avec l’indus- triel sur une réunion par mois en mairie, avec les associations, les communes prises en compte dans le périmètre de l’enquête publique, et l’industriel. L’échange porte sur le suivi des deux fours et des rejets dans l’atmo- sphère et dans le Tarn. Depuis que cela fonc- tionne, nous avons observé quelques inci- dents de rejet, à chaque fois identifiés et ana- lysés. Par ailleurs, on a mis en place un numéro indigo que la population peut utiliser jour et nuit si elle soupçonne un problème. Enfin, j’ai obtenu que les élus puissent entrer sur le site à n’importe quelle heure, et sans se faire annoncer ".

j’ai obtenu que les élus puissent entrer sur le site à n’importe quelle heure, et sans

CE QUE JE PEUX FAIRE 15

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[ LESTECHNIQUES DETRAITEMENT

1. UN SECTEUR ÉCONOMIQUE À PART ENTIÈRE

Le secteur des déchets est devenu une véritable filière économique, qui emploie en France 82 000 personnes (source : Institut Français de l'Environ- nement, 2005). Le tri a donc également des effets éco- nomiques non négligeables : 100 000 habitants trieurs créent trente emplois directs.

: 100 000 habitants trieurs créent trente emplois directs. Profession : ripeur Christophe Jambaqué est ripeur

Profession : ripeur

Christophe Jambaqué est ripeur pour la communauté de communes Lirou-Canal du Midi. Le ripeur, c’est celui qui est debout à l’arrière de la benne et qui vide les poubelles dans le camion. Dans cette communauté de com- munes, la collecte concerne huit villages représentant 10 000 habitants. " Ce sont des villas en lotissement, équipées de containers individuels, explique Christophe Jambaqué, et des cœurs de village qui ont des containers collectifs ". La collecte se fait en deux temps : une pre- mière équipe (un chauffeur et deux ripeurs) travaille de 5 heures du matin à midi : " elle s’occupe des cœurs de village, car notre passage dérange moins le matin". Une deuxième équipe prend la relève avec le même camion de midi à 19 heures. " On fait alors plutôt les lotissements, mais en chan-

geant de parcours tous les jours, car nous ne ramassons les containers individuels que deux fois par semaine ". En fin de jour- née, le chauffeur vide sa benne à l’UVOM de Béziers ou à Sérignan. Au total, le camion parcourt 120 km, un peu plus le lundi : " comme nous ne passons pas le week-end, les poubelles sont plus impor- tantes le lundi". Depuis cinq ans, Christophe Jambaqué a pu analyser ce qu’il voit tomber dans la benne : " On ne devrait ramasser que les ordures ménagères. Or, à mon avis, on trouve trop de choses qui devraient être ailleurs : en déchetterie, dans les composteurs, dans les containers papiers ou verre, etc. Il faut encore sensibiliser les gens car ils ne jouent pas tous le jeu ".

dans les containers papiers ou verre, etc. Il faut encore sensibiliser les gens car ils ne
dans les containers papiers ou verre, etc. Il faut encore sensibiliser les gens car ils ne
les gens car ils ne jouent pas tous le jeu ". Geneviève, agent de tri à

Geneviève, agent de tri à Pézenas

Une autre équipe

Une autre équipe

" Je fais partie d’une équipe d’une dizaine de personnes qui travaillent de 6 heures à

13 heures tous les jours.

prend le relais l’après-midi. Nous trions les matériaux qui arrivent sur un tapis roulant. Ces matériaux proviennent des poubelles jaunes installées chez les particuliers. Les gens sont censés y mettre le carton, le papier, les briques alimentaires, l’aluminium et l’acier. Un camion ramasse tout cela et l’apporte au centre de tri. Les matériaux pas- sent alors sur le tapis roulant, et nous trions manuellement, matériau par matériau. En fait, il y a encore beaucoup d’erreurs. On trouve des sachets en plastique, des vête- ments, des déchets alimentaires. Et l’été, le tri dans les foyers est encore moins bien fait. Une fois écarté ce qui n’est pas recyclable, les différents matériaux séparés sont pres- sés et conditionnés en balles pour être expé- diés dans des usines de recyclage. C’est un travail parfois fatigant, mais on se sent utile. Grâce à ce tri, on préserve notre cadre de vie et, plus fondamentalement, la planète ".

Comment calculer la facture ?

Deux systèmes existent :

la redevance d’enlèvement des ordures ménagères, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. La taxe est basée sur le foncier bâti. Elle est indépendante de la production de déchets. Dans l’Hérault aujourd’hui, 95% de la population paie le service sous cette forme. La redevance a l’avan- tage de lier le prix du service à la quantité de déchets produits. Mais le système se heurte à une difficulté :

mesurer la quantité de déchets. Dans certains systèmes, on comptabilise le nombre de sorties de bacs par mois ; dans d’autres, on pèse les poubelles. La redevance est donc un système plus complexe, mais qui essaie de responsabiliser les gens.

plus complexe, mais qui essaie de responsabiliser les gens. Zgrot "je demande l'exonération de la taxe

Zgrot

"je demande l'exonération de la taxe des ordures ménagères puisque je brûle mes déchets dans mon jardin!" Allons, allons, Zgrot, on ne peut pas faire n’importe quoi :

brûler des ordures dégage des gaz parfois toxiques et doit donc être fait dans des installations agréées pour cela. Il est donc formellement interdit de brûler ses ordures dans son jardin. Quant aux déchets verts, mieux vaut se renseigner également : pour éviter les incendies, cette pratique n’est autorisée que certains jours. Renseigne-toi dans ta mairie.

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18 2. LES DIFFÉRENTES FILIÈRES DETRAITEMENT Différentes solutions existent pour traiter les déchets, mais toutes

2. LES DIFFÉRENTES FILIÈRES DETRAITEMENT

Différentes solutions existent pour traiter les déchets, mais toutes partent aujourd’hui du même principe : il faut au préalable trier les déchets pour recycler ou réemployer au maximum ce qui peut l’être :

le verre, le métal, le carton, les plastiques. Cette valorisation matière par matière va chaque année un peu plus loin. Ce n’est qu’ensuite que les différentes filières prennent le relais, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients.

relais, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. INCINERATION Ce procédé vise à détruire les déchets

INCINERATION

Ce procédé vise à détruire les déchets par la combustion. Même si elle produit de l’énergie, l’incinération a pour effet de rejeter des gaz et produit des résidus toxiques, les cendres (moins de 5% en poids de ce qui a été brûlé), qu’il faut ensuite enfouir. Elle ne représente que 15% dans l’Hérault contre 45% en moyenne nationale.

> Type de déchets : tous peuvent être incinérés.

> Type de déchets : tous peuvent être incinérés. > Le plus : emprise foncière limitée,

> Le plus : emprise foncière limitée, ce qui en fait un système adapté aux grandes concentrations de population. Valorisation énergétique.

> Le moins : fortes contraintes réglementaires et techniques pour limiter les impacts sur l'environ- nement.

COMPOSTAGE

Ce procédé vise à dégrader la matière organique en milieu aéré. Le compostage peut permettre de valoriser 50 à 80 kilos de déchets par an et par habitant

> Type de déchets : biodéchets, déchets verts

> Le plus : retour à la terre. Amélioration des sols. Procédé qui peut être facile à mettre en œuvre. Réduit la part des déchets à incinérer et à stocker.

> Le moins : ne revalorise qu’une partie des déchets. Nécessite des techniques complémentaires.

METHANISATION

Ce procédé vise à dégrader la matière organique en espace confiné. Le système admet la plupart des déchets organiques et a l’avantage de produire deux sous-produits valorisables :

du biogaz composé à 60% de méthane, valorisé ensuite sous forme de chaleur ou d'électricité ; et du compost.

> Type de déchets : la plupart des déchets organiques

> Le plus : production de biogaz et de compost ; réduit la part des déchets à incinérer ou à stocker

> Le moins : ne revalorise que les déchets fermentes- cibles. Système peu adapté à des zones rurales peu peuplées.

MALGRÉ TOUT, LES DÉCHETS DES DÉCHETS

Quelle que soit la solution retenue, il reste toujours en fin de filière de la matière non valorisable à traiter : les déchets ultimes. Ces déchets, que l’on tend chaque année à réduire au maxi- mum, sont enfouis. L’enfouissement

Plus on trie, plus on valorise, et

dans un centre de stockage est soumis à quatre contraintes fortes :

- un site approprié doté d’une sécurité géologique naturelle,

- des équipements (argile, matériel syn- thétique) pour obtenir une étanchéité totale,

- la récupération et le traitement des liquides pollués,

- la mise en place d’un réseau de cap- tage de biogaz pour pouvoir à la fois le traiter et le valoriser.

moins on a de déchets à enfouir.

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20 3. PRÈS DE CHEZ NOUS… Aspiran : quand 60 000 habitants produisent du compost La

3. PRÈS DE CHEZ NOUS…

Aspiran : quand 60 000 habitants produisent du compost

La plateforme de compostage du Syndicat Centre Hérault fonctionne depuis 2003. Elle valorise les déchets fermentescibles produits par les 60 000 habitants du territoire. Deux catégories de déchets sont admises : les biodéchets (épluchures, restes de repas, essuie-tout, marc de café, petits déchets verts, …) collectés à la source et les déchets verts déposés en déchetterie. Ils sont transformés en compost de qualité selon un processus rigoureux (aération forcée, suivi de température, …) qui permet de maîtriser le phénomène naturel de décomposition. Un comité de concertation locale comprenant notamment des représentants des futurs utilisateurs a suivi les différentes phases du projet. Cet amendement, riche en humus et en éléments nutritifs pour les plantes, est très utile pour restaurer la fertilité des sols de notre région. Depuis 2006, il est cer- tifié " utilisable en agriculture biologique ". Chaque année, les 1500 tonnes produites par Aspiran sont entièrement vendues localement aux professionnels et aux particuliers. Les habitants récupèrent ainsi un compost de qualité issu des biodéchets qu’ils ont eux-mêmes triés. L’utilisation du compost sur le territoire est un bon exemple de développement durable local.

 

Le site d’Entraigues : tri, stockage, compostage

A

Entraigues, près d’Avignon, Sita Sud possède et gère un pôle mul-

tifilières de traitement des déchets comportant plusieurs fonctions :

le

site accueille un centre de tri pour les déchets industriels banals,

une plateforme de compostage pour les déchets verts et un bâtiment de compostage pour les boues de station d’épuration. “ Ce site est dédié aux besoins du département du Vaucluse et notamment de l’agglomération d’Avignon ainsi que des communes voisines ”, explique Jérôme Martin, responsable du développement au sein de Sita Sud. Les installations emploient 32 personnes et trai- tent 120 000 tonnes par an. Elles sont situées à l’écart des villages, au cœur d’une zone industrielle. Six ans après sa création, le site d’Entraigues est intégré dans le tissu économique local et la zone

L’unité de méthanisation de Montpellier

industrielle se développe de façon harmonieuse et compte désormais plusieurs centaines d’emplois.

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a choisi en 2002 de traiter ses déchets ménagers par méthanisation. Ce procédé est déjà utilisé par une centaine de villes en Europe et devient en France une alternative à l’incinération. L’unité de Montpellier va traiter 203 000 tonnes par an : 170 000 tonnes de déchets résiduels et 33 000 tonnes de bio déchets (déchets de cuisine). La méthanisation est un procédé biologique de dégradation de la matière organique par des micro-organismes qui se déroule en absence d’oxygène dans des " digesteurs " fermés. La matière est transformée en biogaz, majoritairement composé de méthane qui peut être converti en chaleur et en électricité. L’installation ne produit aucune dispersion d’odeurs et le site a été choisi pour limiter l’impact des transports Les sous-produits de la méthanisation seront compostés. Les refus légers seront incinérés, les refus lourds enfouis en CSDU.

et

non fermentescibles.

(Une visite mensuelle du site est organisée pour toutes les personnes intéressées.)

Espira de l’Agly, dans les Pyrénées-Orientales : une ancienne carrière recyclée

Dans les Pyrénées-Orientales, les encombrants terminent leur parcours dans le centre de stockage de déchets ultimes d’Espira de l’Agly. Le site, implanté sur une ancienne carrière, est exploité par Veolia Propreté et peut recevoir 130 000 tonnes par an. Le projet n’a pas suscité d’opposition notoire. " L’enquête publique s’est plutôt bien passée, explique pour Veolia Propreté Alain Rogari, car notre projet représentait une solution concertée conforme au plan départemental et permettait en outre la fermeture de décharges qui posaient problème. La popu- lation a bien compris la différence entre une décharge non maîtrisée et un CSDU sous contrôle. " Le centre traite les encombrants ainsi que les déchets ultimes des ménages et des entreprises, secs

L’exploitation se fait par casiers étanches et drainés hydrauliquement indépendants ; les effluents sont suivis par des instruments de mesures avant d’être captés et traités. Une zone de réception " Grand Vent " permet de garantir la disponibilité du site dans des conditions météorologiques extrêmes.

En conclusion, à chacun de

se retrousser les manches !

météorologiques extrêmes. En conclusion, à chacun de se retrousser les manches ! LESTECHNIQUES DETRAITEMENT 21
météorologiques extrêmes. En conclusion, à chacun de se retrousser les manches ! LESTECHNIQUES DETRAITEMENT 21

LESTECHNIQUES DETRAITEMENT

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4. RECYCLAGE ET RÉEMPLOI Le recyclage de ce qui a été trié, matière par matière,

4. RECYCLAGE ET RÉEMPLOI

Le recyclage de ce qui a été trié, matière par matière, permet des éco- nomies.

Un point sur les emballages :

> Quand on recycle une tonne de vieux cartons, on obtient une tonne de cartons neufs. Si on n’avait pas recyclé les vieux cartons, il aurait fallu 2,5 tonnes de bois (soit une vingtaine d’arbres) pour fabriquer la même quantité de cartons neufs, avec un procédé qui consomme 100 fois plus d’eau et trois fois plus d’énergie (donc beau- coup plus polluant)…

> De même, une tonne de verre fabriqué à partir de verre recyclé permet d’économiser 665 kg de sables et 25% d’énergie.

permet d’économiser 665 kg de sables et 25% d’énergie. Version Emmaüs Le concept d’Emmaüs s’est

Version Emmaüs

Le concept d’Emmaüs s’est généralisé aux ressourceries qui s’implantent progressive- ment en région. Le recycleries ou ressource- ries partent d’un constat : beaucoup de choses sont jetées, alors qu’elles pourraient encore servir, moyennant une petite remise à neuf. En pratiquant ce travail, ces struc- tures remplissent trois objectifs : environne- mental, en limitant ce qui est jeté, écono- mique, en donnant du travail à des per- sonnes (Emmaüs fait vivre une soixantaine de compagnons à Montpellier), et social, en remettant sur le marché des choses peu oné- reuses permettant à certains de s’équiper cor- rectement. Un concept qui séduit aujourd’hui tous les publics.

oné- reuses permettant à certains de s’équiper cor- rectement. Un concept qui séduit aujourd’hui tous les

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> Une tonne de papier fabriqué à partir de papier recyclé permet d’économiser 4 m 3 de bois, 298 m 3 d’eau et 4800 kW/h d’électricité.

> Une tonne de métal fabriqué à partir de métal recyclé permet d’économiser une tonne de minerai et 50% d’énergie.

> Trois bouteilles en plastique : une écharpe polaire. 27 bouteilles en plastique : une veste polaire. Une tonne de plastique fabriqué à partir de plastique recyclé permet d’éviter l’extraction et le transport de 800 kg de pétrole.

l’extraction et le transport de 800 kg de pétrole. Dans les bureaux aussi, … Au quotidien,

Dans les bureaux aussi, …

Au quotidien, chacun remplit des poubelles chez lui… mais également au bureau ! Une société coopérative, la Feuille d’Erable, y a réfléchi et propose aux entreprises de passer dans leurs locaux. " Nous avons commencé par collecter les cartons et plastiques dans des sites commerciaux ou industriels ", explique Jean-Pierre Guilbert qui gère la société dans le Centre Hérault. La Feuille d’Erable collecte ainsi 20 à 25 tonnes de carton par mois. Et puis, à la demande de l’Agglomération de Montpellier, elle a proposé ses services aux administrations, et, devant le succès, à des sociétés privées : " Nous en sommes à 15 tonnes de papiers de bureau ramassés chaque mois dans l’Agglomération. Pour cela, nous avons distribué 8000 corbeilles ! " De quoi faire vivre huit salariés, tout en amenant une plus-value sociale, environnementale et économique. Plastiques, cartons et papiers partent ensuite dans des filières de recyclage.

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[ LEXIQUE

ensuite dans des filières de recyclage. 4 [ LEXIQUE CET/CSDU/CSDND/ISDND : Ces sigles, qui ont beaucoup

CET/CSDU/CSDND/ISDND : Ces sigles, qui ont beaucoup changé ces dernières années, désignent une même chose : le centre d’enfouissement technique est devenu le centre de stockage des déchets ultimes pour s’appeler maintenant Installation de stockage des déchets non dangereux. Il s’agit des sites d’enfouissement des déchets qui restent, à la fin de la filière de traitement, quelle que soit celle-ci.

Décharge : site où l’on déposait tout type de déchets. Interdit depuis 2002.

Déchetterie : c’est un espace clos et gardienné où les particuliers peuvent déposer certains de leurs déchets lorsqu’ils ont été triés. La déchetterie prend en particulier tout ce qui ne peut être collecté par le ramassage traditionnel des ordures ménagères. Cela va des encombrants (vieux meubles, etc…) aux déchets verts, en passant par les déchets lourds (déchets de démolition, gravats) et certains déchets délicats :

batteries, solvants, produits phytosanitaires, etc. Dans la mesure du possible, les déchets seront ensuite emportés vers des filières de valorisation.

Déchets encombrants : il s’agit de déchets non organiques (qui ne fermentent pas) produits par les ménages et trop volumineux pour être pris en charge par le ramassage traditionnel des ordures ménagères. Il peut s’agir de choses très variées :

meubles, matelas, déchets métalliques (vélos rouillés, etc), plaque de polystyrène, etc. Tous ces déchets doivent être apportés dans une déchetterie ou, si ce n’est pas possible, faire l'objet d'une demande d'enlèvement auprès de votre mairie, par une entreprise ou une association spécialisée.

Déchets ménagers spéciaux : cette catégorie inclut des produits pouvant être explosifs (aérosols), corrosifs (acides), nocifs (produits phytosanitaires), irritants ou inflammables. Bref, tout produit présentant un danger potentiel pour la santé ou l’environnement. Tous ces produits doivent être apportés en déchetterie ou, pour

certaines filières existantes, sur les points de vente (les piles, les huiles usagées). Ces déchets sont dits spéciaux car ils nécessitent un traitement adapté : ils seront dirigés vers des filières spécifiques pour être valorisés ou éliminés dans des centres de traitement autorisés.

Déchets ultimes : déchets non revalorisables dans les conditions techniques et économiques du moment.

Déchets organiques ou biodéchets : déchets alimentaires biologiquement dégradables et déchets de jardin (autrement appelés « déchets verts »).

Dépôt sauvage : dépôt non autorisé. Couteux pour les collectivités et désastreux pour l’environnement.

Lixiviats : Lors de leur stockage et sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle, les déchets produisent un jus, qui peut être chargé de polluants organiques, minéraux et métalliques. Ce jus, ou lixiviat, ne peut être rejeté directement dans le milieu naturel et doit être soigneusement collecté et traité.

Recyclage : technique permettant de récupérer les déchets pour en faire de nouveaux produits, après passage par un process industriel.

Réemploi : technique permettant de réutiliser le produit dans son utilisation de base, après avoir réalisé les réparations nécessaires.

Torchère : installation de brûlage, à l’atmosphère, de sous-produits gazeux. On trouve des torchères sur les plate-formes pétrolières mais également dans les sites traitant des déchets, pour le captage et la destruction du biogaz, plus généralement, des gaz issus de la méthanisation de centre d'enfouissement, station d'épuration ou autres procédés industriels.

Valorisation : transformation de déchets en un sous-produit réutilisable. Plusieurs modes possibles : méthanisation, incinération, recyclage, compostage.

en un sous-produit réutilisable. Plusieurs modes possibles : méthanisation, incinération, recyclage, compostage. 23

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