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La nouvelle économie keynésienne (NEK

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Introduction : Les nouveaux keynésiens sont un groupe de personne très hétérogène (Mankiw, Blanchard…) donc très difficile à cerner. Le label nouveau keynésien regroupe les économistes qui dans les années 80 ont répondu à la critique de la nouvelle économie classique vis-à-vis des keynésiens de la synthèse. La nouvelle économie keynésienne s’efforce de trouver une explication théorique à l’ajustement visqueux des salaires et des prix. La nouvelle économie keynésienne se caractérise par la multiplicité des approches. Certains considèrent comme Blanchard ou Rotemberg que l’objectif de l’économie keynésienne est de montrer que les accroissements de demandes stimulent l’activité agrégée. Silvestre (1993) personnalise la nouvelle économie keynésienne à travers le concept de pouvoir de marché qui représente le principal écart à une conception walrasienne. Stiglitz avance que le point de départ des nouveaux keynésiens est la prise en compte des imperfections d’information sur les marchés du produit, du capital, du travail, et du crédit.

Plusieurs points communs de ces approches : - les fluctuations des variables nominales influences les fluctuations des variables réelles telles que le produit et l’emploi. - l’existence d’équilibre de sous-emploi est possible. - les politiques de relance de la demande ou les politiques fiscales sont efficaces sous certaines conditions.

Section 2 : la nouvelle courbe de Phillips La théorie keynésienne standard suppose dans la plupart des cas l’existence d’un arbitrage permanent entre la production et l’inflation qui implique un arbitrage entre l’inflation et le chômage que l’on appelle la loi d’Okun. La loi d’Okun relie variation de la production à variation du taux de chômage par une relation inverse Yt – Yu = - alpha (Ut- Un) Yt : pib Yu : produit naturel Ut : taux de chômage 1

La courbe d’offre globale à long terme est ainsi verticale. l’emploi et les prix et réduit par conséquent le salaire réel. D’une part ils acceptent à long terme étant donné la flexibilité des salaires et des prix des variations de la demande globale n’ont pas d’effets réels. Pit = Pi*t + Lambda (Yt-Yn) + Epsilone st Lambda > 0 Pit = ln pt . l’évolution des variables réelles est selon eux déterminée par des forces réelles. D’autres chercheurs.Un : taux de chômage naturel Phillips (1958) a décelé une relation inverse relativement stable entre le chômage et l’inflation salariale au Royaume-Unis.ln pt-1 s = offre 2 . Le niveau de la production déterminé par la courbe d’offre verticale est appelé niveau de production naturel auquel correspond un taux de chômage naturel. la critique vient de l’hypothèse de taux naturels énoncés par Friedman (1968) et Phelps (1968). la thèse d’un arbitrage permanent entre l’inflation et le chômage fut remise en question vers la fin des années 60 et le début des années 70. l’économie retourne vers un niveau de production naturelle correspondant à un taux naturel de chômage. Ceci soutient l’idée que les variables nominales telles que l’offre de monnaie ou l’inflation non pas d’effet permanent sur les variables réelles comme la production et le chômage. Leur thèse repose sur l’idée qu’une politique monétaire expansionniste permanente conduirait tôt ou tard à une modification de la manière dont les prix et les salaires sont fixés. Ainsi la thèse Friedman/Phelps repose sur l’idée qu’il existe un taux naturel de chômage et que la politique monétaire ne peut maintenir indéfiniment le chômage en dessous de ce niveau. relation appelé courbe de Philips. en particulier Samuelson et Solow (1960) ont ensuite mis en évidence une relation similaire entre le chômage et l’inflation des prix. Cependant. La disparition de la relation stable entre inflation et chômage a conforté cette thèse. Sur le plan théorique. A terme. elle augmente la production. Si l’on prend l’exemple d’une politique monétaire expansionniste. Mais les salariés vont se rendre compte de la baisse de leur salaire réel et vont demander des hausses de salaires nominaux ce qui fait diminuer la production et l’emploi. C’est pourquoi les modèles nouveaux keynésiens incluent aujourd’hui cette critique. A long terme. Aussi une formulation nouveau keynésienne de la courbe de Phillips intègre des ajustements face à l’inflation passée et aux anticipations d’inflations futurs.

La différence essentielle avec les modèles du keynésianisme standard concerne ce terme Pi*t qui représente le niveau d’inflation qui correspond à l’égalité de la production avec son niveau naturel en l’absence de choc d’offre. Cette équation correspond à la courbe de Phillips augmenté des anticipations. aucune politique ne peut augmenter en permanence la production au-delà de son niveau naturel car il faudrait que les prévisions d’inflation des salariés et des entreprises soient systématiquement inférieures à la réalité. Si on remplace par la loi d’Okun. Une formulation plus proche de la nouvelle école classique remplacerait le taux d’inflation d’équilibre par le taux d’inflation anticipé (selon l’hypothèse d’anticipation rationnelle) : Pi t = Pi et + lambda (Yt –Yn) + epsylone st Dans ce cas. 3 . ce qui n’est pas possible dans le cas d’anticipations rationnelles. Pour que l’inflation se stabilise à un niveau quelconque. on aura : Pit = Pi*t – lambda (Ut-Un) + epsilone st Cette formulation de la courbe de Phillips conduit à un arbitrage entre la production et la variation de l’inflation et non pas un arbitrage permanent entre l’inflation et la production. il faut que la production soit égale à son niveau naturel.