Está en la página 1de 141
OFPPT

OFPPT

ROYAUME DU MAROC

OFPPT ROYAUME DU MAROC Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail D

Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail

DIRECTION RECHERCHE ET INGENIERIE DE FORMATION

RESUME THEORIQUE

&

GUIDE DE TRAVAUX PRATIQUES

MODULE N°4 :

TECHNIQUES QUANTITATIVES DE GESTION

SECTEUR : TRANSPORT

SPECIALITE : TECHNICIEN SPECIALISE D’EXPLOITATION EN TRANSPORT

NIVEAU : TECHNICIEN SPECIALISE

VERSION 1.2 JANVIER 2006

www.cours-ofppt.com

www.cours-ofppt.com

Document élaboré par :

Nom et prénom

SETTOUTI Mohammed

EFP

INFTR

DR

Grand Casablanca

OFPPT/DRIF

1

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

SOMMAIRE

Résumé du module

.................................................................................................

5

Présentation du module

8

RESUME THEORIQUE

 

PARTIE 1 – LA COMPTABILITE GENERALE

CHAPITRE 1 – INTRODUCTION

10

I.

Les différents types de comptabilité

10

II.

A quoi sert la comptabilité ?

11

CHAPITRE 2 – LE BILAN

 

12

I.

Généralités

.............................................................................................

12

II.

Présentation du bilan

12

III.

Le plan comptable général et les classes

..............................................................

19

IV.

La constatation des flux

.........................................................................................

22

CHAPITRE 3 – LES AMORTISSEMENTS....................................................................28

I.

L’amortissement économique

................................................................................

28

II.

L’amortissement comptable

...................................................................................

28

CHAPITRE 4 – LES DOCUMENTS DE SYNTHESE

33

I.

Le compte de résultat

33

II.

Analyse du compte de résultat

35

III. Le Bilan

 

38

PARTIE 2 – LES STATISTIQUES

CHAPITRE 1 – LES INDICATEURS DE TENDANCE CENTRALE

41

I.

 

Introduction

41

II.

La moyenne arithmétique

41

III.

Le Mode

43

IV.

La médiane

............................................................................................................

44

V.

Les quartiles

45

CHAPITRE 2 – LES INDICATEURS DE DISPERSION

46

I.

L’étendue 46 ...............................................................................................................

II. L’écart type 46 ............................................................................................................

OFPPT/DRIF

2

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

CHAPITRE 3 – LES SERIES STATISTIQUES

.............................................................

47

I.

Introduction 47 ............................................................................................................

II. Un peu de vocabulaire 48 ...........................................................................................

III. Les variables quantitatives

49

IV.

Les

probabilités

56

V.

Les

lois statistiques

60

PARTIE 3 – LA COMPTABILITE ANALYTIQUE

CHAPITRE 1 – PRINCIPES

69

I.

Système d’information des responsables

69

II.

Les buts

.................................................................................................................

69

III.

Les unités d’œuvre

71

IV.

Les charges

...........................................................................................................

72

CHAPITRE 2 – ANALYSE DES COÛTS

75

I.

Coût de revient prévisionnel

75

II.

82

CHAPITRE 3 – LE SEUIL DE RENTABILITE...............................................................88

I.

Définition

88

II.

Notion de marge sur coûts variables

88

III.

Calcul du seuil de rentabilité

..................................................................................

89

GUIDE DE TRAVAUX PRATIQUES

TP N° 1 Les diagrammes statistiques

92

......................................................................... TP N° 2 Les paramètres de position et de dispersion

.................................................

95

TP N° 3 Les statistiques

99 ..............................................................................................

TP N° 4 Les statistiques

110

106 ..............................................................................................

TP N° 5 La comptabilité TP N° 6 La comptabilité

120

TP N° 7 La comptabilité

123

TP N° 8 Les amortissements (QCM)

...........................................................................

125

TP N° 9 Les amortissements

128

130

Evaluation de fin de module

........................................................................................

.........................................................................

132

Liste des références bibliographiques

139

OFPPT/DRIF

3

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

 
 

MODULE 4 :

 

TECHNIQUES QUANTITATIVES DE GESTION

Durée : 193 heures Théorie : 179 heures soit 93 % Travaux pratiques : 10 heures soit 05 % Evaluation : 04 heures soit 02 %

OBJECTIF OPERATIONNEL DE PREMIER NIVEAU

DE COMPORTEMENT

COMPORTEMENT ATTENDU

Pour démontrer sa compétence, le stagiaire doit

maîtriser les outils et techniques quantitatives de gestion

selon les conditions, les critères et les précisions qui suivent.

CRITÈRES GÉNÉRAUX DE PERFORMANCE

Interprétation de données statistiques

Exploitation de données comptables

(à suivre)

OFPPT/DRIF

4

 

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

 

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

 
 
 

OBJECTIF OPÉRATIONNEL DE PREMIER NIVEAU DE COMPORTEMENT (suite)

 

PRÉCISIONS SUR LE COMPORTEMENT ATTENDU

CRITÈRES GÉNÉRAUX DE PERFORMANCE

 

Interpréter des données statistiques :

Réaliser des statistiques

  • - Prise en compte des données de l’étude

 
  • - Analyse pertinente

  • - Justesse des calculs

  • - Précision des résultats

 

Interpréter des éléments statistiques

  • - Justesse de l’analyse

 
  • - Pertinence du commentaire

  • - Prise de décision face aux résultats

 
 

Exploiter des données comptables :

 

Analyser une situation

 
  • - Pertinence de la recherche

 
  • - Justesse de la recherche

  • - Pertinence de l’analyse

Analyser des résultats

 
  • - Pertinence de l’analyse

 
  • - Pertinence du commentaire

  • - Justesse de l’analyse

 
 

OFPPT/DRIF

5

 

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

OBJECTIFS OPÉRATIONNELS DE SECOND NIVEAU

L’APPRENANT DOIT MAÎTRISER LES SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE, SAVOIR-PERCEVOIR OU SAVOIR-ÊTRE JUGÉS PRÉALABLES AUX APPRENTISSAGES DIRECTEMENT REQUIS POUR L’ATTEINTE DE L’OBJECTIF DE PREMIER NIVEAU TELS QUE :

Avant d’apprendre à interpréter des données statistiques :

  • 1. Assimiler les éléments statistiques de base

  • 2. Expliquer les traitements statistiques

  • 3. Maîtriser l’interprétation statistique

Avant d’apprendre à exploiter des données comptables :

  • 4. Expliquer le fonctionnement de la comptabilité d’une entreprise

  • 5. Maîtriser les documents de synthèse d’une comptabilité

  • 6. Maîtriser le traitement des opérations comptables

OFPPT/DRIF

6

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

PRESENTATION DU MODULE

COMPETENCE

Maîtriser les outils et techniques quantitatives de gestion.

PRESENTATION

C’est un module de compétence générale. Il est préalable aux compétences particulières dans lesquelles l’apprenant utilisera ces connaissances.

DESCRIPTION

L’objectif de ce module consiste à développer les capacités de l’apprenant à interpréter des données statistiques et à exploiter des données comptables.

CONTEXTE D’ENSEIGNEMENT

Activités d'apprentissage :

Amener le stagiaire à prendre en compte les différents éléments en terme de flux et lui donner l’ensemble des outils statistiques et comptables lui permettant de dégager des éléments caractérisant l’activité ou la santé d’une entreprise.

Activités d'enseignement :

Réaliser des statistiques simples sur des données d’entreprise

Réaliser des opérations simples de ventilations comptables

Apprendre à lire et à interpréter l’ensemble des documents présents dans une

entreprise de transport Apprendre au stagiaire à prendre des décisions au vu de l’interprétation des résultats

CONDITIONS D’EVALUATION

A partir de documents statistiques d’entreprise, de documents comptables et à l’aide de tableaux pré enregistrés, d’outils de traitement statistique et d’un plan comptable, vérifier l’habileté de l’apprenant à interpréter et à exploiter des données comptables.

OFPPT/DRIF

7

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion

RESUME THEORIQUE

OFPPT/DRIF

8

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

PARTIE 1 - LA COMPTABILITE GENERALE

CHAPITRE 1 – INTRODUCTION

La comptabilité est un élément essentiel du système d’information des entreprises et les utilisateurs de l’information comptable sont très nombreux alors ceux qui se préoccupent de la gestion des entreprises ne peuvent se passer d’une connaissance de la façon dont sont élaborés les informations comptables. C’est dans ce cadre qu’on peut définire plusieurs types de comptabilité.

I. LES DIFFERENTS TYPES DE COMPTABILITE

Tout dépend de l’adjectif qui suit ; on peut entre autres parler de comptabilité générale, analytique, nationale ou publique.

Comptabilité nationale : présentation suivant un cadre comptable rigoureux de l’ensemble des informations chiffrées relatives à l’activité économique de la nation.

Comptabilité publique : règles qui concernent la gestion des finances publics (préparation, vote, exécution, contrôle du budget de l’état et des collectivités territoriales).

Alors on remarque que les deux définitions précédentes concernent des entités distinctes de la nation, l’état ou les collectivités territoriales, mais, ce qui nous intéresse c’est l’entreprise. Nous traiterons donc de la comptabilité des entreprises.

Les entreprises doivent fournir des informations que l’on peut catégories :

diviser en deux

  • Celles destinées à des personnes extérieures : (Fisc, banques, marché financier ...

).

  • Celles destinées aux dirigeants devant prendre des décisions de gestion.

Pour la 1 ère catégorie les informations seront normalisées et devront être lisibles par un public très divers.

OFPPT/DRIF

9

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

II. A QUOI SERT LA COMPTABILITE ?

On peut proposer une première liste de réponses, forcement incomplète :

à mémoriser des informations dans un cadre cohérent,

à servir de preuve en cas de litige,

à contrôler le fonctionnement de l’entreprise c’est l’organe de vision de

l’entreprise, à informer les décideurs,

à instaurer la confiance entre les acteurs économiques et sociaux,

etc.

En bref, la comptabilité sert à communiquer. Elle est donc un langage, permettant de traduire des opérations d’échange. Il s’agit même d’une langue vivante, si l’on considère son mode d’élaboration et d’évaluation : c’est l’usage répété qui consacre l’innovation. A ceux qui ne voient qu’une pratique figée.

Bref aperçu historique :

Lorsque l’on s’intéresse aux techniques comptables, la curiosité peut pousser certains à se poser des questions du type :

A Quant faire remonter chacune des techniques comptables que nous

utilisons ? Pourquoi telle technique est-elle apparue à telle date ?

Notre fil directeur sera donc le suivant : la comptabilité sert de support et d’aide à l’économie, l’apparition et surtout l’expansion d’une technique comptable doit logiquement être concomitante avec le type d’activité économique qui commande sa naissance. Pour illustrer cette démarche, nous pouvons définir quatre périodes dans l’histoire de la comptabilité :

1. L’antiquité et le haut moyen-âge marqués par des économies essentiellement rurales. La technique comptable est relativement rudimentaire dans la plupart des cas, pour aboutir chez les Romains à une forme élaborée de comptabilité en recettes et dépenses.

2.

Le

développement

de

l’activité

commerciale

à

partir

du

XIV ème

siècle.

La

comptabilité en parties doubles se développe et permet aux commerçants non

seulement de connaître, mais également d’expliquer, le résultat de leurs opérations grâce aux comptes (profit ou perte).

3. La Période qui s’ouvre grâce à la révolution industrielle, l’activité manufacturière puis industrielle, crée de nouveaux besoins de mesure des flux internes à l’entreprise pour aboutir au calcul de prix de revient fiable dans le cadre de la comptabilité en parties doubles.

4. Le XX ème siècle qui voit l’intervention croissante de l’état et des banques dans l’activité économique, débouchant sur la normalisation comptable et le développement autonome d’une comptabilité de gestion.

OFPPT/DRIF

10

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

CHAPITRE 2 - LE BILAN

I. GENERALITES

Principe d’établissement d’une situation financière (le bilan)

Considérons celle d’un individu, pour l’établir, il doit recenser :

tout ce qu’il possède, par exemple une maison, une voiture, des stocks

(congélateurs, cave, etc.), des créances (prêt à un ami), de la monnaie (compte en banque), tout ce qu’il doit, par exemple : emprunt ou crédit foncier, crédit voiture, facture à payer etc.

Alors :

Situation financière nette = tout ce qu’il possède - tout ce qu’il doit

Il en va de même pour une entreprise, cette dernière cependant est une personne morale. Si elle vendait tous les biens et réalisait toutes ses créances, et ensuite, avec les sommes obtenues elle remboursait immédiatement ses dettes, elle lui resterait une somme égale à sa situation financière nette. Cette somme appartient aux associés, propriétaires de l’entreprise. Dans cette optique on peut donc considérer qu’une situation financière d’une entreprise (situation nette) est une dette à l’égard des associés. Pour une entreprise on aura donc à une date donnée :

Tout ce qu’elle possède = tout ce qu’elle doit

Pour faire apparaître toutes les données de cette situation, on construit ce que l’on appelle un bilan, qui se compose de deux parties :

une à gauche appelée (ACTIF)

et une à droite appelée (PASSIF)

II. PRESENTATION DU BILAN

L’activité de l’entreprise génère des flux dont l’incidence sur le patrimoine conduit à un appauvrissement ou à un enrichissement de celle-ci. La vocation d’une entreprise étant en partie la réalisation d’un profit, il va convenir de mettre en place des instruments permettant de le réaliser. Pour se faire, mettons nous en situation d’approche de création d’entreprise commerciale.

(Supposons que nous n’avons jamais entendu parler du terme comptabilité !).

Adoptons donc une démarche pragmatique en constituant un tableau nous permettant de connaître à chaque instant la situation de notre entreprise.

OFPPT/DRIF

11

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Le tableau répertoriera :

ce que l’entreprise possède

ce qu’elle vaut

ce qu’elle doit

De la façon suivante :

Ce que l’entreprise

Ce qu’elle vaut

possède

Ce qu’elle doit

TOTAL

TOTAL

Chaque flux génère toujours une contrepartie, il va être nécessaire de poser l’hypothèse suivant laquelle la colonne de gauche doit toujours être égale à la colonne de droite.

  • 1. Les opérations qui n’influencent pas le résultat :

1.1. Nous décidons donc de fonder notre entreprise baptisée CASATRANS le 01/01/2004 ?

Par apport d’une somme de 100 000 DH versée en espèce dans la caisse et apport effectué par les actionnaires de cette entreprise, que nous appèlerons le capital.

Notre tableau se présentera donc ainsi :

Situation au 01/01/2004

EMPLOI

RESSOURCE

 

Vaut :

Possède :

caisse : 100

Capital : 100

(KDH)

Doit :

100

100

Le capital permet donc de dire que l’entreprise vaut 100 et qu’elle possède en caisse 100. Notre hypothèse vérifie l’égalité entre la colonne de gauche et celle de droite. L’emploi est ici l’utilisation de la ressource. Nous avions un apport en capital de 100 KDH, qu’en a-t-on fait ? Nous l’avons déposé en caisse.

1.2. L’entreprise décide d’ouvrir un compte en banque

Pour cela, elle prélève dans la caisse la somme de 90 000 DH qu’elle dépose en banque le 03/01.

OFPPT/DRIF

12

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

La situation de notre patrimoine est :

Situation au 03/01/2004

 

EMPLOI

 

RESSOURCE

Possède :

 

Vaut :

 

Caisse………… : 10

 

Capital : 100

Banque………

..

: 90

Doit :

(KDH)

 

100

 

100

Cette opération n’affecte en rien la richesse de l’entreprise. Pas de ressources nouvelles extérieures à l’entreprise.

 
  • 1.3. Cette entreprise achète, afin d’assurer son fonctionnement, plusieurs machines et différents matériels pour un montant de 38 KDH. Cet achat est réglé par chèque bancaire le 06/01.

 

Situation au 06/01/2004

 
 

EMPLOI

 

RESSOURCE

Possède :

 

Vaut :

 

Matériel……

: 38

Capital : 100

caisse

……… : 10

 

Banque ………. : 52

Doit :

(KDH)

 

100

 

100

Restructuration différente du patrimoine.

 
  • 1.4. L’entreprise achète le 09/01 un lot de marchandises pour un montant de 40000 DH. Cette opération est réglée au comptant 3 500 DH en espèce, le solde par chèque bancaire.

 

Situation au 09/01/2004

 
 

EMPLOI

 

RESSOURCE

Possède :

     

Matériel………. : 38 Marchandise… : 40

Caisse………. : 6,5

 

Vaut :

Capital : 100

 
 

Banque……

..

: 15,5

 

Doit :

(KDH)

 

100

 

100

Nouvelle modification de la structure.

OFPPT/DRIF

13

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

  • 1.5. L’entreprise emprunte à un tiers une somme de 25 000 DH qui est versée à la banque le 12/01.

Notre tableau devient :

Situation au 12/01/2004

EMPLOI

 

RESSOURCE

Possède :

 

Vaut :

Matériel………. : 38

Capital : 100

Marchandise… : 40

Caisse………

..

: 6,5

Doit :

Banque……

..

: 40,5

(KDH)

 

Emprunt : 25

   

125

125

 

Situation au 13/01/2004

 

EMPLOI

 

RESSOURCE

 

Possède :

 

Vaut :

Matériel………

..

: 38

Capital : 100

 

Marchandise…. : 55

 

Caisse………

..

: 6,5

Doit :

Banque……… : 40, 5 (KDH)

Emprunt………

...

: 25

Dette fournisseur.: 15

140

140

L’entreprise vient donc de contracter une dette et doit donc de l’argent. On ne peut juger de la richesse d’une entreprise par ce quelle possède. Sa rentabilité n’a pas été affectée.

  • 1.6. L’entreprise achète le 13/01 de nouvelles marchandises pour un montant de 15000 DH. Elle ne les règle pas immédiatement car son fournisseur lui accorde un délai de paiement de 60 jours.

L’entreprise

contracte

ici

une

dette

envers

un

fournisseur

mais

possède

néanmoins des marchandises supplémentaires.

 

L’entreprise

se

donne

ici

les

moyens

d’activité

future

en

achetant

des

marchandises.

 

OFPPT/DRIF

 

14

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

  • 1.7. Le 21 janvier, l’entreprise qui dispose d’une large trésorerie, décide de payer par participation (en banque) 10 000 DH à son fournisseur, et lui demande de lui accorder 90 jours de délai pour le paiement du solde, celui-ci accepte, le bilan devient :

Situation au 12/01/2004

EMPLOI

RESSOURCE

Possède :

Vaut :

Matériel………… : 38 Marchandise…… : 55

Capital : 100

Caisse…………. : 6,5

Doit :

Banque………. : 30,5 (KDH)

Emprunt………….: 25 Dette fournisseur : 5

130

130

Le règlement du fournisseur entraîne une diminution de sa dette envers celui-ci

Analyse :

En date du 29 janvier 2004 :

  • - Possède-t-on de l’argent en caisse ?

  • - Sommes-nous en position de découvert bancaire ?

  • - Quel est le montant de nos dettes ?

  • - Nos clients nous doivent-ils de l’argent ?

  • - Avons nous réalisé des bénéfices ?

  • - Nous reste-t-il des marchandises en stocks ?

N.B :

Une entreprise de transport vend de la prestation de service. Le résultat qui en découle (ou la marge) provient de la différence entre le coût de revient et le prix de vente.

  • 2. Les opérations qui influencent le résultat :

Notons que dans un souci de compréhension, on va prendre le cas d’une entreprise achetant des marchandises pour les vendre en l’état.

  • 2.1. L’entreprise vend le 22 janvier un lot de marchandises réglé en espèce pour un montant de 8 000 dhs

Les marchandises prélevées sur le stock pour réaliser cette vente s’élève à 5.000 dhs.

OFPPT/DRIF

15

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

SITUATION au 22/01/2004 (K dhs)

EMPLOI

RESSOURCE

 

Possède :

Vaut :

Matériel………… : 38

Capital………….: 100

Marchandises… : 50

Résultat………

..

: +3

Caisse…………. : 14,5

Doit :

Banque………… : 30,5

Dette emprunt…. : 25 Dette fournisseur : 5

133

133

Les marchandises d’une valeur de 5 000 dhs sont vendues 8 000dhs Nous réalisons donc un bénéfice de 3.000 dhs

Marchandises

55 – 5

= 50

Caisse

6,5 + 8

= 14,5

Bénéfice

8 – 5

=

3

Nous constatons ici une richesse nouvelle, l’entreprise «vaut » désormais 103.

  • 2.2. L’entreprise règle par chèques le 26 janvier, divers frais de fonctionnement pour un montant de 3.000 dhs le bilan se présente ainsi :

SITUATION au 22 /01/2004 (en KDHS)

EMPLOI

RESSOURCE

 

Possède :

 

Vaut :

 
 

Capital…………

..

: 100

Matériel………. : 38

Résultat………… : 0

Marchandises

..

: 50

 

Caisse………

..

: 14,5

Doit :

 

Banque………. : 27,5

Dette emprunt…… : 25 Dette fournisseurs. : 5

130

130

Les frais de fonctionnement vont directement influer sur le niveau du résultat. Ce sont ici des charges qui vont venir appauvrir la situation de l’entreprise.

Résultat : 3 000 – 3 000 = 0

  • 2.3. Le 27 janvier, l’entreprise vend en soldes des marchandises défectueuses.

Cette opération lui fait encaisser

la

somme

de

4

000 dhs,

les marchandises

prélevées sur le stock pour assurer ces ventes s’élèvent à 5 000 dhs.

OFPPT/DRIF

16

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Le bilan se présente selon le modèle suivant :

Situation au 27/01/2004

EMPLOI RESSOURCE Possède : Vaut : Capital……… .. : 100 Matériel…………. : 38 Résultat………. : -1
EMPLOI
RESSOURCE
Possède :
Vaut :
Capital………
..
: 100
Matériel…………. : 38
Résultat………. : -1
Marchandises…
..
: 45
Caisse…………
...
: 18,5
Doit :
Banque…………
..
: 27,5
Dette emprunt…… : 25
Dette fournisseurs : 5
129
129
Les marchandises d’une valeur de 5 000 dhs sont vendues 4 000 dhs. Nous
réalisons donc une perte de 1 000 dhs.
Marchandises :
Caisse :
Résultat :
50 – 5
14,5 + 4
0 – 1
= 45
= 18,5
= -1
2.4.
Le 29 janvier, l’entreprise vendra à un client des marchandises pour un montant
de 28 000 dhs.
Les sorties de marchandises du stock s’élèvent à 20 000 dhs. Le règlement de cette
vente s’effectuera dans 60 jours.
SITUATION au 22 /01/2004 (En kdhs)
EMPLOI
RESSOURCE
Possède :
Vaut :
Matériel………… : 38
Marchandises…. : 25
Créance client… : 28
Caisse…………. : 18,5
Banque………… : 27,5
Capital…………
..
: 100
Résultat………… : +7
Doit :
Dette emprunt……… : 25
Dette fournisseur…
...
: 5
137
137

Les marchandises d’une valeur de 20 000 dhs sont vendues 28 000 dhs. Nous

réalisons donc un bénéfice de :

28 000 – 20 000 = 8 000 dhs

Le règlement s’effectuera dans 60 jours, nous allons donc détenir une créance

envers un client de :

Marchandises :

45 – 20 = 25

28 kdhs

OFPPT/DRIF

17

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

III. LE PLAN COMPTABLE GÉNÉRAL ET LES CLASSES

La loi impose :

N° ET NOM DE LA CLASSE

DÉFINITION

EXEMPLES DE COMPTES

  • 1 COMPTES DE CAPITAUX

Apports personnels et

  • - 101 Capital

emprunts

  • - 168 Autres emprunts et dettes

  • 2 COMPTES

D'IMMOBILISATIONS

Biens durables dont

  • - 211 Terrains

dispose l'entreprise

  • - 213 Constructions

 
  • - 2184 Mobilier

  • 3 COMPTES DE STOCKS

Marchandises en stocks

  • - 311 Matières premières

dont dispose l'entreprise

  • - 355 Produits finis

 

Personnes ou sociétés qui

  • - 401 Fournisseurs

  • 4 COMPTES DE TIERS

doivent de l'argent à l'entreprise ou à qui l'entreprise doit de l'argent

  • - 411 Clients

  • 5 COMPTES FINANCIERS

Valeurs monétaires dont

  • - 512 Banque

dispose l'entreprise

  • - 514 Chèques postaux

  • - 531 Caisse

  • 1. La codification d’un compte

  • 1. La liste des comptes du Plan Comptable Général est basée sur le système de classification décimale idéologique.

Exemple de codification pour la classe 2.

2
2

Comptes

d’immobilisation

21 Immobilisations corporelles 211 Terrains 2111
21
Immobilisations
corporelles
211
Terrains
2111

Terrains nus

  • 2. Les différentes présentations du compte

Un compte est un tableau constitué de deux parties. Par convention, la partie gauche du compte est appelée Débit et la partie droite est appelée Crédit.

OFPPT/DRIF

18

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Il existe plusieurs tracés de comptes.

Exemple de tracés.

COMPTE A COLONNES MARIÉES

DATE LIBELLES DÉBIT CRÉDIT D/C SOLDE COMPTE A COLONNES SÉPARÉES DÉBIT CRÉDIT DATE LIBELLES MONTANTS DATE
DATE
LIBELLES
DÉBIT
CRÉDIT
D/C
SOLDE
COMPTE A COLONNES SÉPARÉES
DÉBIT
CRÉDIT
DATE
LIBELLES
MONTANTS
DATE
LIBELLES
MONTANTS

COMPTE SCHEMATIQUE

Débit Crédit
Débit
Crédit
  • 3. Les comptes de bilan

    • 3.1. Chaque opération réalisée par une entreprise fait varier son bilan

Mais le grand nombre d'opérations effectuées ne permet pas d'établir à chaque fois un nouveau bilan. C'est pourquoi toute opération est d'abord enregistrée dans les comptes.

Le compte enregistre des augmentations ou des diminutions qui sont notées soit à son débit, soit à son crédit.

Par convention :

Les comptes d'ACTIF sont DEBITES des augmentations et CREDITES des diminutions.

Les comptes de PASSIF sont CREDITES des augmentations et DEBITES des diminutions.

 

OFPPT/DRIF

19

 

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

ACTIF
ACTIF
+ -

+

-

-

 

diminution

augmentation

PASSIF
PASSIF
-

-

+

- +

augmentation

Diminution

Les comptes de bilan augmentent du côté où ils sont inscrits au bilan et diminuent en sens inverse.

  • 3.2. On arrête un compte, à une date donnée, pour en déterminer sa situation nette.

Cette situation s'obtient par le calcul du solde qui représente la différence entre le total du débit et le total du crédit.

Si : Total des débits > Total des crédits = SOLDE DEBITEUR (SD)

D

C

 

SD

Ce solde s'inscrit au crédit du compte pour l'équilibrer.

Si : Total des crédits > Total des débits = SOLDE CREDIT CREDITEUR (SC)

D

C

SC

 

Ce solde s'inscrit au débit du compte pour l'équilibrer.

Ainsi, un compte arrêté est équilibré par le solde. On a toujours l'égalité :

SOMME DES DEBITS = SOMME DES CREDITS

  • 3.3. C'est le solde du compte qui est reporté au bilan.

Les comptes dont le solde est DEBITEUR figurent à l'ACTIF du bilan. Les comptes dont le solde est CREDITEUR figurent au PASSIF du bilan.

OFPPT/DRIF

20

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

IV. LA CONSTATATION DES FLUX

  • 1. Les pièces justificatives

Il convient ici de rappeler que les opérations de l’entreprise avec l’extérieur donnent toujours naissance à deux flux externes de sens contraires et de même valeur (les opérations internes donnent naissance à un seul flux). Tout mouvement de biens ou de service auquel correspond un flux se constate par un ou plusieurs documents dont certains constituent des pièces comptables. Nous allons énumérer (et examiner) les documents qui concernent les opérations les plus courantes.

Les documents peuvent être :

d’origine externes à l’entreprise (factures reçues, chèques à l’ordre de l’entreprise, lettres de change à payer…) d’origine interne à l’entreprise (bulletins de paie, factures relatives aux ventes, chèques émis…)

Ces pièces comptables qui constatent les flux et indiquent leur valeur (après vérification de leur concordance avec les flux effectifs) doivent être à la base de notre organisation comptable.

  • 2. Le journal

2.1. Définition

 

Le journal

est

un

registre

à

colonne

destiné

à

enregistrer

au

jour

le

jour,

chronologiquement, les opérations matérialisées par des documents. Sa tenue est

obligatoire.

2.1.1. Présentation classique :

Toute pièce comptable fait en principe l’objet d’un article Exemple : comptabilisation au journal d’une opération « Dans le but de fonder notre entreprise, vous déposer dans la banque une somme de 130 000 dhs prélevée sur votre fortune personnelle ».

Par convention, pour chaque article :

  • - le ou les comptes débités sont inscrits en premier

  • - le ou les comptes crédités sont inscrits avec un retrait

  • - le libellé intervient après la partie comptable

Une règle comptable veut que :

 

DEBIT

=

CREDIT

 

EMPLOI

= RESSOURCES

 

OFPPT/DRIF

21

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

 

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Et donc :

 

Σ DEBIT

= Σ CREDIT

 

Σ EMPLOI

= Σ RESSOURCES

N.B : Le journal est un livre comptable sur lequel les mouvements affectent le patrimoine de l’entreprise sont enregistré opération par opération et jour par jour

2.1.2. Application : CASATRANS

Reprenons chacune des opérations effectuées lors de la création de CASATRANS et traduisons le message en terme de flux. Celui-ci permet de compléter le journal.

- 1 ère opération :

« Dans le but de fonder notre entreprise, vous déposer dans une banque une somme de 130 000 dhs prélevée sur votre fortune personnelle ».

La lecture de cet énoncé ou de tout autre pièce justificative comptable, doit s’effectuer à partir d’un questionnaire simple : Qui ? Quoi ? Comment ? Permet de recentrer l’opération dans son contexte.

Traduisons le message en terme de flux : Qu’est ce qui rend possible l’opération ? C’est l’existence de votre fortune personnelle et de sa mise à disposition à l’entreprise pour une durée non limitée. Cette richesse apportée constitue le capital l’entreprise.

Quel est l’emploi qui est fait de cette ressource ? L’argent est matériellement déposé à la banque. L’emploi, c’est donc le dépôt de la monnaie en banque. Le montant de l’opération ? 130 000 dhs

BANQUE

BANQUE CAPITAL

CAPITAL

EMPLOI

RESSOURCE

ALORS :

130 000
130 000

deux comptes répertoriés dans le PCG à savoir le 512 et le 101 Respectivement la banque et le capital L’enregistrement au journal est donc :

512

101

Le 01/01/2004

BANQUE

CAPITAL

130 000

DEBIT = CREDIT EMPLOI = RESSOURCE

130 000

OFPPT/DRIF

22

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

N.B : Pour commencer il est beaucoup plus facile de raisonner en terme d’emploi et de ressources même si dans la pratique on « parle » de débit crédit. L’explication viendra ultérieurement.

  • - 2 ème opération :

Achat, contre remise d’un chèque, d’une voiture pour 85 000 dhs

Retraduisons ce message en terme de flux :

Qu’est ce qui rend possible l’opération ? c’est l’existence des fonds déposés à la banque. Comment cette ressource est-elle utilisée ? Pour l’achat d’une voiture Quel est le montant de l’opération ?

85 000 dhs

2182

512

02/01/2004

Mat de transport

Banque (Achat d’un véhicule par chq n°)

  • - 3 ème Opération :

  • 85 000

DEBIT = CREDIT EMPLOI = RESSOURCE

  • 85 000

Retrait de la banque en espèce pour 20 000 dhs dans le but d’alimenter la caisse

Qu’est ce qui rend possible l’opération ? C’est l’existence des fonds déposés en banque. Comment cette ressource est-elle utilisée ? Alimentation de la caisse Quel est le montant de l’opération ? 20 000 dhs L’enregistrement au journal est donc :

530

512

03/01/2004

  • 20 000

Caisse

Banque (Alimentation caisse bon de Caisse n°)

  • - 4 ème Opération :

DEBIT = CREDIT

EMPLOI = RESSOURCE

  • 20 000

Achat à crédit d’une armoire et d’un bureau pour 5.000 dhs.

Qu’est ce qui rend l’opération possible ? L’opération est ici rendue possible non pas parce qu’il y a des fonds en banque ou en caisse mais tout simplement parce que le fournisseur nous accorde un crédit. Ce crédit est matérialisé sur le journal par l’ouverture d’un compte fournisseur (40).

Comment cette ressource est-elle utilisée ? Pour l’achat d’une armoire et d’un bureau.

OFPPT/DRIF

23

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Quel est le montant de l’opération ? L’enregistrement au journal est donc :

5 000 dhs.

2184

404

Mobilier

04/01/2004

Fournisseur d’immo

20 000

20 000

Achat d’une armoire et d’un bureau (Facture n°….)

N.B :

Pourquoi le 404 ? Vous pouvez fort logiquement hésiter entre le 404 et le 405. S’agissant d’une fourniture d’immobilisation, seuls les deux comptes sont envisageables. Le 405 serait utilisé s’il y avait création d’un effet à payer c’est à dire lettre de

change, billet à ordre, ce n’est pas le cas donc seul le 404 est envisageable.

  • 3. Le grand livre

    • 3.1. Définition :

Le Gand livre est l’ensemble des comptes d’une entreprise (y compris un compte collectif 401-404-411). Les comptes sont alimentés en enregistrement à partir du journal. Le Grand Livre éclate donc le renseignement chronologique du journal par nature d’opérations dans les différents comptes concernés.

Le grand livre auxiliaire représente l’ensemble des comptes de tiers individuels (clients/fournisseurs). Il permet de connaître la situation particulière de chaque client et de chaque fournisseur.

  • 3.2. Présentation :

Sa présentation varie selon qu’il est tenu :

-sous forme simplifiée dite schématique ou compte en T -sous forme manuscrite ou informatisée en observant que plus l’auxiliaire de travail est performant, plus les informations véhiculées par le compte pourraient être analysées au niveau le plus fin. La convention comptable le présente de la façon schématique suivante :

COMPTE

EMPLOI

 

RESSOURCES

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

  • 3.3. Application :

Reprenons le journal constitué par les opérations de CASATRANS et présentons le grand livre sous sa forme schématique.

Il s’agit donc, dans un premier temps, de repérer l’ensemble des comptes et de les classer de préférence dans l’ordre du plan comptable.

Reporter ensuite le montant inversement.

figurant en emploi au côté gauche du compte et

101

164

2182

 

2183

 

Capital

 

Emprunt

 

Mat. de transport

 

Mat. de bur & inf

 

130 000

70 000

 

85 000

 

12 000

   

(1)

(10)

 

(2)

 

(5)

2184

404

411

 

512

 

Mobilier

 

Fourn. d’immob.

 

Client

 

Banque

       

130

000

85

000

(1)

(2)

5 000

5 000

1

000

9

000

20 000

(4)

(4)

(12)

 

(9)

 

(3)

   

70 000

 

12

000

(10)

(5)

 

3 000

(11)

 

209

000

120 000

53

607

6262 6263

 

707

 

Caisse

 

Achat de march.

 

Frais de tel.

 

Vente de march.

20 000

7 000

7 000

 

3

000

 

9

000

 

(3)

(8)

(8)

 

(11)

 

(5)

     

1 000

 

(12)

LECTURE :

Nous

pouvons

par

exemple

constater

que

notre

caisse

a

été

approvisionnée de 20 000 dhs et que 7 000 dhs ont été utilisés.

La différence entre le crédit et le débit s’appelle le SOLDE.

Le Solde est ici de 130 000 dhs.

Le Solde est créditeur lorsque le crédit est supérieur au débit.

Le solde est débiteur lorsque le débit est inférieur au crédit.

Lorsque le solde d’un compte est nul, on dit que le compte est soldé.

OFPPT/DRIF

25

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Périodiquement, les comptes du GRAND LIVRE sont regroupés en mouvement et en solde dans un tableau appelé BALANCE. Consultez votre schéma d’organisation comptable pour en apprécier l’évolution.

  • 4. La balance :

La balance est avant tout un instrument de contrôle, de vérification d’information.

De vérification : car une balance non équilibrée implique obligatoirement une erreur. La recherche portera sur l’étude des débits. Une balance équilibrée laisse supposer une présomption d‘exactitude.

D’information : car une balance permet de connaître la situation d’un compte, mais permet aussi des comparaisons dans le temps. (Ex : l’année précédente nous avions au 31/08 des frais de téléphone de 30% inférieurs à ceux de cette année. Pourquoi ?)

  • 4.1. Définition

La balance est un document récapitulatif indiquant les intitulés des comptes de GRAND LIVRE dans l’ordre du plan comptable avec pour chacun d’eux :

  • - le total du débit,

  • - le total du crédit,

  • - le solde qui en découle.

La balance est établie périodiquement, généralement tous les mois.

N.B : La balance est à la base de l’établissement des tableaux de synthèse.

  • 4.2. Propriétés arithmétiques et contrôle extra comptable :

Σ Débits = Σ crédit = Σ du journal

Σ Soldes débiteurs = Σ soldes créditeurs

Σ Des mouvements = Σ du journal

Contrôle extra comptable :

  • - Le compte « banque » 512 doit correspondre au solde du relevé bancaire,

  • - Le compte « achat de marchandises » doit correspondre au total des factures d’achat.

OFPPT/DRIF

26

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

  • 4.3. Application :

Enregistrons dans notre balance les comptes du grand livre schématiquement du § 3.3

Intitulés des comptes

 

TOTAUX

   

SOLDES

 

Compte

Débit

Crédit

Débiteurs

Créditeurs

  • 101 Capital

   

130

000

 

130

000

  • 164 Emprunt

70

000

70

000

2182

MAT de transport

  • 85 000

 

85

000

 

2183

MAT de bureau &

  • 12 000

12

000

2184

informatique

  • 5 000

5

000

404

MOBILIER

5

000

   

5 000

411

Fournisseur

  • 1 000

 

1

000

 

512

d’immobilisations

209

000

120

000

89

000

53

CLIENT

20

000

7

000

13

000

607

BANQUE

  • 7 000

 

7

000

6262

CAISSE

  • 3 000

3

000

707

ACHATS de marchandise Frais de téléphone Ventes de marchandises

10

000

 

10

000

 

TOTAL

342

000

342

000

215 000

215

000

Lecture : VERIFICATION :

Σ débit = Σ crédit

Σ Soldes débiteurs = Σ soldes créditeurs

Σ Journal = Σ débits = Σ crédits

N.B :

Nous avons un solde bancaire débiteur. Qu’elle en est la signification ? Il ne faut pas confondre le relevé de solde bancaire que vous avez pour habitude de recevoir chez vous avec un grand soulagement lorsque celui-ci est créditeur et le solde créditeur de l’entreprise. En effet, lorsqu’une banque vous envoie un relevé de compte, elle vous fait parvenir un extrait de sa comptabilité.

Son solde créditeur correspond à de l’argent qu’elle doit à un de ces clients. En l’occurrence vous dans le cas présent le solde débiteur de 89 000 dhs signifie que l’entreprise peut disposer de fonds déposés à hauteur de 89 000 dhs De la même manière, elle dispose de 130 000 dhs en caisse (il suffit de compter).

OFPPT/DRIF

27

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

CHAPITRE 3 – LES AMORTISSEMENTS

Les amortissements constatent la dépréciation d’un bien relative à son usage et au temps.

Ils s’apprécient selon le calcul suivant :

(Valeur d’achat - Valeur résiduelle) / Durée d’utilisation

I. L’AMORTISSEMENT ECONOMIQUE

L’amortissement économique constate la dépréciation réelle d’un bien compte tenu de l’activité à laquelle il est affecté.

II. L’AMORTISSEMENT COMPTABLE

L’amortissement comptable, quant à lui, répond à des dispositions légales. Il s’apprécie donc selon différents modes de calcul et les usages professionnels.

Cependant, l’option retenue, pour un mode d’amortissement et sa durée, doit être cohérente par rapport à la nature du bien.

1. L’amortissement linéaire

Il se caractérise par une dépréciation comptable.

constante du bien, sur chaque exercice

Selon le mode linéaire, un exercice comptable correspond à 360 jours, un mois à 30 jours. Le bien est amorti à compter de sa date de mise en service, au prorata du nombre de jours intervenant sur l’exercice comptable.

Exemple 1 :

Prix d’achat H.T d’un véhicule Date d’achat Date de mise ne service Durée prévue Exercice comptable

: 76 500 : 20/05/N : 16/05/N : 5 ans : 01/01/

au 31/12/

OFPPT/DRIF

28

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Pour les écritures comptables

- Le compte de résultat étant le reflet de l’activité de l’entreprise au cours d’un exercice comptable, il convient donc d’enr egistrer, au compte de résultat, en charge d’exploitation « dotation aux amortissements », la seule dépréciation du bien au cours de l’exercice.

 

Charges

 

Produits

 

- Charges d’exploitation

 

- Produits d'exploitation

 

Dotations aux amortissements

9 563

Ce compte de résultat exprime une dépréciation, au cours de l’exercice comptable de 9 563 dhs.

   

Cumul des

Valeur nette

Date

Amortissements

amortissements

comptable

Année N

(76 500/5) *(225/360)

 

9 563

76500-9563=66.937

N+1

  • 76 500/5=15 300

24

863

76500-24863=51.637

N+2

  • 76 500/5=15 300

40

163

76500-40163=36.337

N+3

  • 76 500/5=15 300

55

463

76500-55463=21.037

N+4

  • 76 500/5=15 300

70

763

76500-70763=5737

N+5

(76 500/5)*(135/360)= 5 737

76

500

76.500-76.500=0

- Ecriture au bilan :

Le bilan représente le patrimoine de l’entreprise à une date précise, il convient donc de tenir compte de la dépréciation du bien depuis sa date de mise en service afin d’exprimer, à une date précise, sa valeur nette comptable, l’enregistrement se fait au niveau de l’actif immobilisé, le montant « brut » représentant la valeur du bien à la date de sa mise en service, e montant « amortissement » correspondant au cumul des dotations aux amortissement depuis la date de sa mise en service et le montant « net » (égal à la différence) exprimant la valeur nette comptable du bien.

OFPPT/DRIF

29

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Bilan au 31/12/année N

ACTIF

Brut

Amort.

Net

Passif

 

Actif immobilisé

         

- Immobilisations corporelles

Matériel de transport

76 500

9 563

66 937

Ce bilan précise que l’entreprise possède, au 31/12/N, un véhicule dont la valeur d’origine est de 76 500 dhs, s’étant déprécié de 9 563 dhs et ressortant à une valeur nette comptable de 66 937 dhs.

2. L’amortissement dégressif

Comparé à l’amortissement linéaire, l’amortissement dégressif évolue de façon décroissante. Il est plus élevé au cours des premiers exercices pour devenir plus faible ensuite. Il est donc pratiqué pour les biens dont la dépréciation est forte au cours des premières années et s’atténue au cours des années suivantes. Il est limité à certains biens d’équipement, dont la liste est définie au travers de la documentation de base de la direction générale des impôts.

Seuls les biens acquis neufs peuvent être amortis selon le mode dégressif et sur une durée au moins égale à 3 ans.

Selon le mode dégressif, un exercice comptable est composé de 12 mois. Le bien est amorti à compter de sa date d’achat. Il est fait application d’un coefficient déterminé en fonction de la durée d’amortissement prévue.

DUREE

COEFFICIENT

à 4 ans

  • 3 1,25

 

à 6 ans 2/3

  • 5 1,75

Au-delà de 6 ans 2/3

2,25

L’amortissement est calculé sur la valeur nette comptable.

OFPPT/DRIF

30

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Exemple 2 :

  • - Prix d’achat HT d’un véhicule

76 500

  • - Date d’achat

02/05/Année N

 

Date

Amortissement

Cumul des amortissements

Valeur nette comptable

Année N

(76 500 :5)*1,75(8/12)=17 850

  • 17 850

(76 500-17 850)=58 650

Année N+1

(58 650 :5)*1,75 = 20 527,5

  • 38 377,5

(76 500-38 377,5)=38 122,5

Année N+2

(38 122,5 :5)*1,75=13 343

  • 51 720,5

(76 500-51 720,5)=24 779,5

Année N+3

(24 779,5 :2) =12 389,75

  • 64 110,25

(76 500-64 110,25)=12 389,75

Année N+4

24 779 :2 =12 389,75

  • 76 500

(76 500-76 500) = 0

  • - Durée d’amortissement prévue

  • - Exercice comptable

5 ans

1/01/…au 31/12/…

Les écritures aux comptes de résultat :

Le principe est identique à celui concernant l’amortissement linéaire. Compte de résultat du 1/01/année N au 31/12/année N :

CHARGES

 

PRODUITS

 

-Charges d’exploitation

 

-Produits d’exploitation

 

-Dotations aux amortissements

17 850

Ce compte de résultat exprime une dépréciation, au cours de l’exercice comptable, de 17 850 dhs.

Compte de résultat du 1/01/N+1 au 31/12/N+1

CHARGES

 

PRODUITS

 
  • - Charges d’exploitation

 

- Produits d’exploitation

 
  • - Dotations aux amortissements

20 527,50

Ce compte de résultat exprime une dépréciation, au cours de l’exercice comptable de 20 527,50 dhs.

OFPPT/DRIF

31

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Les écritures au bilan :

 

ACTIF

Brut

Amort

Net

PASSIF

 
  • - Actif immobilisé

         

Immobilisations

Corporelles

  • - Matériel de transport

  • 76 500

17 850

58 650

Ce bilan précise que l’entreprise possède, au 31/12/année N, un véhicule dont la valeur d’origine est de 76 500 dhs, s’étant déprécié de 17 850 dhs et ressortant à une valeur nette comptable de 58 650 dhs.

 

ACTIF

Brut

Amort

Net

PASSIF

 
  • - Actif immobilisé

         

Immobilisations

Corporelles

  • - Matériel de transport

  • 76 500

38 377,50

38 122,50

Ce bilan précise que l’entreprise possède, au 31/12/N+1, un véhicule dont la valeur d’origine est de 76 500, s’étant déprécié de 38 377,50 et ressortant à une valeur nette comptable de 38 122,50 dhs.

OFPPT/DRIF

32

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

CHAPITRE 4 - LES DOCUMENTS DE SYNTHESE

En suivant notre schéma d’organisation comptable, vous vous apercevez que la présentation du compte de résultat et de bilan constituent la finalité de la comptabilité générale.

On peut même affirmer que l’établissement de ces documents constitue la base de la gestion.

C’est en effet à partir de ces documents, dont l’objectif affirmé est de présenter la situation exacte du patrimoine de l’entreprise et de décrire l’activité de l’entreprise au cours d’un exercice, que l’on va pouvoir effectuer un certain nombre d’analyse.

Ces analyses permettront de comprendre la formation du résultat et donc d’apporter ultérieurement les corrections éventuelles nécessaire à l‘amélioration du fonctionnement de l’activité. Il s’agit ici d’avoir une optique prévisionnelle.

RAPPELONS QUE GERER, C’EST PREVOIR

L’importance de ces documents, est telle qu’une compréhension de leurs structures passe par une connaissance et une pratique de leurs constructions. Les analyses que l’on pourra effectuer dans les prochains chapitres en seront facilitées.

I. LE COMPTE DE RESULTAT

  • 1. Présentation du compte de résultat

    • 1.1. Définition et généralité :

Le compte de résultat l’entreprise.

est

le

« film »

de

l’activité industrielle

et commerciale de

Il se présente sous la forme d’un tableau à 2 parties :

LES CHARGES, LE COUT DE REVIENT des bien ou services

LES PRODUITS, LE PRIX DE VENTE des biens ou services.

Le compte de résultat est construit à la clôture de l’exercice de l’entreprise.

Il permet de déterminer le résultat comptable de l’entreprise (bénéfices ou pertes) Par comparaison entre les produits de l’exercice et les charges de celui-ci

Rappel : un produit est une ressource que l’entreprise a généré par connectivité et par ses propres moyens (à opposer aux ressources externes, qui sont des apports de partenaires de l’entreprise, que l’on retrouve au bilan).

OFPPT/DRIF

33

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Une charge est une dépense non récupérable par l’entreprise. Une fois réalisée, elle pèse définitivement dans les comptes de la société

Au début de chaque exercice, les comptes de charges (6) et de produits (7) sont soldés, c’est à dire « remis à zéro ».

La structure du compte de résultat s’organise autour des trois dimensions de l’activité de l’entreprise :

L’exploitation

Résultat d’exploitation

Le financier

Résultat financier

L’exceptionnel

Résultat exceptionnel

Ensemble de l’activité

Résultat comptable de l’activité

 

CHARGES

PRODUITS

Charges d’exploitation

Produits d’exploitation

Achats Variation de stock Service extérieur

Chiffres d’affaire

Impôts et taxes Salaires &charges sociales Dotations Autres charges

Autres produits

 

TOTAL1

TOTAL1

 

Charges financières Intérêts des emprunts

Produits financiers

 

TOTAL 2

TOTAL 2

Charges exeptionnelles Valeur nette comptable éléments cédés

Produits exceptionnels Produits de cession

 

TOTAL 3

TOTAL 3

TOTAL Général-charges (1+2+3)

TOTAL général - produits (1+2+3)

 

Résultat (bénéfice)

Résultat (perte)

 

TOTAL GENERAL

TOTAL GENERAL

Comme vous le constatez le compte de résultat se devise en 3 parties :

  • - Produits et charges d’exploitation

  • - Produits et charges financières

  • - Produits et charges exceptionnels

OFPPT/DRIF

34

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

P & C d’exploitation : lorsque résultent exclusivement de l’activité normale ou régulière de l’entreprise Pour une société de transport, effectuer un transport et un travail normal

P & C financiers : lorsqu’ils résultent de transaction avec des établissements de crédit ou des opérations de placement

P & C exceptionnels : lorsqu’ils ne concernent pas l’activité normale de l’entreprise, ou ne sont pas nécessaires à l’exercice de cette activité.

II. ANALYSE DU COMPTE DE RESULTAT

  • 1. Les charges et les produits d’exploitation

    • 1.1. Les charges

Les charges d’exploitation peuvent se définir comme étant les consommations de matières et de service nécessaire à l’exercice de l’activité (transport).

Le plan comptable impose l’ordre de présentation :

Les charges externes :

C’est à dire celles qui correspondent à la coopération d’autres entreprises à l’activité de notre entreprise et qui constituent nos fournisseurs. Il y a essentiellement les postes suivants :

Achats des biens corrigés des variations tels le carburant, les lubrifiants, les pneumatiques, les pièces détachées ...

Autres charges externes :

c’est à dire celles qui correspondent à l’achat de service, on y trouve :

La sous-traitance, c’est à dire le transport confié aux collègues,

Les factures d’entretien et de réparation confiés aux garagistes extérieurs,

Les primes d’assurances,

Les voyages et déplacements,

Les autres services extérieurs : frais PTT, téléphone, loyer….

Les impôts, taxes et versements assimilés :

Figurant dans cette rubrique tous les impôts et taxes à l’exclusion de l’impôt sur les bénéfice et la T.V.A (la T.V.A n’est ni charge de sources ni charge de produit). On y trouve notamment :

Taxe professionnel, taxes à l‘essieu, vignette…

Les charges de personnel :

Rémunération du personnel, Rémunération du travail de l’exploitant en cas d’entreprise personnelle, Charges de sécurité sociales…

OFPPT/DRIF

35

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Les dotations aux amortissements et aux provisions :

(Elles sont aussi appelées des charges calculées). Les dotation aux provisions résultent de l’affection d’une somme d’argent dans un but précis dont la réalisation est quasi certaines mais dont le montant est estimé. (Il peut s’agir de la somme que l’on devra payer suite à un litige avec un client ) ..

au passif du bilan : les provisions pour risques et charges (estimation des dépenses futures : procès en cours, grosse réparation…) à l’actif du bilan : les provisions pour dépréciation (créances douteuses, ) ..

Autres charges de gestion courante :

Ce poste généralement peu élevé concerne essentiellement les frais d’assemblée et les redevances…

  • 1.2. Les produits :

Les produits d’exploitation concernent, pour une entreprise de transport ou un loueur de véhicule des prestations de services. Les ventes appelées aussi chiffre d’affaires constituent l’essentiel des produits.

Les prestations de services : récapitulation des ventes de l’exercice et qui sont ventilées par nature.

Les subventions d’exploitation : pour éviter la suppression des services reconnus d’utilité publique, les collectivités locales accordent des subventions destinées à

assurer le service à un coût acceptable pour les utilisateurs (ex. : service régulier

 

des voyageurs

).

Les

reprises sur

provisions :

Ce poste

correspond à

une régularisation au

moment de la réalisation de l’objet de la provision.

Autres produits de gestion courante : Il pourrait s’agir de redevance pour brevets, licences ou plus couramment de revenus d’immeubles non affectés à l’activité transport (loyers).

  • 2. Les charges et les produits financiers :

    • 2.1. Les charges :

Ce poste concerne essentiellement l’intérêt des emprunts. Il pourrait également enregistrer des provisions pour dépréciation de titres de placements.

  • 2.2. Les produits :

Contrairement aux charges financières, ce poste enregistre l’intérêt des prêts ou revenus des titres de participation. On y trouve en face des dotations des dotations aux provisions et les éventuelles reprises.

OFPPT/DRIF

36

www.cours-ofppt.com

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

  • 3. Les charges et les produits exceptionnels :

    • 3.1. Les charges :

Sur opérations de gestion : concernent essentiellement les amendes et pénalités.

Sur opérations en capital : il s’agit ici de reporter la valeur nette comptable des éléments cédés (VNC).

Dotations aux provisions : sont reportées ici les dotations aux provisions pour amortissements dérogatoires.

  • 3.2. Les produits :

Sur opérations de gestion : rentrées sur créances amorties, dégrèvements d’impôts autres qu’impôts sur le bénéfice.

Sur opérations en capital : produits de cession d’éléments d’actif.

Reprise sur provisions : concernent essentiellement les reprises sur provisions réglementées (pour amortissements dérogatoires).

  • 4. Impôts sur le bénéfice et résultat :

Pour terminer le compte de résultat, il convient d’enregistrer côté charges, l’impôt sur les bénéfices. Si l’entreprise est une société assujettie à cet impôt. Rappelons qu’il s’élève actuellement à 35% du bénéfice imposable. Ce résultat sera reporté au bilan et viendra s’inscrire au passif dans les capitaux propres. L’entreprise, par son travail, a permis de dégager cette ressource supplémentaire dont le chef d’entreprise décidera l’affectation.

  • 5. Le résultat :

Le résultat global s’obtient en effectuant la différence suivante :

TOTAL PRODUITS

-

TOTAL CHARGES

Le parallèle existant entre le classement des charges et des produits permet à l’entreprise d’analyser la formation du résultat en plusieurs étapes :

Produits - Charges D’exploitation Produits – Charges Financier Produits – charges Exceptionnel RESULTAT RESULTAT RESULTAT FINANCIER
Produits - Charges
D’exploitation
Produits – Charges
Financier
Produits – charges
Exceptionnel
RESULTAT
RESULTAT
RESULTAT
FINANCIER
EXCEPTIONNEL
d’Exploitation
RESULTAT
COURANT
RESULTAT DE
L’EXERCICE
OFPPT/DRIF
37

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

 

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

III. LE BILAN

 
   

IMMOBILISE

IMMOB. INCORPORELLE

 

CAPITAUX

PROPRES

CAPITAL RESERVE

 

ACTIF

IMMOB.CORPORELLE

 
 

IMMOB.FINANCIERE

RESULTAT (+ ou -)

ACTIF CIRCULANT

STOCKS ET EN COURS

 

DETTES FINANCIERES

CREANCES

 

DETTES

 

VAL.MOB DE PLACEMENTS

DETTES D’EXPLOITATION

   

DISPONIBILITE

DETTES DIVERSES

   

TOTAL

 

TOTAL

  • 1. L’actif immobilisé :

Ce sont des biens et créances destinés à être utilisés où à rester de façon durable dans l’entreprise. Ils ne se consomment pas par le premier usage.

  • 1.1. Les immobilisations incorporelles :

Biens ou droits qui ne constituent pas des objets matériels. Elles sont représentées notamment par :

Les frais d’établissement,

Les frais de recherche et de développement,

Les concessions et droits similaires, licences, brevets, marques, procédés,

droits et valeur similaires, Le droit au bail,

Le fond commercial.

La valeur à donner au fond de commerce d’une entreprise de transport doit être estimée d’après le super profit que l’entreprise peut normalement dégager de son activité :

Le super profit correspond au bénéfice obtenu après rémunération des capitaux propres réévalués.

L’origine du super profit tient :

au marché sur lequel intervient l’entreprise,

à sa clientèle,

à l’état de le concurrence,

à la qualité des prestations rendus par l’entreprise et, plus généralement du savoir faire de l’entreprise.

 

OFPPT/DRIF

38

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Contrairement aux immobilisations corporelles détenues par les entreprises de transport, pour lesquelles il est relativement aisé de déterminer l’évolution de la valeur, celle relative au fonds de commerce présente la particularité d’être très fluctuante dans le temps. Son évaluation est donc très délicate.

  • 1.2. Les immobilisations corporelles :

Ce sont les biens constituant les objets matériels, c’est à dire :

les terrains,

les constructions,

les installations techniques, matériel et outillage industriel,

les autres immobilisations corporelles dont le matériel de transport.

Le matériel de transport est un des principaux postes de l’actif immobilisé mais cela dépend de :

1) L’activité de l’entreprise, 2) De sa politique de renouvellement, 3) Du choix de ses moyens de financement, 4) De sa politique d’amortissement.

  • 1.3. Les immobilisations financières

Sont constituées de certaines créances et de certains titres (prêts, titres de participation). Dans l’entreprise de transport, il est rare de trouver un montant élevé d’immobilisations financières, le plus souvent, elles sont limitées au montant des dépôts de garantie versés lors de la conclusion des baux ou des crédits.

  • 2. L’actif circulant :

Est constitué des biens et créances liés au cycle d’exploitation et qui n’ont pas vocation à être maintenus durablement dans l’entreprise. Il y a lieu de distinguer :

les stocks,

les créances clients et comptes rattachés,

les disponibilités et (VMP).

  • 2.1. Les stocks et en cours :

Ce sont des biens dessinés à être consommés au premier usage, soit vendus en l’état ou au terme d’un processus de production.

L’entreprise de transport exerce une activité de prestataire de service et comme tout prestataire de service, ses stocks ne sont constitués que des stocks de consommation.

Il en résulte que seront donc éventuellement stockés :

Les matières consommables : carburant, lubrifiant, pièces de rechange…

OFPPT/DRIF

39

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

Les fournitures consommables : petit outillage d’atelier et de quai, fournitures

de bureau, et les emballages (perdus ou récupérables non identifiables).

  • 2.2. Les créances clients et comptes rattachés :

Ce sont des droits rattachés au cycle d’exploitation (somme d’argent due par les clients…).

C’est le poste principal suivant :

de l’actif circulant et son poids est fonction des facteurs

activité de l’entreprise,

politique commerciale,

structure financière,

organisation comptable,

procédure de relance.

La moyenne du délai de règlement observé dans le secteur transport est de 40 jours, voire davantage. En conséquence, les entreprises doivent veiller à la ponctualité des règlements de leur clients, ce ci d’autant que, plus les délais de règlement accordés sont longs plus le risque d’impayés est élevé, et plus les charges financières sont importantes. Toute augmentation du poste CLIENT entraîne des besoins de financement supplémentaires.

  • 3. Les capitaux propres :

Les éléments du PASSIF sont classés selon leur provenance :

Les capitaux propres : moyen de financement mis à la disposition de l’entreprise

de façon permanente, ils sont formés principalement :

o

du capital et réserves : Apport de l’exploitant ou des associés et part de

o

bénéfice non distribuée laissée à la disposition de l’entreprise. du résultat de l’exercice : Bénéfice ou perte dégagée par l’entreprise.

Subventions d’investissement : Attribuées à l’entreprise en vu d’acquérir ou de créer des valeurs immobilisées ou de financer des activités à long terme. Provisions réglementées : Elles ont un caractère de réserve. Elles permettent et

ont pour effet de différer une fraction d’impôt.

  • 4. Les dettes :

Elles se divisent essentiellement en :

Dettes financières (emprunt auprès des établissements de crédit)

Dettes fournisseurs et comptes rattachés : 3 types à distinguer :

fournisseur d’exploitation fournisseur de service fournisseur d’immobilisation (si le montant de prêt est important, un retraitement est nécessaire). Dettes fiscales et sociales : la T.V.A est payée sur encaissement. Elle représente une ressource.

o

o

o

OFPPT/DRIF

40

Résumé de théorie et guide de travaux pratiques

Module 4 : Techniques quantitatives de gestion Version 1.2 – Janvier 2006

PARTIE 2 - LES STATISTIQUES

CHAPITRE 1 - LES INDICATEURS DE TENDANCE CENTRALE

I. INTRODUCTION

La Statistique : de quoi parle-t-on ?

La statistique peut être vue comme l'ensemble des méthodes et techniques permettant de traiter les données (infor